A l’abordageeeeeeee , anniversaire 2018 !

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Mar 042018
 

J’ai écris il y a quelques mois un post pour raconter les anniversaires de ma fille et ce que je m’amuse à organiser pour elle et ses copines.

Il est temps de parler de l’itération 2018 qui a eu lieu il y a quelques semaines.

Cette année, j’avais envie de faire un truc autour des pirates. Ma fille est fan de pirates et je me suis dit que c’était l’occasion.

Et je voulais un truc ‘réel’, immersif, qui fasse vrai. Et je voulais, encore une fois cette année éviter le syndrome de la taverne [vous savez cette grosse ficelle qui consiste a aller dans une taverne pour trouver le PNJ qui va forcement donner la quête principale de l’aventure du jour]

Mais avant tout il me fallait du matos. J’ai donc commencé par faire des achats :

  • trois vrais coffres en bois sur amazon ( le dernier est arrivé le matin de l’anniversaire, le stress)
  • tout pleins de clés trop jolies (sur la photo il n’y a qu’une partie)
  • un verrou à code à lettres
  • du joli papier avec des lignes d’écriture vaguement elfique dessus
  • un chapeau pirate ( bien entendu )
  • une tête de mort en polystyrène
  • des caches-oeil pour chacune des filles et un pour moi (soit 11 en tout)

Ensuite il me fallait une histoire. Après quelques réflexions, j’ai choisi la suivante : « Une capitaine pirate est poursuivie par des malandrins. Elle est en possession de la clé d’un coffre renfermant le plus gros trésor du monde et la carte amenant à ce coffre. Pour ne pas que ses poursuivants lui vole le trésor, elle cache la clé, la carte et des instructions codés pour son équipage dans un coffre. Et elle cache les infos permettant d’ouvrir ce premier coffre dans deux autre coffres.  »

J’avais donc mon histoire. Et ma quête. Les filles devaient trouver les deux coffre à indice pour ouvrir le troisième coffre. Il n’y aurait plus qu’à envoyer ensuite le contenu du coffre à son équipage et la mission serait réussie !

Il me fallait un support pour que la capitaine pirate puisse expliquer son histoire et donner sa mission à mon petit groupe. Et quoi de mieux pour cela qu’une lettre écrite au dos d’une carte ? Par chance, il y a quelques années, j’ai acheté la version collector de Age of Conan. Et dans cette version collector, il y a une carte imprimé sur une espèce de velin. Parfait donc. Et grâce à l’aide de ma chère et tendre (parce que mon écriture laisse à désirer en terme d’esthétisme), il y eu bientôt une superbe lettre au dos de ma carte.

Le code à lettre qui fermait le coffre final avait 5 lettres, il me fallait donc 5 ‘énigmes’ , plus deux manières de trouver les clés qui permettaient d’ouvrir les serrures des deux petits coffres (les serrures étant bien entendus différentes.

Pour le premier coffre, j’ai mélangé mes jolies clés (à priori normalement prévues pour faire des pendentif) avec trois exemplaire des clés permettant d’ouvrir la première serrure du coffre. A l’intérieur du coffre, il y a avait les caches-oeil, une lettre de félicitation de la capitaine pirate, la première lettre et l’indication d’où se trouvait la deuxième lettre, cachée dans le chapeau pirate

Pour le deuxième coffre, il fallait fouiller le ‘vomis des marins d’eau douce’. En guise de faux vomis, j’avais préparé un mélange maïzena + eau + colorant alimentaire verdâtre. Dedans j’ai ajouté des bouts de pommes de terre crues, des vermicelles cuites et quelques cafard en plastique. Et j’ai rempli une jarre avec ça. Dans le coffre en lui même, il y avait une nouvelle lettre donnant encore un lieu où se trouvait une autre lettre (cachée dans la tête de mort en polystyrène dans laquelle j’avais creusé un trou, cachée la lettre, puis rebouché le trou). Et une phrase puzzle. La phrase en elle même était ‘la dernière lettre est la même que la première’. Je l’ai écrite sur sept carré de papier que j’ai découpé n’importe comment. Puis j’ai mis les bouts dans des enveloppes, en mélangeant les choses pour que cela soit plus difficile.

