JMad

Jun 012018
 

La semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’assister à la conférence Eurodjango à Heidelberg. C’était ma première Eurodjango en temps que participant (autant dire que la Eurodjango 2014, en France, j’étais plus à courir partout pour gérer les problèmes [rah la la le wifi qui marchait pas] qu’à écouter les sponsors).

Et ce fut trois jours délicieux. D’abord parce que la communauté django est remplie de bisounours. Et que ça fait du bien d’être enseveli sous de la bienveillance pendant 3 jours. Des gens du monde entier qui rivalisent de prévenance et d’attention envers leurs prochains. J’ai peu souvent autant discuter avec autant de gens que je ne connaissais pas en utilisant une langue que je ne maitrise pas vraiment parfaitement (à part peut être à Django Under The Hood, mais bon .. vous voyez le lien hein:) ) Se retrouver à 22H, àiscuter du fait que Mikeller soit une bonne brasserie ou pas, en buvant de la bière Berlinoise, avec un djangonaute suédois ayant dépassé la 50aine, voir la 60aine et qui parle 5 langues dont un peu de français… C’est pas si commun. [Mais n’allais pas penser que j’ai discuté uniquement bière hein ! j’ai beaucoup discuté django !! ]

Ensuite parce que l’orga était parfaite. Avec plein de bonnes idées comme avoir la moitié de la salle en mode chaise et l’autre moitié en mode table + prise électrique pour ceux qui voulaint avoir leur PC. Ou comme le choix d’avoir une conférence MonoTrack. [ce qui semble souvent être le cas des EuroDjango]. Du coup on évite tout le stress de devoir choisir la conf qu’on va regarder, la cohue lors des changements de salle, la tentation de partir un peu en avance en loupant les questions pour être sur d’avoir une bonne place pour la prochaine conf, quand on veut changer de track, etc …

Enfin parce que les conférences étaient vraiment top. Y en a certaines pour lesquelles j’ai moins accrochées que d’autre, mais aucune ou je me suis ennuyé. [j’allais écrire aucune où j’aurais préféré aller dans un autre track mais comme c’est une conférence MonoTrack, ça ne marche pas]. Alors oui, j’ai des conférences coup de coeur. En vrac, la keynote de Danielle, les deux confs sur les channels 2, la conf sur les biais, celle de présentation de docker (si jamais vous voulez comprendre docker et même si vous n’êtes pas djangonautes, foncez la voir !, j’aurais tellement voulu pouvoir la voir il y a deux ans quand on a commencé à faire du docker …) celle présentant DjangoGirl ou celle sur GraphQL. Mais toutes les autres vraiment sont bien.

Bon après c’est vrai, que c’était l’allemagne. Du coup on a mis trois soirs pour arriver à trouver un bar qui servait de la bière acceptable. Et niveau nourriture, c’était pas vraiment vraiment l’orgasme des papilles, mais bon .. On ne peut pas tout avoir hein:)

Donc vous aurez compris, j’ai adoré cette édition 2018 d’EuroDjango. Et il va vraiment falloir que j’ai un gros empêchement pour ne pas être présent en 2019 ! (et j’espère secrètement que l’édition 2019 sera quelques part en Scandinavie !! )

Et donc, les confs django, c’est bien.

Et cela me donne une transition parfaite pour vous parler des DjangoCong 2018. Les djangocong c’est le petit nom des rencontre django francophone. Et cette année, elles auront lieu à Lille, le 9 et 10 juin (donc oui la semaine prochaine). Et les inscriptions ferment lundi 4 juin à 12h, donc il ne vous reste vraiment pas longtemps pour craquer et acheter votre billet.

Le programme est vraiment bien, les repas (vegan/sans gluten prévus) sont compris dans le prix du billet, et on sera à Lille, donc bon, la bière sera bonne, si vous appréciez la bière bien entendu.

En plus, pour éviter tout problème de gréve ou autre, les talks commenceront à 11H le samedi matin (même si les Congs commencent à 9h, venez prendre un petit déjeuner avec nous si vous êtes là avant 11h, c’est prévu).

Que vous soyez un.e djangonaute junior ou senior. Que vous ayez l’habitude de participer à des conférences ou que ce soit une première pour vous, Venez !

Et si jamais vous avez de la place dans votre valise, amenez un jeu de plateau pour le samedi soir !


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A l’abordageeeeeeee , anniversaire 2018 !

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Mar 042018
 

J’ai écris il y a quelques mois un post pour raconter les anniversaires de ma fille et ce que je m’amuse à organiser pour elle et ses copines.

Il est temps de parler de l’itération 2018 qui a eu lieu il y a quelques semaines.

Cette année, j’avais envie de faire un truc autour des pirates. Ma fille est fan de pirates et je me suis dit que c’était l’occasion.

Et je voulais un truc ‘réel’, immersif, qui fasse vrai. Et je voulais, encore une fois cette année éviter le syndrome de la taverne [vous savez cette grosse ficelle qui consiste a aller dans une taverne pour trouver le PNJ qui va forcement donner la quête principale de l’aventure du jour]

Mais avant tout il me fallait du matos. J’ai donc commencé par faire des achats :

  • trois vrais coffres en bois sur amazon ( le dernier est arrivé le matin de l’anniversaire, le stress)
  • tout pleins de clés trop jolies (sur la photo il n’y a qu’une partie)
  • un verrou à code à lettres
  • du joli papier avec des lignes d’écriture vaguement elfique dessus
  • un chapeau pirate ( bien entendu )
  • une tête de mort en polystyrène
  • des caches-oeil pour chacune des filles et un pour moi (soit 11 en tout)

Ensuite il me fallait une histoire. Après quelques réflexions, j’ai choisi la suivante : « Une capitaine pirate est poursuivie par des malandrins. Elle est en possession de la clé d’un coffre renfermant le plus gros trésor du monde et la carte amenant à ce coffre. Pour ne pas que ses poursuivants lui vole le trésor, elle cache la clé, la carte et des instructions codés pour son équipage dans un coffre. Et elle cache les infos permettant d’ouvrir ce premier coffre dans deux autre coffres.  »

J’avais donc mon histoire. Et ma quête. Les filles devaient trouver les deux coffre à indice pour ouvrir le troisième coffre. Il n’y aurait plus qu’à envoyer ensuite le contenu du coffre à son équipage et la mission serait réussie !

Il me fallait un support pour que la capitaine pirate puisse expliquer son histoire et donner sa mission à mon petit groupe. Et quoi de mieux pour cela qu’une lettre écrite au dos d’une carte ? Par chance, il y a quelques années, j’ai acheté la version collector de Age of Conan. Et dans cette version collector, il y a une carte imprimé sur une espèce de velin. Parfait donc. Et grâce à l’aide de ma chère et tendre (parce que mon écriture laisse à désirer en terme d’esthétisme), il y eu bientôt une superbe lettre au dos de ma carte.

Le code à lettre qui fermait le coffre final avait 5 lettres, il me fallait donc 5 ‘énigmes’ , plus deux manières de trouver les clés qui permettaient d’ouvrir les serrures des deux petits coffres (les serrures étant bien entendus différentes.

Pour le premier coffre, j’ai mélangé mes jolies clés (à priori normalement prévues pour faire des pendentif) avec trois exemplaire des clés permettant d’ouvrir la première serrure du coffre. A l’intérieur du coffre, il y a avait les caches-oeil, une lettre de félicitation de la capitaine pirate, la première lettre et l’indication d’où se trouvait la deuxième lettre, cachée dans le chapeau pirate

Pour le deuxième coffre, il fallait fouiller le ‘vomis des marins d’eau douce’. En guise de faux vomis, j’avais préparé un mélange maïzena + eau + colorant alimentaire verdâtre. Dedans j’ai ajouté des bouts de pommes de terre crues, des vermicelles cuites et quelques cafard en plastique. Et j’ai rempli une jarre avec ça. Dans le coffre en lui même, il y avait une nouvelle lettre donnant encore un lieu où se trouvait une autre lettre (cachée dans la tête de mort en polystyrène dans laquelle j’avais creusé un trou, cachée la lettre, puis rebouché le trou). Et une phrase puzzle. La phrase en elle même était ‘la dernière lettre est la même que la première’. Je l’ai écrite sur sept carré de papier que j’ai découpé n’importe comment. Puis j’ai mis les bouts dans des enveloppes, en mélangeant les choses pour que cela soit plus difficile.

Tout était donc prêt.

Il ne me restait qu’à éviter le syndrome de la taverne. Du coup, quand ce fut le jour dit, et que toutes les filles étaient là, je leur ai demandé ‘vous êtes d’accord pour qu’on fasse des tours de magie comme l’année dernière avec les potions ?’ Bien entendu elles ont répondus oui. Du coup j’ai demandé à l’une d’entre elle, d’aller me chercher le grimoire de l’année dernière pour qu’on regarde dedans. Quand elle a sorti le bouquin de l’étagère, la carte lettre de la capitaine pirate scotché à la tranche du grimoire est apparue. Elles ont lu la lettre toutes ensembles. J’ai alors posé la question qui aurait pu mettre en l’air tout l’après midi :’ Bon alors vous voulez qu’on fasse quoi, on fait des tours de magies ou on aide la capitaine pirate ? ‘. Le soulagement quand elles ont décidés de partir sur la quête des pirates.

