Sep 032010
 

Cette interview va me permettre de dire, rapidement pourquoi j’aime twitter. Parce que @gromitflash, il y a 8 mois, je ne savais pas du tout qui s’était. Mais alors pas du tout. Et puis il est apparu dans ma TL, de manière épisodique, RT de ses tweets par quelqu’un que je suis. Et au bout de quelques RT, je me suis dit que j’avais envie de connaître qui s’était, ce bonhomme. Et donc je l’ai suivi, comme ça pour voir. Et j’ai découvert quelqu’un dont j’avais envie de lire les billets et les tweets, ce que j’ai fait.
Jusqu’à ce qu’à la faveur d’un de mes déplacements sur la capitale, on est l’occasion de discuter autour d’une bière et que l’idée de cette interview germe dans ma tête.
Donc voilà, j’aime twitter, parce que oui c’est encore mieux que des flux Rss, oui il y a plein d’infos, oui je peux poser des questions et avoir des réponses, mais  surtout, surtout parce que je rencontre des gens que j’apprécie.
Bon, je vais stopper la mon introduction et vous laisser lire les réponses de @gromitflash

Une dernière chose que vous aurez noté, oui il se pourrait bien qu’il y est une interview par semaine, tout les vendredis. Enfin si je trouve des gens qui veulent bien répondre à mes questions et que je trouve le temps d’écrire mes questions (c’est que c’est pas rapide rapide de formuler de belles questions)

Et juste avant de vous laisser lire ses réponses (et il faut la lire cette interview, vraiment), juste une dernière chose. Merci pour tes réponses.

— Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Je suis un parisien né parisien qui fait des études assez inattendues : sage-femme. Sinon je suis un geek assez complet : jeux vidéos, jeux de rôle, littérature et films de genre, blagues matheuses ou physicienne, esprit mal tourné, humour noir et ouverture d’esprit.

Ta cyber life

— Pourquoi avoir commencé un blog ?

J’ai commencé d’une façon assez bête : par écrire un journal intime. Un document word effacé depuis longtemps (heureusement … même si  je le regrette parfois) qui a couru sur 3 ans (entre mes 12 et mes 15 ans, en gros). Plus de 400 pages dans un dossier caché protégé par mot de passe (oui, j’étais paranoïaque).
Un jour j’ai mis l’accent davantage sur des « créations littéraires » que je relis en pouffant. Et j’ai laissé tomber mon journal contre un forum. J’écrivais et ça ma suffisait.
Puis est arrivé ma PCEM1 et j’ai alors commencé le « Journal d’un étudiant parisien » sur overblog ce qui a été le tout début de mon blogging. Il faut noter que j’ai essayé plusieurs fois de le lancer avant de le lancer sur overblog.

— Tu as/as eu d’autres blogs ?

Trop. Beaucoup trop. Mais moins qu’@Edenlys qui en change tous les 4 mois.

— Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

D’abord j’avoue que j’ai eu un skyblog (j’ai honte) mais il ne compte pas n’est-ce pas ? Il y a aussi eu un blog roleplay, quelques essais de blog avant mon premier blog sérieux.
Ensuite est né mon premier blog orienté clairement vers le journal intime. Une façon de recommencer à écrire. J’écrivais toujours, mais je sentais que je buttais un peu, que je tâtonnais au niveau de mon style. Quand je relis mon premier billet j’ai envie de rire parce que ça me montre toutes les lacunes que j’avais à l’époque presque surlignées sur l’écran.
Quelques temps après ce blog, au court de l’été, est apparu un blog littéraire que je n’ai jamais vraiment réussi à faire décoller. Ce n’est pas le dernier vu que j’ai un autre blog littéraire plus récent (ouais, j’ai tout changé d’un coup en novembre dernier). En parallèle j’ai eu un autre blog dont je ne parlerai pas. Vous avez peu de chance de le trouver.
Novembre dernier donc. Après plus de deux ans passés sur ce blog j’ai ouvert mon blog actuel . Je trouvais que l’ancien étaient beaucoup moins bien écris, moins lisible, un peu trop fourre tout. J’ai en parallèle déchargé mon activité littéraire sur un blog Haut et Fort parce que je n’arrivais pas à m’en sortir. Bon il n’est pas très actif mais … on fait ce qu’on peut. Sinon j’ai un blog photo et un blog pour l’instant peu actif que j’ai lancé, comme ça et qui est blog purement littéraire et créatif. Ca me rappelle que j’ai deux brouillons en cours dessus.
J’ai évidement re-craqué et j’ai à nouveau un blog privé. Et un compte twitter associé en plus.

— Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? Quelles utilisations as tu des deux ?

Beaucoup Twitter, un peu des deux en réalité.
Facebook me tient au courant de ce que font les gens que je connais dans la vie réelle mais c’est un véritable foutoir. Ca me permet aussi de parler à des gens que je vois peu et dont je n’ai parfois rien à faire. Détail amusant, je me souviens souvent des gens que je croise alors que je les ai sur Facebook.
Twitter est beaucoup plus sympa dans le sens où on n’est pas obligé de subir de façon arbitraire ce que les autres expriment. Et on peut choisir de suivre qui on veut. C’est plus sobre, plus simple. Facebook et ses 40 000 applications/jeux, non.

— Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je suis purement addict.
J’ai eu une fois ou deux des symptômes d’un syndrome de sevrage parce que je n’avais pas été sur internet pendant plus d’une semaine (obsession, difficultés relationnelles). Bizarrement j’ai réussi à changer ça … mais j’apprécie la compagnie de mon webphone.
Sinon j’ai déjà eu des périodes où je rêvais d’une façon assez intense de screen de Chatzilla (la console IRC mozilla) et j’ai déjà passé un week-end non stop sur internet.
Mais ça a tendance à aller mieux.

— Sur le net on peut te trouver où ?

Quelque part. Je suis assez éclaté au niveau de ma e-personne. Et j’aime ça. J’ai toujours aimé fédérer différents milieux, différents cultures, différentes personnes. C’est ce que je trouve sympa avec Twitter : cette possibilité de rencontre.
Donc sur mes trois blog actifs actuel, sur Nobleme qui est une communauté web que je fréquente depuis 5 (6 ?) ans, Kraland (jeu web php) plus du tout, IRC (mais sur deux trois salons seulement), sur le forum de la team de fansub Requiem, sur Facebook, Twitter … à mon avis c’est mon compte Twitter qui est le plus simple à trouver.

Le boulot

— Bon, je sais que tu es étudiant sage femme, mais j’y connais rien dans les carrières médicales moi, comment on devient sage-femme ?

La réponse officielle : on fait une Première Année Commune d’Etude de Santé (à mon époque le Premier Cycle d’Etude Médicale 1), on a son concours et on fait sa formation. Il s’agit d’un master qui a une première année commune avec les médecins, les dentistes et les pharmaciens.
Les études durent ensuite jusqu’au M2,  la fin de la licence et la fin du master sont sanctionnées par des épreuves écrites (examens, travaux à rendre), un contrôle continu, des oraux et des épreuves cliniques (qui foutent d’ailleurs une pression assez balèzes et m’empêche de dormir). Concrètement on passe trois semaines sur six en stage et le reste en cours … avec un total de 9 stages par an où l’on change de service, d’hôpital … un nouveau défi à chaque fois.

— D’ailleurs, sage-femme, c’est pas commun pour un garçon, c’est une vocation ?