Tout était donc prêt.

Il ne me restait qu’à éviter le syndrome de la taverne. Du coup, quand ce fut le jour dit, et que toutes les filles étaient là, je leur ai demandé ‘vous êtes d’accord pour qu’on fasse des tours de magie comme l’année dernière avec les potions ?’ Bien entendu elles ont répondus oui. Du coup j’ai demandé à l’une d’entre elle, d’aller me chercher le grimoire de l’année dernière pour qu’on regarde dedans. Quand elle a sorti le bouquin de l’étagère, la carte lettre de la capitaine pirate scotché à la tranche du grimoire est apparue. Elles ont lu la lettre toutes ensembles. J’ai alors posé la question qui aurait pu mettre en l’air tout l’après midi :’ Bon alors vous voulez qu’on fasse quoi, on fait des tours de magies ou on aide la capitaine pirate ? ‘. Le soulagement quand elles ont décidés de partir sur la quête des pirates.

Les coffres cachés dans la salle furent rapidement trouvé. Le bocal plein de clés, il fallut un peu plus de temps. Pour que toutes puissent participer, je leur ai proposé de tester une après l’autre, une clé. Assez rapidement l’une d’entre elle a repéré qu’il y avait trois clés pareils parmi tout le paquet et que donc ça devait être les bonnes. Mais avant qu’elle puisse essayer, le cadenas fut ouvert … avec une clé qui n’était pas la bonne clé:) .

Après qu’elles aient récupéré chacune leur cache-oeil, il fallut trouver le chapeau pirate et la nouvelle lettre. Et puis ce fut le moment de chercher le bocal de vomi.

Quand il fut trouvé, il y eu un vrai concert de ‘beurkkkk’ , ‘mais c’est dégueuuu’, ou le plus drôle ‘mais ça puuuuu trop le vomi’. Pour que les choses se passent dans le calme, là encore, je leur ai demandé de plonger la main dans le bol, pour chercher la clé, une après l’autre. Et uniquement si elles le voulaient. Au début sur 10 petites filles, il y en avait que 4 qui voulait bien, au final 7 sur 10 ont tenté de trouver la clé dans l’horrible bocal. Une fois la clé trouvée, tout le monde eu le droit de se laver les mains et op pause gâteau. C’était rigolo de voir les 2 ou 3 plus impliquées relire la lettre carte, essayer de voir si il y avait un message caché ou si il y avait une indication sur la carte au dos de la lettre.

 

 

Reprise de la quête des pirates. Remettre en ordre les puzzles puis découvrir la phrase pris un certain temps. Il ne manquait plus alors que l’avant dernière lettre. La chasse à la tête de mort fut lancée. Je l’avais bien caché, donc ça pris plus de temps. Une fois trouvée, voir qu’il y avait une espèce d’ouverture, l’enlever et trouver la dernière lettre pris relativement peu de temps.

Il était alors temps d’ouvrir le dernier coffre et de lire le dernier message de la Pirate. Qui leur demandait donc de tout envoyer par la poste. Et d’écrire leur nom de pirate au dos de la carte. Il fallut donc que chacune trouve son nom de pirate, que j’écrivais religieusement au dos de la carte du giga trésor. Carte qui alla avec les inscriptions chiffrées et la clé, dans une enveloppe se trouvant aussi dans l’enveloppe et adressée à ‘Equipage de la Capitaine Lilabelle, Île de la Tortue, Océan Atlantique’

Les choses auraient pu se terminer là. Mais je voulais que ca soit vraiment immersif. Du coup, j’ai acheté des grosses pièces de monnaies Pirate en métal (merci Philibert, il y a des pièces de toutes les sortes, viking, nains, pirates, etc .. ) , j’ai redemandé à ma moitié d’être à nouveau la plume de Lilabelle et chaque petite pirate a reçu une lettre de remerciement signée de la main de la capitaine et contenant une pièce de monnaie.


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Anniversaire pour enfant et animations.

