Django-easy-maps, c’est comme google maps, mais dans ton site

Cette année se finira comme elle a commencé, en bossant et avec beaucoup moins de temps que ce que j’aimerais en avoir. Il y a pas à dire, il faut vraiment que je me remette à jouer au loto, histoire de pouvoir rêver à un jour, avoir tout le temps que j’aimerais avoir.

Mais ne pas avoir de temps n’est pas une raison pour ne pas perpétuer la tradition des django apps du mois. Surtout que cela fait déjà 16 mois que je tiens, et que tout les mois, qu’il fasse chaud ou froid, que les zombies ou les ET menacent de nous éradiquer ou que le tout derniers MMO à la mode sorte sa béta, je publie un billet de présentation de django app.

Et ce mois ci, je vais vous parler d’une app que j’ai découvert il n’y a que quelques dizaines jours mais qui est bien sympathique (il est même possible que je l’utilise dans un contexte de business).

Cette App c’est donc django-easy-maps.

1- Où on le trouve, comment on l’installe, tout ça quoi (et la doc) ?

Vous trouverez django-easy-maps sur sa page bitbucket (enfin un projet qui a compris qu’il fallait utiliser mercurial parce que rien n’est mieux que mercurial).
Mais vous aurez aussi le droit à une page pypi (à l’heure ou j’écris, la version sur pypi est la 0.7).

Pour l’installation, vous avez deux méthodes :

  • un petit hg clone ( hg clone https://VOTREUSER@bitbucket.org/kmike/django-easy-maps )
  • un pip ou un easy_install suivant votre préférence.

La doc, elle, tient dans le fichier Readme du projet et dans les commentaires du code. Mais il faut bien avouer que vu la taille de l’app, c’est bien suffisant pour comprendre comment l’utiliser. Si vous voulez comprendre comment elle marche, la par contre, il faudra lire le code.

2- Mais au fait, à quoi ça sert ?

Elle sert à afficher une carte, directement tiré de google maps, qui montre une adresse.

Vous donnez l’adresse que vous voulez voir apparaître à un templatetags et au moment du rendu, vous voyez apparaître un joli composant google maps, avec zoom, déplacage de la carte possible, etc etc. Et en plus, sans avoir besoin d’API Key google ou autre. Plutôt cool nan ?

On peut de plus définir les tailles de la carte, passer un template custom ou utiliser le cache template django.

3- Comment ça marche ?

Tout d’abord il faut penser à installer geopy qui est une dépendance obligatoire. (par pip ou easy_install).

Ensuite, c’est tout simple. On commence par loader le bon templatetags :
{% load easy_maps_tags %}

et ensuite on demande l’affichage de la carte :

{% easy_map “Russia, Ekaterinburg, Mira 32” 300 400 %}

Si on veut personnaliser, on peut, en faisant par exemple :

{% easy_map address 200 200 5 using ‘map.html’ %}

La syntaxe complète du templatetags étant :

{% easy_map < address > [ < width > < height >] [< zoom >] [using < template_name >] %}

Vu mes explications, vous pensez peut-être qu’il n’y a pas de modèles BD. En fait si. L’app stocke en effet la longitude et latitude en BD pour ne pas avoir à les recalculer à chaque fois.

4-Conclusion

Django-easy-maps est une petite app, qui fait pas forcément beaucoup de chose mais qui les fait bien. Et ça j’aime.

Une précision importante, elle fonctionne avec South, donc si vous avez mis en place South pour votre projet django, un simple ./manage.py migrate easy_maps à la place syncdb et ça roule …

5-Conclusion bis

C’est donc avec django-easy-maps que je termine cette année de django-apps du mois. J’espère que certains billets vous ont été utile et vous ont fait découvrir des apps que vous utilisez maintenant quotidiennement.

En tout cas, je vous souhaite un très bon réveillon 2010 et vous dit à l’année prochaine, en espérant que j’aurais le temps de tester l’app que j’ai prévu de vous présenter en janvier qui sera, cette fois-ci, une app d’une toute autre dimension (si j’ai le temps).

Conan le Cimmérien – Premier volume (1932-1933)

Qui n’a pas lu un recueil de nouvelles de Conan quand il était petit ? Qui n’a pas rêvé aux batailles auxquelles le grand barbare à survécu ? cauchemardé en repensant aux monstres qu’il avait occis dans les catacombes qu’il se retrouvait assez souvent à arpenter ?
Moi, ce fut le cas. Je me souviens encore des petits recueils de nouvelles J’ai Lu, avec leur couvertures barbares et colorées, les nouvelles à l’intérieur qui avait l’air d’avoir été ordonnées complètement aux hasards, les moments passés à se plonger dans l’univers de Conan.
Comment donc résister à ce premier tome , premier des trois volumes qui rassembleront l’intégralité des aventures de Conan. (même son prix légèrement élevés (35 euros quand même) ne me retint pas longtemps.
Je finis donc par me l’offrir, peut avant Noël 2008, en passant à la Fnac. (Les Fnacs sont diaboliquement placées, toujours sur mon chemin… )

Que dire ?

Le livre est magnifique, parsemé de dessins bien dans le type des illustrations d’origine des nouvelles.
Les nouvelles tout le monde les connait, ou presque. Comme expliqué dans la préface, il y a deux types de nouvelles de Conan, les ‘alimentaires’ où il y a toujours une femme très faiblement vêtue et celle plus recherchées. Suivant son besoin d’argent Howard écrivait soit l’une soit l’autre. La période couvert par ce tome était une période ou il avait apparemment besoin de sous. Il y a donc une majorité d’histoires ‘à fille’. Toujours d’après la préface, la plupart des nouvelles n’ont jamais été publiées telles que Howard les avaient écrites. Elles ont été modifiées, réarrangés, etc… Peut-être. Mes souvenirs sont bien trop lointains pour pouvoir voir une différence entre celles que j’ai lu enfant et celles du présent livre.