Non. Enfin si.
Jeune gars un peu naïf, j’étais sur mes rails vers la médecine en écartant un peu le reste. Je n’avais pas prévu une chose : ne pas avoir médecine. En fait c’est paradoxalement ce qui m’a sauvé. Je n’eu pas médecine, je choisis un métier qui, comme disais mon père, « n’en était pas un » et je me suis retrouvé dans un monde étrange, fascinant et passionnant.
Quand je vois la santé des femmes en France, l’état de nos mentalités, la façon dont on traite des sujets importants tels que le désir, le sexe, les sentiments ; j’ai envie d’agir. Je ne peux pas rester là à voir des filles de 14 ans subir une deuxième IVG parce que leur médecin n’a pas été foutu de faire sortir leur mère pour parler de contraception, ou a considéré qu’il fallait attendre qu’il y ait des rapports sexuels pour cela et parce que l’interne a fait une ordonnance pour une pilule à une adolescente incapable de s’y tenir. J’ai découvert ce métier, j’ai découvert ses pendants et aboutissant, les joies, plus récemment les peines et je ne suis pas près de décrocher.
Au départ ce n’était pas une vocation. C’était plus un frisson, un coup dans l’eau « pour voir ». Maintenant c’est une vocation.
Le plus drôle peut-être c’est que la grande majorité des gens de ma classe sont dans le même cas que moi.

— Si ce n’est pas une vocation, tu avais quand même choisi de faire médecine, c’était un rêve de petit garçon ?

Pas non plus. C’était un jeu de cache-cache. Tu sais, tu es en première, on te parle d’orientation et toi le seul truc que t’es capable de bouffer c’est de la bio et de la littérature/philosophie. Les maths non (donc adieux écoles d’ingénieurs), l’histoire géo non plus (et au revoir écoles de commerces).
Comme dans Comment devenir une mère juive en dix leçons j’ai eu une pression du type « Mon fils, ton père et moi on a décidé que quand tu seras grand tu feras ce que tu veux : médecin ou avocat. » Cadre obligatoirement. Au minimum. Surtout quand on sort d’une famille de cadre supérieur qui sont en haut. C’était donc ingénieur, cadre sup, chercheur … ça me plaisait et ma famille n’a jamais été un frein. Arrivé en fin de première je me suis dis que le seul truc faisable avec ce que je maitrisais c’était la bio dure (qui ne mène pas à grand-chose) ou la médecine. Comme j’avais envie d’être utile aux autres ça a été la médecine.
Et puis il y a aussi l’influence de l’entourage. Arriver dans un dîner et dire « Je suis interne à … », ça le fait grave en fait. Mais remarque, dire « Je suis étudiant sage-femme » ça fait aussi son effet.

— Comment voyais tu ton boulot, le dernier jour de ta première année de médecine, quand ton choix de spécialité  sage-femme a été validé ?

Pas trop mal, pas trop bien. J’ai eu l’occasion de parler avec une amie de ma tante sage-femme pendant la semaine entre les résultats et les choix, j’ai pu passer une journée avec elle … cela semblait exigent mais également gratifiant. Un beau et bon métier, ce que je voulais par-dessus tout.

— Et maintenant, comment tu le vois ?

La même chose, mais en beaucoup moins rose. Surtout depuis cette année. On découvre que tout ne fini toujours pas bien, que  toute grossesse n’est pas une histoire heureuse qui commence bien et se déroule bien. J’ai vu mes premiers cas de violences conjugales, de grossesses issues de viol, mes premiers décès.
Et je vois aussi que c’est un métier assez ambivalent par rapport à celui d’obstétricien, qui fait aussi les accouchements mais qui est un chirurgien. On se fritte assez souvent tout en essayant de travailler en bonne intelligence dans l’intérêt des patientes.
C’est toujours gratifiant, toujours beau et bon. Mais beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît.
Le choc avec la réalité est assez rude dans ces études et survient assez vite.

Ta vraie life, quand tu es pas au boulot

— Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Pas de photo. Désolé. Vous ne voulez pas voir ça. Plus sérieusement cela dépend de la période de l’année. Souvent on trouvera des livres, des cours, des trucs divers … mine de rien je travail surtout sur mon ordinateur. Je peux vous faire des screens à la limite.

— Tu es rôlistes, ça je le sais, tu joues à quoi comme type de jeux  ?