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Jul 142017
 

J’adore les anniversaires. Et j’adore totalement les anniversaires de ma fille. Et comme je ne suis pas le parfait modèle du papa présent tout les jours, il faut bien dire que je compense dés que je peux. Donc aussi à l’occasion des anniversaires.

Qui sont du coup pour moi l’occasion d’organiser des trucs. Et de, il est vrai, autant me faire plaisir que ce que je fais plaisir à ma fille. J’en parle parfois, dans la vrai vie et j’avais promis d’écrire un billet pour raconter les choses. Bon j’ai promis ça courant février 2016. Disons que le temps d’exécution fut simplement très très long. Mais l’important c’est d’avoir fini par écrire le billet non ?)

Itération 2016.

Pour 2016, j’avais décidé de faire une espèce de campagne collaborative de jeux de plateau pour ma fille et ses amies (au total 6 petites filles de 5 ans donc). J’avais vraiment envie de les faire jouer à des jeux de plateaux, mais pas en compétitif. Leur faire vivre une espèce d’aventure, elles contre le reste du monde. Et comme je n’ai pas voulu me lancer dans une partie de jeu de rôle (fallait tenir 3h, avec des enfants de 5 ans, je l’ai pas senti, j’ai eu l’idée d’une campagne basé sur plusieurs parties de plusieurs jeux mais avec un fil rouge pour faire le lien).


J’ai pris une partie de mes boites de jeux de plateaux, quelqu’une de mes figurines et j’ai bâti un scénario. Simple mais efficace :
«  il y a six fées des histoires qui permettent aux grandes personnes d’inventer des histoires. Parce que si les enfants sont capable d’inventer des histoires seuls, les grands ne savent plus le faire. Et ils ont besoin de l’aide des fées des histoires pour y arriver. Ce sont donc les fées qui soufflent les idées d’histoires aux adultes quand ceux-ci veulent écrire des histoires pour les enfants. Mais malheureusement trois des fées ont été kidnappés par une méchante sorcière qui veut rendre le monde triste et sans histoire. Du coup les trois fées restantes demandent de l’aide, à qui .. à mon petit groupe de fillette »
Voilà le cadre posé. (D’ailleurs j’ai du être un peu trop persuasif, quand plus tard dans la partie, elles ont failli ne pas réussir à sauver l’une des fées, l’une des petites filles était vraiment très très en stress, heureusement, elles y sont arrivées, sans même que j’ai besoin d’utiliser une astuce de MJ).

Ensuite, j’ai décliné les choses en trois missions. Chaque fée avait écris une missive avec l’indication de ce qu’il fallait faire pour la libérer des malandrins qui l’avaient kidnappé avant que la sorcière ne vienne définitivement la capturer. A chaque fois il y avait donc un objectif, libérer une fée et une possibilité de perdre, indiquer par la roue du bonhomme bombe. Si le bonhomme bombe arrivait sur la dernière case de la roue avant que la fée soit libérée, c’était trop tard, la sorcière arrivé et avait récupéré la pauvre fée. Il y avait donc du coup un enjeu.

 

 

 

 

La première mission était de fabriquer des potions qui permettaient de faire s’endormir les monstres poulpes qui surveillaient la fée. Les filles étaient en binome et devait faire une potion. Pour cela elle avait une recette (les cartes avec les ronds de couleur) et devait déposer sur chaque rond un pion de la bonne couleur. Pour piocher les pions c’était simple. Il fallait tirer un d6 et piocher le nombre de pion dans le sac. A chaque tour de jeu, le bonhomme bombe avançait d’une case. En cas de 6, le bonhomme bombe avançait d’une case et il fallait piocher une carte du petit peuple qui faisait des effets désagréable. Bien entendu les binômes pouvaient s’échanger les ingrédients pour aller plus vite. Ce fut le jeu le plus difficile à réussir. Le bonhomme bombe était à seulement deux cases de finir son parcours. Et je peux vous dire qu’il y a eu beaucoup d’émotions.