Les coffres cachés dans la salle furent rapidement trouvé. Le bocal plein de clés, il fallut un peu plus de temps. Pour que toutes puissent participer, je leur ai proposé de tester une après l’autre, une clé. Assez rapidement l’une d’entre elle a repéré qu’il y avait trois clés pareils parmi tout le paquet et que donc ça devait être les bonnes. Mais avant qu’elle puisse essayer, le cadenas fut ouvert … avec une clé qui n’était pas la bonne clé:) .

Après qu’elles aient récupéré chacune leur cache-oeil, il fallut trouver le chapeau pirate et la nouvelle lettre. Et puis ce fut le moment de chercher le bocal de vomi.

Quand il fut trouvé, il y eu un vrai concert de ‘beurkkkk’ , ‘mais c’est dégueuuu’, ou le plus drôle ‘mais ça puuuuu trop le vomi’. Pour que les choses se passent dans le calme, là encore, je leur ai demandé de plonger la main dans le bol, pour chercher la clé, une après l’autre. Et uniquement si elles le voulaient. Au début sur 10 petites filles, il y en avait que 4 qui voulait bien, au final 7 sur 10 ont tenté de trouver la clé dans l’horrible bocal. Une fois la clé trouvée, tout le monde eu le droit de se laver les mains et op pause gâteau. C’était rigolo de voir les 2 ou 3 plus impliquées relire la lettre carte, essayer de voir si il y avait un message caché ou si il y avait une indication sur la carte au dos de la lettre.

 

 

Reprise de la quête des pirates. Remettre en ordre les puzzles puis découvrir la phrase pris un certain temps. Il ne manquait plus alors que l’avant dernière lettre. La chasse à la tête de mort fut lancée. Je l’avais bien caché, donc ça pris plus de temps. Une fois trouvée, voir qu’il y avait une espèce d’ouverture, l’enlever et trouver la dernière lettre pris relativement peu de temps.

Il était alors temps d’ouvrir le dernier coffre et de lire le dernier message de la Pirate. Qui leur demandait donc de tout envoyer par la poste. Et d’écrire leur nom de pirate au dos de la carte. Il fallut donc que chacune trouve son nom de pirate, que j’écrivais religieusement au dos de la carte du giga trésor. Carte qui alla avec les inscriptions chiffrées et la clé, dans une enveloppe se trouvant aussi dans l’enveloppe et adressée à ‘Equipage de la Capitaine Lilabelle, Île de la Tortue, Océan Atlantique’

Les choses auraient pu se terminer là. Mais je voulais que ca soit vraiment immersif. Du coup, j’ai acheté des grosses pièces de monnaies Pirate en métal (merci Philibert, il y a des pièces de toutes les sortes, viking, nains, pirates, etc .. ) , j’ai redemandé à ma moitié d’être à nouveau la plume de Lilabelle et chaque petite pirate a reçu une lettre de remerciement signée de la main de la capitaine et contenant une pièce de monnaie.


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Nouveau projet d’écriture, HistoiresdeRoll.com

 Histoires et écrits  Comments Off on Nouveau projet d’écriture, HistoiresdeRoll.com
Feb 122018
 

Bien qu’ayant lancé le site en lui même le premier février des contraintes extérieures (déplacement à Paris, maladie et un peu overwatch) font que je n’en parle que maintenant.

Comme quoi, vous pouvez tout faire (ou presque) pour lancer un projet à l’heure quand ça veut pas .. ça veut pas.

Mais revenons en au sujet du billet du jour.

Ma tentative avortée de projet Bradbury m’a appris deux choses :

  • j’aime écrire avec des contraintes
  • un texte par semaine, tant que j’aurais pas appris à lever le pied, c’est pas possible.

Et puis il se trouve que depuis plusieurs années, j’avais un nom de domaine inutilisé et des dés Story Cubes.

Du coup, j’ai mélangé tout ça et j’en ai fait histoiresderoll.com.

Le principe, écrire une histoire par mois, en se basant sur un lancé de dés et faire tout cela simplement à travers github et gitbook. Pour le reste, utiliser tout les dés, qu’une seule partie, tous sauf un, tout est libre et je ne sais même pas comment je procéderais pour mes différents textes.

En tout cas, voila, c’est officiellement parti. Je ferrais des tirages tout les 15 du mois (on va faire comme si je publiais ce billet un 15) et si jamais vous voulez vous amusez, n’hésitez pas à participer.

Pour ce faire, c’est tout simple, il y a un répertoire par mois sur github, avec un fichier md contenant le lancement des dés. Vous n’avez qu’à faire une PR ajoutant votre histoire, dans un fichier.md elle aussi, dans le répertoire du mois qui va bien. Et le tour est joué !

Pour voir le lancé de février, c’est par ICI !


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Bilan 2017

 De tout et de rien  Comments Off on Bilan 2017
Jan 012018
 

Allez, on se motive. L’année dernière j’avais mis 14 jours à écrire mon bilan 2016. Cette année, dès le premier janvier, je m’en occupe.

Donc 2017 sera mieux que 2016, mais pas non plus magnifique en terme de choses faites.

Mais, pour commencer, faisons la liste des trucs finis :

  • Concernant mes piges Linux Mag, j’ai fait un gros effort. 6 articles Linux Mag, c’est vraiment pas mal. Une des meilleures années en terme de nombre de pige d’ailleurs. (peut être même la meilleure année depuis que j’écris pour Linux Mag)
  • Alors que je n’avais pas été orateur une seule fois en 2016, j’ai un peu repris le collier avec 2 confs à PyconFR (une sur la migration django 1.8 → 1.10 et une sur, enfin, présenter le framework de visual novel Renpy).
  • Un peu d’aide pour l’organisation des DjangoCong Toulon du mois d’avril.
  • je me suis remis à la cuisine, massivement. Et putain ce que c’est fun de cuisiner !

Et les trucs en cours

  • j’ai enfin repris l’un de mes projets de jeux vidéos. Et même que cela avance pas trop mal. Suffisamment pour me dire que courant 2018 j’aurais une alpha que les gens pourront utiliser et trouver nulle:)
  • j’ai commencé le travail que je voulais faire en 2016, à savoir rassembler toutes mes bafouilles (hors Alana et Projet Bradbury 2016) à un même endroit.

Bon et faut pas oublier les trucs cools que j’ai pu faire :

  • les DjangoCong Toulon, avec pour la première fois une présentation faites par des mineurs. Leur premières présentation dans une conf informatique et leur enthousiasme était tel..:)
  • PyconFR. Plein de gens cools. Plein de discussions. Plein de fièvre aussi. Et même si le cassoulet du samedi soir n’était pas top, le restau végétarien du vendredi soir avait un tel niveau que ça a rattrapé tout les quacks culinaires du week end.
  • New York à nouveau [en octobre]. 10 jours. Et encore une fois la preuve que j’ai cette ville dans le sang.

Pour finir, une petite note aigrelette, les fails :

  • je n’ai pas réussi à me mettre (ou me remettre) sérieusement à Ocaml, ReasonML ou ELM.
  • j’avais un petit projet de truc sur le web sympa, pour parler de bouffe et de bière, ça ne sera finalement pas pour 2017.

Bon au final, ce n’est pas une si mauvaise année que cela 2017. Maintenant il me reste quelques jours pour recharger les batteries histoire de faire que 2018 dépote comme jamais.

Bon allez bonne année et 2018

Et n’oubliez pas : « Be weird. Your strangeness is your magic. » [ et oui, je cite du Parker Lewis si je veux ! ]


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The Last Jedi, mon avis sur le film

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Dec 312017
 

(J’utilise le titre anglais pour mon titre de film parce qu’alors que le titre The Last Jedi a un vrai sens par rapport au film, le version française Les derniers jedi, n’a plus de lien avec le propos du film, pourquoi donc est ce qu’il a fallu le mettre au pluriel le titre ? )

Allez, rebelote, comme il y a deux ans, je ne me peux m’empêcher d’écrire ce que j’ai pensé de ce deuxième épisode de cette nouvelle trilogie Starwars. Et comme il y a deux ans, je préviens tout le monde, je vais spoiler sans vergogne, parce que le film est sorti depuis quasi 15 jours et que comme je vous préviens, vous pouvez toujours arrêter de lire si vous ne l’avez pas encore vu.

J’ai donc vu le film hier soir, dernière séance de la journée, entre 23h et 1h30 du matin et malheureusement, en VF (cela me donnera une excuse pour essayer de le voir une deuxième fois en VOST la semaine prochaine).

Depuis sa sortie, j’avais réussi à éviter tout les spoils à part un seul (et de taille). Luke allait mourir. Mais je ne savais pas comment.

Par contre j’ai lu beaucoup d’avis négatif sur le film (mais aussi quand même quelques positifs) et j’avais donc un peu d’appréhension.

Et au final. Je dois le dire, j’ai adoré le film. Il se classe direct dans mon top des meilleurs Starwars. Et alors qu’il y a 2 ans, j’étais juste content que l’épisode 7 ne soit pas une horreur comme les 1, 2 et 3 mais où j’avais quand même pas mal de reproche, ici je suis simplement conquis.

