Enfance et informatique

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Dec 252015
 

A la maison, il y a un certain nombre d’écran, PC , tablette, téléphone. Ma fille a donc très logiquement assez rapidement mis la main sur assez rapidement.

Les trucs tactiles

Téléphone et tablette à interface tactile n’ont rapidement plus eux de secret pour elle. Elle s’en sert majoritairement pour jouer, y compris parfois à des jeux pour grand (elle a fini Monument Valley il y a 2 jours) et un peu pour regarder des dessins animés (c’est assez nouveau comme pratique pour elle et c’est très encadré pour pas qu’elle ne passe trop de temps passive). Elle y a des jeux vraiment jeux, des jeux éducatifs et des jeux plus en mode tamagochi. C’est d’ailleurs assez fou le nombre d’achat in apps qu’il y a dans les applications « gratuites » pour enfants. De partout tout le temps.

Un vrai ordinateur

Ca m’ennuyait que la seule expérience d’interraction qu’elle avait avec du matériel informatique soit une expérience tactile. Je réfléchissais depuis quelques temps à lui faire utiliser un clavier et une souris. Cet été, j’ai sorti un de mes vieux portables du grenier et je lui ai donné (un gros et vieux Dell 17 pouces, qui pese une bonne grosse tonne). Au départ j’étais parti pour lui installer une distribution spéciale enfant, mais après plusieurs tentatives infructueuse d’installation (que ce soir Doudoulinux ou autre d’ailleurs), j’ai finalement changé mon fusil d’épaule. Une bête Ubuntu avec Unity et seulement les icônes qui lui conviennent et ça roule. Elle utilise massivement Gcompris, un logiciel de planétarium pour voir les étoiles et une espèce de Paint qu’elle lance à travers Gcompris. Pour la rendre totalement autonome j’ai configuré la ubuntu en auto-login et je lui ai expliqué comment éteindre le PC. Par contre Gcompris et les autres suites ludiques pour enfant sous linux ont tout le même un look assez horrible années 80. Alors oui ça fait le job. Mais bon, quand je vois la différence entre Gcompris et ses application Ipad …

Console

Depuis un peu moins d’un an, on a rebranché la WII. Mario kart mais surtout WiiFit ont un gros succès. En plus, on fait d’une pierre de coup, elle s’amuse, développe un minimum tout ce qui est équilibre et agilité et se dépense un max en se tapant des gros fous rires.

Le Pair Gaming

Même si je ne suis plus un gros joueur, je continue à passer un certain nombre d’heures à jouer sur mon PC. Bon bien entendu, je ne joue à Rust ou à CS:GO que quand elle n’est pas devant mon écran (donc en fait la nuit), mais depuis pas mal de temps maintenant, on pratique ce que j’appelerais du Pair Gaming. Ca me permet de partager avec elle des moments de complicité tout en lui faisant découvrir des trucs. Mais qu’est ce que le pair gaming ? C’est tout simple, elle s’assoit à coté de moi et soit :

  • me dit ce qu’elle pense que je dois faire
  • fait la voix off et raconte ce qui se passe
  • m’alerte sur les problèmes qu’elle détecte

Alors bien entendu cela demande de choisir avec soin les jeux auxquels on pair-game. Et aussi parfois de modifier un peu le sens de ce qui se passe à l’écran. Petite liste de quelqu’uns des jeux avec lesquels on s’amuse.

On a commencé avec Don’t Starve. Je n’y joue qu’avec Wendy et Willow (bon et parfois Wickerbottom). Donc c’est devenu le premier ‘jeu avec la petite fille’. Je lui ai expliqué les règles et elle a commencé par faire la voix off puis rapidement elle a pris un rôle plus actif en me proposant quoi faire, ou aller etc .. Par contre la mort des personnages c’est transformé en ‘elle est vraiment très très fatiguée, elle fait dodo’.

Terraria (renommé la petite fille qui explore) a aussi un certain succès depuis qu’on y joue.  Là on joue complètement en binome. Pour l’exploration, elle me dit quoi faire, ou aller et je me contente de suivre ce qu’elle me dit. Je m’occupe de construire les maisons pour les PNJ, on les meuble ensemble. Là aussi petite explication de texte, les zombies veulent nous prendre nos sous (vu que des pièces tombent à chaque fois par terre) et on ne les tue pas, on les renvoie dans leur maison pour qu’ils arrêtent de vouloir nous prendre des sous.

Pas mal de jeux de plateforme ‘retro’. On joue à un peu tout tant que c’est plus de l’exploration, habileté que du bourrinage, tir partout. You have to win the game nous a fait quelques heures, mais sans plus (ni elle ni  moi n’avons accroché). Life of Pixel (renommé le jeu du carré vert) est plutôt très sympa. On y joue un gros carré vert (ou monochrome) qui doit récolter des diamants avant de trouver la sortie pour passer au niveau suivant. Chaque monde que l’on traverse correspond à une vieille console. Atari 2600, Commodore, NES, SNES, etc … Je tiens la manette elle me dit où elle pense qu’il faut aller, quand il faut sauter sur les plateformes, les danger qui arrivent (Attention les piques papa!), etc .. Et elle rit beaucoup parce que je me plante souvent.

