La justice de l’ancillaire, Les chroniques du Radch – Tome 1


Autrice : Anne Leckie

📖  Présentation / Résumé :  L’empire du Radchaaï; dirigée par Anaander Mianaaï, la Maître du Radch; s’étend d’un bout à l’autre de la galaxie, apportant la civilisation annexion après annexion. Cette extension sans fin ce sont les IA des vaisseaux de guerre qui la rende possible.  Contrôlant à la fois des bâtiments spatiaux à l’énorme puissance de feu et des hordes d’ancillaires, pantins de chair, habitants malchanceux des conquêtes précédentes dont la conscience a été détruite, elles sont le bras armé de l’empire. Et pourtant, l’un de ces vaisseaux, le Justice de Toren est détruit. Son IA en réchappe, s’incarnant dans le corps d’un ancillaire, unique rescapée de l’explosion du vaisseau. Ce tome 1 mêle deux récits, l’un sous forme de flashback raconte les faits qui ont conduit à la destruction du Justice de Toren. L’autre se passe 19 ans après et raconte le parcours de l’ancillaire survivant.

🎙️Avis : La lecture des premières pages a de quoi surprendre. La civilisation du Radch ne fait pas de distinction de genre. Le personnage principal genre par défaut toutes les personnes au féminin. “La cousin”, “quelqu’une”, autant de mot qui peuvent surprendre. On accroche ou on accroche pas. Perso, j’ai accroché, notant tout au long de ma lecture les modifications sur mes représentations mentales que ce parti pris d’écriture entrainait. En effet, certains personnage sont masculins on le sait dans l’histoire, mais la narration au féminin a eu comme conséquence de féminiser les représentations mentales que je m’en faisais. Le rythme est plutôt lent. Le récit s’accélère dans le dernier cinquième mais on reste sur un premier tome de trilogie, une présentation de l’univers et des personnages, des descriptions, des scènes de vie. Les choses prennent leur temps. Et là encore ça m’allait bien, mais ça peut ennuyer.

📌 TL;DR : 🥰  Encore une fois, j’ai beaucoup aimé cette lecture (au point de finir le premier tome à une heure très très tardive). J’ai accroché à l’utilisation du féminin partout, au rythme lent, au thème de la dissociation de l’esprit dans plusieurs corps. Je ne peux donc que vous le conseiller. Et je suis très impatient de lire la suite.

Blanche neige, rouge sang – Chronique vampirique

📖  Présentation / Résumé : Écrit par Neil Gaiman et dessiné par Colleen Doran, Blanche neige, Rouge sang est une variation horrifique du conte bien connu de Blanche-Neige. Et si c’était Blanche-Neige le monstre de l’histoire. Et si la reine était en fait la « gentille » de l’histoire. Mais les monstres ayant gagné, l’histoire que nous connaîtrions ne serait que leur version …  Blanche neige, Rouge sang est donc la « véritable » histoire, raconté par la belle-mère, sorcière amoureuse de son mari le roi et terrorisée par sa belle fille, créature à l’aspect angélique mais … 

Le récit est violent, parfois un peu sanguinolent, rempli d’érotisme, macabre. Ce n’est clairement pas un comics à mettre entre toutes les mains, il faut accepter d’être mis mal à l’aise par la lecture. 

🎙️Avis : Premier point, chaque page est magnifique. Colleen Doran a pris le parti d’utiliser un style «comme des vitraux » et c’est tout simplement magnifique. Il y a des détails partout, il y a de la beauté partout. Certains pages tirent parfois vers le style Art nouveau (me rappelant un peu les couvertures des tomes du cycle du Paris des Merveilles). L’histoire ensuite. Du grand Gaiman. Jusque dans les derniers rebondissements on est surpris,  saisis. Il n’y a pas de lumière dans cette histoire, pas de rédemption, pas de conclusion heureuse. Tout est sombre, macabre, perverti. La reine tente bien se lutter, mais elle n’a aucune chance contre sa monstrueuse et si belle belle-fille. C’est le plus surprenant, on connaît tout de l’histoire de Blanche-Neige. On sait tous que c’est elle qui gagne à la fin. On connaît les nains, le chasseur, la pomme et le prince. Et pourtant, pourtant on dévore cette étrange version de l’histoire, surpris de voir les personnages que l’on connaît apparaître, espérant que la fin aussi aura changé. La dernière page, Blanche-Neige dans toute sa splendeur, sa victoire, sa beauté est tout simplement saisissante et ferrait de tellement belles affiches … 

