JMad

Jul 142017
 

J’adore les anniversaires. Et j’adore totalement les anniversaires de ma fille. Et comme je ne suis pas le parfait modèle du papa présent tout les jours, il faut bien dire que je compense dés que je peux. Donc aussi à l’occasion des anniversaires.

Qui sont du coup pour moi l’occasion d’organiser des trucs. Et de, il est vrai, autant me faire plaisir que ce que je fais plaisir à ma fille. J’en parle parfois, dans la vrai vie et j’avais promis d’écrire un billet pour raconter les choses. Bon j’ai promis ça courant février 2016. Disons que le temps d’exécution fut simplement très très long. Mais l’important c’est d’avoir fini par écrire le billet non ?)

Itération 2016.

Pour 2016, j’avais décidé de faire une espèce de campagne collaborative de jeux de plateau pour ma fille et ses amies (au total 6 petites filles de 5 ans donc). J’avais vraiment envie de les faire jouer à des jeux de plateaux, mais pas en compétitif. Leur faire vivre une espèce d’aventure, elles contre le reste du monde. Et comme je n’ai pas voulu me lancer dans une partie de jeu de rôle (fallait tenir 3h, avec des enfants de 5 ans, je l’ai pas senti, j’ai eu l’idée d’une campagne basé sur plusieurs parties de plusieurs jeux mais avec un fil rouge pour faire le lien).


J’ai pris une partie de mes boites de jeux de plateaux, quelqu’une de mes figurines et j’ai bâti un scénario. Simple mais efficace :
«  il y a six fées des histoires qui permettent aux grandes personnes d’inventer des histoires. Parce que si les enfants sont capable d’inventer des histoires seuls, les grands ne savent plus le faire. Et ils ont besoin de l’aide des fées des histoires pour y arriver. Ce sont donc les fées qui soufflent les idées d’histoires aux adultes quand ceux-ci veulent écrire des histoires pour les enfants. Mais malheureusement trois des fées ont été kidnappés par une méchante sorcière qui veut rendre le monde triste et sans histoire. Du coup les trois fées restantes demandent de l’aide, à qui .. à mon petit groupe de fillette »
Voilà le cadre posé. (D’ailleurs j’ai du être un peu trop persuasif, quand plus tard dans la partie, elles ont failli ne pas réussir à sauver l’une des fées, l’une des petites filles était vraiment très très en stress, heureusement, elles y sont arrivées, sans même que j’ai besoin d’utiliser une astuce de MJ).

Ensuite, j’ai décliné les choses en trois missions. Chaque fée avait écris une missive avec l’indication de ce qu’il fallait faire pour la libérer des malandrins qui l’avaient kidnappé avant que la sorcière ne vienne définitivement la capturer. A chaque fois il y avait donc un objectif, libérer une fée et une possibilité de perdre, indiquer par la roue du bonhomme bombe. Si le bonhomme bombe arrivait sur la dernière case de la roue avant que la fée soit libérée, c’était trop tard, la sorcière arrivé et avait récupéré la pauvre fée. Il y avait donc du coup un enjeu.

 

 

 

 

La première mission était de fabriquer des potions qui permettaient de faire s’endormir les monstres poulpes qui surveillaient la fée. Les filles étaient en binome et devait faire une potion. Pour cela elle avait une recette (les cartes avec les ronds de couleur) et devait déposer sur chaque rond un pion de la bonne couleur. Pour piocher les pions c’était simple. Il fallait tirer un d6 et piocher le nombre de pion dans le sac. A chaque tour de jeu, le bonhomme bombe avançait d’une case. En cas de 6, le bonhomme bombe avançait d’une case et il fallait piocher une carte du petit peuple qui faisait des effets désagréable. Bien entendu les binômes pouvaient s’échanger les ingrédients pour aller plus vite. Ce fut le jeu le plus difficile à réussir. Le bonhomme bombe était à seulement deux cases de finir son parcours. Et je peux vous dire qu’il y a eu beaucoup d’émotions.

 

 

 

La deuxième mission, sauver la fée Eve du capitaine Crochet. Un simple jeu de l’oie ou il fallait ramasser les trésors ( collé sur le parcours et caché dans les petits ronds en cartons) et combattre les pirates pour finir par aller échanger la fée contre les trésors. Trois chemins, trois binômes et des combats aux dés contre les pirates (vive les combats de D6). La aussi pas mal de stress mais moins. Le bonhomme bombe (qui avançait à chaque tour de jeu) eut moins le temps de s’approcher.

Pour le troisième jeu, j’avais dans ma grande fougue prévu de devoir découvrir un labyrinthe et combattre des dragons. Mais l’heure avançait et il y avait déjà eu beaucoup d’émotion. Au débotté j’ai donc changé et j’ai lancé un truc que j’adore faire avec des enfants, un théâtre de marionnette participatif. La justification dans la campagne était la suivante : Deux des trois fées kidnappées ont été libérées, elles sont presque aussi forte qu’avant, pour arriver à libérer la dernière il suffira d’arriver à raconter une histoire en groupe et la dernière fée aura assez de pouvoir de fée pour se libérer. Je lance l’histoire, je plante le décor, toute les marionnettes devant moi. Et ensuite c’est à eux d’écrire l’histoire ensemble. Quand l’une propose, si les autres sont ok, je distribue les marionnettes qui participent à la scène et elle est joué. Puis je reprend les marionnettes, la nouvelle scéne est imaginée est on est repartie. Les marionnettes étaient les suivantes : un roi, une princesse, un chevalier, un dragon, un sorcier (les marionnettes maison du monde et Hema sont vraiment très cool). Et j’ai planté le décor : Un très vilain dragon a kidnappé le prince et il faut le sauver. La suite de l’histoire inventée par les filles : Le chevalier essaie mais il n’y arrive pas et quand le dragon souffle sur lui , a cause de l’armure il est tout brulé et il se jette dans la rivière pour se refroidir. La princesse va demander conseil au sorcier qui lui dit comment faire une potion qui va transformer le dragron en grenouille et elle sauve donc le prince. Moment spécial. Juste après que le chevalier est échouée, le groupe se demande à qui la princesse doit demander conseil. L’une des petite propose d’aller voir le roi. Une autre lui répond ‘mais non le roi il ne sert à rien, il ne sert qu’à empêcher la princesse de faire des choses et lui dire avec qui elle va devoir se marier’. 5 ANS….

Itération 2017.

Je m’étais beaucoup amusé avec ma version 2016. Et ça avait beaucoup plus. Pour 2017, je me suis dit que j’allais repartir sur un même principe. Un jeu en coopératif. Et comme on ne change pas un fil scénaristique usé jusqu’à la corde mais qui fonctionne à merveille avec les petites filles, il fallait cette fois sauvé la reine des fées emprisonnés dans le château du terrible enchanteur.

Pour le reste, je me suis dit que les jeux c’était bien mais que le monde réel c’était plus rigolo. J’ai donc investi dans quelques accessoires. Sinon le principe était le même. Il fallait réussir des missions.

Mais là, j’ai décidé de corser les choses. J’ai donc enregistré des messages sur mon tel (merci les modificateurs de voix) et programmer des alarmes. La première alarme sonna au moment où j’expliquais qu’on allait faire des jeux et tout, moi bien entendu intrigué, je sors mon téléphone.
« Oh j’ai un message ».
Et voila.
Le message expliquait la situation et se terminait par une question ‘voulez vous m’aidez à me libérer de la sorcière. Si oui criez le et je vous enverrais un autre message’. Autant dire que mon audition en pris un coup.
Histoire de rendre les choses plus vraies, le deuxième message ne contenait pas de mission, il indiquait qu’il fallait chercher une boite en bois qui contenait la mission. Boite en bois que j’avais acheté pour l’occasion (donc que ma fille ne pouvait pas connaître) et cachée avant l’anniversaire. Dans celle-ci il y avait un message. Mais chiffré. (c’est plus rigolo et puis certaines sachant déjà lire, je voulais pouvoir modifier le contenu des messages sans être embêté).

 

 

 

Heureusement j’avais des lunettes de déchiffrement qui me permettait de lire les choses.

 

Pour la première, je me suis dit que le jeu des potions l’année dernières avaient bien marché. J’ai donc repris le truc. Mais pour de vrai.
J’ai donc acheté des insectes en plastiques et des perles pour le bain. J’ai acheté des dentier de vampire en plastique dont j’ai coupé toutes les dents. J’ai ensuite dilué de la peinture dans du vinaigre blanc pour les ingrédient liquide (sang de dragon, morve de troll, etc). Les ingrédients solides (insectes, dents, perles de bain) étaient plongées dans des pots en verre remplis de bicarbonate de soude. Pour finir j’avais mélangé du bicarbonate et des paillettes histoire de faire des poudres magique de différentes couleur. J’ai remis les filles en binôme, chaque binôme ayant un mini chaudron et une spatule ( un mélangeur à cocktail en plastique). Et on est parti pour faire des potions magique, moi lisant le grimoire avec mon chapeau de magicien sur la tête et tapotant parfois avec ma baguette sur les chaudrons, les filles mélangeant les choses dans le chaudron et sursautant de bonheur à chaque fois qu’un peu de bicarbonate réagissait avec le vinaigre. Sachant que chaque « fin » de potion correspondait à ajouter la poudre magique qui allait bien pour la bonne potion, à savoir du bicarbonate quasi pur et que l’effet attendu « une simulation de volcan » du plus belle effet était parfaitement dans le ton.

A et j’ai failli oublié. Je m’étais fabriqué un grimoire !

Une fois la mission finie, toute les filles attendaient que mon tel sonne pour écouter le message indiquant que la mission étaient réussie. Et puis se ruaient sur la boite en bois pour voir si il y avait un nouveau message. Ce fut d’ailleurs mais plus gros coup de stress. En effet certaines fillettes vérifiaient la boite magique en cours de mission. Pour voir si elle était vide. Et si les messages apparaissaient bien. Je n’avais donc que peu de temps, pendant qu’elles écoutaient le message pour arriver à mettre le message dans la boite, sans me faire capter.

