May 182014
 

Et voilà, c’est fini. 5 jours sur une île. 5 jours de django. 5 jours de stress, de joie, de discussion, parfois même en anglais.

Mais quel bilan en tirer ? Quel regard porter maintenant sur cette quasi année où il n’y a pas eu un seul jour où je n’ai pas pensé à DjangoCon Europe ?

Pendant les confs, mathieu m’a dit ‘je t’avais prévenu’. Je lui ai répondu ‘ je savais exactement quel enfer ça allait être… et je ne me suis pas trompé, ce fut un enfer’.

Et c’est vrai. Organiser, même en ayant une équipe soudée et âpre au travail, même en s’aidant d’une société spécialisée (j’en reparlerais plus tard), une conférence de 5 jours, pour 300 personnes, en gérant en plus l’hébergement et en choisissant de la faire sur une île, c’est tout simplement un enfer.

Se dire que le budget de la conférence, c’est à peu prêt le prix de ma maison et que si quelque chose se passe mal, il va falloir payer quand même les fournisseurs, cela occasionne tout de même quelques nuits blanches. (beaucoup en fait). Se souvenir alors de la première fois où l’on a vu l’île. En juillet 2013. La claque en prenant le bateau. La claque en visitant. Et une certitude pour tous les membres de l’orga présent ce jour là. “C’était ici qu’il fallait le faire, c’était le lieu parfait. Il fallait y arriver.”.

Gérer le fait que les billets ne se vendent pas aussi vite que ce que l’on aimerait (même si au final on fini par refuser des gens parce que la salle de conf est pleine) ce n’est pas évident (et c’est un euphémisme). Se souvenir alors des DjangoCongs a Belfort, lorsqu’on avait commencé à teaser un maximum les djangonautes français en parlant d’un lieu magique, hors du commun.. Alors même que le contrat final avec Ricard n’était pas signé [il ne le fut en fait qu’en décembre]

En neuf mois, j’ai parfois eu l’impression de vieillir de 10 ans. J’ai parfois rêvé que l’on été déjà en juin, que les confs étaient passées, que je n’avais plus à supporter cette pression, ce doute de ne pas y arriver.

Et autant dire que mettre en place des conférences pour 80 personnes, comme j’en avais ‘l’habitude’ avec les DjangoCongs, cela ne prépare pas du tout à gérer 300 personnes plus le rooming [Rah le rooming… ]

Et puis les 9 mois ont fini par passé ; Je me suis retrouvé, lundi 12 mai, à 14h, sur le ferry qui m’amenait sur l’île. La nuit d’avant autant l’avouer je n’ai pas énormément dormi. Ni celle d’avant, ni celle d’avant d’avant d’ailleurs.

Et les confs ont commencé. Et j’ai vu les sourires, les regards, les photos, les tweets. Les gens qui découvraient l’île. Le rêve des Embiez qui se réalisait petit à petit. Mais les couchés de soleil sur une île ont beau être les plus beau que l’on puisse voir, pour une conférence technique, le décor, cela ne suffit pas.

Et là niveau conférence, il faut bien le dire, on avait fait de bon choix. Il y a eu du niveau. Vraiment beaucoup de niveau. D’excellentes présentations faites par des orateur.trice.s très à l’aise devant 300 personnes.

Sans compter que l’unité de lieu (qui avais déjà été expérimenté lors des DjangoCong Montpellier) a vraiment été une très bonne chose. Être toujours tous au même endroit, manger ensemble, petit déjeuner ensemble, passer les fins de soirées ensemble, il n’y a rien de mieux pour apporter un énorme plus à une conférence. Poser, entre la poire et le dessert, une question à un orateur qui mange à la même table que vous, cela n’a pas de prix. Refaire le monde entre conférencier, alors que la nuit n’est déjà plus très jeune, non plus.

Alors, maintenant la question. Est ce que je regrette ? Si j’avais une doloréane, est ce que j’essaierais de changer les choses ? Est ce que je me débrouillerais pour dire non ?

A cette question, ma réponse est simple. Non.

DjangoIsland valait bien chaque minute de mes nuits blanches, chaque coup de chaud (ou de froid) de mes crises d’angoisses. Chaque week-end que j’ai passé à bosser dessus a trouvé sa justification dans la réussite de DjangoIsland.

Alors oui, si c’était à refaire, ce 16 mai 2013, au alentour de 19h à Avignon, quand Laurent m’a appelé pour savoir si je me sentais pour un EuroDjango, je répondrais encore ‘oui’. Et j’ajouterais à nouveau ‘mais il faut qu’on se trouve une bonne équipe d’orga, on peut pas le faire seuls’.

Et une bonne équipe d’orga, on l’a trouvé. Ce fut un plaisir d’aller au feu avec vous. Merci.

Je vais conclure ce billet bien trop mielleux par un dernier remerciement. On n’y serait pas arrivé sans Mary-Anne et Nicolas de I2M. Ils nous ont non seulement aidé mais ont compris tout de suite l’ambiance qu’on voulait créer et ont fait en sorte pour qu’elle soit bien là. Merci à vous deux donc !

Allez, je vais m’arrêter là, fini les atermoiements. J’espère que si vous étiez avec nous sur DjangoIsland, vous regrettez aussi peu d’avoir acheté votre billet que ce que je regrette d’avoir participé à son organisation.

Et à l’année prochaine à Cardiff !! [J’ai un an pour améliorer mon accent anglais …. ]


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 Posted by at 23:51

  6 Responses to “DjangoIsland : Retour sur neufs mois d’orga et 5 jours de conférence”

  1. Plop !

    Franchement, vous avez assuré de bout en bout ! Tout était parfait, fluide, huilé (à la crème solaire). J’ai passé un super moment et rencontré plein de gens cool. Merci pour tout le taf’ abattu.

    Tu vas te sentir un peu désœuvré, maintenant, non ?

    ++

  2. Merci de ne pas m’avoir écouté quand je t’ai dis que c’était une folie d’organiser ça, et de l’avoir fait quand même. Merci pour le taf abattu à vous cinq (toi, Laurent, Xavier, Marie-Claire, Daniele).

  3. Bravo à toute l’équipe, vous avez été d’excellents hôtes, je suis rentré avec une grosse patate suite à ces rencontres… merci tout simplement 🙂

  4. Merci encore à toute l’équipe d’organisation. Tout était parfait : le lieu, les confs et l’atmosphère très sympa pour faire des rencontres enrichissantes. Un seul regret : c’est passé trop vite 🙂
    Bravo à tous. J’ai eu l’impression que tout le monde a apprécié le résultat de votre énorme boulot et que la conf a été un vrai succès.

  5. Merci.

    Merci, pour cette organisation sans faille et d’avoir permis précieux moment de partage, même votre inquiétude vous ne l’avez pas laissé paraitre, et la mienne d’orateur me semble un peu ridicule à la lecture de ce billet. Bravo.

  6. Hello,

    C’était ma première Djangocon et j’ai pris une bonne claque. Je n’ai vraiment rien trouvé à redire et n’ai qu’une hâte : pouvoir participer à la prochaine 🙂
    Les conférences étaient chouettes, les gens avec qui j’ai pu discuter très sympas, et le lieu tout simplement exquis (mis à part la propagande à la gloire de Paul Ricard mais vous n’y êtes pour rien ^^)
    L’idée du footing de 8h00 a été une riche idée 🙂

    Merci à tous les orgas et les participants pour ce moment inoubliable.

    PS : mon poney magique en peluche vous remercie également : il est super content de son nouveau chapeau ^_^

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