Mais même si les versions du présent livre sont de meilleures qualités, ça reste tout de même du Conan.
En résumé,c’est un bon livre pour découvrir (mais est ce possible de découvrir conan en 2010 ? ) Conan ou pour se rappeler de doux souvenirs de son enfance.
Mais il est sur que si vous avez déjà lu Conan et que vous n’avez pas accroché, la meilleure qualité du texte ne suffira pas, à mon avis à vous faire changer d’avis alors.. passez votre chemin vous perdriez 35 euros.

Translate me

Un tout petit billet pour vous faire découvrir une petite application que je viens moi même de découvrir, à savoir Translate me.

En fait translate me permet de traduire des trucs, en utilisant google translate, sans avoir à aller sur google translate (Pour la petite histoire, le développeur de Translate me voulait préserver au maximum la batterie de son portable et donc ne pas avoir à lancer un navigateur à chaque fois qu’il voulait une traduction).

Voilà donc une petite appli toute sympa, en python, qui vous ferra gagner quelques précieuses secondes à chaque fois que vous voudrez traduire un truc (oui je sais, je râle pour quelques secondes, mais c’est une des choses qui me rend le plus fou ça, quand j’attends qu’une page se charge … j’en mordrais mon clavier).

Pour l’installer, rien de plus simple :

  1. sudo add-apt-repository ppa:atareao/atareao
  2. sudo apt-get update
  3. sudo apt-get install translate-me

Sources :

Neverwhere

Jusqu’en fin 2006, je n’avais jamais lu Gaiman. Qui était pourtant, d’après les rumeurs, un excellent auteur de fantastique. Le nombre de gens me conseillant de le lire et me menaçant si je ne le faisais pas, des pires tortures augmentant dramatiquement, je me décidais, en octobre 2006, à me jeter à l’eau. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j’achetais trois bouquins du monsieur, Miroirs et fumées, Neverwhere et American Gods.

Je décidais de commencer par Miroir et fumées (dont je parlerais dans une prochaine review), pourquoi commencer par celui là ? J’en parlerais dans le billet qui lui sera consacré. J’avais donc commencé par lire Miroir et fumées, un bon recueil de nouvelle, agréable à lire avec quelques textes vraiment plaisants. Mais pas non plus un chef d’œuvre capable de me captiver suffisamment pour que je lise pendant de longues heures plutôt que de regarder un épisode de Battlestar Galactica. Neverwhere par contre, allait réussir ce tour de force (tout comme les honor harrington ou les livres de Jasper Fforde)
Petit résumé :
Richard est un jeune écossais qui part travailler à Londres. Il y vit une vie tranquille, métro boulot dodo, sa vie étant plus ou moins régie par sa fiancée riche et de bonne famille. Un soir, alors qu’il doit diner avec sa fiancée et le patron de celle-ci dans un grand restaurant londonien, il croise la route d’une jeune inconnu, blessée, l’épaule ensanglantée. Il décidera de l’aider … et c’est la que tout bascule. Il perd sa petite vie rangée, les gens ‘normaux’ ne le voient plus, tous semblent l’avoir oublier. En contrepartie, il découvre le monde où vit la jeune inconnue qu’il a aidé : le Londre d’en Bas, un monde onirique semblable au monde d’alice au pays des merveilles en bien plus dangereux. Un monde magique ou les stations de métros sont bien plus que des stations de métro, où l’on peut croiser le marquis de Carabas, où l’ont parle aux rats avec déférence. Un monde sombre, glauque, violent, terrifiant, mais aussi diablement envoûtant, excitant, attirant.

Le livre est un délice, plein de clin d’oeil de référence. Rebondissement après rebondissement, on ne peut qu’être envoûté par le monde à la fois moderne, féodal, gothique décrit par Gaiman. Un monde brillant de milles feux ou chacun des personnages est un vrai petit bijoux de description.
Pages après pages, on suit notre candide Richard qui lui même suit celle qu’il a sauvé, cherchant un moyen de retourner dans son petit Londres tranquille et douillé.
Roman d’apprentissage autant que conte autant que quête héroïque à la mode mythologique, voilà ce qu’est Neverwhere.
Le seul reproche qu’on pourrait lui faire, c’est d’être trop court. On le finit bien trop vite. J’aurais vraiment aimé que certains passages soient plus développé, que Gaiman prenne plus son temps. Et c’est vrai qu’il y a tout de même un bon grand nombre de rebondissement pour peu de pages (même si objectivement quand on lit, on s’en contrefiche, on lit et c’est tout).

Nota de fin de review : depuis 2006, de l’eau a coulé sous les ponts. Et la version poche que j’avais acheté alors n’est plus disponible. Heureusement les éditions Au diable Vauvert sont venues nous sauver et ont réédité le bouquin dans une superbe édition brochée. (Le comble étant que je l’ai déjà offert 2 fois ce … de bouquin mais que mon budget livre étant ce qu’il est, je dois choisir entre reacheter un bouquin que j’ai déjà ou acheter un bouquin que je n’ai jamais lu… Bordel !! )

Note personnelle : Neverwhere est définitivement un bouquin dont je suis amoureux. Je suis fan de Gaiman en général, (j’adore son recueil Des choses fragiles ) mais neverwhere fut vraiment un coup de foudre. Du coup, je ne suis pas forcément très impartial quand je vous conseille de le lire les yeux fermés. Mais n’empêche. Il vaut vraiment le détour.

Avant le petit widget amazon, les deux liens directs vers la boutique du diable (surtout que l’édition littérature générale est épuisée chez amazon ) :

Et maintenant le widget amazon :

PlayDeb, le repository pour les joueurs

J’ai parlé il y a quelques temps ici de GetDeb qui permet d’avoir un repository de logiciels super à jour pour Ubuntu. Il existe son pendant pour les jeux et c’est playdeb.