Les deux autre missions étaient des missions de fouilles dans les lieux ou nous étions pour trouver des papillotes pétards pour faire exploser les murs du château de la sorcière et ensuite trouver des figurines et les remonter correctement pour rendre la liberté à l’armée de la reine des fées. La dernière mission fut un maintenant classique théâtre de marionnette participatif. Le décor : un dragon terrorise le pays. Au final on appris pendant l’histoire qu’il souffrait de mal au ventre parce qu’il avait mangé quelque chose de beaucoup trop épicé et donc tout se termina pour le mieux en lui donnant à manger de la glace à la fraise magique.

Annexe, fabrication d’un grimoire !

Rien de plus simple que fabriquer un grimoire. Prenez le plus gros livre à couverture dure que vous trouvez (chez moi un dictionnaire des plantes). Faites lui une couverture “magique”. Ensuite ouvrez le livre vers le milieu, recouvrez deux des pages de papier parchemin et écrivez votre recette de potion magique. Et voilà, vous avez le plus beau des grimoires !

Enregistrer

Enregistrer


Flattr this!

 Posted by at 00:04

Bilan 2016

 De tout et de rien  Comments Off on Bilan 2016
Jan 142017
 

On est reparti pour la routine désormais classique. Le bilan annuel. Bon ben cette année ça ne sera pas joli joli.
Parce que si il y a bien une chose de certaine c’est qu’en 2016, j’ai ‘rien fait’.

Début 2016, j’avais plein de grand projet. Réussir mon projet Bradbury, remettre un coup de neuf sur tout mes vieux textes et les publier, finir mon jeu qui était quasi fini, virer les wordpress , et avoir des vacances, tranquille mais des vacances.

Autant dire que je n’ai rien fait de tout ça. J’ai écrit 7 nouvelles et non pas 52. J’ai fermé aucun wordpress. Je n’ai pas ajouté une ligne de code à mon projet de jeu. Je n’ai pas remis à neuf un seul de mes vieux textes. Je ne suis quasiment pas parti en vacances (9 jours en tout et pour tout sur l’année).

A la place j’ai bossé, le jour, parfois la nuit, souvent le week-end. J’ai bossé et j’ai peu dormi (ça c’est l’effet papa à nouveau).

Ce n’était pas prévu. Mais c’était nécessaire. Je ne regrette pas d’avoir passer une année à cravacher sur différents projets boulots. Au contraire même. Ce fut une année intense a plusieurs point de vue. Une année pour voir ce que ça pouvait donner de pousser la vapeur au max du possible.

Mais du coup, une année qui laissera un gros vide en terme de projet perso.  Même niveau piges, j’ai seulement écrit une bafouille (pour Linux Mag) concernant un livre parlant de PostgreSQL  (architecture et notions avancées)… Quand je vous disais que ce n’était pas folichon.

Bon au moins, j’aurais comme toujours :

  • aidé pour les DjangoCong de l’année (à Rennes)
  • assisté à PyconFR, j’en parle ici.  (à Rennes aussi, c’était cool de revoir des gens pas vu depuis longtemps)
  • été présent à l’E1 à Toulon ( la S4, un excellent cru d’ailleurs, avec pour sujet le Fail)

et pour la première fois :

  • pu aller à Django under the Hood à Amsterdam.

Et tomber totalement amoureux de cette ville où je n’étais jamais allé ! J’espère pouvoir retourner à DutH l’année prochaine et je retournerais sur et certain à Amsterdam pour plus que 3 jours, parce que mince, qu’elle est agréable à vivre cette ville ! (et puis il y a du fromage et de la bière, que demander de plus !! )

Mais du coup, après 5 ou 6 jours en fin d’année pour me remettre en forme, pour effacer (ou au moins commencer) la dette physique (et psychique) de l’année 2016, je repars avec l’envie d’avoir une année 2017 pleine de truc que je ferrais, cette fois.

On verra …

(Déjà je vais commencer par écrire ici plus que ce que je ne l’ai fait en 2016, ça ne sera pas trop trop dur).


Flattr this!

 Posted by at 00:34

Pyconfr au pays des galettes saucisses !

 Python  Comments Off on Pyconfr au pays des galettes saucisses !
Oct 202016
 

Ce week-end (enfin en vrai depuis jeudi si on compte les sprints) c’était donc le week-end de la Pyconfr. Et c’était à Rennes. Je ne dis pas ça comme un reproche, même si je nierais l’avoir écrit, j’aime plutôt bien Rennes. Bon d’accord il pleut tout le temps et il semblerait qu’un certains nombre de personne de bonne compagnie perdent tout sens commun quand il est question de choisir un lieu d’habitation et choisissent Rennes .. Mais hormis ces deux défauts (et aussi le fait qu’il y a rien d’ouvert le dimanche, non de non), c’est plutôt sympa comme ville.

Donc la pyconFr.

Etant à Lille les trois jours précédents, j’ai loupé la soirée d’ouverture qui avait l’air d’être plus que cool (ben oui, même si il y a des TGV direct Lille → Rennes, ils mettent quand même 4h à faire le trajet, donc en partant à 18h, c’était un peu mort pour la soirée).

Le samedi.

Fichtre le monde, fut la première chose qui m’a traversé l’esprit quand je suis arrivé samedi matin. Et effectivement, le fait qu’il y avait beaucoup, beaucoup beaucoup de monde s’est ressenti toute la journée. Dans les salles de conf pleines avec des gens debout, par terre, en mode sardine la belle-iloise, dans les queues face aux trois food truck qui s’occupaient de nous nourrir à la pause midi et dans la vitesse à laquelle les thermos de café se vidaient à peine posées sur la table.

Les confs en elles-mêmes portaient beaucoup sur deux sujets :  machine learning et d’asyncio. Ça tombait bien, c’est deux sujets qui m’interressent beaucoup en ce moment.

Mais à priori c’est deux sujets qui intéressent beaucoup de monde. Et les salles n’étaient malheureusement pas prévu pour le nombre de pythonistes présent. Ce qui fait que pour certaines conférences, il y a parfois eu des gens qui n’ont pas pu rentrer parce que les salles n’étaient pas assez grande. Heureusement qu’il y aura les vidéos (parce que bien entendu, je fais parti de ceux qui ne purent, au moins une fois, pas voir une conf).

Le dimanche.

M’étant levé un peu tard, (amener toute sa famille pour pyconfr n’aide pas à être à l’heure le dimanche matin, ranger une chambre d’hôtel en vérifiant bien qu’on n’y oublie rien, cela prend du temps .. [je ne veux même pas imaginer ce que donnerais l’oubli d’un doudou à l’hôtel…] ) je n’ai pas pu assister à toutes les confs du matin (et en plus honte sur moi, j’ai loupé l’AG de l’afpy … ce qui n’est pas bien du tout). Et comme j’avais un TGV à 16h, idem, je n’ai pas vraiment pu profiter de l’après-midi de conf. Mais  le « bref » moment que j’ai pu rester le dimanche m’a tout de même permis de discuter plus longuement avec les personnes avec qui je n’avais pas pu échanger le samedi.

Au final.

Ma première pyconfr à Rennes avait été une petite pyconfr (et au niveau des conférences que j’avais pu voir , je n’en ai pas un souvenir renversant au final). Cette PyconFR 2016 a vraiment tout d’une grande PyconFR. L’orga était top, les conférences étaient top, j’ai pu croiser des gens que j’apprécie énormément et que je ne voie vraiment pas assez souvent. Avec des salles un peu plus grandes et plus d’espaces pour se poser, tranquillement et au chaud, (parce que bon Rennes, temps pourri, pluie tout le temps, ce n’est pas vraiment possible de se poser dehors), ça aurait été une PyconFR parfaite. En tout cas merci aux orgas, merci aux orateurs, merci à ceux que j’ai pu croiser et avec qui j’ai pu échanger. Et vivement pyconfr 2017. [Bon et vivement DjangoCong 2017, retour au soleil et à la plage pour l’édition 2017 !!! Mais chut, je ne vous ai rien dit …  ]


Flattr this!

 Posted by at 01:24

Bilan 2015

 De tout et de rien  Comments Off on Bilan 2015
Jan 032016
 

Et voilà, la même routine chaque année, un petit billet de bilan. Lors de mon billet de bilan 2014, je voulais ‘faire des choses’ en 2015. Au final, je ne suis pas vraiment très satisfait de la partie ‘faire des choses’ de l’année 2015. J’ai eu un peu l’impression de ne pas faire grand chose.

Mais après, vu l’année totalement folle que fut 2014,  il semblerait que j’ai eu besoin d’un break en 2015 pour reprendre mon souffle.

Donc, venant en au fait, les choses faites.

Prise de parole et conférences

Là, le nombre d’intervention que j’ai faite à carrément chuter. Je n’ai pris la parole que deux fois en 2015.
Une conférence qui restera dans les annales comme la conférence ayant les pires slides du monde (merci OpenOffice qui ne met pas par défaut les polices dans les slides …) lors de la DjangoCong Clermont Ferrand.
Une autre conférence au RMLL, sur un retour sur nos dix ans d’entreprise (orienté sur les choix que nous avons fait pour vendre).
Bon à coté de ça, j’ai pris un peu plus pris la parole qu’habituellement niveau boulot (2 conférences ainsi que 2 webinars pro au cours de l’année)

Nivau conférences, cette année je suis allé :

  • à la djangocong
  • à E1 à Toulon
  • à Pytong 3
  • aux RMLL

Organisation de choses

Cette année j’ai vraiment mis un coup de frein. J’ai modestement aidé à l’organisation de DjangoCong Clermont Ferrand et était un soutien sur place pour la Pytong 3 à Lyon. Rien de plus. Et c’était bien comme cela. J’avais besoin de toute façon de souffler un peu niveau organisation après la folie EuroDjango.