Kylo Ren passe du statut d’ado en pleine crise de mal-être à un vrai futur grand méchant. Alors que je ne voyais pas comment en faire un méchant crédible il y a deux ans, ben finalement, c’est en vraiment très bonne voie. J’ai hâte de voir ce que cela va devenir dans le dernier épisode de cette trilogie.

L’un des gros sujets du film est le rapport au passé, comment on gère le passé pour pouvoir avancer et créer son propre chemin. Les principaux protagonistes devront tous se confronter à leur passé. Rey, Luke, Kylo Ren. Chacun aura sa façon de surmonter ce face à face avec le/son passé (et pour Luke avec ses erreurs et ses échecs). C’est d’ailleurs un thème qui devrait parler à chaque « vieux » fan de Starwars. Comment on avance sans rester bloquer sur la vieille trilogie originelle. Parce que oui la trilogie 1,2 et 3 c’était tout pourri, mais là on est bien parti pour avoir une grande trilogie, alors autant ne pas se braquer et rester sur « c’était mieux avant, y a que les 4, 5 et 6 qui comptent ». En tout cas moi, c’est un thème qui me parle. Peut être parce que mes quarante ans approche à grand pas. Mais j’ai été réceptif.

Traiter Kylo Ren et Rey comme deux faces d’une même pièce, rendre cela tangible en leur offrant la faculté de se parler à travers la Force, même si c’est surprenant la première fois, c’est en fait une excellente idée. Et pour ceux qui pourraient dire ‘non mais c’est pas crédible’, je rappelle qu’on parle de personne qui vont voler des pierres, contrôle les autres par la pensée et que l’on est dans un univers ou le son se propage dans l’espace … Alors si on arrive à suspendre notre incrédulité pour tout cela, pourquoi on n’y arriverais pas concernant le fait que les deux « champions » des deux cotés de la force peuvent communiquer par la pensée. J’espère que cette spécificité sera intelligemment utilisé pour la suite. Ce schéma de ‘deux faces d’une même pièce’ est renforcé par Luke qui dit aux deux à peu prêt la même chose (peut être même exactement les mêmes mots) lors des deux « leçons » qu’ils leur donnent.

Concernant la Force en elle-même, j’ai l’impression qu’on a le droit à un ‘retour aux sources’. On est de nouveau sur quelques chose de mystique. Avec ses lieux saints miroir (là encore, deux faces d’une même pièce), son codex guide précieusement gardé et sa ‘conscience’ de la balance (comme le dit Snoke, le fait que Kylo gagne en puissance fait « naître » son adversaire). Exit l’explication uniquement scientifique des midi-chloriens (pour les fans purs et durs qui pourraient me lire, oui je sais que les midi-chloriens ont été imaginés par Lucas dés le départ même si il n’en parle pas dans 4, 5, 6. Mais bon j’ai envie de dire qu’au vu des épisodes 1, 2 et 3, tout ce que Lucas a imaginé n’est pas toujours du meilleur goût. Je préfère de loin penser la Force comme quelque chose de mystique plutôt que comme une concentration de micro organismes dans le sang des gens). Et là encore, on retrouve le traitement du passé et de la destruction de ce qui était devenu un carcan pour permettre de faire renaître (dans les flammes) un nouvel ordre Jedi.

Luke, parlons en de notre ancien sauveur de la galaxie devenu ermite. Le traitement du personnage est d’ailleurs à mille lieux de celui de Han Solo dans l’épisode 7. Alors que Han apparaît au final comme un quasi irrécupérable looser, un éternel contrebandier à la petite semaine, Luke lui bien qu’au final tout aussi perdu (il aura même besoin que maître Yoda vienne l’aider) ne nous fais jamais ressentir le malaise que Han a pu faire naître (en mode ‘non mais c’était lui que j’admirais, mais c’est une épave ratée en fait).

Au final pour moi ce film mêle plusieurs thèmes fort dans un ensemble qui se tient bien :
– le thème du rapport au passé et à ses échecs et de comment dépasser cela
– le fait de ‘prendre ses responsabilités’ de faire ce que l’on doit faire comparé à ce que l’on a envie de faire. Luke ne veut pas être une légende, ne veut plus être responsable de rien, Poe veut foncer dans le tas et « vaincre », Leia ne veut plus avoir à vivre en perdant les gens qu’elle aime, etc …
– la façon de réagir à l’adversité, de choisir comment agir dans un conflit. (Poe qui décide de continuer l’attaque contre le destroyer, Finn qui veut se sacrifier pour détruire le canon et qui est sauvé par Rose qui du coup délivrera juste après l’une des choses que le film veut nous expliquer,

Et puis quand même, c’est finalement le récit d’une « arnaque » ce film. D’un tour d’illusion à l’échelle de la galaxie. Luke devient une légende, défis une armée complète, se bats contre le big méchant en utilisant … un hologramme de Force. Même si Luke y perds la vie, ce qui était au final ce qu’il avait décidé, de mourir sur cette île, sur cette planète, l’acte fondateur de cette nouvelle résistance, le « un homme seul se dresse seul, contre tous », ce n’est qu’un tour de passe passe. (Tour de passe passe qui fait que Poe lancera les survivants vers la recherche d’une sortie au motif que ‘il est bien passé par quelque part’ alors que non, il est passé par nulle part). Au final, DJ a peu être un tout petit peu raison.

Une dernière chose et j’en aurais fini avec ce billet sans queue ni tête. L’absence de filiation entre Rey et la famille Skywalker. Alors on ne va pas se mentir. Oui, j’espérais que Rey fut la fille cachée de Luke. Qui sait,on aurait même pu voir Mara Jade arriver à un moment ou un autre. Mais en fait, c’est mieux comme cela. C’est plus crédible. Il aurait été difficile d’expliquer un lien avec la famille Skywalker. Et puis ça aurait fait vraiment top copie conforme sans évolution de 4, 5 et 6. Et cela aurait nié totalement le propos du film qui parle de dépassement du passé. Donc oui, j’ai fait mon deuil d’un lien entre Rey et les héros du passé et j’apprécie qu’elle soit une simple inconnue choisie par la Force.


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Anniversaire pour enfant et animations.

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Jul 142017
 

J’adore les anniversaires. Et j’adore totalement les anniversaires de ma fille. Et comme je ne suis pas le parfait modèle du papa présent tout les jours, il faut bien dire que je compense dés que je peux. Donc aussi à l’occasion des anniversaires.

Qui sont du coup pour moi l’occasion d’organiser des trucs. Et de, il est vrai, autant me faire plaisir que ce que je fais plaisir à ma fille. J’en parle parfois, dans la vrai vie et j’avais promis d’écrire un billet pour raconter les choses. Bon j’ai promis ça courant février 2016. Disons que le temps d’exécution fut simplement très très long. Mais l’important c’est d’avoir fini par écrire le billet non ?)

Itération 2016.

Pour 2016, j’avais décidé de faire une espèce de campagne collaborative de jeux de plateau pour ma fille et ses amies (au total 6 petites filles de 5 ans donc). J’avais vraiment envie de les faire jouer à des jeux de plateaux, mais pas en compétitif. Leur faire vivre une espèce d’aventure, elles contre le reste du monde. Et comme je n’ai pas voulu me lancer dans une partie de jeu de rôle (fallait tenir 3h, avec des enfants de 5 ans, je l’ai pas senti, j’ai eu l’idée d’une campagne basé sur plusieurs parties de plusieurs jeux mais avec un fil rouge pour faire le lien).


J’ai pris une partie de mes boites de jeux de plateaux, quelqu’une de mes figurines et j’ai bâti un scénario. Simple mais efficace :
«  il y a six fées des histoires qui permettent aux grandes personnes d’inventer des histoires. Parce que si les enfants sont capable d’inventer des histoires seuls, les grands ne savent plus le faire. Et ils ont besoin de l’aide des fées des histoires pour y arriver. Ce sont donc les fées qui soufflent les idées d’histoires aux adultes quand ceux-ci veulent écrire des histoires pour les enfants. Mais malheureusement trois des fées ont été kidnappés par une méchante sorcière qui veut rendre le monde triste et sans histoire. Du coup les trois fées restantes demandent de l’aide, à qui .. à mon petit groupe de fillette »
Voilà le cadre posé. (D’ailleurs j’ai du être un peu trop persuasif, quand plus tard dans la partie, elles ont failli ne pas réussir à sauver l’une des fées, l’une des petites filles était vraiment très très en stress, heureusement, elles y sont arrivées, sans même que j’ai besoin d’utiliser une astuce de MJ).

Ensuite, j’ai décliné les choses en trois missions. Chaque fée avait écris une missive avec l’indication de ce qu’il fallait faire pour la libérer des malandrins qui l’avaient kidnappé avant que la sorcière ne vienne définitivement la capturer. A chaque fois il y avait donc un objectif, libérer une fée et une possibilité de perdre, indiquer par la roue du bonhomme bombe. Si le bonhomme bombe arrivait sur la dernière case de la roue avant que la fée soit libérée, c’était trop tard, la sorcière arrivé et avait récupéré la pauvre fée. Il y avait donc du coup un enjeu.