Comme Getdeb, vous pourrez ajouter les repos playdeb en ajoutant, dans vos repos :

  • deb http://archive.getdeb.net/ubuntu maverick-getdeb games

puis en ajoutant la clés GPG avec la commande :

  • sudo wget -q -O- http://archive.getdeb.net/getdeb-archive.key | sudo apt-key add –

Et grâce à Playdeb, vous pourrez installer le dernier Alien Arena dont je vous met un petit trailer

De Noël, des lutins et du bluetooth

Comme chaque année, Noël fut un noël en famille. Et une fois n’est pas coutume, la TV tournait en bruit de fond pendant l’apéro. Oui je sais, c’est mal de laisser fonctionner la TV pour rien. Même si c’est pour avoir le plaisir de voir des reportages sur le réveillon entre deux plateaux de canapés.

Enfin, bon, lors d’une session de zapping, je tombe sur une image qui failli me faire recracher mon martini. Un rêne de noël avec des lunettes de soleil de skieur cacou. Et une oreillette bluetooth.

Mais… WTF ???

Captivé, je continue a regarder ce dessin animé pour enfant. Et là, c’est l’apocalypse !!

Des lutins avec des oreillettes, eux aussi. Mais aussi avec lunettes infra rouge pour voir dans l’obscurité des maisons endormies. Avec des gadgets lasers qui permettent de savoir où poser les jouets…

Et lorsque le marmot se réveille, les lutins ne l’endorment pas d’un sort non, mais avec un gadget quelconque (me souvient plus si c’est un gaz ou autre ). Et je ne parle même pas des télécommandes ultra technologique, en forme de bonhomme pain d’épice….

Mais comme si ça ne suffisait pas, le centre de contrôle de la tournée du père Noël est digne de la salle de commande de l’Enterprise.. Avec des écrans partout, des ordis partout, des écrans de radars, des diagrammes climatographiques pour faire éviter au père Noël les tempêtes de blizzard …

Mais il est où l’esprit de Noël ? Elle est où la magie de Noël ?

Remplacés par des oreillettes bluetooth et des lunettes (ici j’ai fait un peu lapsus corrigé à la relecture en tapant lutins à la place de lunettes) de vision nocturne …

Y à pas a dire, les dessins animés de Noël, c’était mieux avant.

Et moi, je vais de ce pas aller acheter les dvd des noël de mickey et autre VRAIS dessins animés de Noël. En prévision, de quand ma fille sera en age de regarder les DA de Noël.

Parce que qui c’est ce que ça sera devenu, à ce moment là, les DA de Noël !!!

Le Rasoir d’Occam

Noël est fini, demain je reprends le boulot et en plus on est dimanche. Donc c’est journée en berne aujourd’hui. Donc, en attendant de pouvoir de nouveau flirter avec l’indigestion et l’entorse de coude, je me suis dit que pour une fois j’allais publier une review d’un livre que je vous conseille de ne pas lire. Ça fait du bien d’être méchant un peu:). Et puis, comme ça en plus, on ne pourra pas dire que je ne fais que des critiques positives. (et comme j’en ai tout plein à faire des critiques positives… )

Donc aujourd’hui, une petite review négative sur le Rasoir d’Occam de David Duncan (et non je ne crois pas qu’il est de lien familiaux avec un écossais bien connu).

L’histoire se passe à une époque indéterminée mais que je situerais en pleine guerre froide, avant les premiers pas sur la Lune. Dans une petite île, un groupe de scientifique, protégée par l’armée travaille depuis des années à construire le Luna 1, un missile qui permettra d’aller sur la Lune et d’exploiter les mines d’Uranium qui s’y trouvent. Un des scientifiques de l’équipe, lunatique, asocial et génial travaille sur les enveloppes minimales en construisant des formes tarabiscotées en fil de fer qu’il plonge ensuite dans de l’eau savonneuse.
Un soir, une bizarre onde électrique se propage partout sur le monde ayant apparemment l’île comme épicentre. Les militaires de l’île penchent tout de suite sur un complot ennemi. Mais qui sont donc le couple d’étranger presque nus qui vagabondent sur l’île, la femme au forme parfaite et l’homme à corne, personnification du démon ?
Le scientifique aux bulles de savons aurait-il découvert le voyage interdimensionel ?
Je ne pourrais pas aller plus loin dans le résumé du bouquin, parce que je me suis arrêté la dans la lecture. L’idée est peut-être très bien, mais j’accroche pas. J’ai lu un tier du bouquin et je m’ennuie. Il y a plein de persos, tous différents, tous très bien décrits. Mais, ils m’ennuient. Je les trouve fade, sans saveur, sans réalité, pâlots.
Donc voilà, il paraît que le bouquin dissèque la propension des hommes à s’autodétruire tout ça.
Mais il est vraiment trop ennuyeux pour moi. Du coup, j’ai laissé mon marque-page ou il est, au premier tier du bouquin. Peut-être que dans 40 ans .. je le finirais.

Note de fin de review : Cela fait 4 ans que j’ai arrêté de le lire, je n’ai toujours pas eu le courage de reprendre ma lecture.

MadInterview de Philippe Méda, l’accoucheur de startup

Philippe j’en ai entendu parlé par ‘mon réseau’. (tiens j’ai l’impression d’être ‘un grand’, quand je parle de ‘mon réseau’. Comme si ça faisait 20 ans que j’étais dans le milieu). Je sais plus qui un jour, m’a dit ‘tu connais Philippe Méda ? Non ? Faut absolument que tu parles avec lui, c’est une pointure’. Résultat, je me suis mis à le suivre sur twitter (oui je sais, logique). Finalement je l’ai croisé au Lift 2010, on a discuté, on s’est recroisé après et effectivement il est vrai que c’est une pointure. D’où la raison de cette MadInterview, parce que j’avais envie de lui poser des questions. J’ai d’ailleurs mis beaucoup de temps à écrire les questions, voulant faire une interview sérieuse, ‘pro’, hésitant même à enlever les questions jdr ou jeux vidéos (j’ai d’ailleurs bien fait de ne pas les enlever, mais vous verrez ça par vous même). Au final cela donne une interview comme je les aime à la fois sérieuse (créateur de startup, vous devez lire les réponses de philippe) et ludique ( j’en reviens toujours pas moi … ). Et puis comme ça, cela me permet à mon tour de dire ‘Quoi vous êtes en Paca, vous montez une boîte et vous ne connaissez pas Philippe Méda ?? Il faut absolument que vous parliez avec lui … ‘ 🙂

Ah et une dernière chose, Philippe gagne, et pour longtemps je pense, le titre de celui qui a répondu le plus rapidement à une Mad Interview’ 7 heures et 14 minutes après avoir envoyé les questions, j’ai reçu ses réponses. Oui vous avez bien lu 7 heures et 14 minutes pas une de plus… qui dit mieux ?