📌 TL;DR : 🥰 J’ai adoré. Tout est une perfection dans ce comics. Attention toutefois, c’est un comics d’horreur, avec une liste de TW longue comme une nuit d’hiver. Je le redis encore une fois, ce n’est pas à mettre dans toutes les mains. Maintenant je n’ai plus qu’une envie, relire mes recueils de nouvelles de Gaiman et  acheter d’autre comics de Colleen Doran

Cyberpunk 2077 Blackout

Résumé : Arturo est un créateur de danses sensorielles. Un véritable artiste, peut-être un des meilleurs. Les danses sensorielles ? (souvent appelées DS dans le comics) . Ce sont des espèces de séquences de super réalités virtuelles, implantés directement dans le cerveaux des personnes qui les consomment. Vous pourrez expérimenter de manières complètes les expériences de quelqu’un d’autre. Au point qu’en étant dans une DS, vous ne saviez plus ce qui est la réalité, parce que pour vous la réalité cela sera la DS.

Arturo donc est l’un des meilleurs pour créer des DS. Il est aussi très bon pour réparer les casques DS des clients de la corporation qui l’emploie. Emploie qui ressemble plus à une damnation sans fin qu’à un véritable emploi. Parce que la corporation a payé pour les études d’Arturo et maintenant, elle le possède, littéralement. Et pourtant un jour, c’est l’humiliation de trop, la petite goutte qui fait déborder le vase, Arturo claque la porte.. Et maintenant ?

Avis : J’ai dévoré ce comics en une seule session. Les dessins sont beaux, très colorées avec un jeu sur les effets de trame que j’aime bien. L’histoire est prenante. Night City, des corporations qui vampirisent le monde et traitent leur salariés comme des esclaves, des edgerunners et un personnage au fond du trou qui envoie tout valser et se retrouve encore plus dans la panade.. Va-t-il s’en sortir ? comment ? Peut-il s’en sortir ? Le comics joue beaucoup sur le mélange DS / réalité. Ce qu’on lit est ce bien la réalité ou ce que vit l’un personnage à l’intérieur de son casque ? On le saura quelques cases plus loin. Trop utilisé, le processus aurait pu être agaçant, ce n’est heureusement pas le cas, même si l’on s’approche très très prêts de la limite.

En résumé : Si vous aimez le cyberpunk, vous pouvez foncer ! Et avoir joué au jeu n’est pas nécessaire pour comprendre et apprécier le comics.

Cycle Vertueux, le tome 1 de Poison Ivy Infinite

J’avais croisé ce tome 1 un certain nombre de fois pendant mes pérégrinations dans les rayons des librairies que je fréquente. Mais sans succomber à son appel.

Et finalement samedi, j’ai vu le tome 2. Et par curiosité, je suis allé lire la quatrième de couverture. Et ce fut alors plié, je voulais lire ce run  Poison Ivy. Parce que l’un de mes personnage de comics préféré est et restera toujours Harley Quinn (bon et aussi Howard the duck, mais c’est une autre histoire) et que la quatrième de couv du tome 2 mentionnait Harley.

Bien entendu, le tome 1 n’était plus en rayon dans cette boutique là. Mais l’avantage des grandes villes c’est bien d’avoir plusieurs librairies. Après quelques efforts, je pu donc avoir mon tome 1.

Première chose la couverture est de toute beauté. Les couvertures alternatives présentées dans le tome sont aussi belles voir plus. Pour être exact tout est beau dans ce comics. C’est un vrai régal pour les yeux.

Quand à l’histoire. Ivy a quitté Harley. Elle part dans une quête de retour au source, vers Seattle où elle espère pouvoir confronter  son « créateur » Jason Woodrue, l’homme Floronique.

Elle a quitté Harley mais elle y pense à chaque instant. Elle lui écrit des lettres, lettres qui sont la voix off du comics. Et même si c’est un comics Ivy, Harley est là, à travers les pensée d’Ivy, à travers quelque flashback. Son absence prenant une place plus importante dans les pages du comics. Et le comics devient plus qu’une quête qui ne peut s’acheter que par la mort, c’est aussi le récits d’une séparation, des derniers instants d’une histoire d’amour et de l’après. Et de qui sait, de l’espoir.

En résumé, le comics est sublime, l’histoire m’a touché, il y a même Harley sans y avoir Harley, je n’ai qu’un seul conseil, allez le lire !!