 

 

 

 

La première mission était de fabriquer des potions qui permettaient de faire s’endormir les monstres poulpes qui surveillaient la fée. Les filles étaient en binome et devait faire une potion. Pour cela elle avait une recette (les cartes avec les ronds de couleur) et devait déposer sur chaque rond un pion de la bonne couleur. Pour piocher les pions c’était simple. Il fallait tirer un d6 et piocher le nombre de pion dans le sac. A chaque tour de jeu, le bonhomme bombe avançait d’une case. En cas de 6, le bonhomme bombe avançait d’une case et il fallait piocher une carte du petit peuple qui faisait des effets désagréable. Bien entendu les binômes pouvaient s’échanger les ingrédients pour aller plus vite. Ce fut le jeu le plus difficile à réussir. Le bonhomme bombe était à seulement deux cases de finir son parcours. Et je peux vous dire qu’il y a eu beaucoup d’émotions.

 

 

 

La deuxième mission, sauver la fée Eve du capitaine Crochet. Un simple jeu de l’oie ou il fallait ramasser les trésors ( collé sur le parcours et caché dans les petits ronds en cartons) et combattre les pirates pour finir par aller échanger la fée contre les trésors. Trois chemins, trois binômes et des combats aux dés contre les pirates (vive les combats de D6). La aussi pas mal de stress mais moins. Le bonhomme bombe (qui avançait à chaque tour de jeu) eut moins le temps de s’approcher.

Pour le troisième jeu, j’avais dans ma grande fougue prévu de devoir découvrir un labyrinthe et combattre des dragons. Mais l’heure avançait et il y avait déjà eu beaucoup d’émotion. Au débotté j’ai donc changé et j’ai lancé un truc que j’adore faire avec des enfants, un théâtre de marionnette participatif. La justification dans la campagne était la suivante : Deux des trois fées kidnappées ont été libérées, elles sont presque aussi forte qu’avant, pour arriver à libérer la dernière il suffira d’arriver à raconter une histoire en groupe et la dernière fée aura assez de pouvoir de fée pour se libérer. Je lance l’histoire, je plante le décor, toute les marionnettes devant moi. Et ensuite c’est à eux d’écrire l’histoire ensemble. Quand l’une propose, si les autres sont ok, je distribue les marionnettes qui participent à la scène et elle est joué. Puis je reprend les marionnettes, la nouvelle scéne est imaginée est on est repartie. Les marionnettes étaient les suivantes : un roi, une princesse, un chevalier, un dragon, un sorcier (les marionnettes maison du monde et Hema sont vraiment très cool). Et j’ai planté le décor : Un très vilain dragon a kidnappé le prince et il faut le sauver. La suite de l’histoire inventée par les filles : Le chevalier essaie mais il n’y arrive pas et quand le dragon souffle sur lui , a cause de l’armure il est tout brulé et il se jette dans la rivière pour se refroidir. La princesse va demander conseil au sorcier qui lui dit comment faire une potion qui va transformer le dragron en grenouille et elle sauve donc le prince. Moment spécial. Juste après que le chevalier est échouée, le groupe se demande à qui la princesse doit demander conseil. L’une des petite propose d’aller voir le roi. Une autre lui répond ‘mais non le roi il ne sert à rien, il ne sert qu’à empêcher la princesse de faire des choses et lui dire avec qui elle va devoir se marier’. 5 ANS….

Itération 2017.

Je m’étais beaucoup amusé avec ma version 2016. Et ça avait beaucoup plus. Pour 2017, je me suis dit que j’allais repartir sur un même principe. Un jeu en coopératif. Et comme on ne change pas un fil scénaristique usé jusqu’à la corde mais qui fonctionne à merveille avec les petites filles, il fallait cette fois sauvé la reine des fées emprisonnés dans le château du terrible enchanteur.

Pour le reste, je me suis dit que les jeux c’était bien mais que le monde réel c’était plus rigolo. J’ai donc investi dans quelques accessoires. Sinon le principe était le même. Il fallait réussir des missions.

Mais là, j’ai décidé de corser les choses. J’ai donc enregistré des messages sur mon tel (merci les modificateurs de voix) et programmer des alarmes. La première alarme sonna au moment où j’expliquais qu’on allait faire des jeux et tout, moi bien entendu intrigué, je sors mon téléphone.
« Oh j’ai un message ».
Et voila.
Le message expliquait la situation et se terminait par une question ‘voulez vous m’aidez à me libérer de la sorcière. Si oui criez le et je vous enverrais un autre message’. Autant dire que mon audition en pris un coup.
Histoire de rendre les choses plus vraies, le deuxième message ne contenait pas de mission, il indiquait qu’il fallait chercher une boite en bois qui contenait la mission. Boite en bois que j’avais acheté pour l’occasion (donc que ma fille ne pouvait pas connaître) et cachée avant l’anniversaire. Dans celle-ci il y avait un message. Mais chiffré. (c’est plus rigolo et puis certaines sachant déjà lire, je voulais pouvoir modifier le contenu des messages sans être embêté).

 

 

 

Heureusement j’avais des lunettes de déchiffrement qui me permettait de lire les choses.

 

Pour la première, je me suis dit que le jeu des potions l’année dernières avaient bien marché. J’ai donc repris le truc. Mais pour de vrai.
J’ai donc acheté des insectes en plastiques et des perles pour le bain. J’ai acheté des dentier de vampire en plastique dont j’ai coupé toutes les dents. J’ai ensuite dilué de la peinture dans du vinaigre blanc pour les ingrédient liquide (sang de dragon, morve de troll, etc). Les ingrédients solides (insectes, dents, perles de bain) étaient plongées dans des pots en verre remplis de bicarbonate de soude. Pour finir j’avais mélangé du bicarbonate et des paillettes histoire de faire des poudres magique de différentes couleur. J’ai remis les filles en binôme, chaque binôme ayant un mini chaudron et une spatule ( un mélangeur à cocktail en plastique). Et on est parti pour faire des potions magique, moi lisant le grimoire avec mon chapeau de magicien sur la tête et tapotant parfois avec ma baguette sur les chaudrons, les filles mélangeant les choses dans le chaudron et sursautant de bonheur à chaque fois qu’un peu de bicarbonate réagissait avec le vinaigre. Sachant que chaque « fin » de potion correspondait à ajouter la poudre magique qui allait bien pour la bonne potion, à savoir du bicarbonate quasi pur et que l’effet attendu « une simulation de volcan » du plus belle effet était parfaitement dans le ton.

A et j’ai failli oublié. Je m’étais fabriqué un grimoire !

Une fois la mission finie, toute les filles attendaient que mon tel sonne pour écouter le message indiquant que la mission étaient réussie. Et puis se ruaient sur la boite en bois pour voir si il y avait un nouveau message. Ce fut d’ailleurs mais plus gros coup de stress. En effet certaines fillettes vérifiaient la boite magique en cours de mission. Pour voir si elle était vide. Et si les messages apparaissaient bien. Je n’avais donc que peu de temps, pendant qu’elles écoutaient le message pour arriver à mettre le message dans la boite, sans me faire capter.

Les deux autre missions étaient des missions de fouilles dans les lieux ou nous étions pour trouver des papillotes pétards pour faire exploser les murs du château de la sorcière et ensuite trouver des figurines et les remonter correctement pour rendre la liberté à l’armée de la reine des fées. La dernière mission fut un maintenant classique théâtre de marionnette participatif. Le décor : un dragon terrorise le pays. Au final on appris pendant l’histoire qu’il souffrait de mal au ventre parce qu’il avait mangé quelque chose de beaucoup trop épicé et donc tout se termina pour le mieux en lui donnant à manger de la glace à la fraise magique.

Annexe, fabrication d’un grimoire !

Rien de plus simple que fabriquer un grimoire. Prenez le plus gros livre à couverture dure que vous trouvez (chez moi un dictionnaire des plantes). Faites lui une couverture “magique”. Ensuite ouvrez le livre vers le milieu, recouvrez deux des pages de papier parchemin et écrivez votre recette de potion magique. Et voilà, vous avez le plus beau des grimoires !

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Bilan 2016

 De tout et de rien  Comments Off on Bilan 2016
Jan 142017
 

On est reparti pour la routine désormais classique. Le bilan annuel. Bon ben cette année ça ne sera pas joli joli.
Parce que si il y a bien une chose de certaine c’est qu’en 2016, j’ai ‘rien fait’.

Début 2016, j’avais plein de grand projet. Réussir mon projet Bradbury, remettre un coup de neuf sur tout mes vieux textes et les publier, finir mon jeu qui était quasi fini, virer les wordpress , et avoir des vacances, tranquille mais des vacances.

Autant dire que je n’ai rien fait de tout ça. J’ai écrit 7 nouvelles et non pas 52. J’ai fermé aucun wordpress. Je n’ai pas ajouté une ligne de code à mon projet de jeu. Je n’ai pas remis à neuf un seul de mes vieux textes. Je ne suis quasiment pas parti en vacances (9 jours en tout et pour tout sur l’année).

A la place j’ai bossé, le jour, parfois la nuit, souvent le week-end. J’ai bossé et j’ai peu dormi (ça c’est l’effet papa à nouveau).

Ce n’était pas prévu. Mais c’était nécessaire. Je ne regrette pas d’avoir passer une année à cravacher sur différents projets boulots. Au contraire même. Ce fut une année intense a plusieurs point de vue. Une année pour voir ce que ça pouvait donner de pousser la vapeur au max du possible.