Ecriture

Niveau texte, rien de nouveau en 2015, honte à moi. Mais je compte bien me rattraper en 2016, avec mon projet Bradbury (et puis j’ai déjà explosé mon compteur de 2015 en publiant le 2 janvier un premier polargeek).
Niveau blog, quinze article cette année ce qui veut dire que j’en ai écris exactement autant qu’en 2014. J’ai en plus écris deux billets sur blog2rolistes, un sur mon avis sur les background de personnages et un sur Londres et quoi y faire quand on est un rôliste. Pour le coup, j’ai fait mieux qu’en 2014 où je n’avais écris qu’un article pour blog2rolistes.
Niveau piges, j’ai quasiment rien écrit pour Plato, cette année je n’aurais fait qu’une chronique Jdr. C’est totalement un fail, il va falloir arranger cela.
Par contre j’ai été productif pour les éditions Diamond (alors qu’en 2014 je n’avais écris qu’un seul article), très majoritairement pour Linux Magazine :

  • un article de présentation sur Rust
  • un article sur Django Rest Framework
  • un article sur Django 1.8
  • un article sur Invoke
  • un article sur l’installation de Crème CRM pour Linux Pratique.

Enfin, niveau jdr, j’ai participé à un concours de création de jdr en moins de 250 mots qui a donné naissance à Magéosie. Toujours dans la rubrique jdr, j’ai migré les régles du Simon Système, je suis passé d’un repository mercurial sphinx à un gitbook branché sur un repo github. Ce qui induit une migation de Restructured Text vers Markdown. Facile mais pas non plus immédiat.

Code

Ici pas grand chose, enfin pas grand chose de fini :

  • J’ai pris le temps de packager et de publier sur pypi ma mini app pour intégrer le js de reamaze dans un projet django.
  • J’ai un poil avancé mon application de gestion de badges, mais je ne l’ai toujours pas mise en pratique dans un vrai projet
  • J’ai démarré (encore une fois) un développement d’un petit ‘jeu’ web. Là, les choses ont bien avancé, et je devrais avoir quelque chose à montrer courant janvier 2016.
  • J’ai filé un coup de main sur un ou deux projets à voir si certains aboutiront courant 2016. Si oui, j’en reparlerais ici.

Prendre l’air.

Je n’étais plus parti en vacances hors France depuis très très longtemps. (il me semble 13 ou 14 ans…) 2015 fut l’occasion d’un peut rattraper le retard accumulé :

  • en février 12 jours à New York
  • en aout 5 jours à Londres.

Dans les deux cas ce fut des expériences ultra enrichissantes, pleine de découvertes, d’émerveillement et de moment magiques. Deux vrais temps forts dans l’année, deux moment de respiration. Je regrette juste du coup d’avoir passer tant d’année sans voyager.. Il ne me reste plus qu’à publier des carnets de voyages … A voir si j’en ai le courage (pas sur que ça soit super sexy pour d’autres gens que moi de les lire en plus..)

Avec ma fille.

2015 fut l’année de nos premiers ‘grands’ projets ‘artistiques’ avec ma fille.
On a commencé avec une Bande dessinée d’une douzaine de « page-case ». Un dessin par page, totalement fait par elle et un dialogue / texte par dessus qu’elle m’a dicté et que je me suis contenté de retranscrire (en essayant d’éviter d’y ajouter des fautes d’orthographe).
On a continué avec la création d’un jeu de plateau pour enfant. Un premier prototype avec simplement des feuilles A4 puis un vrai prototype avec un grand plateau en carton, des cartes, des jetons et une boite pour ranger le tout. Un projet sur plusieurs week-end, qui nous a pris pas mal de temps et au final un jeu avec lequel on joue assez souvent.

Et pour 2016 ?

Je considère donc 2015 comme une année de pause, de repos avant de rebondir, j’aimerais vraiment arriver à « faire des choses » en 2016. J’ai donc pas mal de projets pour cette année qui commence.

Je me suis lancé dans un projet Bradbury, j’ai donc 52 nouvelles à écrire. Autant dire que si j’y arrive, je vais écrire plus en un an que ce que j’ai écris lors des 10 dernières années.
J’ai un jeu vidéo à finir dans les premières semaine de l’année. Pour la première fois il me semble que je peux finir un tel projet.

J’ai aussi envie de ‘ménage’ et de rangement. Virer les wordpress qui me font chier et les remplacer par des sites générés statiquement (j’ai déjà eu une expérience satisfaisante avec Pelican en 2014, j’ai envie de tester Lektor). Reprendre des vieux textes écris et parfois publier avant que ce blog n’existe et les republier tous ensemble, bien rangés (non cela ne comptera pas comme des nouvelles du projet Bradbury, je ne triche pas). Centraliser quelques parts toutes mes créations jdr diverses et variés.

Niveau vacances, ça sera sûrement plus tranquille en 2016, vu qu’on va devenir parent une seconde fois fin mars début avril, je ne suis pas sur qu’il y aura de grand voyage cette année, tant pis, ce sera pour 2017.

On a encore plein de projets avec ma fille. On a commencé une série de ‘film d’animation’ pendant ce premier week-end de l’année. En clair, elle dessine des personnages et des décors, on les découpe. On prend plein de photos en faisant bouger les choses, je monte le tout et je rajoute sa voix pour la narration. Le premier épisode d’une minute est déjà fini, on verra combien on va en faire. Un autre jeu de plateau avec des dragons est aussi à l’étude, et de nouvelles BD page-case..


Flattr this!

 Posted by at 13:48
Jan 022016
 

J’en avais déjà un peu parlé à certains, j’ai décidé de lancer un projet Bradbury pour 2016. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une idée qui est née à partir d’une citation de Ray Bradbury à savoir :

Écrire un roman, c’est compliqué: vous pouvez passer un an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final, sera raté. Écrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d’écrivain. Au bout d’un an, vous aurez la joie d’avoir accompli quelque chose: vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d’en écrire 52 mauvaises. C’est impossible.

J’ai donc décidé en cette début d’année, j’ai décidé de rejoindre ceux qui démarrent un tel marathon. La première de mes 52 nouvelles a été publié ce matin, j’ai décidé de commencer par un polargeek.

Après une courte réflexion, j’ai décidé de continuer la publication ailleurs. J’ai donc ouvert un gitbook pour que cela soit facile de lire mes textes (pour ceux qui voudraient les lire) ainsi qu’un repository github pour ceux qui auraient la gentillesse de proposer des corrections (une PR vaut une bière) sur mes textes (au vu de mon expérience de ce matin, cela ne sera pas de trop).

les liens pour aller voir tout ça :

 

Voila, le train est lancé, il me reste 8 jours pour écrire un nouveau texte … On verra combien de temps je vais tenir ..


Flattr this!

 Posted by at 16:05

Everything must end

 Polar geek  Comments Off on Everything must end
Jan 022016
 

Edit du 3 janvier : Grâce à de multiples relecture, le texte a été mis à jour et corrigé de pas mal de faute. La version la plus à jour ce trouve sur le gitbook de mon Projet Bradbury, allez y pour y lire une version sans faute !

 

Edit : Concernant le très petit nombre de fautes dans ce texte, vous pouvez dire merci à Ewjoachim qui a pris sur lui et a été mon relecteur ce matin. Et je peux vous dire qu’il a eu du boulot … Malheureusement. Merci encore !

Note avant lecture : Ceci est un premier jet, si j’ai le courage et le temps, je le reprendrais pour améliorer un peu le tout. C’est aussi le premier texte de mon projet Bradbury 2016 !

 

17 juillet. Debout sur le muret qui sépare le toit de son immeuble du vide, il sort son vieil Ipod de sa poche et en tape le code PIN d’une main. De l’autre il se tient à un vieux piquet de métal tordu et rouillé, lamentable vestige du filet protecteur naguère tendu là. Il regarde la ville tout autour de lui comme c’était la dernière fois qu’il pouvait la voir. Dieu, qu’il aime Brooklyn. 17 juillet, après une hésitation, il se souvient de la date du jour qui lentement cours vers sa fin. Il lance la musique d’un clic et appuie rapidement sept fois sur suivant. Trois secondes de blanc. Sa respiration se coupe, dans l’attente. Les premières notes caracolent dans ses oreilles. Puis les paroles ‘All around me familiar faces..’ Il soupire, laisse la musique le bercer. L’écran de l’ipod affiche vaillamment ‘Mad World – Tears of Fears’. La chanson finit, déjà. Il tapote sur stop ne laissant pas le silence entre deux morceaux s’éteindre et descend du muret. « Pas ce soir, ce soir rien ne finit » se murmure-t-il à lui même. Morceau 1230 sur 1716 affiche l’écran.

Son appartement. L’air brûlant et saturé d’humidité rend chaque mouvement épuisant. Tout est moite, tout est lourd. Il rêve d’avoir une climatisation fonctionnelle. Machinalement il essaie de l’allumer, espère entendre le moteur se mettre en marche. Mais non, rien, le silence, enfin si l’on ne tient pas compte des bruits de dispute qui traversent le plancher.  Depuis quinze ans que les Hyperloop sont en services, les villes sont massivement désertées. Pourquoi s’entasser dans un environnement surpollués alors que vous pouvez habiter à 800 kilomètres, en pleine nature, et être tout de même à votre bureau en moins de 20 minutes. Résultat, seuls les gens trop pauvres pour déménager ou se payer un abonnement Hyperloop restent encore dans les villes. Et tout se dégrade. Les banlieues pourrissent à vus d’oeil, rongées par l’absence d’entretien et par les désertions de leur habitants.

Mais il a toujours aimé les grandes villes. Même à l’abandon. Surtout à l’abandon. Ce qui le dérangeait le plus dans les grandes villes, c’était bien souvent ceux qui y vivaient. Maintenant, les choses ont changé, les villes sont vides ou presque. Et puis, il faut bien avouer que de toute façon, son boulot illégal de de consultant épisodique lui permettait à peine de payer son loyer actuel. L’aurait-il voulu, qu’il n’aurait pu aller ailleurs.

Il s’assied lourdement dans le vieux fauteuil rapiécé qui lui tenait lieu de bureau et allume son vieux portable. Un nouvel email. « Vous avez gagné à la loterie de l’année ! Vous gagnez un séjour à l’auberge de la Chouette » Tiens, il semblerait qu’il vaéteint son portable, avoir un nouveau boulot. Il lit l’email jusqu’au bout, identie le lieu de rendez-vous. « Demain matin… », ils sont pressés les bougres. Il va peut-être pouvoir leur soutirer de quoi payer quelques mois de loyer. Mais en attendant, c’est l’heure de fêter ça.