Récemment je me suis mis à jouer à Kingdom (renommé le jeu du roi et de la reine), elle m’alerte de la nuit qui tombe, des monstres qui arrivent, des pièces par terre et me demande tout le temps de construire un château plus gros :).


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 Posted by at 13:48
Mar 092011
 

Six semaines que je suis papa. Six semaine de bonheur. Six semaine de joie, de chamboulement. Six semaines où l’on se redécouvre soi-même, où la relation que l’on a avec le monde change, ou les référentiels de pensée change.

Mais commençons par le commencement. Récit d’une expérience forcément très personnel, mais en même temps universel.

Tout commence devant une porte. Enfin, pour moi, tout à commencer devant une porte. Lors des césarienne, le papa n’assiste pas.

Il attends donc. Bêtement. En faisant les cents pas. Et en twittant. (Merci d’ailleurs à tous ceux qui à ce moment là, m’ont tenu compagnie à travers leurs replies et leur DM).

Et puis une sage-femme vient chercher le papa. Et elle est là. Toute petite, mais déjà criant à plein poumons. Elle est là et tout change. A ce moment là, il y a un moment très spécial, très doux. La maman est toujours au bloc. Il n’y a que le tout nouveau papa et son bébé. Ce moment là, toi le jeune papa qui n’a pu assister à l’accouchement, vit le à fond.

Moi j’ai bercé tout doucement ma petite en lui racontant … je ne sais plus trop quoi. Un peu tout. Un peu rien.

Ensuite, ensuite chacun vivra son expérience.

  • Chacun apprendra que le code couleur du caca de bébé. D’abord noir, puis vert puis jaune moutarde. Et le pire, c’est que ça ne sera même pas dégoutant.
  • Chacun découvrira le langage des pleurs, à différencier les pleurs des faims des pleurs de couches pleines, des pleurs de  ….
  • Chacun découvrira le plaisir des nuits hachées par les pause miam de la petite crevette (et ceux qui comme moi on la chance de très peu dormir et d’en plus avoir une petite fille très sage qui ne réveille que peu de fois ses parents seront plus chanceux que les autres).
  • Chacun s’extasiera sur des conneries. Sur le premier sourire, la première vocalise, la première fois que ce petit bout lui serrera, de toute ses minuscules force, le doigt.
  • Chacun expérimentera la sensation si douce, si entière qui apparaît lorsque l’on berce sa fille, les yeux dans les yeux et que lentement elle ferme les siens, se laissant aller, totalement sereine, dans un lâché prise complet tellement … dans une confiance si totale qu’elle en est presque effrayante…
  • Chacun vivra ou ne vivra pas ses angoisses, ses incertitudes, ses doutes sur le fait de faire tout comme il faut, tout parfaitement. A ce niveau là, si je peux donner un conseil, le même conseil que celui que l’on m’a donné plusieurs fois, c’est de faire les choses au feeling. De s’écouter et d’écouter son petit bout. Si tout va bien.. alors tout va bien, il ne faut pas chercher à tout disséquer, ausculter sans arrêt.

Chacun .. chacun vivra sa paternité à sa manière.

Pour moi, parmi toutes les choses que je découvre, toute les choses que je vis, et si je devais n’en retenir qu’une pour finir ce billet, ce serais.. ce serais un truc auquel je ne m’attendais pas du tout. Ca serait un truc que m’apporte ma fille.

Je l’ai déjà dit, on s’extasie comme des niais, pour un rien. On sait (quand je dis on, c’est bien évidement je, je parle pour moi, je ne sais pas pour vous:) ) très bien que cela ne changera pas la face du monde qu’elle est dit son premier A ou son premier O. Qu’elle est fait son premier vrai sourire avec les yeux. Que tout les bébés le font. Mais on s’extasie quand même. Et, on retrouve la fraicheur de l’étonnement infini de l’enfance. Cette possibilité de s’émerveiller de tout, de ne pas être blasé. Cette faculté a être heureux, pour des petits rien. A vivre, mieux.


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Jan 292011
 

Vu que dans, au plus quelques jours, je ne serais plus un futur papa pour devenir un papa, un pour de vrai, je me suis dit que c’était le moment ou jamais d’écrire un billet sur ces 9 mois que je viens de passer, neuf mois à être un futur papa (Et qui sait, peut être que j’en écrirais d’autre pour raconter comment ça fait d’être un papa, un vrai de vrai).

Alors être un futur papa, qu’est ce que c’est ?

Etre un futur papa, c’est d’abord … des Traits. Mais attention, pas un trait, un trait ça veut dire qu’on n’est pas encore un futur papa. Non, il en faut deux. Deux petits traits bien droit, comme deux yeux qui sourient et qui te regardent à travers le plastique du test de grossesse. Deux petits traits sur du buvard. Jamais d’aussi petits traits n’auront été aussi important, tu peux me croire.