Étrangement je masterise beaucoup plus que je ne joue moi-même.
Je masterise régulièrement Brain Soda, Patient 13, La Légende des 5 Anneaux … j’ai bien envie de lancer une campagne de Kuro dans les prochains temps. Quand je joue ça dépend de ce que les gens veulent masteriser, mais tant que l’univers me plaît je joue à n’importe quoi.
J’ai toujours une préférence pour les jeux qui introduise un peu d’humour, qu’il s’agisse de burlesque (Brain Soda, ce jeu de parodie de série B), de l’humour noir (Patient 13 … un humour assez particulier disons) ou un humour cynique parfaitement assumé (Paranoïa, jeu qui repose essentiellement sur le non-sens). J’ai beaucoup de mal à garder une partie vraiment sérieuse : dans la vie il y a des hauts et des bas et j’aime faire sentir que dans un scénario aussi : une situation dramatique peut contenir quelques éléments drôle et vice-versa. Une vraie traque de l’ambivalence.

— Et puis, pourquoi joues tu aux jdr ?

Je joue aux jdr pour le frisson dramatique. J’ai fait du théâtre d’impro quelques temps (parce que c’était très cool au lycée d’être un théâtreux con, hautain et marginal). Ce qui m’intéresse dans le jeu de rôle (et qui explique ma préférence pour la masterisation) est la tension dramatique que l’on peut induire. Mettre des dilemme en place, mettre des vies dans la balance, donner des choix radicalement différent à mes joueurs et voir comment ils se sortiront du traquenard que je leur ai créé, même si j’accepte toujours de les aider pour qu’ils s’en sortent.
J’aime jouer tout de même parce que je peux m’amuser avec les autres joueurs, les prendre à contrepied. Peut-être pour ça que j’ai toujours cette tendance à jouer ces personnages barde/artiste/rôdeur/roublard excentriques, plus ou moins grande gueule.

— A part le PC, les jeux de rôles et les accouchements, tu as quoi comme passion ?

Un peu de photo quand j’ai le temps, des ballades aussi, pas mal de lecture. J’aime apprendre des trucs, plein de trucs et enrichir ma culture générale. Sinon j’aime beaucoup sortir. On ne peut pas appeler ça une passion, mais je trouve qu’il est intéressant de rencontrer d’autres personnes pour élargir ses horizons au lieu de rester toujours avec les mêmes personnes.
En terme de livre, dans ma bibliothèque un peu trop étroite, vous trouverez surtout de la science fiction et du fantastique. Un peu de fantasy (des classiques comme Tolkien, Holdstock ou Hobb) même si j’ai une tendance à préférer les univers un peu originaux (comme chez Cook et sa compagnie noire). Les univers med-fan me font chier en fait.
Ah et sinon quand j’ai le temps, l’accès à la mer et du beau temps j’essaye d’aller faire de la plongée sous-marine. C’est un sport extrême calme où l’on soumet son corps à des conditions absolument ridicules (genre ajouter 3 atmosphères, se retrouver sous l’eau … t’as déjà essayé de vomir sous l’eau ?) mais où on découvre des sensations vraiment originales.

— Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Je m’investis dans beaucoup de chose. Un peu comme un papillon, je dois l’avouer. J’ai tendance à foncer tête baissée dans un sens pendant un temps sur un projet particulier avant de le mettre de côté un temps pour y revenir plus tard.
J’ai un ou deux romans dans mes valises que je revois de temps à autre (enfin … l’un est plus un cycle qu’autre chose), des projets littéraires (que j’essaye tant bien que mal de lancer … mais j’y arriverai un jour !) et un jeu de rôle en cours d’écriture.
J’ai un autre projet littéraire en stand by (qui attend en bonne partie le bon vouloir d’@Exirel-sama. Ce n’est pas l’objet ici mais disons que ça mêle à la fois rôlisme, littérature de genre, blogging et intéractions communautaires.
Sinon j’ai un investissement associatif au niveau de mon école et de l’Association Nationale des Etudiants Sage-Femme, je fais des salons étudiants pour parler de mes études et de temps en temps j’explique que ça a changé, depuis 1983, à des professionnels de l’orientation.  Cet engagement est lié aux diverses attaques que l’on reçoit en permanence … Ouais, je sais, c’est mon côté corporatiste qui parle.

— Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te definir, tu choisirais lequel ?