Mais du coup, une année qui laissera un gros vide en terme de projet perso.  Même niveau piges, j’ai seulement écrit une bafouille (pour Linux Mag) concernant un livre parlant de PostgreSQL  (architecture et notions avancées)… Quand je vous disais que ce n’était pas folichon.

Bon au moins, j’aurais comme toujours :

  • aidé pour les DjangoCong de l’année (à Rennes)
  • assisté à PyconFR, j’en parle ici.  (à Rennes aussi, c’était cool de revoir des gens pas vu depuis longtemps)
  • été présent à l’E1 à Toulon ( la S4, un excellent cru d’ailleurs, avec pour sujet le Fail)

et pour la première fois :

  • pu aller à Django under the Hood à Amsterdam.

Et tomber totalement amoureux de cette ville où je n’étais jamais allé ! J’espère pouvoir retourner à DutH l’année prochaine et je retournerais sur et certain à Amsterdam pour plus que 3 jours, parce que mince, qu’elle est agréable à vivre cette ville ! (et puis il y a du fromage et de la bière, que demander de plus !! )

Mais du coup, après 5 ou 6 jours en fin d’année pour me remettre en forme, pour effacer (ou au moins commencer) la dette physique (et psychique) de l’année 2016, je repars avec l’envie d’avoir une année 2017 pleine de truc que je ferrais, cette fois.

On verra …

(Déjà je vais commencer par écrire ici plus que ce que je ne l’ai fait en 2016, ça ne sera pas trop trop dur).


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Pyconfr au pays des galettes saucisses !

 Python  Comments Off on Pyconfr au pays des galettes saucisses !
Oct 202016
 

Ce week-end (enfin en vrai depuis jeudi si on compte les sprints) c’était donc le week-end de la Pyconfr. Et c’était à Rennes. Je ne dis pas ça comme un reproche, même si je nierais l’avoir écrit, j’aime plutôt bien Rennes. Bon d’accord il pleut tout le temps et il semblerait qu’un certains nombre de personne de bonne compagnie perdent tout sens commun quand il est question de choisir un lieu d’habitation et choisissent Rennes .. Mais hormis ces deux défauts (et aussi le fait qu’il y a rien d’ouvert le dimanche, non de non), c’est plutôt sympa comme ville.

Donc la pyconFr.

Etant à Lille les trois jours précédents, j’ai loupé la soirée d’ouverture qui avait l’air d’être plus que cool (ben oui, même si il y a des TGV direct Lille → Rennes, ils mettent quand même 4h à faire le trajet, donc en partant à 18h, c’était un peu mort pour la soirée).

Le samedi.

Fichtre le monde, fut la première chose qui m’a traversé l’esprit quand je suis arrivé samedi matin. Et effectivement, le fait qu’il y avait beaucoup, beaucoup beaucoup de monde s’est ressenti toute la journée. Dans les salles de conf pleines avec des gens debout, par terre, en mode sardine la belle-iloise, dans les queues face aux trois food truck qui s’occupaient de nous nourrir à la pause midi et dans la vitesse à laquelle les thermos de café se vidaient à peine posées sur la table.

Les confs en elles-mêmes portaient beaucoup sur deux sujets :  machine learning et d’asyncio. Ça tombait bien, c’est deux sujets qui m’interressent beaucoup en ce moment.

Mais à priori c’est deux sujets qui intéressent beaucoup de monde. Et les salles n’étaient malheureusement pas prévu pour le nombre de pythonistes présent. Ce qui fait que pour certaines conférences, il y a parfois eu des gens qui n’ont pas pu rentrer parce que les salles n’étaient pas assez grande. Heureusement qu’il y aura les vidéos (parce que bien entendu, je fais parti de ceux qui ne purent, au moins une fois, pas voir une conf).

Le dimanche.

M’étant levé un peu tard, (amener toute sa famille pour pyconfr n’aide pas à être à l’heure le dimanche matin, ranger une chambre d’hôtel en vérifiant bien qu’on n’y oublie rien, cela prend du temps .. [je ne veux même pas imaginer ce que donnerais l’oubli d’un doudou à l’hôtel…] ) je n’ai pas pu assister à toutes les confs du matin (et en plus honte sur moi, j’ai loupé l’AG de l’afpy … ce qui n’est pas bien du tout). Et comme j’avais un TGV à 16h, idem, je n’ai pas vraiment pu profiter de l’après-midi de conf. Mais  le « bref » moment que j’ai pu rester le dimanche m’a tout de même permis de discuter plus longuement avec les personnes avec qui je n’avais pas pu échanger le samedi.

Au final.

Ma première pyconfr à Rennes avait été une petite pyconfr (et au niveau des conférences que j’avais pu voir , je n’en ai pas un souvenir renversant au final). Cette PyconFR 2016 a vraiment tout d’une grande PyconFR. L’orga était top, les conférences étaient top, j’ai pu croiser des gens que j’apprécie énormément et que je ne voie vraiment pas assez souvent. Avec des salles un peu plus grandes et plus d’espaces pour se poser, tranquillement et au chaud, (parce que bon Rennes, temps pourri, pluie tout le temps, ce n’est pas vraiment possible de se poser dehors), ça aurait été une PyconFR parfaite. En tout cas merci aux orgas, merci aux orateurs, merci à ceux que j’ai pu croiser et avec qui j’ai pu échanger. Et vivement pyconfr 2017. [Bon et vivement DjangoCong 2017, retour au soleil et à la plage pour l’édition 2017 !!! Mais chut, je ne vous ai rien dit …  ]


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Bilan 2015

 De tout et de rien  Comments Off on Bilan 2015
Jan 032016
 

Et voilà, la même routine chaque année, un petit billet de bilan. Lors de mon billet de bilan 2014, je voulais ‘faire des choses’ en 2015. Au final, je ne suis pas vraiment très satisfait de la partie ‘faire des choses’ de l’année 2015. J’ai eu un peu l’impression de ne pas faire grand chose.

Mais après, vu l’année totalement folle que fut 2014,  il semblerait que j’ai eu besoin d’un break en 2015 pour reprendre mon souffle.

Donc, venant en au fait, les choses faites.

Prise de parole et conférences

Là, le nombre d’intervention que j’ai faite à carrément chuter. Je n’ai pris la parole que deux fois en 2015.
Une conférence qui restera dans les annales comme la conférence ayant les pires slides du monde (merci OpenOffice qui ne met pas par défaut les polices dans les slides …) lors de la DjangoCong Clermont Ferrand.
Une autre conférence au RMLL, sur un retour sur nos dix ans d’entreprise (orienté sur les choix que nous avons fait pour vendre).
Bon à coté de ça, j’ai pris un peu plus pris la parole qu’habituellement niveau boulot (2 conférences ainsi que 2 webinars pro au cours de l’année)

Nivau conférences, cette année je suis allé :

  • à la djangocong
  • à E1 à Toulon
  • à Pytong 3
  • aux RMLL

Organisation de choses

Cette année j’ai vraiment mis un coup de frein. J’ai modestement aidé à l’organisation de DjangoCong Clermont Ferrand et était un soutien sur place pour la Pytong 3 à Lyon. Rien de plus. Et c’était bien comme cela. J’avais besoin de toute façon de souffler un peu niveau organisation après la folie EuroDjango.

Ecriture

Niveau texte, rien de nouveau en 2015, honte à moi. Mais je compte bien me rattraper en 2016, avec mon projet Bradbury (et puis j’ai déjà explosé mon compteur de 2015 en publiant le 2 janvier un premier polargeek).
Niveau blog, quinze article cette année ce qui veut dire que j’en ai écris exactement autant qu’en 2014. J’ai en plus écris deux billets sur blog2rolistes, un sur mon avis sur les background de personnages et un sur Londres et quoi y faire quand on est un rôliste. Pour le coup, j’ai fait mieux qu’en 2014 où je n’avais écris qu’un article pour blog2rolistes.
Niveau piges, j’ai quasiment rien écrit pour Plato, cette année je n’aurais fait qu’une chronique Jdr. C’est totalement un fail, il va falloir arranger cela.
Par contre j’ai été productif pour les éditions Diamond (alors qu’en 2014 je n’avais écris qu’un seul article), très majoritairement pour Linux Magazine :

  • un article de présentation sur Rust
  • un article sur Django Rest Framework
  • un article sur Django 1.8
  • un article sur Invoke
  • un article sur l’installation de Crème CRM pour Linux Pratique.

Enfin, niveau jdr, j’ai participé à un concours de création de jdr en moins de 250 mots qui a donné naissance à Magéosie. Toujours dans la rubrique jdr, j’ai migré les régles du Simon Système, je suis passé d’un repository mercurial sphinx à un gitbook branché sur un repo github. Ce qui induit une migation de Restructured Text vers Markdown. Facile mais pas non plus immédiat.

Code

Ici pas grand chose, enfin pas grand chose de fini :

  • J’ai pris le temps de packager et de publier sur pypi ma mini app pour intégrer le js de reamaze dans un projet django.
  • J’ai un poil avancé mon application de gestion de badges, mais je ne l’ai toujours pas mise en pratique dans un vrai projet
  • J’ai démarré (encore une fois) un développement d’un petit ‘jeu’ web. Là, les choses ont bien avancé, et je devrais avoir quelque chose à montrer courant janvier 2016.
  • J’ai filé un coup de main sur un ou deux projets à voir si certains aboutiront courant 2016. Si oui, j’en reparlerais ici.