 

 

 

La deuxième mission, sauver la fée Eve du capitaine Crochet. Un simple jeu de l’oie ou il fallait ramasser les trésors ( collé sur le parcours et caché dans les petits ronds en cartons) et combattre les pirates pour finir par aller échanger la fée contre les trésors. Trois chemins, trois binômes et des combats aux dés contre les pirates (vive les combats de D6). La aussi pas mal de stress mais moins. Le bonhomme bombe (qui avançait à chaque tour de jeu) eut moins le temps de s’approcher.

Pour le troisième jeu, j’avais dans ma grande fougue prévu de devoir découvrir un labyrinthe et combattre des dragons. Mais l’heure avançait et il y avait déjà eu beaucoup d’émotion. Au débotté j’ai donc changé et j’ai lancé un truc que j’adore faire avec des enfants, un théâtre de marionnette participatif. La justification dans la campagne était la suivante : Deux des trois fées kidnappées ont été libérées, elles sont presque aussi forte qu’avant, pour arriver à libérer la dernière il suffira d’arriver à raconter une histoire en groupe et la dernière fée aura assez de pouvoir de fée pour se libérer. Je lance l’histoire, je plante le décor, toute les marionnettes devant moi. Et ensuite c’est à eux d’écrire l’histoire ensemble. Quand l’une propose, si les autres sont ok, je distribue les marionnettes qui participent à la scène et elle est joué. Puis je reprend les marionnettes, la nouvelle scéne est imaginée est on est repartie. Les marionnettes étaient les suivantes : un roi, une princesse, un chevalier, un dragon, un sorcier (les marionnettes maison du monde et Hema sont vraiment très cool). Et j’ai planté le décor : Un très vilain dragon a kidnappé le prince et il faut le sauver. La suite de l’histoire inventée par les filles : Le chevalier essaie mais il n’y arrive pas et quand le dragon souffle sur lui , a cause de l’armure il est tout brulé et il se jette dans la rivière pour se refroidir. La princesse va demander conseil au sorcier qui lui dit comment faire une potion qui va transformer le dragron en grenouille et elle sauve donc le prince. Moment spécial. Juste après que le chevalier est échouée, le groupe se demande à qui la princesse doit demander conseil. L’une des petite propose d’aller voir le roi. Une autre lui répond ‘mais non le roi il ne sert à rien, il ne sert qu’à empêcher la princesse de faire des choses et lui dire avec qui elle va devoir se marier’. 5 ANS….

Itération 2017.

Je m’étais beaucoup amusé avec ma version 2016. Et ça avait beaucoup plus. Pour 2017, je me suis dit que j’allais repartir sur un même principe. Un jeu en coopératif. Et comme on ne change pas un fil scénaristique usé jusqu’à la corde mais qui fonctionne à merveille avec les petites filles, il fallait cette fois sauvé la reine des fées emprisonnés dans le château du terrible enchanteur.

Pour le reste, je me suis dit que les jeux c’était bien mais que le monde réel c’était plus rigolo. J’ai donc investi dans quelques accessoires. Sinon le principe était le même. Il fallait réussir des missions.

Mais là, j’ai décidé de corser les choses. J’ai donc enregistré des messages sur mon tel (merci les modificateurs de voix) et programmer des alarmes. La première alarme sonna au moment où j’expliquais qu’on allait faire des jeux et tout, moi bien entendu intrigué, je sors mon téléphone.
« Oh j’ai un message ».
Et voila.
Le message expliquait la situation et se terminait par une question ‘voulez vous m’aidez à me libérer de la sorcière. Si oui criez le et je vous enverrais un autre message’. Autant dire que mon audition en pris un coup.
Histoire de rendre les choses plus vraies, le deuxième message ne contenait pas de mission, il indiquait qu’il fallait chercher une boite en bois qui contenait la mission. Boite en bois que j’avais acheté pour l’occasion (donc que ma fille ne pouvait pas connaître) et cachée avant l’anniversaire. Dans celle-ci il y avait un message. Mais chiffré. (c’est plus rigolo et puis certaines sachant déjà lire, je voulais pouvoir modifier le contenu des messages sans être embêté).

 

 

 

Heureusement j’avais des lunettes de déchiffrement qui me permettait de lire les choses.