(Merde c’est vicieux comme question. Ben oui. En fonction de l’évènement on voit direct la personne, malin … hum). Un jour je suis entré à l’école de sage-femme. Je crois que ça veut dire beaucoup de chose mais j’ai plutôt la flemme de construire.
Bon ok, je construis. Un jour, j’ai fait face à la réalité tout en conservant des rêves. Je suis entré dans une profession en me disant que c’était possible pour un homme sans jamais vraiment me poser toutes les questions qu’on me lance très souvent et que tu m’as lancé aussi plus haut. J’y suis allé parce que je ne pouvais pas me résoudre à ne rien faire de ma vie, parce que j’étais soulagé d’avoir un chemin. Je me suis rendu compte ensuite que le chemin était tortueux, semé d’embuche et qu’à la fin il y a plusieurs arrivées. Un jour j’ai décidé de dire merde aux stéréotypes et aux idées reçues. Un jour j’ai eu envie de m’aventurer là où peu d’homme s’aventure et j’ai découvert des choses qui ont pas mal modifié ma relation avec les autres. Ce jour là je n’ai pas renoncé à mes rêves de gosses.
Le truc qui fait que cet événement colle quand même assez mal, c’est que ce jour là je m’étais trompé sur ces études de sage-femme.

Question pour me faire mousser

— Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Je lis le Mad Blog, parce que je l’ai dans mon reader. Ca parle de trucs qui m’intéresse, même si parfois je le parcours en diagonale (j’avoue que les passages sur la programmation django sont parfois un peu obscur pour moi).
Ca parle de trucs qui me plaisent alors oui, je lis.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre

— Tu es plus Johnny Deep ou Christian Bale ? Pourquoi ?

Johnny Depp est mon acteur préféré. Il arrive autant à faire mouche dans des rôles très diversifiés, dramatique, romantique, comique. J’aime bien ses personnages parce qu’il se les approprie, parce qu’il les pousse souvent à bout. Et puis si j’étais Johnny Depp je pourrais tourner avec Tim Burton et, même s’il se dégrade au fil des années, c’est un de mes réalisateurs préférés.

— Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi ?

Actuellement, ça serait le cycle des mythagos de Holdstock. Un cycle méconnu qui égal voir dépasse celui de Tolkien.

— Ton pire souvenir scolaire ?

Un jour je suis allé au collège. On va dire que les 4 ans de mon collège sont plus ou moins mon pire souvenir scolaire.

— Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Que je n’en ai pas pour demain. Et la première réponse était un nain qui sautille sur place. Et la deuxième un vieux sorcier qui a froid aux pieds à Noël et à qui tout le monde offre toujours des livres.

— Tu es plus couscous ou raclette ?

Raclette. Mais je ne crache pas sur un bon couscous.

— ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Echecs et maths de Terry Bisson. Parce que ça a toujours été mon livre de chevet. Après il faut encore que je définisse ce qui fait parti de mon chevet en ce moment.
Ce livre compte trois nouvelles qui parlent d’un avocat, de son pote extraordinaire (tout le monde devrait avoir un ami comme Wilson Wu !) et de leurs aventures extraordinaires que le Wilson explique toujours par des théories et des calculs mathématiques incompréhensibles au commun des mortels.

— Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

La possibilité d’une île de Houellebecq. Ce mec n’écris pas très bien (quoique, c’est pas trop mal quand même) mais surtout il écrit un énorme paquet de connerie invraisemblable. Ce n’est pas assez bon pour faire un roman normal, ce n’est pas assez intelligent pour faire un livre de science fiction potable. Et pourtant on y croit. Peut-être trop en fait.
C’est un livre qui de toute façon ne laisse pas indifférent parce qu’il est trop complexe pour qu’on puisse simplement le jeter en disant que c’est mauvais (attention, je ne jette jamais de livre).

Juste avant la fin, un peu de liberté

— Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Tu ne m’as pas demandé si j’aimais ma ville. Et pourtant je me défini beaucoup par rapport à elle.

— Et donc, la réponse ?

