Oct 032015
 

J’avais quasiment oublié Ray Bradbury. Enfin pas vraiment oublié mais juste, pas lu depuis longtemps ( pour être exact depuis que j’avais lu Chronique Martiennes et Fahrenheit 451 au lycée). Et puis j’ai vu passé un tweet à propos d’un de ces romans. Et je me suis dit que j’avais envie de relire sa prose. Et donc, quand je suis passé à la bibliothèque, forcément, je suis allé voir ce qu’il y avait de dispo.

J’ai fini par choisir deux recueils de nouvelles pour ‘me mettre en jambe’ :

  • Un remède à la mélancolie ( volume court)
  • Les machines à bonheur ( de bonne taille)

Et je dois dire que j’ai été totalement surpris par l’écriture. Je ne sais pas vraiment ce à quoi je m’attendais. J’avais un souvenir très diffus de mes précédentes lectures mais je m’attendais clairement à quelque chose de très SF.

Alors que non. Pas du tout.

Alors oui, on parle parfois de Mars ou de Fusée. Mais on est pas dans du space opera, dans de la SF « classique » age d’or. On est plus dans de « l’intime », une fenêtre qui s’ouvre sur la vie des personnages. En lisant les nouvelles, je me suis dit que j’avais l’impression de lire du Gaiman. Et en y repensant c’est bien ça. Il y a un peu la même poésie, la même fragilité, la même délicatesse des mots dans la prose de Bradbury que dans celle de Gaiman.

Et même si l’un des thèmes qui revient souvent dans les nouvelles est Mars, ce n’est pas le seul. Vous aurez aussi l’invasion ou/par la transformation. (Les terriens qui colonisent Mars mais se font envahir par les martiens par exemple), l’enfance et la vieillesse. Un grand nombre de personnages principaux des nouvelles sont des gens « agés » ou des enfants.

Concernant les nouvelles en elles même, même si il y en a 2 ou 3 qui ne m’ont pas fait d’effet (pour ne pas dire que je suis totalement passé à coté, au moins pour une de me demander ben ce qu’elle faisait là quoi), elles sont toutes à découvrir. Une bonne partie joue même dans la catégorie ‘à lire vraiment vraiment’. Et l’une d’entre elle (« Un rare miracle d’ingéniosité ») à peine réussit à m’émouvoir très très fort. Et avec la poussière qui a ce moment là, m’est arrivée dans l’oeil, on a frôlé le drame.

Par contre, un remède à la mélancolie, ne porte pas du tout bien son nom (la nouvelle dont c’est le titre est très bien), c’est plutôt ‘Une plongé dans la mélancolie’ qu’il aurait du s’appeler. Ne le lisez pas si vous êtes déjà déprimé ..

Donc pour conclure, clairement lisez les ! Et si vous devez absolument choisir, Les machines à bonheur est peu être un peu au dessus de l’autre, mais un rien..


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