Il se relève, éteint son portable, et le glisse dans sa cachette, dans un espace vide dans le corps de sa hotte de cuisson, juste au dessus des filtres. Son PC sent parfois un peu la friture, mais jusqu’à présent, personne n’a jamais pensé à chercher à cet endroit.

Après avoir tapé quelques coup de manche à balais dans le plafond pour faire taire les cris, il sort, essayant de s’auto-convaincre qu’il a quelque chose à fêter, qu’il ne va pas boire juste pour oublier, que c’est juste pour célébrer sa future paie.

Il pousse la porte du bar. La musique, du vieux blues comme il aime, le salue de quelques notes. Il n’y a que les habitués, ce qui veut dire quasiment personne. Il salue d’un geste, s’assied et attend.
« Hello B, ça fait quelques jours qu’on ne t’a pas vu, tu nous fais des infidélités ? » demande le tenancier en lui apportant une pinte.
« Tu sais bien que tu es le dernier bar ouvert du quartier, George. Que je voudrais, je ne saurais pas où aller. Non. je ne me sentais pas très bien »
« Rien de mieux qu’une ou deux pintes pour soigner tout les maux, la prochaine est pour la maison »
« Voila qui fait plaisir à entendre »

Le patron repart s’occuper de son zinc. B fait durer sa pinte. Mais quelque soit la taille du verre, arrive toujours le moment où il se retrouve vide. Heureusement, Dieu a inventé les barmans. Et son verre est de nouveau plein. La musique le tire vers ses souvenirs, son passé. Plusieurs pintes subissent le même tragique sort que la première.
« Et toi, est-ce que le match de 2030 du Brésil n’est pas le meilleur match des 100 dernières années  ? »
B sursaute, relève le nez de ses souvenirs et de sa pinte. Deux jeunes qu’il n’a jamais vu avant sont attablés au zinc et discutent avec George et deux autres habitués.
« Ne fais pas attention B, c’est Jester, mon neveu, il passe parfois et il est bien trop fan de foot pour son propre bien » lance le patron en finissant de laver des pintes.
« Non mais Tonton, il sera de mon avis, tu verra, alors monsieur B, le match de 2030? »
« Je ne sais pas, je n’aime pas le sport et en 2030, j’étais en prison, alors … »
« En prison ? T’avais fait quoi pour aller derrière les barreaux ? »
B soupire, « Utilisation interdite d’outil de développement informatique »
« Quoi tu veux dire que t’étais un terroriste, que tu faisais exploser des trucs avec ton clavier  ? »
« Non, je voulais juste garder ma vie d’avant les lois de 2022, garder mon boulot et je me suis fais attraper. »
B se lève, signifiant implicitement que la discussion était finie. Le sol tangue un peu, mais ce n’est pas si terrible que cela. Il juge toutefois plus prudent de laisser la dernière pinte vide sur la table. Tenter de la ramener sur le zinc semblait pour le moins risqué pour son intégrité de pinte.
« George tu le met sur ma note, je vais avoir une rentrée là bientôt, ok ?»
« Comme d’hab B, tu paieras quand tu pourras »

Entre le 17 et le 18 Juillet. Il marche lentement sur Union Avenue. La nuit est toujours aussi chaude malgré l’heure avancé. Les étoiles brillent et lui zigzague légèrement. Ce petit con a fait remonter les mauvais souvenirs. Ceux qu’il ne veut pas revivre. Il se revoit il y a si longtemps. Son entreprise de consulting en système expert et expert data scientist fonctionnait bien. Il habitait encore en France, avec sa femme et sa fille. Il trébuche sur un trou dans le trottoir, tente de se rattraper, se cogne dans un mur, s’effondre le long de celui-ci, reste au sol. Les souvenirs se pressent. Sa fille, ses joies. Et puis l’événement. Les choses qui s’accélèrent, les responsables politiques qui légifèrent. L’informatique et l’internet sont devenus hors de contrôle déclament-ils partout. Il faut remédier à cela. Il faut interdire.

Il pleure, par terre, la joue contre le mur.

Il veut se battre, il refuse de tout perdre. Il traverse une frontière, avec sa famille. Résistance des mots. Il continue à utiliser son clavier, pour vivre, pour tenter comme tant d’autres, de faire cesser cette folie. 18 novembre 2023. L’arrestation, les coups, les larmes de sa fille.

Il a vomi sa bière. A quatre pattes, il se traîne sur la route, s’y couche.
« S’il vous plait »
Il attend, les bras en croix sur le bitume, espère entendre un moteur.

Il sort de la station Fulton Street. Le café où il a rendez vous est à deux pas. Sa nuit sur la route n’a presque pas laissé de trace, seulement quelques écorchures sur la joue et les poignets. Bah si il me demande, je dirais que l’on a essayé de me voler hier soir.

18 Juillet. Il s’assoit, commande une boisson dont il n’arrive même pas à prononcer le nom correctement et attend. Un jeune homme, un brushing et mocassin comme il les appelle, entre. Le brushing double-cligne des yeux et parcoure la salle en articulant quelques mots.
Encore un augmenté qui s’est fait greffé de la merde directement sous la peau…
Le brushing le repère. Il doit être satisfait de ce que lui affiche son écran de pupille et il s’approche.
« Bonjour monsieur.. »
« Juste B, s’il vous plait »
« Très bien, bonjour monsieur B »
« Vous avez un boulot pour moi ? »
« Il se pourrait que nous ayons besoin de vos compétences oui, êtes-vous disponible ? »
« Oui, mes tarifs n’ont pas changé, toujours une semaine d’avance »
« Sans problème, voici un badge pour pouvoir passer la sécurité, on vous attend dans une heure pour un briefing, au croisement de Beaver et Pearl »

Il entre sans problème grâce à son badge. À l’accueil, on lui dit d’attendre. Un vigile l’amène dans un bureau d’examen. Après une vérification rapide de son identité grâce à son ADN, on le conduit en salle de réunion.
Une dizaine d’ingénieur totalement paniqués et qui pourraient tous être ses fils ou filles lui expliquent la situation. L’une des activités de l’entreprise est de prévoir les problèmes. Inondation, sécheresse, problème de sécurité sur un produit quelconque, guerre entre deux pays. Une fois que le futur problème a été détecté, l’entreprise agit de façon a maximiser ses profits. C’est l’une des branches les plus rémunératrices de l’entreprise. Jusqu’à il y a quelques semaines. Le système expert utilisé pour détecter ce qu’ils appellent des “situations fortement rentables” ne fonctionne plus. Il tourne dans le vide. Les diagnostics ont tous échoué. Ils ne savent plus quoi faire.
« J’ai besoin d’un accès au programme pour pouvoir commencer. Et d’un bureau où je pourrai travailler, seul »
« Mais monsieur, depuis les lois de 2022, un informaticien autorisé ne peut être laissé seul dans un bureau, ce n’est pas possible » lui répond celui qui doit donc être le chef de projet de cette équipe.
« Je ne suis pas un informaticien autorisé jeune homme, alors ça ne doit pas être si grave »

On lui trouve finalement un bureau. En fait du bureau, on lui alloue tout simplement un open space que l’on vide de tous ses informaticiens. Le jeune chef de projet, Lloyd, avait dit vrai, il n’existe plus de bureau d’informaticien.

Il a presque oublié que les claviers ont perdus quelques touches depuis 2022. Même si les grandes entreprises peuvent payer à l’état des licences de certification leur permettant de former et de faire travailler des informaticiens, les choses ne sont plus comme avant. Les informaticiens certifiés sont comme des fées à qui on auraient coupé les ailes. Il a heureusement pensé à amener un vrai clavier. Rien que posséder un tel clavier peut le renvoyer en prison, mais il y a de moins en moins de contrôle. 21 ans après la promulgation de loi, il n’y a après tout plus vraiment d’informaticiens illégaux à pourchasser.

Il se met au travail.

23 Juillet. Il piétine. Le système expert est construit de bric et de broc, sans aucune élégance, assemblage de bouts de code à peine compris, mais il devrait fonctionner.

23 juillet, chez lui, sur son toit. Il pleut. Le muret est glissant. Il se tient fermement à son ami le piquet. 23 juillet, il appuie trois fois sur suivant. Il retient son souffle. « Ohh, can’t anybody see… » Il recommence à respirer pendant que Roads de Portishead déroule ses notes tristes. 34 sur 1716 affiche son vieil Ipod. La chanson se termine, avant que la suivante ne commence, il appuie sur stop et rentre chez lui.

Lloyd passe parfois le voir pendant qu’il tente de trouver la panne du système. Habituellement il n’aime pas parler avec les informaticiens autorisés qu’il croise. Ils ont tous été formés avec des bouts de savoir, de la connaissance expurgée de ce qui fait la beauté de l’informatique. On ne leur apprend pas à innover, à inventer mais simplement à réutiliser des bouts de recettes qui datent d’il y a bientôt trente ans.

26 juillet. Il isole chaque partie du système, les teste les unes après les autres. Pour aller plus vite, il a ramené un interpréteur Python pour lui permettre de ne pas lancer les tests manuellement. Il le supprime à chaque fois qu’il quitte les locaux de l’entreprise, pour plus de sécurité.

30 juillet. Il n’arrive à rien. Il a passé la journée à tourner en rond sans comprendre ce qui ne va pas. Brushing lui a fait savoir qu’il ne lui restait plus que quelques jours pour résoudre le problème. S’il n’y arrive pas, il sait que l’entreprise ne lui fera pas de cadeau. Elle le livrera à la police. Et cette fois, il finira sa vie dans une cellule. Il regarde le soleil se coucher, illuminer les immeubles de Manhattan. 30, il appuie 10 fois sur suivant, les écouteurs dans les oreilles. Des notes de guitare et puis les paroles « No more tears, my heart is dry » Reckoning Song affiche l’ipod. 535 sur 1716 en sous-titre.

2 août. Il a une idée. Il bricole un prototype pour communiquer directement avec le système expert.