Et en petit cadeau final, on a même l’issue de 1985 avec Neil Gaiman comme auteur qui solidifie l’origine stories d’Ivy (par contre attention les dessins de 1985 ce ne sont pas ceux de 2023)

Un peu de changement, un peu de ménage

Ça fait bien longtemps, depuis un certain nombre d’année en fait, que je me désole de l’état d’abandon dans lequel je laisse cet espace que je maintiens en ligne contre vents et marées.

Depuis bien trop longtemps d’ailleurs les seuls billets que je trouve la motivation d’écrire (et encore en retard), ce sont mes bilans du mois, parce que de toute façon je tiens des listes de truc et que ça me permet de me convaincre que non ce blog n’est pas totalement mort.

Comme j’ai envie que ça change, je vais tester des trucs pour essayer d’écrire plus ici. La première des chose que je vais essayer, c’est d’écrire des espèces de “micro avis” sur des livres, des films, des jeux. Parce que je n’ai pas forcément le temps de me poser et d’écrire un billet complet pour partager mes avis.

Mais j’ai quand même bien envie de les donner.

Du coup, le tag microcritique va faire son apparition. Et aussi la nouvelle catégorie vie du blog que j’inaugure avec ce premier billet !

Les trucs de Juillet 2023

Juillet, c’est l’été, les vacances, la canicule. Et aussi le frais pour moi parce que j’ai eu la bonne idée de partir une grosse dizaine de jours à Édimbourg. Et déjà c’est une ville vraiment top. En plus il y a pas mal de bars vraiment très cools (même si ils ferment souvent bien trop tôt). Et enfin il y fait frais, mais vraiment frais, frais comme douze délicieux degrés le matin au réveil. Et qu’est-ce que c’était bien de ne pas cuire, grillé par la simple chaleur de l’air de l’été dans le sud.

Les trucs que j’ai lus.

C’est les vacances, c’est le moment de lire des trucs légers. Du coup je me suis fait une pleine brouettes de bitlit. Et c’était bien.

En plus de la bitlit, j’ai dévoré les deux tomes du comics Misfit City. Un groupe de jeunes filles qui vivent dans un bled paumé (bled dont le seul mérite et d’avoir était le lieu de tournage d’un célèbre film de chasse au trésor et pirate) qui partent elles-même à la recherche du trésor d’une célèbre capitaine pirate. Toutes ressemblances avec un film bien connu des années 80 (1985 pour être précis) n’est pas du tout fortuite. J’ai adoré. C’est un vrai petit régal. J’ai d’ailleurs lu les deux tomes à la suite, sans pouvoir m’arrêter.

Une autre lecture tout à fait magique ce fut les trois premiers tomes du cycle de La dernière geste de Morgan of Glencoe. Des fées et des hommes qui vivent sur notre belle planète, les seconds détestant majoritairement les premiers. Des trains qui roulent sans fin, parcourant les continents connus et faisant tourner le commerce. De la politique, des rois, des empereurs, des ambassadeurs et des druides. Paris, ses gares, son palais et ses égouts. La Bretagne et l’Angleterre. Tellement génial. Le quatrième tome est sorti le 18 octobre, je voulais attendre une sortie ebooks pour le lire plus facilement (et parce que j’ai les trois premiers en ebooks) mais je ne sais pas si je vais avoir la patience d’attendre.

Les jeux

En juillet c’est quasiment exactement comme en juin. Valheim, Hitman et Don’t starve. Rien de bien nouveau. Même pas une petite reprise de Diablo 4.

Films et séries

Juillet fut l’occasion d’une de mes grandes claques de l’année en termes de film. A savoir Nimoma. Vraiment un des films de l’année.

À part ça, rien du tout. À si le premier épisode de la troisième saison de The Witcher, mais je n’ai jamais lancé l’épisode 2. (Il faudrait quand même, je profiterais peut-être des vacances de Noël pour finir la série).

Forcément, un mois de vacances et avec pas mal de lecture, ça veut dire moins de films et de jeux vidéos. Mais à la place la découverte d’une nouvelle ville que j’ai vraiment adoré. Juste un conseil, si vous voulez tester les spécialités culinaire du lieu , choisissez plutôt de tester le haggis (que j’ai adoré) et évitez le mars (oui la barre chocolatée) frit, parce que c’est vraiment bof bof par contre.