Prendre l’air.

Je n’étais plus parti en vacances hors France depuis très très longtemps. (il me semble 13 ou 14 ans…) 2015 fut l’occasion d’un peut rattraper le retard accumulé :

  • en février 12 jours à New York
  • en aout 5 jours à Londres.

Dans les deux cas ce fut des expériences ultra enrichissantes, pleine de découvertes, d’émerveillement et de moment magiques. Deux vrais temps forts dans l’année, deux moment de respiration. Je regrette juste du coup d’avoir passer tant d’année sans voyager.. Il ne me reste plus qu’à publier des carnets de voyages … A voir si j’en ai le courage (pas sur que ça soit super sexy pour d’autres gens que moi de les lire en plus..)

Avec ma fille.

2015 fut l’année de nos premiers ‘grands’ projets ‘artistiques’ avec ma fille.
On a commencé avec une Bande dessinée d’une douzaine de « page-case ». Un dessin par page, totalement fait par elle et un dialogue / texte par dessus qu’elle m’a dicté et que je me suis contenté de retranscrire (en essayant d’éviter d’y ajouter des fautes d’orthographe).
On a continué avec la création d’un jeu de plateau pour enfant. Un premier prototype avec simplement des feuilles A4 puis un vrai prototype avec un grand plateau en carton, des cartes, des jetons et une boite pour ranger le tout. Un projet sur plusieurs week-end, qui nous a pris pas mal de temps et au final un jeu avec lequel on joue assez souvent.

Et pour 2016 ?

Je considère donc 2015 comme une année de pause, de repos avant de rebondir, j’aimerais vraiment arriver à « faire des choses » en 2016. J’ai donc pas mal de projets pour cette année qui commence.

Je me suis lancé dans un projet Bradbury, j’ai donc 52 nouvelles à écrire. Autant dire que si j’y arrive, je vais écrire plus en un an que ce que j’ai écris lors des 10 dernières années.
J’ai un jeu vidéo à finir dans les premières semaine de l’année. Pour la première fois il me semble que je peux finir un tel projet.

J’ai aussi envie de ‘ménage’ et de rangement. Virer les wordpress qui me font chier et les remplacer par des sites générés statiquement (j’ai déjà eu une expérience satisfaisante avec Pelican en 2014, j’ai envie de tester Lektor). Reprendre des vieux textes écris et parfois publier avant que ce blog n’existe et les republier tous ensemble, bien rangés (non cela ne comptera pas comme des nouvelles du projet Bradbury, je ne triche pas). Centraliser quelques parts toutes mes créations jdr diverses et variés.

Niveau vacances, ça sera sûrement plus tranquille en 2016, vu qu’on va devenir parent une seconde fois fin mars début avril, je ne suis pas sur qu’il y aura de grand voyage cette année, tant pis, ce sera pour 2017.

On a encore plein de projets avec ma fille. On a commencé une série de ‘film d’animation’ pendant ce premier week-end de l’année. En clair, elle dessine des personnages et des décors, on les découpe. On prend plein de photos en faisant bouger les choses, je monte le tout et je rajoute sa voix pour la narration. Le premier épisode d’une minute est déjà fini, on verra combien on va en faire. Un autre jeu de plateau avec des dragons est aussi à l’étude, et de nouvelles BD page-case..


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 Posted by at 13:48
Jan 022016
 

J’en avais déjà un peu parlé à certains, j’ai décidé de lancer un projet Bradbury pour 2016. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une idée qui est née à partir d’une citation de Ray Bradbury à savoir :

Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.

J’ai donc décidé en cette début d’année, j’ai décidé de rejoindre ceux qui démarrent un tel marathon. La première de mes 52 nouvelles a été publié ce matin, j’ai décidé de commencer par un polargeek.

Après une courte réflexion, j’ai décidé de continuer la publication ailleurs. J’ai donc ouvert un gitbook pour que cela soit facile de lire mes textes (pour ceux qui voudraient les lire) ainsi qu’un repository github pour ceux qui auraient la gentillesse de proposer des corrections (une PR vaut une bière) sur mes textes (au vu de mon expérience de ce matin, cela ne sera pas de trop).

les liens pour aller voir tout ça :

 

Voila, le train est lancé, il me reste 8 jours pour écrire un nouveau texte … On verra combien de temps je vais tenir ..


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 Posted by at 16:05

Everything must end

 Polar geek  Comments Off on Everything must end
Jan 022016
 

Edit du 3 janvier : Grâce à de multiples relecture, le texte a été mis à jour et corrigé de pas mal de faute. La version la plus à jour ce trouve sur le gitbook de mon Projet Bradbury, allez y pour y lire une version sans faute !

 

Edit : Concernant le très petit nombre de fautes dans ce texte, vous pouvez dire merci à Ewjoachim qui a pris sur lui et a été mon relecteur ce matin. Et je peux vous dire qu’il a eu du boulot … Malheureusement. Merci encore !

Note avant lecture : Ceci est un premier jet, si j’ai le courage et le temps, je le reprendrais pour améliorer un peu le tout. C’est aussi le premier texte de mon projet Bradbury 2016 !

 

17 juillet. Debout sur le muret qui sépare le toit de son immeuble du vide, il sort son vieil Ipod de sa poche et en tape le code PIN d’une main. De l’autre il se tient à un vieux piquet de métal tordu et rouillé, lamentable vestige du filet protecteur naguère tendu là. Il regarde la ville tout autour de lui comme c’était la dernière fois qu’il pouvait la voir. Dieu, qu’il aime Brooklyn. 17 juillet, après une hésitation, il se souvient de la date du jour qui lentement cours vers sa fin. Il lance la musique d’un clic et appuie rapidement sept fois sur suivant. Trois secondes de blanc. Sa respiration se coupe, dans l’attente. Les premières notes caracolent dans ses oreilles. Puis les paroles ‘All around me familiar faces..’ Il soupire, laisse la musique le bercer. L’écran de l’ipod affiche vaillamment ‘Mad World – Tears of Fears’. La chanson finit, déjà. Il tapote sur stop ne laissant pas le silence entre deux morceaux s’éteindre et descend du muret. « Pas ce soir, ce soir rien ne finit » se murmure-t-il à lui même. Morceau 1230 sur 1716 affiche l’écran.

Son appartement. L’air brûlant et saturé d’humidité rend chaque mouvement épuisant. Tout est moite, tout est lourd. Il rêve d’avoir une climatisation fonctionnelle. Machinalement il essaie de l’allumer, espère entendre le moteur se mettre en marche. Mais non, rien, le silence, enfin si l’on ne tient pas compte des bruits de dispute qui traversent le plancher.  Depuis quinze ans que les Hyperloop sont en services, les villes sont massivement désertées. Pourquoi s’entasser dans un environnement surpollués alors que vous pouvez habiter à 800 kilomètres, en pleine nature, et être tout de même à votre bureau en moins de 20 minutes. Résultat, seuls les gens trop pauvres pour déménager ou se payer un abonnement Hyperloop restent encore dans les villes. Et tout se dégrade. Les banlieues pourrissent à vus d’oeil, rongées par l’absence d’entretien et par les désertions de leur habitants.

Mais il a toujours aimé les grandes villes. Même à l’abandon. Surtout à l’abandon. Ce qui le dérangeait le plus dans les grandes villes, c’était bien souvent ceux qui y vivaient. Maintenant, les choses ont changé, les villes sont vides ou presque. Et puis, il faut bien avouer que de toute façon, son boulot illégal de de consultant épisodique lui permettait à peine de payer son loyer actuel. L’aurait-il voulu, qu’il n’aurait pu aller ailleurs.

Il s’assied lourdement dans le vieux fauteuil rapiécé qui lui tenait lieu de bureau et allume son vieux portable. Un nouvel email. « Vous avez gagné à la loterie de l’année ! Vous gagnez un séjour à l’auberge de la Chouette » Tiens, il semblerait qu’il vaéteint son portable, avoir un nouveau boulot. Il lit l’email jusqu’au bout, identie le lieu de rendez-vous. « Demain matin… », ils sont pressés les bougres. Il va peut-être pouvoir leur soutirer de quoi payer quelques mois de loyer. Mais en attendant, c’est l’heure de fêter ça.

Il se relève, éteint son portable, et le glisse dans sa cachette, dans un espace vide dans le corps de sa hotte de cuisson, juste au dessus des filtres. Son PC sent parfois un peu la friture, mais jusqu’à présent, personne n’a jamais pensé à chercher à cet endroit.

Après avoir tapé quelques coup de manche à balais dans le plafond pour faire taire les cris, il sort, essayant de s’auto-convaincre qu’il a quelque chose à fêter, qu’il ne va pas boire juste pour oublier, que c’est juste pour célébrer sa future paie.