Ma ville, c’est Paris. La Capitale. En fait je suis plutôt d’accord pour dire qu’il s’agit d’une des seules vraies capitales du monde. Elle est riche, elle bouge beaucoup, elle respecte son patrimoine. Même si elle s’embourgeoise un peu avec le temps, surtout mon quartier en fait.
J’habite dans le marais. Quand je suis arrivé là bas, c’était en 1993 et il y avait encore des rues mal éclairées où il valait mieux ne pas se promener passée une certaine heure. La plupart des commerces étaient des grossistes artisans qui vendaient ailleurs. Maintenant c’est des boutiques de fringue, de luxe, des galeries d’art. Rien de très fréquentable quand on a le porte-monnaie en petite forme.
J’aime beaucoup cette ville car elle est pleine de code, de référence. Comme un bon livre. On retrouve des traces de l’histoire de France un peu partout. Ce qui m’attriste c’est que je n’ai pas encore trouvé de fantôme … juste des saints et des diables à chaque coin de rue (et des faits divers, des tueurs célèbres …).

— Un coup de gueule à passer ?

Pas spécialement. Je pousse déjà assez de coups de gueule comme ça sur mon blog pour en pousser d’autre sur le tiens. Je ne me permettrais pas voyons !

— Un sujet qui te tient à coeur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Là tout de suite ? Je suis assez désespéré par la façon dont la politique publique de santé se dégrade en France d’année en année. Les hôpitaux rognent sur le personnel, sur le matériel. Bientôt peut-être qu’on rognera sur les examens en eux même parce qu’ils coûtent trop cher et qu’on arrêtera de soigner les cancers des fumeurs parce qu’ils avaient qu’à arrêter de fumer. Ils ont déjà commencé aux Etats-Unis. Pourquoi pas chez nous ? (pour le coup ça ressemble à un coup de gueule, je sais).

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

A bientôt, et encore merci pour le poisson. Ce qui fait en tout 17 mots ou presque.


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  3 Responses to “La MadInterview de gromitflash, étudiant sage femme”

  1. J’ai lu, ça m’a plût. Je peux pas m’empêcher de me demander pourquoi j’ai lu, parce que c’est vrai qu’à la base je ne connaissais pas la personne, et je découvre presque un peu d’intimité sans avoir eu à rien dire. Mais c’était bien et raisonnable, et je me pose trop de questions.

    Je me suis retrouvé un peu dans le côté faire plein de trucs, lire, apprendre des choses. C’est sans doute une des choses que j’aime le plus avec cette numérisation de la culture. alors bien sûr je préfère avoir, avoir un bon dvd, un bon livre, mais à tout moment tu peux poser ton cul et lire, lire n’importe quoi et apprendre n’importe quoi, et pas juste pour t’occuper, mais parce que ça t’intéressait. Je sens que je digresse un peu mais c’est parce que je m’efforce d’être clair.

    Plus concrètement, tu as eu un nombre ridicule de blogs (dans le sens : trop), tu joues à des JdR qui me donnent envie (mais je suis un gros noob donc je m’y mets jamais), tu exerces un métier honorable (si l’on peut dire, ou en tout cas ça me semble être un métier difficile mais enrichissant), le django te perd et c’est normal, je suis dans le même cas (pourtant je viens ici, pour lire le reste), tu as très peu parlé de jeux vidéo et c’est bien dommage, surtout en ayant une faute à vidéos au début de l’interview (ça me rappelle quelque chose ça), tu te revendiques geek et pourquoi pas, même si ça contribue plus à entretenir le gouffre générationnel qu’à faire partie d’un groupe bien défini (vaste sujet, my bad).

    • ton commentaire me fait très plaisir Memento. Parce que c’est exactement ça que je veux faire avec mes interviews. que certains de mes lecteurs les lisent, sans forcément trop savoir pourquoi et qu’ils découvrent un peu des pensées d’un inconnu, qui à la fin est un peu moins inconnu qu’au départ :).

      Ha et aussi … tremble mémento, tremble, parce que toi aussi un jour, tu vas recevoir un mail avec des questions dedans 🙂

      • Tant que c’est par mail, ça me laissera le temps de réfléchir à mes réponses. En ce qui concerne les questions sur le boulot, ça risque d’être vite vu par contre :’)

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