3 août, le système fonctionne à nouveau. Il supprime tout ce qu’il a pu installer sur le poste qu’il a utilisé. Il sait que l’entreprise va auditer son poste de travail espérant qu’il y a oublié des bouts de programmes ou des connaissances qu’elle pourra réutiliser. Tout est propre, il est temps.
« Comment avez-vous fait ? Quel était le problème ? » Lloyd l’attendait devant l’ascenseur.
Normalement il ne dévoile jamais les solutions qu’il a mis en place. Mais là, il est trop fier et puis il aime bien le jeunot.
« Le problème n’était pas dans le code » répond alors B
« Mais alors où ? »
« C’est tout simple, votre système expert cherche des indices de catastrophes pour pouvoir les prédire. Il fait cela depuis des années, des catastrophes encore et encore. Incendies, guerre, inondation, tueur en série, encore et toujours. Il avait simplement attrapé une grosse déprime »
« Mais un programme ne peut pas être déprimé !»
« Peut-être, ou peut-être pas, en tout cas le vôtre, oui »
« Et vous avez fait quoi alors ? Vous lui avez raconté une blague »
« Presque, je lui ai offert l’intégrale d’une bande dessinée humoristique des années 2010, Dilbert. Et j’ai ajouté une routine pour qu’automatiquement il en lise quelques uns, tout les jours »
« Et quand il les aura tous lus ? »
« Alors vous aurez peut être à nouveau besoin de moi »
Lloyd le regarde bizarrement. L’ascenseur ouvre ses portes. Il y entre, appuie sur 1.
« Je comprends pourquoi l’informatique a été interdite, vous êtes dangereux » lance Lloyd alors que les portes se referment.

3 août. Une bouteille d’alcool fort dans la main, il regarde les étoiles debout sur son muret quasi-éternel. La bouteille est vide, il la jette. 3 août, il appuie trois fois. Un piano… et puis une voix «I’m a rabbit in your headlights … Scared of the spotlight» Il tangue un peu sur le muret, se retient. Pas ce soir.

13 septembre. Il est à sa table habituelle au Rocka Rolla. Comme toujours, il lui semble que ses pintes fuient. Il a à peine le temps d’en boire une gorgée qu’elles sont déjà vides. Le neveu, il ne se souvient plus de son nom entre en coup de vent.
« Tonton, tu as vu, ils en ont attrapé un, j’ai vu ça sur twittbook ! »
« un quoi ? » demande George ?
« un informaticien illégal là, il travaillait dans une boite de Manhattan, la police pense qu’il préparait un attentat, surement un truc horrible d’après les journalistes ! »
Soudain il a froid, il tremble. Il fait comme si cela ne l’intéressait pas. Il se lève, trébuche, sort.

Chez lui. Lloyd. Le jeune fou n’a pu s’en empêcher. Il pleure.

14 septembre à l’aube. Il n’a pas dormi de la nuit. Il regarde l’aube se lever. Si tôt, tout à l’air si paisible, si propre. 14, il appuie quatre fois sur suivant. La musique commence. Il la reconnaît « Why do you walk in the dark?  ….Do you pray for the the day? » L’écran de l’ipod affiche Everything Must End – Client. 13 sur 1716.

Il fait un pas en avant.

Les rayons du soleil éclairent le muret.


Flattr this!

 Posted by at 05:14

Les jeux que j’ai aimés en 2015

 Critiques de jeux vidéos  Comments Off on Les jeux que j’ai aimés en 2015
Dec 262015
 

J’ai pas mal testé de jeux cette année. Tellement en fait que j’écrirais un deuxième article spécialement pour les dungeon crawler que j’ai pu tester. Mais parlons pour l’instant des jeux non rogue like qui m’ont fait kiffer cette année.

Invisible, Inc.

J’ai toujours cru que je n’étais pas un mec qui aimait jouer à des XCOM Like. Et puis j’ai acheté et testé XCOM. Et je me suis dit que j’avais été bien bête, parce qu’en fait j’aimais ce style de jeu. Du coup, quand j’ai pu acheter Invisible pour pas trop cher j’ai sauté sur l’occasion. Et j’ai adoré. On retrouve les grands principes d’un XCOM sauf que là on est en mode infiltration. Et surtout il faut gérer les alarmes. Chaque tour finit nous rapproche de la mise en route de l’alarme du bâtiment que l’on essaie de pénétrer. Et qui dit alarme dit avalanche de force adverse. Il faut donc aller vite, mais pas trop sinon ben on fait trop de bruit, on laisse des corps et .. l’alarme se déclenche. Vraiment un vrai plaisir à jouer.

The wolf along us

Un jeu Telltale, dans la lignée des Walking Dead. Mais cette fois dans l’univers de Fables (un comics excellent, avec Bill Willingham comme scénariste et que vous devez lire si vous ne connaissez pas (Il y a aussi des spinoffs centrés sur les personnage féminis fort de la série qui sont paraît-il très bon (dés que je peux, je vais les lire également) ) ). Dans le jeu on va suivre Bigby aka le Grand Méchant Loup, shérif de fable ville qui enquête sur un meurtre bien sordide. Je ne vous en dit pas plus. A part qu’on est sur une ambiance, bien noire, bien moche, bien polar quoi.

Sheltered

Vous connaissez Fallout Shelter ? Ben c’est un peu la même chose mais en mieux. Vous jouez une famille qui se réfugie dans un abri antiatomique après l’apocalypse. Les parents, deux enfants et un chien. Et il va falloir survivre en construisant petit a petit un abri confortable et en accueillant d’autre réfugiés. Mais attention dés que tout les membres de la famille de départ décèdent, même si vous avez un abri plein d’autre gens, vous avez perdu. Au niveau des ressources qui vont vous permettre de survivre, il va y avoir :

  • l’air qui arrive dans votre abri et qui est nettoyé par votre filtre à air
  • l’eau qui est purifié par votre filtre à eau et que vous allez devoir stocker dans l’abri (construisez des bidons!)
  • la nourriture que vous allez devoir trouver dehors
  • l’électricité fournit par un générateur si vous remplissez celui-ci de carburant.

Les actions possibles sont :

  • construire de nouvelles salles
  • construire des objets
  • réparer vos objets
  • améliorer vos objets
  • aller explorer les bâtiments autour pour trouver des ressources.

Les objets que vous allez construire s’usent en effet de manière continue. Si votre douche s’use ce n’est pas forcément très grave, mais si votre filtre à air s’use tellement que votre air n’est plus filtré, alors vous allez commencer à avoir un sérieux problème. Il faudra également gérer les problèmes du aux radiations.
En plus pendant vos explorations vous allez croiser d’autre survivant que vous allez pouvoir recruter, avec qui vous ferrez du commerce ou contre lesquels il faudra vous battre.

Le démarrage du jeu est assez dur. Si on ne fait pas attention, on perd assez rapidement. Mes trois premières familles n’ont pas vraiment eu de chance. Ensuite les choses sont plus simple et le stress de la survie diminue un peu. Sur ma partie actuelle, j’ai une vingtaine de survivant dans mon abri et j’en suis à quasiment 200 jours de survie. Ma partie en cours est devenu une lente routine apaisante. Réparer les objets, partir en exploration, construire des frigos et des bidons d’eau, un lent cycle reposant entrecoupé par les moments de stress quand mes explorateurs sont pris dans une altercation et que j’ai peur pour leur vie (les grenades ça sauve des vies de survivants!).

Pillars of Eternity

Après mon expérience un peu mitigé avec Divinity Original Sin, je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec Pillars. Et ben j’ai tout simplement adoré. Alors on est sur du jeux bien plus classique. Mais l’histoire est efficace, les interactions entre pnj intéressantes, le système de combat est un peu brouillon (pourquoi un système en temps réel avec une pause active au lieu de vrai tour par tour??) mais efficace. Et puis le friendly fire, j’ai beau pester dessus en jeu, mais c’est fun quand même. Et surtout, surtout, il y a du housing ! On peut reconstruire sa jolie forteresse et même si on a pas vraiment de choix à ce niveau là, une fois totalement construite, la forteresse est la forteresse, ben c’est tout de même très fun (surtout si comme moi vous adorez tout ce qui ressemble à du housing).

Terraria

Un peu comme un Minecraft mais en 2D et avec de gros Boss qu’il faut vaincre (et ce n’est pas forcément facile). L’étendue des possibilités est assez gros. Pas mal de biome différent à découvrir et de boss à vaincre. Bon après il faut aimer grinder avec une pioche pour creuser des trous dans le sols. Mais c’est un jeu d’exploration craf assez fun. (Et ma fille adore alors … )

Life is Strange

Je l’ai gardé pour la fin parce que c’est juste la claque de l’année. Voir même de pas mal d’année. Je ne sais pas quoi écrire pour retranscrire combien j’aime ce jeu. Combien y jouer fut une expérience que dont j’ai savouré chaque instant. J’aime le scénario, les personnages, les mécaniques superbement intelligentes. L’intrigue m’a pris dés la première seconde et ne m’a jamais lâché. Rarement j’ai autant été immergé dans une histoire et je me suis autant identifié à un personnage principal. J’y ai joué intensément, entrant parfois tellement dans l’histoire que dans certains moment de stress, j’en oubliais d’utiliser les mécanismes de retour dans le temps du gameplay.  Alors qu’il m’arrive assez souvent dans les Telltale de reprendre une sauvegarde pour vérifier des embranchements de scénarios, histoire d’optimiser un peu les choses, là, ça ne m’est jamais venu à l’idée tellement j’étais juste dedans, tellement Max me semblait vivante. Si vous n’y avez pas joué, alors n’hésitez pas. En plus il est en solde sur Steam pendant encore quelques jours. Je ne sais pas si vous aimerez autant que moi, mais je suis quasiment sur qu’au minimum, vous ne regretterez pas votre achat.


Flattr this!

 Posted by at 22:19

Enfance et informatique

 Paternité  Comments Off on Enfance et informatique
Dec 252015
 

A la maison, il y a un certain nombre d’écran, PC , tablette, téléphone. Ma fille a donc très logiquement assez rapidement mis la main sur assez rapidement.