Il pousse la porte du bar. La musique, du vieux blues comme il aime, le salue de quelques notes. Il n’y a que les habitués, ce qui veut dire quasiment personne. Il salue d’un geste, s’assied et attend.
« Hello B, ça fait quelques jours qu’on ne t’a pas vu, tu nous fais des infidélités ? » demande le tenancier en lui apportant une pinte.
« Tu sais bien que tu es le dernier bar ouvert du quartier, George. Que je voudrais, je ne saurais pas où aller. Non. je ne me sentais pas très bien »
« Rien de mieux qu’une ou deux pintes pour soigner tout les maux, la prochaine est pour la maison »
« Voila qui fait plaisir à entendre »

Le patron repart s’occuper de son zinc. B fait durer sa pinte. Mais quelque soit la taille du verre, arrive toujours le moment où il se retrouve vide. Heureusement, Dieu a inventé les barmans. Et son verre est de nouveau plein. La musique le tire vers ses souvenirs, son passé. Plusieurs pintes subissent le même tragique sort que la première.
« Et toi, est-ce que le match de 2030 du Brésil n’est pas le meilleur match des 100 dernières années  ? »
B sursaute, relève le nez de ses souvenirs et de sa pinte. Deux jeunes qu’il n’a jamais vu avant sont attablés au zinc et discutent avec George et deux autres habitués.
« Ne fais pas attention B, c’est Jester, mon neveu, il passe parfois et il est bien trop fan de foot pour son propre bien » lance le patron en finissant de laver des pintes.
« Non mais Tonton, il sera de mon avis, tu verra, alors monsieur B, le match de 2030? »
« Je ne sais pas, je n’aime pas le sport et en 2030, j’étais en prison, alors … »
« En prison ? T’avais fait quoi pour aller derrière les barreaux ? »
B soupire, « Utilisation interdite d’outil de développement informatique »
« Quoi tu veux dire que t’étais un terroriste, que tu faisais exploser des trucs avec ton clavier  ? »
« Non, je voulais juste garder ma vie d’avant les lois de 2022, garder mon boulot et je me suis fais attraper. »
B se lève, signifiant implicitement que la discussion était finie. Le sol tangue un peu, mais ce n’est pas si terrible que cela. Il juge toutefois plus prudent de laisser la dernière pinte vide sur la table. Tenter de la ramener sur le zinc semblait pour le moins risqué pour son intégrité de pinte.
« George tu le met sur ma note, je vais avoir une rentrée là bientôt, ok ?»
« Comme d’hab B, tu paieras quand tu pourras »

Entre le 17 et le 18 Juillet. Il marche lentement sur Union Avenue. La nuit est toujours aussi chaude malgré l’heure avancé. Les étoiles brillent et lui zigzague légèrement. Ce petit con a fait remonter les mauvais souvenirs. Ceux qu’il ne veut pas revivre. Il se revoit il y a si longtemps. Son entreprise de consulting en système expert et expert data scientist fonctionnait bien. Il habitait encore en France, avec sa femme et sa fille. Il trébuche sur un trou dans le trottoir, tente de se rattraper, se cogne dans un mur, s’effondre le long de celui-ci, reste au sol. Les souvenirs se pressent. Sa fille, ses joies. Et puis l’événement. Les choses qui s’accélèrent, les responsables politiques qui légifèrent. L’informatique et l’internet sont devenus hors de contrôle déclament-ils partout. Il faut remédier à cela. Il faut interdire.

Il pleure, par terre, la joue contre le mur.

Il veut se battre, il refuse de tout perdre. Il traverse une frontière, avec sa famille. Résistance des mots. Il continue à utiliser son clavier, pour vivre, pour tenter comme tant d’autres, de faire cesser cette folie. 18 novembre 2023. L’arrestation, les coups, les larmes de sa fille.

Il a vomi sa bière. A quatre pattes, il se traîne sur la route, s’y couche.
« S’il vous plait »
Il attend, les bras en croix sur le bitume, espère entendre un moteur.

Il sort de la station Fulton Street. Le café où il a rendez vous est à deux pas. Sa nuit sur la route n’a presque pas laissé de trace, seulement quelques écorchures sur la joue et les poignets. Bah si il me demande, je dirais que l’on a essayé de me voler hier soir.

18 Juillet. Il s’assoit, commande une boisson dont il n’arrive même pas à prononcer le nom correctement et attend. Un jeune homme, un brushing et mocassin comme il les appelle, entre. Le brushing double-cligne des yeux et parcoure la salle en articulant quelques mots.
Encore un augmenté qui s’est fait greffé de la merde directement sous la peau…
Le brushing le repère. Il doit être satisfait de ce que lui affiche son écran de pupille et il s’approche.
« Bonjour monsieur.. »
« Juste B, s’il vous plait »
« Très bien, bonjour monsieur B »
« Vous avez un boulot pour moi ? »
« Il se pourrait que nous ayons besoin de vos compétences oui, êtes-vous disponible ? »
« Oui, mes tarifs n’ont pas changé, toujours une semaine d’avance »
« Sans problème, voici un badge pour pouvoir passer la sécurité, on vous attend dans une heure pour un briefing, au croisement de Beaver et Pearl »

Il entre sans problème grâce à son badge. À l’accueil, on lui dit d’attendre. Un vigile l’amène dans un bureau d’examen. Après une vérification rapide de son identité grâce à son ADN, on le conduit en salle de réunion.
Une dizaine d’ingénieur totalement paniqués et qui pourraient tous être ses fils ou filles lui expliquent la situation. L’une des activités de l’entreprise est de prévoir les problèmes. Inondation, sécheresse, problème de sécurité sur un produit quelconque, guerre entre deux pays. Une fois que le futur problème a été détecté, l’entreprise agit de façon a maximiser ses profits. C’est l’une des branches les plus rémunératrices de l’entreprise. Jusqu’à il y a quelques semaines. Le système expert utilisé pour détecter ce qu’ils appellent des “situations fortement rentables” ne fonctionne plus. Il tourne dans le vide. Les diagnostics ont tous échoué. Ils ne savent plus quoi faire.
« J’ai besoin d’un accès au programme pour pouvoir commencer. Et d’un bureau où je pourrai travailler, seul »
« Mais monsieur, depuis les lois de 2022, un informaticien autorisé ne peut être laissé seul dans un bureau, ce n’est pas possible » lui répond celui qui doit donc être le chef de projet de cette équipe.
« Je ne suis pas un informaticien autorisé jeune homme, alors ça ne doit pas être si grave »

On lui trouve finalement un bureau. En fait du bureau, on lui alloue tout simplement un open space que l’on vide de tous ses informaticiens. Le jeune chef de projet, Lloyd, avait dit vrai, il n’existe plus de bureau d’informaticien.

Il a presque oublié que les claviers ont perdus quelques touches depuis 2022. Même si les grandes entreprises peuvent payer à l’état des licences de certification leur permettant de former et de faire travailler des informaticiens, les choses ne sont plus comme avant. Les informaticiens certifiés sont comme des fées à qui on auraient coupé les ailes. Il a heureusement pensé à amener un vrai clavier. Rien que posséder un tel clavier peut le renvoyer en prison, mais il y a de moins en moins de contrôle. 21 ans après la promulgation de loi, il n’y a après tout plus vraiment d’informaticiens illégaux à pourchasser.

Il se met au travail.

23 Juillet. Il piétine. Le système expert est construit de bric et de broc, sans aucune élégance, assemblage de bouts de code à peine compris, mais il devrait fonctionner.

23 juillet, chez lui, sur son toit. Il pleut. Le muret est glissant. Il se tient fermement à son ami le piquet. 23 juillet, il appuie trois fois sur suivant. Il retient son souffle. « Ohh, can’t anybody see… » Il recommence à respirer pendant que Roads de Portishead déroule ses notes tristes. 34 sur 1716 affiche son vieil Ipod. La chanson se termine, avant que la suivante ne commence, il appuie sur stop et rentre chez lui.

Lloyd passe parfois le voir pendant qu’il tente de trouver la panne du système. Habituellement il n’aime pas parler avec les informaticiens autorisés qu’il croise. Ils ont tous été formés avec des bouts de savoir, de la connaissance expurgée de ce qui fait la beauté de l’informatique. On ne leur apprend pas à innover, à inventer mais simplement à réutiliser des bouts de recettes qui datent d’il y a bientôt trente ans.

26 juillet. Il isole chaque partie du système, les teste les unes après les autres. Pour aller plus vite, il a ramené un interpréteur Python pour lui permettre de ne pas lancer les tests manuellement. Il le supprime à chaque fois qu’il quitte les locaux de l’entreprise, pour plus de sécurité.

30 juillet. Il n’arrive à rien. Il a passé la journée à tourner en rond sans comprendre ce qui ne va pas. Brushing lui a fait savoir qu’il ne lui restait plus que quelques jours pour résoudre le problème. S’il n’y arrive pas, il sait que l’entreprise ne lui fera pas de cadeau. Elle le livrera à la police. Et cette fois, il finira sa vie dans une cellule. Il regarde le soleil se coucher, illuminer les immeubles de Manhattan. 30, il appuie 10 fois sur suivant, les écouteurs dans les oreilles. Des notes de guitare et puis les paroles « No more tears, my heart is dry » Reckoning Song affiche l’ipod. 535 sur 1716 en sous-titre.

2 août. Il a une idée. Il bricole un prototype pour communiquer directement avec le système expert.