 

Pour la première, je me suis dit que le jeu des potions l’année dernières avaient bien marché. J’ai donc repris le truc. Mais pour de vrai.
J’ai donc acheté des insectes en plastiques et des perles pour le bain. J’ai acheté des dentier de vampire en plastique dont j’ai coupé toutes les dents. J’ai ensuite dilué de la peinture dans du vinaigre blanc pour les ingrédient liquide (sang de dragon, morve de troll, etc). Les ingrédients solides (insectes, dents, perles de bain) étaient plongées dans des pots en verre remplis de bicarbonate de soude. Pour finir j’avais mélangé du bicarbonate et des paillettes histoire de faire des poudres magique de différentes couleur. J’ai remis les filles en binôme, chaque binôme ayant un mini chaudron et une spatule ( un mélangeur à cocktail en plastique). Et on est parti pour faire des potions magique, moi lisant le grimoire avec mon chapeau de magicien sur la tête et tapotant parfois avec ma baguette sur les chaudrons, les filles mélangeant les choses dans le chaudron et sursautant de bonheur à chaque fois qu’un peu de bicarbonate réagissait avec le vinaigre. Sachant que chaque « fin » de potion correspondait à ajouter la poudre magique qui allait bien pour la bonne potion, à savoir du bicarbonate quasi pur et que l’effet attendu « une simulation de volcan » du plus belle effet était parfaitement dans le ton.

A et j’ai failli oublié. Je m’étais fabriqué un grimoire !

Une fois la mission finie, toute les filles attendaient que mon tel sonne pour écouter le message indiquant que la mission étaient réussie. Et puis se ruaient sur la boite en bois pour voir si il y avait un nouveau message. Ce fut d’ailleurs mais plus gros coup de stress. En effet certaines fillettes vérifiaient la boite magique en cours de mission. Pour voir si elle était vide. Et si les messages apparaissaient bien. Je n’avais donc que peu de temps, pendant qu’elles écoutaient le message pour arriver à mettre le message dans la boite, sans me faire capter.

Les deux autre missions étaient des missions de fouilles dans les lieux ou nous étions pour trouver des papillotes pétards pour faire exploser les murs du château de la sorcière et ensuite trouver des figurines et les remonter correctement pour rendre la liberté à l’armée de la reine des fées. La dernière mission fut un maintenant classique théâtre de marionnette participatif. Le décor : un dragon terrorise le pays. Au final on appris pendant l’histoire qu’il souffrait de mal au ventre parce qu’il avait mangé quelque chose de beaucoup trop épicé et donc tout se termina pour le mieux en lui donnant à manger de la glace à la fraise magique.

Annexe, fabrication d’un grimoire !

Rien de plus simple que fabriquer un grimoire. Prenez le plus gros livre à couverture dure que vous trouvez (chez moi un dictionnaire des plantes). Faites lui une couverture “magique”. Ensuite ouvrez le livre vers le milieu, recouvrez deux des pages de papier parchemin et écrivez votre recette de potion magique. Et voilà, vous avez le plus beau des grimoires !

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Enfance et informatique

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Dec 252015
 

A la maison, il y a un certain nombre d’écran, PC , tablette, téléphone. Ma fille a donc très logiquement assez rapidement mis la main sur assez rapidement.

Les trucs tactiles

Téléphone et tablette à interface tactile n’ont rapidement plus eux de secret pour elle. Elle s’en sert majoritairement pour jouer, y compris parfois à des jeux pour grand (elle a fini Monument Valley il y a 2 jours) et un peu pour regarder des dessins animés (c’est assez nouveau comme pratique pour elle et c’est très encadré pour pas qu’elle ne passe trop de temps passive). Elle y a des jeux vraiment jeux, des jeux éducatifs et des jeux plus en mode tamagochi. C’est d’ailleurs assez fou le nombre d’achat in apps qu’il y a dans les applications « gratuites » pour enfants. De partout tout le temps.