Les trucs tactiles

Téléphone et tablette à interface tactile n’ont rapidement plus eux de secret pour elle. Elle s’en sert majoritairement pour jouer, y compris parfois à des jeux pour grand (elle a fini Monument Valley il y a 2 jours) et un peu pour regarder des dessins animés (c’est assez nouveau comme pratique pour elle et c’est très encadré pour pas qu’elle ne passe trop de temps passive). Elle y a des jeux vraiment jeux, des jeux éducatifs et des jeux plus en mode tamagochi. C’est d’ailleurs assez fou le nombre d’achat in apps qu’il y a dans les applications « gratuites » pour enfants. De partout tout le temps.

Un vrai ordinateur

Ca m’ennuyait que la seule expérience d’interraction qu’elle avait avec du matériel informatique soit une expérience tactile. Je réfléchissais depuis quelques temps à lui faire utiliser un clavier et une souris. Cet été, j’ai sorti un de mes vieux portables du grenier et je lui ai donné (un gros et vieux Dell 17 pouces, qui pese une bonne grosse tonne). Au départ j’étais parti pour lui installer une distribution spéciale enfant, mais après plusieurs tentatives infructueuse d’installation (que ce soir Doudoulinux ou autre d’ailleurs), j’ai finalement changé mon fusil d’épaule. Une bête Ubuntu avec Unity et seulement les icônes qui lui conviennent et ça roule. Elle utilise massivement Gcompris, un logiciel de planétarium pour voir les étoiles et une espèce de Paint qu’elle lance à travers Gcompris. Pour la rendre totalement autonome j’ai configuré la ubuntu en auto-login et je lui ai expliqué comment éteindre le PC. Par contre Gcompris et les autres suites ludiques pour enfant sous linux ont tout le même un look assez horrible années 80. Alors oui ça fait le job. Mais bon, quand je vois la différence entre Gcompris et ses application Ipad …

Console

Depuis un peu moins d’un an, on a rebranché la WII. Mario kart mais surtout WiiFit ont un gros succès. En plus, on fait d’une pierre de coup, elle s’amuse, développe un minimum tout ce qui est équilibre et agilité et se dépense un max en se tapant des gros fous rires.

Le Pair Gaming

Même si je ne suis plus un gros joueur, je continue à passer un certain nombre d’heures à jouer sur mon PC. Bon bien entendu, je ne joue à Rust ou à CS:GO que quand elle n’est pas devant mon écran (donc en fait la nuit), mais depuis pas mal de temps maintenant, on pratique ce que j’appelerais du Pair Gaming. Ca me permet de partager avec elle des moments de complicité tout en lui faisant découvrir des trucs. Mais qu’est ce que le pair gaming ? C’est tout simple, elle s’assoit à coté de moi et soit :

  • me dit ce qu’elle pense que je dois faire
  • fait la voix off et raconte ce qui se passe
  • m’alerte sur les problèmes qu’elle détecte

Alors bien entendu cela demande de choisir avec soin les jeux auxquels on pair-game. Et aussi parfois de modifier un peu le sens de ce qui se passe à l’écran. Petite liste de quelqu’uns des jeux avec lesquels on s’amuse.

On a commencé avec Don’t Starve. Je n’y joue qu’avec Wendy et Willow (bon et parfois Wickerbottom). Donc c’est devenu le premier ‘jeu avec la petite fille’. Je lui ai expliqué les règles et elle a commencé par faire la voix off puis rapidement elle a pris un rôle plus actif en me proposant quoi faire, ou aller etc .. Par contre la mort des personnages c’est transformé en ‘elle est vraiment très très fatiguée, elle fait dodo’.

Terraria (renommé la petite fille qui explore) a aussi un certain succès depuis qu’on y joue.  Là on joue complètement en binome. Pour l’exploration, elle me dit quoi faire, ou aller et je me contente de suivre ce qu’elle me dit. Je m’occupe de construire les maisons pour les PNJ, on les meuble ensemble. Là aussi petite explication de texte, les zombies veulent nous prendre nos sous (vu que des pièces tombent à chaque fois par terre) et on ne les tue pas, on les renvoie dans leur maison pour qu’ils arrêtent de vouloir nous prendre des sous.

Pas mal de jeux de plateforme ‘retro’. On joue à un peu tout tant que c’est plus de l’exploration, habileté que du bourrinage, tir partout. You have to win the game nous a fait quelques heures, mais sans plus (ni elle ni  moi n’avons accroché). Life of Pixel (renommé le jeu du carré vert) est plutôt très sympa. On y joue un gros carré vert (ou monochrome) qui doit récolter des diamants avant de trouver la sortie pour passer au niveau suivant. Chaque monde que l’on traverse correspond à une vieille console. Atari 2600, Commodore, NES, SNES, etc … Je tiens la manette elle me dit où elle pense qu’il faut aller, quand il faut sauter sur les plateformes, les danger qui arrivent (Attention les piques papa!), etc .. Et elle rit beaucoup parce que je me plante souvent.

Récemment je me suis mis à jouer à Kingdom (renommé le jeu du roi et de la reine), elle m’alerte de la nuit qui tombe, des monstres qui arrivent, des pièces par terre et me demande tout le temps de construire un château plus gros :).


Flattr this!

 Posted by at 13:48

Séries de fin d’année

 Séries TV et Webséries  Comments Off on Séries de fin d’année
Dec 232015
 

Vous êtes peut-être déjà en vacances, ou alors vous allez peut-être enfin pouvoir lâcher le boulot d’ici quelques jours. Et peut être que vous êtes du genre à regarder des tonneaux de série pour vous aérer le cerveau. Si c’est le cas voici une petite liste de séries à regarder ou pas.

Blindspot : Une femme est retrouvée dans un sac, nue sur Time Square. Elle ne se souvient de rien, mais elle est quasiment totalement recouverte de tatouage. L’un d’eux est le nom et le matricule d’un  agent du FBI. Notre Jane Doe sera donc prise en charge par le FBI et les aidera dans leur enquêtes, qui quasiment toute auront un rapport avec les mystérieux tatouages. (oui parfois le passage à ‘consultant du FBI’ est un peu rapide … ). Ca vous donnera 10 épisodes à regarder tout de suite, pour la suite il faudra attendre fin février. Perso j’ai bien aimé.

Limitless : La série tirée du film. Une drogue qui fait qu’on utilise 100 % de son cerveau. Le héros, un jeune adulte qui n’est pas vraiment sortir de l’adolescence et qui vivote dans son coin va se retrouver en possession de celle-ci. Il va alors devenir, pendant 12 heures, l’homme le plus intelligent sur Terre. Et comme il est accusé du meurtre de l’ami qui lui avait donné le merveilleux cachet, être super intelligent lui sera bien utile pour éviter la prison.  Une fois cela fait, il devient un ‘consultant pour le FBI’. Bon c’est un peu plus complexe que cela (mais je ne veux pas spoiler). La série est pas mal, la aussi, je conseille. 11 épisodes pour tout de suite, retour de la série le 5 janvier.

Jessica Jones : l’une des dernières nées de NetFlix. Je parlais de Hardboiled sur la critique Starwars, là on est en plein dedans. Un gros gros coup de cœur de mon coté. J’ai regardé la totalité de la série, en moins de 3 nuits. J’avais aimé Daredevil mais j’ai carrement ultra adoré Jessica Jones. Si vous ne devez regarder qu’une série pendant les vacances, c’est une excellente candidate.

Minority Report :  Encore une série tirée d’un film, qui prend la suite du film pour être exact. Un des trois précog va revenir en ville pour aider la police et tenter d’éviter les meurtres qu’il voit pendant ses visions. La série a été annulé après 10 épisodes, mais avec une « vraie » fin. Pas mal, mais vraiment sans plus. Si vous n’avez rien à voir de mieux, pourquoi pas.

MR .Robot : Si vous ne l’avez pas déjà vu, c’est le moment. Regardez là. Re regardez là. Une grosse claque. Une réussite totale. Et pour une fois, une série qui parle d’informatique sans partir dans des délires débile (oh oui Scorpion je pense à toi) .

The Expanse : La série débute a peine. Seulement trois épisodes mais pas de coupure de Noël. Enfin une série de SF qui semble prometteuse. Le système solaire est quasiment totalement colonisé. On est en pleine guerre froide entre la Terre et Mars tandis que les gens de la ceinture d’astéroides se font exploiter en mode dindons de la farce. Une femme disparaît, jeune et fille d’un très très riche papa, un flic à moitié ripoux doit la retrouver, que l’aventure commence. Des personnages intéressant, tout en ombres et en contradiction, un univers qui a priori est bien foutu, j’ai de grand espoirs pour cette série.

SuperGirl : 8 épisode, reprise début janvier. L’histoire de la cousine de superman arrivée 20 ans après lui et qui se lance dans la carrière de super héroine. Des sidekicks plutôt ridicule (en tout cas pas très futé quoi), mais par contre un personnage principal (et surtout le personnage de sa boss) vraiment bien foutu. Rien que le personne de Cat Grant (joué par Calista Flockhart, oui oui … Ally McBeal) fait que je regarde cette série.

The Librarians : Revoila la saison 2. L’année dernière pour Noël, j’avais découvert la première saison de cette série totalement kitch / ridicule. La saison 2 est là. Déjà 9 épisodes et une fin de saison le 27 décembre avec le 10ième. Si vous aimiez Xena , Hercule et autres séries du même style, vous aimerez. Sinon, passez votre chemin.

Scorpion : La saison 1 était une vraie daube. La deuxième est ‘encore mieux que la première saison’ de ce point de vue là. En fait, cette série est tellement totalement ridicule que ca en devient un chef d’oeuvre de nanardise. Histoires, personnages, tout est caricatural. Attention cependant. Parfois, les techniques utilisés dans les épisodes ont l’air complètement fumées, mais en fait elles existent (ou à peu prêt). Ne vous prenez pas la honte à la machine a café en vous moquant des scénaristes qui inventent de la merde sans vérification. Parce que par exemple, oui on peut utiliser le wifi pour voir à travers les murs (en tout cas le MIT y arrive). En tout cas, ne perdez pas votre temps à part si vous êtes fan de nanard ou si vous avez des insomnies que vous voulez meubler.