3 août, le système fonctionne à nouveau. Il supprime tout ce qu’il a pu installer sur le poste qu’il a utilisé. Il sait que l’entreprise va auditer son poste de travail espérant qu’il y a oublié des bouts de programmes ou des connaissances qu’elle pourra réutiliser. Tout est propre, il est temps.
« Comment avez-vous fait ? Quel était le problème ? » Lloyd l’attendait devant l’ascenseur.
Normalement il ne dévoile jamais les solutions qu’il a mis en place. Mais là, il est trop fier et puis il aime bien le jeunot.
« Le problème n’était pas dans le code » répond alors B
« Mais alors où ? »
« C’est tout simple, votre système expert cherche des indices de catastrophes pour pouvoir les prédire. Il fait cela depuis des années, des catastrophes encore et encore. Incendies, guerre, inondation, tueur en série, encore et toujours. Il avait simplement attrapé une grosse déprime »
« Mais un programme ne peut pas être déprimé !»
« Peut-être, ou peut-être pas, en tout cas le vôtre, oui »
« Et vous avez fait quoi alors ? Vous lui avez raconté une blague »
« Presque, je lui ai offert l’intégrale d’une bande dessinée humoristique des années 2010, Dilbert. Et j’ai ajouté une routine pour qu’automatiquement il en lise quelques uns, tout les jours »
« Et quand il les aura tous lus ? »
« Alors vous aurez peut être à nouveau besoin de moi »
Lloyd le regarde bizarrement. L’ascenseur ouvre ses portes. Il y entre, appuie sur 1.
« Je comprends pourquoi l’informatique a été interdite, vous êtes dangereux » lance Lloyd alors que les portes se referment.

3 août. Une bouteille d’alcool fort dans la main, il regarde les étoiles debout sur son muret quasi-éternel. La bouteille est vide, il la jette. 3 août, il appuie trois fois. Un piano… et puis une voix «I’m a rabbit in your headlights … Scared of the spotlight» Il tangue un peu sur le muret, se retient. Pas ce soir.

13 septembre. Il est à sa table habituelle au Rocka Rolla. Comme toujours, il lui semble que ses pintes fuient. Il a à peine le temps d’en boire une gorgée qu’elles sont déjà vides. Le neveu, il ne se souvient plus de son nom entre en coup de vent.
« Tonton, tu as vu, ils en ont attrapé un, j’ai vu ça sur twittbook ! »
« un quoi ? » demande George ?
« un informaticien illégal là, il travaillait dans une boite de Manhattan, la police pense qu’il préparait un attentat, surement un truc horrible d’après les journalistes ! »
Soudain il a froid, il tremble. Il fait comme si cela ne l’intéressait pas. Il se lève, trébuche, sort.

Chez lui. Lloyd. Le jeune fou n’a pu s’en empêcher. Il pleure.

14 septembre à l’aube. Il n’a pas dormi de la nuit. Il regarde l’aube se lever. Si tôt, tout à l’air si paisible, si propre. 14, il appuie quatre fois sur suivant. La musique commence. Il la reconnaît « Why do you walk in the dark?  ….Do you pray for the the day? » L’écran de l’ipod affiche Everything Must End – Client. 13 sur 1716.

Il fait un pas en avant.

Les rayons du soleil éclairent le muret.


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Les jeux que j’ai aimés en 2015

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Dec 262015
 

J’ai pas mal testé de jeux cette année. Tellement en fait que j’écrirais un deuxième article spécialement pour les dungeon crawler que j’ai pu tester. Mais parlons pour l’instant des jeux non rogue like qui m’ont fait kiffer cette année.

Invisible, Inc.

J’ai toujours cru que je n’étais pas un mec qui aimait jouer à des XCOM Like. Et puis j’ai acheté et testé XCOM. Et je me suis dit que j’avais été bien bête, parce qu’en fait j’aimais ce style de jeu. Du coup, quand j’ai pu acheter Invisible pour pas trop cher j’ai sauté sur l’occasion. Et j’ai adoré. On retrouve les grands principes d’un XCOM sauf que là on est en mode infiltration. Et surtout il faut gérer les alarmes. Chaque tour finit nous rapproche de la mise en route de l’alarme du bâtiment que l’on essaie de pénétrer. Et qui dit alarme dit avalanche de force adverse. Il faut donc aller vite, mais pas trop sinon ben on fait trop de bruit, on laisse des corps et .. l’alarme se déclenche. Vraiment un vrai plaisir à jouer.

The wolf along us

Un jeu Telltale, dans la lignée des Walking Dead. Mais cette fois dans l’univers de Fables (un comics excellent, avec Bill Willingham comme scénariste et que vous devez lire si vous ne connaissez pas (Il y a aussi des spinoffs centrés sur les personnage féminis fort de la série qui sont paraît-il très bon (dés que je peux, je vais les lire également) ) ). Dans le jeu on va suivre Bigby aka le Grand Méchant Loup, shérif de fable ville qui enquête sur un meurtre bien sordide. Je ne vous en dit pas plus. A part qu’on est sur une ambiance, bien noire, bien moche, bien polar quoi.

Sheltered

Vous connaissez Fallout Shelter ? Ben c’est un peu la même chose mais en mieux. Vous jouez une famille qui se réfugie dans un abri antiatomique après l’apocalypse. Les parents, deux enfants et un chien. Et il va falloir survivre en construisant petit a petit un abri confortable et en accueillant d’autre réfugiés. Mais attention dés que tout les membres de la famille de départ décèdent, même si vous avez un abri plein d’autre gens, vous avez perdu. Au niveau des ressources qui vont vous permettre de survivre, il va y avoir :

  • l’air qui arrive dans votre abri et qui est nettoyé par votre filtre à air
  • l’eau qui est purifié par votre filtre à eau et que vous allez devoir stocker dans l’abri (construisez des bidons!)
  • la nourriture que vous allez devoir trouver dehors
  • l’électricité fournit par un générateur si vous remplissez celui-ci de carburant.

Les actions possibles sont :

  • construire de nouvelles salles
  • construire des objets
  • réparer vos objets
  • améliorer vos objets
  • aller explorer les bâtiments autour pour trouver des ressources.

Les objets que vous allez construire s’usent en effet de manière continue. Si votre douche s’use ce n’est pas forcément très grave, mais si votre filtre à air s’use tellement que votre air n’est plus filtré, alors vous allez commencer à avoir un sérieux problème. Il faudra également gérer les problèmes du aux radiations.
En plus pendant vos explorations vous allez croiser d’autre survivant que vous allez pouvoir recruter, avec qui vous ferrez du commerce ou contre lesquels il faudra vous battre.

Le démarrage du jeu est assez dur. Si on ne fait pas attention, on perd assez rapidement. Mes trois premières familles n’ont pas vraiment eu de chance. Ensuite les choses sont plus simple et le stress de la survie diminue un peu. Sur ma partie actuelle, j’ai une vingtaine de survivant dans mon abri et j’en suis à quasiment 200 jours de survie. Ma partie en cours est devenu une lente routine apaisante. Réparer les objets, partir en exploration, construire des frigos et des bidons d’eau, un lent cycle reposant entrecoupé par les moments de stress quand mes explorateurs sont pris dans une altercation et que j’ai peur pour leur vie (les grenades ça sauve des vies de survivants!).

Pillars of Eternity

Après mon expérience un peu mitigé avec Divinity Original Sin, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec Pillars. Et ben j’ai tout simplement adoré. Alors on est sur du jeux bien plus classique. Mais l’histoire est efficace, les interactions entre pnj intéressantes, le système de combat est un peu brouillon (pourquoi un système en temps réel avec une pause active au lieu de vrai tour par tour??) mais efficace. Et puis le friendly fire, j’ai beau pester dessus en jeu, mais c’est fun quand même. Et surtout, surtout, il y a du housing ! On peut reconstruire sa jolie forteresse et même si on a pas vraiment de choix à ce niveau là, une fois totalement construite, la forteresse est la forteresse, ben c’est tout de même très fun (surtout si comme moi vous adorez tout ce qui ressemble à du housing).

Terraria

Un peu comme un Minecraft mais en 2D et avec de gros Boss qu’il faut vaincre (et ce n’est pas forcément facile). L’étendue des possibilités est assez gros. Pas mal de biome différent à découvrir et de boss à vaincre. Bon après il faut aimer grinder avec une pioche pour creuser des trous dans le sols. Mais c’est un jeu d’exploration craf assez fun. (Et ma fille adore alors … )

Life is Strange

Je l’ai gardé pour la fin parce que c’est juste la claque de l’année. Voir même de pas mal d’année. Je ne sais pas quoi écrire pour retranscrire combien j’aime ce jeu. Combien y jouer fut une expérience que dont j’ai savouré chaque instant. J’aime le scénario, les personnages, les mécaniques superbement intelligentes. L’intrigue m’a pris dés la première seconde et ne m’a jamais lâché. Rarement j’ai autant été immergé dans une histoire et je me suis autant identifié à un personnage principal. J’y ai joué intensément, entrant parfois tellement dans l’histoire que dans certains moment de stress, j’en oubliais d’utiliser les mécanismes de retour dans le temps du gameplay.  Alors qu’il m’arrive assez souvent dans les Telltale de reprendre une sauvegarde pour vérifier des embranchements de scénarios, histoire d’optimiser un peu les choses, là, ça ne m’est jamais venu à l’idée tellement j’étais juste dedans, tellement Max me semblait vivante. Si vous n’y avez pas joué, alors n’hésitez pas. En plus il est en solde sur Steam pendant encore quelques jours. Je ne sais pas si vous aimerez autant que moi, mais je suis quasiment sur qu’au minimum, vous ne regretterez pas votre achat.


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