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Professionnellement, accoucheur de startup, facilitateur de business et copilote d’entreprises innovantes.

Ta cyber life

2 — Tiens-tu des sites/blogs  ?

Oui, le blog de mon agence de conseil que je co-écrit à intervalles réguliers avec mon associée et épouse à la ville.

3 —  lesquels (les urls sont acceptées) et de quoi parlent-ils ?

Nous parlons sur www.merkapt.com d’entrepreneuriat, de multiculturalité, d’innovation de business model et d’innovation technologique, de stratégie d’innovation et de parrainage entre entrepreneurs.

C’est un très bon exercice de formalisation de nos idées, de nos recherches sur ces sujets assez pointus et de partage avec différents réseaux d’entrepreneurs et d’étudiants.

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

Non pas vraiment. Tenir sérieusement ce blog avec un objectif d’un article de fonds par semaine est déjà une gageure.

5– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Twitter sans hésiter (@Phil_Merkapt pour moi et @b2bmentoring pour Stéphanie) dans la mesure où nous travail est en B2B et dans des marchés très technophiles. Facebook est plus pour moi B2C et grand public. Pas vraiment nos centres d’intérêts.

6– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

J’essaye de me persuader que non, mais je me vois mal faire la moindre recherche d’information en retournant dans des bibliothèques universitaires, en consultant le bottin pour trouver les coordonnées de mes contacts, ou en attendant patiemment une newsletter papier pour m’informer de l’activité d’un réseau. Le net n’est pas une addiction, c’est un nouveau muscle que tout le monde utilise.

7– Sur le net on peut te trouver où ?

Le hub c’est merkapt.com, mais je suis aussi actif sur Linkedin et Twitter.

Le boulot

8– qu’est ce que tu fais comme boulot ?

Du conseil et de la formation en stratégie d’entreprise. Nos clients vont de la startup à Gemalto, ou EADS. Nous avons un spectre large et nous aimons cela !

9– Ton bureau au boulot, il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)


La photo in situ et sans retouche du bureau principal. (nd MrJmad : je suis juste complétement jaloux là… complétement… )

10– Et au fait pourquoi le nom Merkapt ?

C’est un mélange de raisons :

  • mercatique (le québécois pour marketing)
  • un k dans le nom parce que le graphisme du k est toujours intéressant
  • un nom court qui passe à l’international
  • disponible en .com et .fr

11– Avant d’être a ton compte, tu étais salarié non ? pourquoi avoir changé ?

Outre la crise existentielle classique de la mi-carrière qui est d’une banalité affligeante mais qui est aussi un moteur puissant, c’était un constat. Celui de se dire qu’en poste de direction en entreprise, on apporte sa valeur ajoutée que très peu de fois. Peut-être lors de 5 ou 6 jours dans l’année. Et le plaisir que l’on a dans le travail est proportionnel à cette fréquence. Je voulais donc trouver un terrain de jeu où je pouvais avoir ce plaisir au moins 3 jours par semaine…

12– Avec le recul, tu le referais ? passer “du coté des patrons” ?

Oui avec moins d’hésitations. Mais c’est une aventure culturelle compliquée, à laquelle nous sommes superbement mal préparés en France. Avoir travaillé avec de nombreux pays en Europe et au-delà, à la réflexion, a beaucoup facilité la tâche.

13– Si tu pouvais revenir au moment où tu t’es lancé, tu te donnerais quoi comme conseil ?

Fais exactement pareil mais en t’inquiétant moins ? C’est peut être un peu prétentieux mais finalement je me suis bien débrouillé en parvenant à retrouver mon “salaire” tout de suite et sans vivre de trou d’air dans l’activité.

14– Qu’est ce que tu donnerais comme conseil à un créateur d’entreprise que tu croiserais dans la rue ?

Dans la rue, rien parce que le temps serait limité et qu’il faut beaucoup écouter avant de se risquer à conseiller. Mais de façon générale je pourrais lui dire ce qui le fera échouer : garder son projet secret en pensant que l’on va lui voler et/ou attendre que tous les clignotants soient au vert pour démarrer.

15– Pour toi, qu’est ce qui différencie un bon patron de startup d’un mauvais ? (pas de réponses du style bon et mauvais chasseurs hein)

En restant général et cohérent avec la réponse du dessus : sa capacité à s’ouvrir aux autres et développer un réseau autour de son projet. C’est un atout majeur des “bons” patrons de startups et tellement répété, que l’on croie que c’est donné à tout le monde. Ce n’est pas le cas, loin de là.

Ensuite un bon dirigeant à bien digéré qu’une startup n’est pas une entreprise. Les ratios financiers et comptables de s’appliquent pas, il n’y a pas de visibilité à 3 mois, on touche plus de subventions que ce que l’on fait de CA (si l’on fait du CA), il n’y a pas d’équipe structurée, etc. Cela demande une capacité de pilotage très particulière, très adaptative.

Enfin il va souvent faire des pieds et des mains pour commencer à arriver sur un marché rapidement, même avec un bidule pas bien fini. Et apprendre de ce qui va se passer.

Ce sont trois qualités rarement conjuguées, mais décisives. Elles sont plus souvent partagées entre deux ou trois associés fondateurs (le réseauteur, le pilote, le fonceur — je n’ai pas dit chasseur hein ?).