Quantico : déjà 11 épisodes, reprise en mars par contre. Le plus gros attentat depuis le 11 septembre a lieu à New York. (Grand Central est réduit en cendre). C’est un des membres de la dernière promotion d’agent du FBI qui a fait le coup .. mais qui ? Entre complots, course-poursuite, mélange entre les flashback à Quantico et le ‘maintenant’, il n’y a pas de temps morts et beaucoup de rebondissements. Bien que tout les membres de la promo aient l’air d’avoir beaucoup trop de secrets et de zones d’ombre pour ‘des gens qui ont passé les filtres pour devenir agents du FBI’, la série fait son effet et accroche le spectateur. En tout cas, moi elle m’accroche.

Into the Badlands : Un futur quasi apocalyptique (qui a dit Fallout), des seigneurs de guerre (des Barons), des armées à leur bottes et beaucoup beaucoup de kung-fu. J’ai vu les trois premiers épisodes sur les six sortis (je ne sais pas si il y en aura plus), mais je n’accroche pas vraiment. Je ne suis pas vraiment un fan de film de kung-fu et l’histoire n’est pas assez développée / accrocheuse / intéressante pour que je continue.

The Man in the High Castle : Je suis un Fan de Philip K. Dick. Quand j’ai su qu’il y allait avoir une adaptation en série du maitre du haut château, j’étais totalement surexcité. J’ai adoré le premier épisode mais quelques avis négatifs sur la suite ont fait que je n’ai pas encore regardé la suite….

The Booth at the End :  Une « vieille » série de 2010. Un décor minimaliste, la dernière banquette d’un Diner. Et il ne s’y passe rien, rien à part des dialogues entre l’homme toujours assis sur cette banquette et celles et ceux qui viennent le voir.  L’homme écoute les souhait des personnes qui viennent le voir. Il promet de les réaliser en échange d’une simple action. Si l’action est faite, le souhait se réalisera. Au niveau des souhaits, tout y passe, le jeune père qui veut que son fils guérisse de la leucémie, guérisse, la none qui veut entendre Dieu à nouveau, la jeune femme qui veut devenir plus belle, etc .. Au niveau des tâches à faire pour que les actions se réalisent, là aussi, il y a de tout, faire exploser une bombe, tuer une petite fille, tomber enceinte, faire sortir un reclus de chez lui …. Il n’y a que 5 épisodes de 23 minutes chacun. Je les ai regardé d’une traite. Cette série est pour moi une merveille tout simplement. Il y a une saison 2 que je prévois de me regarder, la aussi d’une seule traite.


Flattr this!

 Posted by at 22:21
Dec 232015
 

ATTENTION : Je vous préviens tout de suite, je vais spoiler et pas qu’un peu. Un maximum en fait. Donc ne lisez pas la suite si vous n’avez pas vu le film. Voila vous êtes prévenus.

Toujours là ? Alors c’est parti pour mon avis.

Pour commencer, un peu de contexte. Je l’ai vu jeudi 17 dans une assez petite salle, en mode 3D plus VOST. J’attendais beaucoup de cet épisode 7. Parce que les 1, 2 et 3 furent un vrai choc. Alors que j’espérais avoir la chance de vivre ce que je n’avais pas vécu pour le 4,5,6 parce que simplement je n’étais pas né pour le 4 et trop petit pour les autres, j’ai juste eu le droit de me faire saccager mes rêves, voler cette sensation de vivre la (re)naissance d’un événement culturel important, de pouvoir dire «j’y étais ». Pour l’épisode 1, je suis allé le voir des le premier jour, en faisant la queue pendant je ne sais ps combien d’heure. Je me souviens du cinéma où c’était, de la salle où c’était, des gens avec qui j’étais. Il s’en est fallu de peu que j’y aille costumé … Et puis voilà. Le drame, le gouffre, l’incompréhension.

Autant dire que pour cet épisode 7, j’avais donc beaucoup de crainte. Parce que bon, Disney … parce que bon .. on fout à la poubelle tout l’univers étendu (et je suis très très fan des bouquins de Zahn) Et puis JJ Abrams, il a pas fait que du bon quoi …

Mais d’un autre coté j’avais tellement envie que ça soit bien. Que cette fois, cette nouvelle trilogie ne rate pas son rendez-vous.

Et puis le film a commencé. Cette scène d’ouverture, toute en retenue, sans des fucking effet de spéciaux et des personnages à grande oreille ridicule. Un ombre, deux vaisseaux, la musique. J’en ai les larmes aux yeux. En me disant que c’était bon. En appréciant la 3D, pour la quasi première fois.

Et puis le film continu. Et là, ça se gâte. Donc en bon aigri qui pense que c’était mieux avant, je vais lister tout ce que je n’ai pas aimé dans l’épisode 7.

Tout d’abord, mais bordel où est passé le rythme lent de la première trilogie. On est dans un Star Wars, pas dans un Fast and Furious. J’avais l’impression d’être dans une session de PMT [Porte – Monstre – Trésor pour les noms rolistes qui me lisent] dopé à un truc vachement puissant. Situation de conflit, héros la résolvant sans soucis, loot du trésor, nouvel situation de conflit et on reprend la boucle.

Il n’y a plus de temps mort, plus de mise au tapis des héros, rien qu’une suite de problèmes résolus sans presque transpirer. Rey est enfermée , mise à la question, elle vient de découvrir que la Force existe pour de vrai et … Op elle prend le contrôle d’un esprit d’un Stormtrooper comme si elle était une Jedi confirmée. Ce que j’aimais dans les vieux c’est qu’au final Luke gagne pas parce que c’est le plus fort, mais parce que c’est le plus résistant. Il n’arrête pas de se prendre des coups, il n’arrête pas de rater, mais a chaque fois il se relève, prêt à prendre le prochain coup et à se relever, encore et encore. J’aimais cette composante Hardboiled qui n’existe plus du tout. On est passé de Ken Bruen à Horatio Caine …

Ensuite le fan service. Ok, c’est rigolo 2 secondes. Mais perso cela me rappelle juste que je suis en train de regarder un film. Ca casse l’immersion. Voir Han Solo (avec limite un clin d’oeil pour la caméra) demander, lorsqu’il faut trouver un endroit ou poser un otage si il n’y a pas une collecteur d’ordure, c’était juste trop.

Enfin le méchant. Nan mais what quoi. Il ne lui manquait qu’une bonne grosse acnée pour être parfaitement dans le ton. Une espèce de d’ado qui fait ben justement, une bonne grosse crise d’ado. Aucun charisme, aucune « méchantitude ». Alors oui il tue son père. Mais que d’atermoiement. Et puis même ça, même l’assassinat de son père, on a l’impression qu’il n’y arrive que parce que son père lui dit que ce n’est pas grave, que quoi qu’il arrive, il sera toujours son fils chéri…. Et puis niveau capacité Jedi, autant Rey elle gravit les échelons de l’apprentissage de la force super vite autant lui a priori, c’est le cancre de l’académie Jedi. Un petit combat au sabre contre un ancien stormtrooper qui touche un sabre laser pour la première fois de sa vie et … rien. Je n’ai rien contre Finn (bon son retournement de veste est un peu, comme le reste, expédié en mode vitesse lumière, T0 je suis un méchant stormtrooper, T0+2 seconde, op je suis un rebelle qui ne cautionne pas ce que fait le Premier Ordre), mais ne pas se faire couper en tranche à plancha en combat singulier avec le grand méchant c’est un peu .. Embarrassant pour le grand méchant on va dire.

Mais malgré tout ça. Malgré tout ce que je viens de raler, j’ai adoré être dans cette salle de cinéma. Et en sortant, j’avais la sensation qu’enfin, enfin, j’avais vu un vrai Starwars au cinéma. Alors oui, j’en attendais beaucoup plus. Oui, j’avais parfois l’impression de regarder un Fast and Furious ou un Marvel. Oui j’aurais aimé que ça ressemble plus à ce qui j’espérais, ce que je pense, moi, être un Starwars.
Mais d’un autre coté, on en revient à ce qui fait que j’aime Starwars. Un space opera, une quête iniatique (même si pour l’instant elle n’est pas vraiment éprouvante), une histoire de famille. Et des effets spéciaux qui passent au deuxième plan. Cette fois, on n’a pas l’impression de regarder des gens perdus devant un fond vert.

Mention spéciale pour la fin du film. Cette dernière scène sans parole, sans mouvement, prenant enfin le temps de la lenteur, offrant tellement d’ouverture pour l’épisode 8. La meilleure des façon de conclure cet épisode.


Flattr this!

 Posted by at 18:52

Recueils de nouvelles de Bradbury.

 Critiques de bouquins  Comments Off on Recueils de nouvelles de Bradbury.
Oct 032015
 

J’avais quasiment oublié Ray Bradbury. Enfin pas vraiment oublié mais juste, pas lu depuis longtemps ( pour être exact depuis que j’avais lu Chronique Martiennes et Fahrenheit 451 au lycée). Et puis j’ai vu passé un tweet à propos d’un de ces romans. Et je me suis dit que j’avais envie de relire sa prose. Et donc, quand je suis passé à la bibliothèque, forcément, je suis allé voir ce qu’il y avait de dispo.

J’ai fini par choisir deux recueils de nouvelles pour ‘me mettre en jambe’ :

  • Un remède à la mélancolie ( volume court)
  • Les machines à bonheur ( de bonne taille)

Et je dois dire que j’ai été totalement surpris par l’écriture. Je ne sais pas vraiment ce à quoi je m’attendais. J’avais un souvenir très diffus de mes précédentes lectures mais je m’attendais clairement à quelque chose de très SF.

Alors que non. Pas du tout.

Alors oui, on parle parfois de Mars ou de Fusée. Mais on est pas dans du space opera, dans de la SF « classique » age d’or. On est plus dans de « l’intime », une fenêtre qui s’ouvre sur la vie des personnages. En lisant les nouvelles, je me suis dit que j’avais l’impression de lire du Gaiman. Et en y repensant c’est bien ça. Il y a un peu la même poésie, la même fragilité, la même délicatesse des mots dans la prose de Bradbury que dans celle de Gaiman.