Mais être un futur papa, c’est aussi une histoire de papillons. Oui, de papillons !! Tu sais ceux qui vont vrombir leurs ailes dans tes tripes, quand tu es amoureux ? Hé ben, ils sont là. Un peu différent, mais quand même presque tout pareil. Et ils vrombissent à qui mieux mieux, quand tu penses à la crevette qui grandit doucement.

Il ne faudrait pas oublier les listes. Un futur papa, c’est le roi des listes (enfin il faut bien avouer que la future maman, elle est carrément un cran au dessus, voir deux, mais là je ne parle pas des futures mamans, juste des futurs papas). Les listes des choses à faire, les listes des choses à acheter, les listes de prénoms… D’ailleurs le prénom, enfin plutôt son choix, c’est toute une gageure. J’en connais des futurs parents qui dés … même pas le troisième mois, ont choisi… Nous, on ne s’est fixé qu’il y a quelques jours, à peine… Alors si jamais toi qui me lis, tu es un futur papa, un presque presque papa et que son prénom n’est toujours pas choisi, ne panique pas, c’est pas grave.

Futur papa, c’est aussi une histoire de questions. Des questions cons, des questions qui te feront rire, des questions qui te stresseront… Est ce que je vais lui faire mal en la prenant dans mes bras ? Et comment ça se change une couche ? Qu’est ce qu’on va écrire sur le bracelet à la maternité si on a pas encore choisi son prénom ? Est ce que je pourrais me retenir de mettre des contrats sur les mecs qu’elle ramènera, dans 20 ans (oui dans 20 ans, laissez moi mes illusions ROH) ? Dans ces cas là, il y a un vrai truc cool, c’est les jeunes papas. Il y en a toujours un pour prendre 30 secondes et discuter avec toi. Pour te raconter comment ça c’est passé pour eux. Et pour te dire que les gestes viennent tout seul, que tout sera ok. (Bon ok il y a aussi ceux qui sont des papas d’ados et qui là te font peur exprès, en te racontant la dernière connerie de leur progéniture adorée). C’est un peu comme la solidarité féminine, mais entre presque et déjà papas. Comme un club où l’on se sert les coudes.

Et puis il y a les rêves. Parce qu’être futur papa, c’est aussi rêver. Rêver éveillé de quand la puce sera là. Faire un truc et se tire ‘tient dans quelques temps (comprendre année) elle pourra le faire avec moi. Voir une pub de parc d’attraction pour petits et sourire crétinement en pensant au futur week-end la bas… Mais comme réver éveillé ne suffit pas, il ne faut pas oublier de rêver la nuit aussi. Bon les rêves la nuit, c’est du coup toujours un peu plus space. Il est même possible de rêver qu’elle assistera à une conférence de @benoitc aux DjangoCongs 2014 et qu’à la fin elle se mettra debout sur sa chaise pour poser des questions… (oui je sais, je sais…).

Se sentir futur papa, c’est aussi se découvrir une âme de bricoleur. De peintre de mur (même sans aucun talent). De monteur de lit de bébé. Et c’est pas facile de monter les lits de bébé, parce que bon, ils sont tellement plein de vis partout que monsieur Ikea il peut aller se rhabiller avec ses meubles soit disant chiant à monter. Le mac gyver des travaux d’aménagement spéciaux bébé. Celui qui n’a vraiment peur de rien et qui le prouve en se mettant à percer des trous dans les murs à 20H pour pouvoir tirer un cable RJ11 pour que la freebox ne reste pas dans sa chambre, parce que c’est pas bon les ondes pour les petits bébés. Et d’en être plus fier qu’Artaban, une fois qu’on a fait un truc, même si on a réussit à le faire avec la plus grande peine du monde, même si la peinture a bavé sur le plan du plafond par endroit ou sur le tour de la fenêtre, même si au départ, quand on a commencé, il a fallu que la future maman nous y oblige à coup de fourche à bestiaux.

Ce qui est bizarre, en y repensant, c’est que les futurs papa, futur super héros, super papa, ont une super faiblesse. Ils attirent les poussières. Non, mais je plaisante pas. Ils sont là tranquille, en train de réfléchir à un truc, de faire un truc, de dire un truc. Et puis là boum, comme ça, une attaque de poussière dans l’œil. Sans raison en plus, sans coup de semonce, sans rien, nan juste une douzaine de viles et mesquine poussières qui se ruent à l’assaut du pauvre œil du futur papa. Alors forcément le futur papa il cligne des yeux, il secrète quelques larmes pour nettoyer son œil, pour y voir clair quoi… Et j’ai beau me creuser la tête, je ne vois vraiment pas d’explication à cette super faiblesse…

J’espère juste que ce n’est pas aussi une super faiblesse de jeune papa… Parce moi sinon, je vais m’acheter un plumeau !!


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