Un vrai ordinateur

Ca m’ennuyait que la seule expérience d’interraction qu’elle avait avec du matériel informatique soit une expérience tactile. Je réfléchissais depuis quelques temps à lui faire utiliser un clavier et une souris. Cet été, j’ai sorti un de mes vieux portables du grenier et je lui ai donné (un gros et vieux Dell 17 pouces, qui pese une bonne grosse tonne). Au départ j’étais parti pour lui installer une distribution spéciale enfant, mais après plusieurs tentatives infructueuse d’installation (que ce soir Doudoulinux ou autre d’ailleurs), j’ai finalement changé mon fusil d’épaule. Une bête Ubuntu avec Unity et seulement les icônes qui lui conviennent et ça roule. Elle utilise massivement Gcompris, un logiciel de planétarium pour voir les étoiles et une espèce de Paint qu’elle lance à travers Gcompris. Pour la rendre totalement autonome j’ai configuré la ubuntu en auto-login et je lui ai expliqué comment éteindre le PC. Par contre Gcompris et les autres suites ludiques pour enfant sous linux ont tout le même un look assez horrible années 80. Alors oui ça fait le job. Mais bon, quand je vois la différence entre Gcompris et ses application Ipad …

Console

Depuis un peu moins d’un an, on a rebranché la WII. Mario kart mais surtout WiiFit ont un gros succès. En plus, on fait d’une pierre de coup, elle s’amuse, développe un minimum tout ce qui est équilibre et agilité et se dépense un max en se tapant des gros fous rires.

Le Pair Gaming

Même si je ne suis plus un gros joueur, je continue à passer un certain nombre d’heures à jouer sur mon PC. Bon bien entendu, je ne joue à Rust ou à CS:GO que quand elle n’est pas devant mon écran (donc en fait la nuit), mais depuis pas mal de temps maintenant, on pratique ce que j’appelerais du Pair Gaming. Ca me permet de partager avec elle des moments de complicité tout en lui faisant découvrir des trucs. Mais qu’est ce que le pair gaming ? C’est tout simple, elle s’assoit à coté de moi et soit :

  • me dit ce qu’elle pense que je dois faire
  • fait la voix off et raconte ce qui se passe
  • m’alerte sur les problèmes qu’elle détecte

Alors bien entendu cela demande de choisir avec soin les jeux auxquels on pair-game. Et aussi parfois de modifier un peu le sens de ce qui se passe à l’écran. Petite liste de quelqu’uns des jeux avec lesquels on s’amuse.

On a commencé avec Don’t Starve. Je n’y joue qu’avec Wendy et Willow (bon et parfois Wickerbottom). Donc c’est devenu le premier ‘jeu avec la petite fille’. Je lui ai expliqué les règles et elle a commencé par faire la voix off puis rapidement elle a pris un rôle plus actif en me proposant quoi faire, ou aller etc .. Par contre la mort des personnages c’est transformé en ‘elle est vraiment très très fatiguée, elle fait dodo’.

Terraria (renommé la petite fille qui explore) a aussi un certain succès depuis qu’on y joue.  Là on joue complètement en binome. Pour l’exploration, elle me dit quoi faire, ou aller et je me contente de suivre ce qu’elle me dit. Je m’occupe de construire les maisons pour les PNJ, on les meuble ensemble. Là aussi petite explication de texte, les zombies veulent nous prendre nos sous (vu que des pièces tombent à chaque fois par terre) et on ne les tue pas, on les renvoie dans leur maison pour qu’ils arrêtent de vouloir nous prendre des sous.

Pas mal de jeux de plateforme ‘retro’. On joue à un peu tout tant que c’est plus de l’exploration, habileté que du bourrinage, tir partout. You have to win the game nous a fait quelques heures, mais sans plus (ni elle ni  moi n’avons accroché). Life of Pixel (renommé le jeu du carré vert) est plutôt très sympa. On y joue un gros carré vert (ou monochrome) qui doit récolter des diamants avant de trouver la sortie pour passer au niveau suivant. Chaque monde que l’on traverse correspond à une vieille console. Atari 2600, Commodore, NES, SNES, etc … Je tiens la manette elle me dit où elle pense qu’il faut aller, quand il faut sauter sur les plateformes, les danger qui arrivent (Attention les piques papa!), etc .. Et elle rit beaucoup parce que je me plante souvent.