Et même si l’un des thèmes qui revient souvent dans les nouvelles est Mars, ce n’est pas le seul. Vous aurez aussi l’invasion ou/par la transformation. (Les terriens qui colonisent Mars mais se font envahir par les martiens par exemple), l’enfance et la vieillesse. Un grand nombre de personnages principaux des nouvelles sont des gens « agés » ou des enfants.

Concernant les nouvelles en elles même, même si il y en a 2 ou 3 qui ne m’ont pas fait d’effet (pour ne pas dire que je suis totalement passé à coté, au moins pour une de me demander ben ce qu’elle faisait là quoi), elles sont toutes à découvrir. Une bonne partie joue même dans la catégorie ‘à lire vraiment vraiment’. Et l’une d’entre elle (« Un rare miracle d’ingéniosité ») à peine réussit à m’émouvoir très très fort. Et avec la poussière qui a ce moment là, m’est arrivée dans l’oeil, on a frôlé le drame.

Par contre, un remède à la mélancolie, ne porte pas du tout bien son nom (la nouvelle dont c’est le titre est très bien), c’est plutôt ‘Une plongé dans la mélancolie’ qu’il aurait du s’appeler. Ne le lisez pas si vous êtes déjà déprimé ..

Donc pour conclure, clairement lisez les ! Et si vous devez absolument choisir, Les machines à bonheur est peu être un peu au dessus de l’autre, mais un rien..


Flattr this!

 Posted by at 00:24

Création de jeux de plateaux à quatre mains.

 Jeux de plateaux ou de cartes  Comments Off on Création de jeux de plateaux à quatre mains.
Sep 212015
 

En Mai, pendant un week end un peu trop chaud, j’avais proposé à ma fille d’inventer un jeu de plateau ensemble. J’ai essayé de la laisser la plus libre possible. Elle a choisit le thème des pirates, choisi qu’on devait jouer des gentils pirates qui allaient chercher des trésors dans des îles. Elle a inventé les premiers monstres (sorcières, ogres, dragon) et j’y ai juste rajouté (avec son accord) les méchants pirates. Elle a choisit les ‘malus’ que donnaient les monstres si on perdait la confrontation (les sorcières veulent qu’on fasse leur vaisselle, les ogres qu’on rangent leur chambre et qu’on leur fasse a manger, les dragon brûlent le bateau et les pirates, ben volent le trésor du joueur). Après plusieurs heures de travail en commun, cela avait donné ça. J’étais plutôt content de nous deux.

Mais je voulais qu’on aille un peu plus loin qu’une simple page A4 pour carte et des petits bouts d’A4 comme cartes. Donc ce week-end, je lui ai proposé de fabriquer un ‘vrai’ jeu, à partir de ce qu’on avait fait.
Bien entendu elle a tout de suite été partante. Et donc dimanche matin, on s’est retrouvé tout les deux, à bosser pendant quasiment 3h pour faire ‘un vrai jeu’.

On est parti de ce qu’on avait déjà fait. Je ne voulais pas ne pas utiliser nos premiers travaux, je voulais simplement y ajouter un peu de solidité et un peu de matériel. Donc on a commencé par tout préparer.

2015-09-20 10.05.02

Ensuite on a commencé par doubler de carton toutes les cartes. Et il y en avait. 16 cartes piéces d’or et 13 cartes monstres. Découpage du carton pour moi, collage des cartes papier sur les cartes cartons pour elle puis mise en place d’une protection en scotch sur les coins pour re-moi. Pour finir, elle a ajouté une pièce sur tout les dos des cartes Sous pour qu’on les reconnaisse facilement.

2015-09-20 11.27.28

Ensuite, on a ajouté de vrais sous pour que ça soit plus rigolo d’amasser un trésor. Donc découpage des pièces, coloriage et ajout de la valeur sur chaque pièce.

2015-09-20 12.18.20

Vint ensuite le gros du travail. Le plateau. Un gros bout de carton, une grille, et le dessin des contours des îles pour moi. La colorisation de toutes les îles pour elle. Et pendant qu’elle remplissait notre carte au trésor de couleur, je confectionnais avec grand mal nos petits bateaux.

2015-09-20 12.19.112015-09-20 13.13.09

 

 

 

 

 

 

Il ne manquait plus que quelques finitions, redessiner la grille en noir, ajouter la mer, la zone de départ et de fin et nous étions prêts pour notre première partie avec notre jeu.

2015-09-20 13.38.59

Bien entendu, je ne vais pas finir ce billet sans vous donner les règles, ‘en l’état’.

Donc il faut :

  • 13 cartes monstres : 4 sorcières , 4 bateaux pirates ennemis, 3 ogres et 2 dragons.
  • 16 cartes pièces d’or : 5 de valeur 0 , 5 de valeur 2, 3 de valeur 3, 2 de valeur 4 et une de valeur 5
  • des jetons ‘Pièces’ pour amasser son trésor : 14 pièces de 1 sous, 7 pièces de 2 sous, 7 pièces de 5 sous.
  • un plateau de 18 fois 14 cases. Avec des iles d’une, de deux, de 3 et de 4 cases éparpillées un peu partout, une zone de départ et une zone d’arrivée.
  • un petit bateau pour chaque joueurs

Au début du jeu, on mélange les cartes monstres et les cartes Pièces et on en fait deux pioches, faces cachées.

Les règles sont simples :

  • les joueurs font tous partir leur bateau du point de départ.
  • les bateaux avancent d’un D6 par tour.
  • les bateaux n’avancent pas en diagonales, seulement verticalement et horizontalement.
  • A chaque fois qu’un bateau accoste une ile, il peut fouiller celle-ci.
  • Quand un bateau accoste sur une île, il ne peut plus se déplacer avant le début de son prochain tour.
  • A chaque fin de tour où un bateau est accosté à une ile, le joueur doit vérifier si il rencontre un monstre ou pas.
  • Les îles de tailles 1 ou 2 peuvent être fouillées une fois
  • Les îles de tailles 3 et 4 peuvent être fouillés deux fois.
  • Quand on fouille une île de taille 1, on pioche 1 cartes sous, quand on fouille une île de taille 2, on pioche 2 cartes, quand on fouille une île de taille 3 on pioche 2 cartes (mais on pourra repiocher 2 cartes au prochain tour et quand on fouille une île de taille 4, on pioche 3 cartes (et on pourra le refaire au tour suivant).
  • Lorsqu’on a fini de fouiller, on prend dans la réserve autant de pièces que ce qui est indiqué sur les cartes Pièces que l’on a pioché et on met ensuite les cartes pièces dans la défausse des pièces.
  • Quand il n’y a plus de carte Pièces dans la pioches , on mélange la défausse pièces et on refait une pioche pièces.
  • Si on régles de rencontres disent que l’on rencontre un monstre, on pioche alors une carte monstre et on résout la rencontre.
  • Une fois la rencontre résolu, on met le monstre à la défausse, quand la pioche de monstres est vide, on mélange la défausse et on refait une pioche.

Les règles de rencontre sont les suivantes :

  • Pour une île de taille 1 , on rencontre un monstre si on fait 1 sur un D6
  • Pour une île de taille 2, on rencontre un monstre si on fait 1 ou 2 sur un D6
  • Pour une île de taille 3 , on rencontre un monstre si on fait 1, 2 , 4 sur un D6
  • Pour une île de taille 4 , on rencontre un monstre si on fait 1, 2, 4 , 6 sur un D6

Quand on rencontre un monstre on peut choisir de :

  •  tenter de s’enfuir
  • le payer pour qu’il nous laisse tranquille.

Si on essaie de s’enfuir et que l’on rate, alors il y a des conséquences.

Pour une sorcière :

  • On réussit à s’enfuir si on fait 1 ou 3 sur un D6
  • On peut la payer 2 pièces pour être tranquille.
  • Si on essaie de s’enfuir et que l’on rate, elle nous prend une pièce si elle peut et il faut faire sa vaisselle. Le joueur perd donc son prochain tour.

Pour un ogre :

  • On réussit à s’enfuir si on fait 2, 4, 6 sur un D6
  • On peut le payer 3 pièces pour être tranquille.
  • Si on essaie de s’enfuir et que l’on rate, il nous prend une pièce si il peut et il faut faire la cuisine et ranger sa chambre. Le joueur perd donc son prochain tour.

Pour un dragon :

  • On réussit à s’enfuir si on fait 1 sur un D6
  • On peut le payer 4 pièces pour être tranquille.
  • Si on essaie de s’enfuir et que l’on rate, il nous prend 2 pièce si elle il et il faut réparer le bateau et éteindre les feux allumés par le dragon. Le joueur perd donc son prochain tour.

Pour un bateau pirate ennemi :

  • On ne peut payer les pirates pour qu’ils nous laissent tranquille.
  • On ne s’enfuit pas, on combat. On gagne si on fait un 1, 5, 6
  • Si on gagne, on gagne 2 pièces
  • Si on perds, on perds 4 pièces et un tour pour les réparations du bateau.

Un truc que j’ai oublié, c’est des jetons pour pouvoir marquer les îles qui ont été complètement ou a moitié fouillées (des jetons double face, avec 2 couleurs iraient parfaitement).

Bon ce ne sont que des règles imaginées en 15 minutes, donc ce n’est pas de la grosse mécanique. On pourrait rajouter des îles, des monstres, des règles. J’avais pensé à un moment à rajouter des requins pour des rencontres en mer. Ou à prendre en compte la météo… On verra plus tard. [j’avais à un moment pensais aussi à faire des tuiles pour les îles pour construire une carte différente à chaque fois, mais finalement, j’ai préféré rester simple]

Mais là, comme ça, c’est très rigolo à jouer. Et puis, c’est notre jeu. Qu’on a imaginé et construit ensemble. De rien, jusqu’à tout. Et on est tout fier tout les deux (enfin moi en tout cas je le suis).

 

[Ajout Licence : Les règles et systèmes de jeux sont en CC0 , autrement dit dans le domaine Public ]


Flattr this!

 Posted by at 23:38