16– Je sais que tu publies tes supports de cours sous une licence Creative Commons.  Et je trouve ça plus que bien. Pourquoi le fais tu ?

Nos formations sont une partie de nos “produits” et je suis très feignant efficace dans la gestion des mes efforts. Il est plus facile de laisser le marché s’emparer de ce que nous faisons, l’apprécier (on espère), le redistribuer (on encourage) et généralement revenir vers nous (on apprécie).

Il y a un bon karma qui est généré (ou beaucoup de whuffies) quand on fait cela. Cela nous permet de dire que nous n’avons pas de méthodes magiques à proposer à nos clients et que nous sommes très clairs et ouverts sur nos méthodes de travail.

17– La licence CC que tu utilises n’est pas une licence libre. Si on va jusqu’au bout du raisonnement, pourquoi ne pas publier carrément  tes support dans une licence libre ?

La réponse honnête est que je n’y ai pas réfléchi assez, je peux donc me laisser convaincre.

Maintenant dans l’intention, je ne suis pas excité par le fait que quelqu’un fasse un copié-collé de ce que nous faisons pour essayer de le refaire à l’identique. Ce serait éminemment inefficace, mais le métier du conseil étant ce qu’il est (la variance sur les compétences des uns et des autres a une répartition très étendue, pour le dire élégamment), cela arriverait forcément. (nd MrJmad : c’est très élégamment dit ça.. tu devrais faire de la politique)

18– Allez, jouons à prédire le futur, quels seront, à ton avis, les prochains domaines d’activité innovant ? les domaines qui vont devenir follement excitants pour ceux qui auront la chance d’y travailler ?

Technologiquement et à 3-5 ans c’est la diffusion du web dans notre environnement au-delà du navigateur et du téléphone. Le web dans la voiture, dans la TV (enjeu majeur en 2011, on commence à peine à égratigner le sujet), dans l’affichage du métro, en vitrine des agences immobilières…

Si on réfléchie une minute par exemple aux informations sur les vols d’avions  : arrivées, retards, n°de vol, destination, … Ce sont des informations qui devraient être diffusées simultanément sur le site web de de l’aéroport, sur les panneaux dans le hall d’arrivée, sur l’appli iPhone de la compagnie, dans la tour de contrôle, etc. Il est inévitable que ce soit géré de façon plus centralisée à partir d’un backoffice consolidé et que cela soit ensuite propagé dans une multitude de canaux étroits et spécifiques. Alors qu’aujourd’hui nous n’intégrons que peu de chose et traitons l’information par exception.

Du web partout mais formaté à une kyrielle d’usages spécifiques. C’est ma vision du web 3.0.

19– Et vus qu’on en est à parler d’innovation, pour toi, c’est quoi l’innovation ?

L’innovation c’est changer les esprits. Par opposition à inventer qui n’est que créer de nouveaux objets.

Dans le meilleur des cas en France nous inventons, sans que cela ne change en rien les usages, les marchés… Nous faisons du concours Lépine.

20– D’ailleurs, tu penses que c’est encore possible, 4 gus dans un garage qui révolutionnent un domaine entier ? et dans une dizaine d’année, ça le sera aussi ?

Oui toujours. Maintenant c’est une telle accumulation de circonstances extravagantes et improbables, que l’on ne peut pas faire grand chose avec ça. Il y a une place pour les phénomènes rares et miraculeux, mais ils ne me fascinent pas. Comment décide-t’on d’être les Beatles ou Steve Jobs ?

En ce qui me concerne je suis plus intéressé par les choses plus reproductibles, et qui sont déjà hautement complexes à faire aboutir.

21– Revenons sur ton taff, tu parles de copilotage de l’innovation, mais comment tu fais pour copiloter ? Est ce que ça demande d’avoir en  face de soi un ‘type’ de patron avec des qualités ?

Certainement quelqu’un avec qui le courant passe et qui me donne la permission de prendre une partie des commandes, de discuter ouvertement des conditions de décollages et d’atterrissages. Pour cela il faut que j’ai à faire à un entrepreneur, dans le sens où il doit pouvoir décider seul (ou avec quelques associés actifs et identifiés). Si l’on doit reporter à un comité de vingt personnes pour changer la couleur des rideaux dans la salle de réunion, là je fuis !

C’est une activité qui est fondamentale pour sortir les dirigeants de leur solitude décisionnelle, avec quelqu’un de compétent et qui va guider les décisions sans agenda personnel (prime de fin d’année, stock options, ne pas se faire virer…).

C’est aussi une relation de confiance qui commence pour diverses raisons, mais qui se maintient dans le temps.

Ta vraie life, quand tu es pas au boulot

22 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

La partie privée le reste le plus possible, mais nous sommes nous aussi des entrepreneurs et nous avons des laptops… Même si nous avons une bonne discipline, il arrive régulièrement que le salon ou un bureau à la maison soit mis à contribution !

23– Marseille, combien de temps ça fait que tu y vis ?

J’ai fait beaucoup d’allers-retours. J’ai commencé à y arriver par le Lycée Thiers, j’ai fait une partie de mes études à Luminy et ensuite j’ai pas mal bougé. Je suis revenu m’y fixer de façon stable il y a plus de cinq ans.

24– A ton avis, qu’elle est son plus grand défaut, sa plus grande qualité, à la deuxième ville de France ?

Le défaut majeur est évident pour moi : aucune ambition culturelle sérieuse et donc un monde économique très, très médiocre. Les deux pour moi sont très liés. Sans culture, les jeunes baignent dans un univers très étroit (j’essaye de ne rien dire de mal sur le foot… j’essaye) et en terme d’emploi derrière c’est le moyen âge.

Sa plus grande qualité… Question difficile. J’en voie beaucoup mais toutes sous-estimées et sous-exploitées. La ville aurait presque tous les atouts pour devenir une Miami méditerranéenne : un pivot économique et culturel transfrontalier. Mais c’est difficile quand le gros des financements publics passent dans la construction de toits pour les stades (ah, mince j’ai dérapé !).

25– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Je suis actif le plus possible avec l’association Entreprendre Paca. J’y accompagne des entreprises bénévolement et essaye d’apporter de l’énergie dans un certains nombre de projets portés par l’association.

26– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Le fait d’avoir pu changer trois fois de carrière dans ma vie professionnelle, et penser que ce n’est pas fini.

27– tu es/ as été roliste ?

Oui avec du classique ADD et CoC au Lycée ! J’ai même commencé en réalité avec les premières éditions importées de DD par Gygax où Elfe était une classe (du coup je n’hésite pas à parler technique !). (nd MrJMad : hé ben tu vois, là tu m’as scotché définitivement … j’aurais jamais pensé que tu étais rôliste … comme quoi .. )

1. Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 27 passe à la 28 sinon à la 29, les questions peuvent  être au passé si tu as arrêté.

28– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?

Bien que ce soit terminé depuis longtemps, je pense que je serais plus intéressé par du théâtre ou de l’improvisation si j’avais un peu de temps.

29– les jeux vidéos, tu y joue un peu  ?

Oui, c’est absolument indispensable pour mon travail ! Non ? Si, si !

Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 29 tu as répondu oui va à la question 30 sinon va à la question 31, là pareil  les questions peuvent être au passé si tu as arrêté.

30– tu joues à quoi ? tu aimes quoi comme type de jeux ?

Je suis très éclectique, mais je retrouve un peu de plaisir rôliste avec Fallout3 récemment, ou Red Dead Redemption.

30bis– ton premier souvenir de jeux vidéos ? , ton dernier coups de coeur ?

Le premier, premier, Pong sur la TV familiale (une révolution) et un an après, un centipede tapé à la main et sauvegardé sur cassette avec un ZX81.

31– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Les sports de combats pendant de nombreuses années, la régate depuis 5-6 ans (un peu en standby) et la SF avec la hard science, ou la SF plus vintage et politique des années 70. (nd MrJMad : faut qu’on parle bouquin tout les deux …. )

32– parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéos / jeux de rôle / bouquins. (depuis quand, ça consiste en quoi, pourquoi tu aimes .. )

La voile a été un univers que j’ai découvert sur le tard, mais qui est très stimulant quand on commence à régater avec des engins un peu longs, avec une équipe bien entraînée et des conditions un peu “sportives”. De très belles sensations.
4. Les bouquins

33– Tu lis ? un peu , beaucoup , passionnément, à la folie ?
34– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sorts pas  ?
35– SF, MedFan, Bitlit, c’est du chinois pour toi ? sinon tu as un préféré ?

Pour répondre aux deux questions à la fois : oui, beaucoup de de tout. Avec donc une certaine prédilection pour la SF (Greg Egan ou Paolo Bacigalupi pour citer des auteurs récents), des auteurs plus classiques comme Borges, les rares français surdoués (Jarowsky, Kloetzer), ou du weird (China Miéville).

36– En ce moment tu lis quoi ?

Là je devrais un peu me bouger et reprendre la lecture de “Internet Architecture and Innovation” de van Schewick et “La carte et le territoire” de Houellebecq qui est un cynique antique téléporté au XXIe siècle…

37— Ton livre préféré ?

Avoir un livre préféré c’est renoncer à trop de choses.

38– Ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Souvent Borges, quelque soit l’opus, pour le plaisir de la langue.

39– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

Aucun, il est très rare que je me fasse avoir, et si c’est le cas je bat en retraite très vite.

Question pour me faire mousser

40– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Oui depuis que l’on s’est rencontré IRL ! Et cela me permet de voir des livres de la collection Atalante qui sort des choses toujours intéressantes, mais très peu critiquées par ailleurs.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre

41– Tu es plus  Leslie Nielsen ou  Matt Damon ? pourquoi ?

Leslie Nielsen parce qu’il sait rester imperturbable dans le chaos le plus total.

42– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi  (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

Bon puisque c’est comme ça :

  • “Cleer” de Kloetzer, un très grosse (bonne) surprise,
  • “Casino” de Scorcese que je viens de revoir avec toujours autant de plaisir,
  • “Californication” parce que tout le monde a une deuxième chance, même Duchovny,
  • “L’homme qui valait trois milliards” parce que c’est générationnel, et
  • “In the Mouth of Madness” parce que Carpenter y est au top.

43– Et si tu devais me conseiller un livre ? en français ? un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie ? et qui en plus me plaira ?

Si c’est pour ne pas rater sa vie, indubitablement “Fictions” de Borges.

44– Ton pire souvenir scolaire ?

Le matin, toutes les années de Lycée.

44bis — Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Chercheur : “been there, done that, got the T-shirt”.

45– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Ahahaha… Archiduchesse en ce moment (bon travail Patrice).

46– Tu es plus ratatouille ou paella ?

Paëlla. La ratatouille est à la cuisine, ce qu’un accident de la route sur une départementale est à la F1.

Juste avant la fin, un peu de liberté

47– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?
48– Et donc, la réponse ?
49– Un coup de gueule à passer ?
50– Un sujet qui te tient à coeur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Plus rien, je suis é-pui-sé !

Comme quoi on ne profite jamais assez de sa liberté.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Sérendipité. Même si c’est trendy, les découvertes sont vraiment là où elles ne sont pas attendues.

Waylander

Ce que j’aime dans les grandes villes comme Marseille, c’est que pas mal de truc sont ouverts le dimanche matin. Comme Virgin. Et que du coup, lorsque l’on se retrouve en panne de bouquin, un dimanche matin, on peut filer au Virgin le plus proche pour faire son stock. C’est ce qui est arrivé, entre autre, lorsque j’ai voulu acheté le livre dont cette critique parle, à savoir Waylander de Gemmell.  (Il y a d’autre avantage aussi, pouvoir trouver une souris sans prendre la voiture, un samedi soir à 19h, parce qu’il impossible de passer un samedi soir sans souris… )

Waylander, que j’ai lu entre le dimanche où je l’ai acheté et le mardi matin. Il faut dire que comme toujours avec les Gemmell, le livre est prenant. Il réutilise les recettes favorites de Gemmel à savoir :

  • Personnages sympathiques
  • Intrigue ‘simple’ : un héros (qui au départ pourrait être considéré comme un ‘méchant’) torturé par son passé, un peuple et un pays à sauver, un objet mythique qui sera la clé de la victoire si le héros est suffisamment fort pour aller le chercher.
  • Rythme rapide, presque haletant.