Récemment je me suis mis à jouer à Kingdom (renommé le jeu du roi et de la reine), elle m’alerte de la nuit qui tombe, des monstres qui arrivent, des pièces par terre et me demande tout le temps de construire un château plus gros :).


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Mar 092011
 

Six semaines que je suis papa. Six semaine de bonheur. Six semaine de joie, de chamboulement. Six semaines où l’on se redécouvre soi-même, où la relation que l’on a avec le monde change, ou les référentiels de pensée change.

Mais commençons par le commencement. Récit d’une expérience forcément très personnel, mais en même temps universel.

Tout commence devant une porte. Enfin, pour moi, tout à commencer devant une porte. Lors des césarienne, le papa n’assiste pas.

Il attends donc. Bêtement. En faisant les cents pas. Et en twittant. (Merci d’ailleurs à tous ceux qui à ce moment là, m’ont tenu compagnie à travers leurs replies et leur DM).

Et puis une sage-femme vient chercher le papa. Et elle est là. Toute petite, mais déjà criant à plein poumons. Elle est là et tout change. A ce moment là, il y a un moment très spécial, très doux. La maman est toujours au bloc. Il n’y a que le tout nouveau papa et son bébé. Ce moment là, toi le jeune papa qui n’a pu assister à l’accouchement, vit le à fond.

Moi j’ai bercé tout doucement ma petite en lui racontant … je ne sais plus trop quoi. Un peu tout. Un peu rien.

Ensuite, ensuite chacun vivra son expérience.

  • Chacun apprendra que le code couleur du caca de bébé. D’abord noir, puis vert puis jaune moutarde. Et le pire, c’est que ça ne sera même pas dégoutant.
  • Chacun découvrira le langage des pleurs, à différencier les pleurs des faims des pleurs de couches pleines, des pleurs de  ….
  • Chacun découvrira le plaisir des nuits hachées par les pause miam de la petite crevette (et ceux qui comme moi on la chance de très peu dormir et d’en plus avoir une petite fille très sage qui ne réveille que peu de fois ses parents seront plus chanceux que les autres).
  • Chacun s’extasiera sur des conneries. Sur le premier sourire, la première vocalise, la première fois que ce petit bout lui serrera, de toute ses minuscules force, le doigt.
  • Chacun expérimentera la sensation si douce, si entière qui apparaît lorsque l’on berce sa fille, les yeux dans les yeux et que lentement elle ferme les siens, se laissant aller, totalement sereine, dans un lâché prise complet tellement … dans une confiance si totale qu’elle en est presque effrayante…
  • Chacun vivra ou ne vivra pas ses angoisses, ses incertitudes, ses doutes sur le fait de faire tout comme il faut, tout parfaitement. A ce niveau là, si je peux donner un conseil, le même conseil que celui que l’on m’a donné plusieurs fois, c’est de faire les choses au feeling. De s’écouter et d’écouter son petit bout. Si tout va bien.. alors tout va bien, il ne faut pas chercher à tout disséquer, ausculter sans arrêt.

Chacun .. chacun vivra sa paternité à sa manière.

Pour moi, parmi toutes les choses que je découvre, toute les choses que je vis, et si je devais n’en retenir qu’une pour finir ce billet, ce serais.. ce serais un truc auquel je ne m’attendais pas du tout. Ca serait un truc que m’apporte ma fille.

Je l’ai déjà dit, on s’extasie comme des niais, pour un rien. On sait (quand je dis on, c’est bien évidement je, je parle pour moi, je ne sais pas pour vous:) ) très bien que cela ne changera pas la face du monde qu’elle est dit son premier A ou son premier O. Qu’elle est fait son premier vrai sourire avec les yeux. Que tout les bébés le font. Mais on s’extasie quand même. Et, on retrouve la fraicheur de l’étonnement infini de l’enfance. Cette possibilité de s’émerveiller de tout, de ne pas être blasé. Cette faculté a être heureux, pour des petits rien. A vivre, mieux.


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