Un petit bémol toutefois, je trouve que tout va trop vite. En fait pour être précis le plantage de décor prend du temps, le temps de découvrir les personnages, de lancer l’intrigue et puis après … le scénar prend le train. Pour caricaturer je dirais que c’est limite du porte / monstre / trésor. Comme si le nombre de page était limité et qu’il fallait aller droit au but, par le chemin le plus court possible.  Et moi j’aime bien quand le scénar prend un peu plus son temps. Quand il y a des bifurcations ‘inutiles’ dans le flux de l’histoire, qui ne servent qu’à donner de la profondeur aux récit et aux personnages. Là, c’est bien plus rapide, limite un de film.

Mais ça reste toutefois un bon bouquin, un très bon bouquin (j’aime bien les Gemmel, pour ne pas dire que je les adore, d’ailleurs je n’ai même pas attendu qu’ils sortent en poche les trois waylander, je les ai en grand format, pour dire). Surtout si on aime les bouquins que je qualifierais d’épique, dans le style un homme seul contre tous. Un homme qui quoi qu’il lui arrive, quel que soit les coups qu’il prend, se relève et continue à avancer, coute que coute. Ca me fait penser aux héros ‘hardboiled’ (dur à cuire) des vieux polars tiens. Qui malgré les balles, les coups de batte dans les dents et les trahison, continuent à avancer, parce que si ils avancent plus ils meurent. Waylander c’est un peu pareil. Il avance. Parce que ne pas avancer c’est mourir.

Hum, mais je m’enflamme tellement que j’en oublierais presque de vous donner un petit résumé du bouquin :

Le roi de Drenaï a été assassiné alors que le pays était en guerre. Les envahisseurs déferlent donc sur le pays, pillant, rasant, brûlant, trucidant. Presque tout espoir est perdu, seul quelques petites poches de résistance permet de rêver à autre chose qu’une défaite totale dans le sang. Malheureusement la résistance est trop faible, presque abattue. Rien ne pourra être sauvé si l’armure de bronze, symbole de puissance et de gloire de l’avant dernier roi ( qui était le père du roi assassiné donc) n’est pas ramené au général qui guide la résistance. Et cette quête, un seul homme peut la mener à bien . Cet homme, Waylander. Celui-là même qui a tuer le roi.

Mort d’un sombre seigneur

Avec ce billet j’entame un cycle de publication de review de bouquin que j’ai lu il y a plus ou moins longtemps et sur lesquels j’avais préparé des reviews… J’indiquerais en chapeau de billet, lorsque les reviews seront ce que je pourrais appeler ‘des vieilles reviews’.

Avant de lire ce bouquin, je connaissais Laurel K. Hamilton uniquement à travers sa série Anita Blake, chasseuse de vampire dont j’ai tout les poches sortis à ce jour chez Milady (faudra que je fasse une review d’ailleurs). Anita Blacke est un cycle de bouquin pas trop mal mais très très Bit-Lit … (j’en dirais plus sur la review que je consacrerais au cycle, si un jour je trouve le temps, les reviews de cycle, c’est long à faire).

Mais donc j’avais un petit a priori en achetant Ravenloft – L’Alliance, tome 1 : Mort d’un sombre seigneur . A-priori pas du tout dissipé par la lecture de la quatrième de couv trop lapidaire pour donner une quelconque indication. La couverture par contre bien que super bizarre, voir incompréhensible semblait promettre quelque chose d’un peu noir, glauque…

Et effectivement, je ne fus pas déçu. J’avais peur d’un conte pour adolescente, j’ai eu le plaisir d’avoir droit à un bon cauchemar bien sombre. L’intrigue de départ est ‘simple’. Un monde qui redoute la sorcellerie, des chasseurs de mage qui passent leur vie à traquer les mages pour les occire. Mais même si tout semble simple, au fur et à mesure de la lecture, les choses se compliquent, et de plus en plus de question se posent :

  • Qui sont les vistani ?
  • Le pays de Kartakass est il vivant ?
  • Est ce lui qui corrompt la magie ?
  • Et tellement d’autre …

Mais revenons au petit résumé de l’histoire. Un pays qui déteste la magie, des monstres par dizaine, zombies, loup-garou, mage fou, des chasseurs de mages organisé dans une société secrète et … au milieu de tout cela, deux jumeaux, frère et sœur, Blaine et Elaine qui vivent plus ou moins paisiblement chez l’un des chasseurs de mages les plus réputés de la contrée. Tout se complique lorsque la jeune Elaine découvre qu’elle possède des pouvoirs magiques. Peut-elle faire confiance à sa magie ? Arrivera-t-elle à ne pas se faire rejeter par sa famille ? Sera-t-elle corrompu par ses pouvoirs ?

Le livre est une lente descente aux enfers pour tout les personnages. Désillusion, mort, trahison, parjure, doute, voilà quelques-unes des épreuves que devront affronter les pauvres héros de ce cauchemar et autant le dire tout de suite, la plupart s’y perdront.  D’ailleurs le ton est donné lorsque des les premières pages du livre le héraut de ‘Bien’, de la chasse au démon et à la magie noire, pactise avec celui qui pourrait être le diable, accepte d’utiliser la magie la plus sombre qui soit seulement pour pouvoir vivre un peu plus. Et quand, par hasard, l’espoir semble apparaître, ce n’est bien souvent que pour pouvoir démoraliser un peu plus un des personnages lorsque la réalité lui arrachera sans délicatesse.

Un livre à lire donc et vraiment différent de tout ce que j’avais pu lire avant de l’auteur.

Nota sur Ravenloft. Ceux qui parmi vous sont rôlistes ont forcément entendu parler de Ravenloft, le jdr Dark Fantasy édité aujourd’hui par Wizard and the Coast et qui prend place dans la cosmologie de Donjons et Dragons. Un certain nombre de bouquin prenant place dans l’univers de Ravenloft ont été publiés entre 95 et 98 par Fleuve Noir, dont Mort d’un sombre seigneur, publié en 98 et douzième des treize romans publiés par fleuve noir. (je trouve cela rigolo la coïncidence ayant fait que fleuve noir a publié 13 bouquins, pas un de moins, pas un de plus).

Logiciels libre à découvrir (ou à mettre à jour), la hotte du Jmad.

Je me demande parfois quoi faire lorsque j’ai envie de parler d’un logiciel sur lequel je tombe, mais que je n’ai pas envie de faire un billet de 3 ligne. Souvent, je ne fais rien.

Mais là, c’est Noël, du coup, pour une fois je vais faire un billet regroupant plusieurs sous billets.

Rhythmbox, les nouvelles versions.

La dernière version de Rhythmbox n’est pas dispo dans les repos officiels ubuntu. Ce qui est dommage, vu qu’elle corrige une bonne flopée de bug. Mais chanceux utilisateurs, un PPA a été crée spécialement pour.

Un petit coup de

  • sudo add-apt-repository ppa:rjeschmi/rjeschmi-ppa puis de
  • sudo apt-get update && sudo apt-get install rhythmbox

et le tour est joué.

CADuntu a un nouveau nom, LibreCAD

J’ai découvert CADuntu en découvrant qu’il changeait de nom. C’est un logiciel de CAD basé sur l’édition communautaire de QCAD. LibreCAD est donc sensé vous aider à faire des plans, des dessins techniques, etc etc.. Honnetement j’ai essayé de m’en servir pendant 10 minutes, à part faire des cercles et des courbes de Béziers, j’ai pas compris grand chose. Mais bon, au moment où je suis tombé dessus, je n’étais même pas sur de savoir ce que voulais dire CAD…

XBMC

XMBC est un média player et entertainement hub qui a l’air de dépoter grave. XMBC fonctionne sous Linux, Windows, Mac et la Xbox originale. Et vraiment, à voir les captures d’écrans, il donne envie. Bon, je n’ai pas pu le tester parce que les drivers 3D de mon lenovo ont décidé qu’ils allaient se mettre en gréve, mais je ne pouvais pas en parler, pour ceux qui eux, les chanceux, ont droit d’avoir de la 3D sur leur ordis. Et en plus, il y a des repos Ubuntu, Arch, OpenSuse et Mandriva

Spin

Spin, de Robert Charles Wilson, est le bouquin que j’avais décidé de lire suite à la MadInterview de Karo. (En effet les bouquins j’avais déjà lu les bouquins qu’elle me conseillait, du coup, j’ai décidé de lire le bouquin qu’elle était en train de lire).

Spin est un bouquin d’anticipation / SF. Le décor du bouquin se résume en quelques ligne. Un jour, une gigantesque barrière entoure la Terre et la sépare du reste de l’univers. Qui l’a construite ? , Pourquoi nous avoir ainsi enfermés ou protégés ?, personne ne le sait .. Pire, l’humanité se rend assez vite compte que le temps à l’extérieur s’écoule des millions de fois plus vite à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il ne reste donc à l’humanité que quelques dizaines d’années avant d’être détruite par le soleil, devenu une vieille étoile impropre à la vie.

Comment réagira l’humanité ?, que ferra-t-elle pour essayer de comprendre ? De s’évader ?  C’est ce que nous raconte Spin, page à page en suivant les destins de trois personnages, trois personnes clés, les jumeaux Lawton, Diane et Jason et leur ami d’enfance, Tyler Dupree. A travers leurs vies, à travers leurs yeux, on suivra les tentatives scientifiques pour traverser la barrière, pour conquérir Mars .. On plongera aussi dans les errements des différentes sectes qui naitront de l’apparition de la barrière.

Spin est définitivement un bon bouquin. En le commençant, j’avais un peu peur de devoir me farcir un bouquin de hard science, sec et ardu, qui me demanderait des efforts, à chaque fois que je tournerais une page. Et autant dire que vu l’épaisseur du bouquin, j’en aurais chié…

Mais en fait non.

Déjà parce que Spin n’est pas du tout hard science. C’est scientifiquement solide, étayé, mais ce n’est pas de la hard science.

Ensuite parce que passer par les yeux des trois personnages, utiliser leur vies, leur problèmes médicaux, leur déboires amoureux, permet de ne pas se retrouver dans un roman soit froid soit juste héroïque. Et l’utilisation de la première personne, accentue encore cet effet de rapprochement du lecteur, d’immersion dans la vie des héros. (oui je suis fan de l’écriture à la première personne, quand elle est bien faite).

Bon alors, on pourra me dire que l’idée de la barrière qui entoure la Terre est pas forcément nouvelle, et il est vrai que l’on pourrait citer Greg Egan et son Isolation
(j’ai toujours un soucis avec Egan, j’adore ses bouquins, mais qu’est ce qu’ils sont dur à lire, parfois tellement que l’on se demande si c’est bien nécessaire ou si il le fait exprès …) Et c’est vrai. Mais bon, s’il ne fallait lire que les bouquins dont l’idée est 100% originale …

On pourra aussi me dire que bien que l’explication du pourquoi de la barrière soit plutôt bien trouvée, la fin du bouquin en elle-même est un petit peu bâclée. Elle sent le tome 2 à plein nez cette fin, ou le dépassement de délai de livraison de manuscrit.

Au final, si je devais répondre par oui ou par non à ‘est ce que je dois lire Spin’, je répondrais Oui, surtout depuis qu’il est sorti en poche:).