Days

Un des nombreux (trop nombreux vu mes relevés bancaires) livre que j’ai acheté lors de mes crises de boulimie FNAC-iesque.
C’est le premier roman traduit en français de l’auteur (James Lovegrove), même si apparemment si j’en crois la quatrième de couv, l’auteur à une jolie bibliographie derrière lui. (D’ailleurs aujourd’hui, il y a eu d’autre traduction du monsieur et je vous encourage à les lire également).

Et je trouve que la périphrase lui va bien.
Mais c’est au départ, surtout, un coup de foudre pour la couverture. Quand je l’ai vu, j’ai su que j’allais l’acheter, sans même savoir ce que je trouverais entre ses pages ..

Et de quoi parle Days ? Pour plagier la 4ème de couv, et utiliser des termes ronflants qui font intelligent, c’est : ‘une satire piquante de la société’.

C’est enf ait l’histoire du premier (et du plus beau) gigastore au monde. Gigastore anglais, bien entendu, en plein cœur de Londres. Gigastore de 7 étages , de, à l’origine, 777 rayons et géré par les 7 fils du défunt Septimus qui créa Days.

Mais Days c’est aussi l’histoire des sept fils retranchés dans leur tour d’ivoire, celle de Franck le fantôme sorte de vigile qui prend les voleurs à la tire sur le fait (et à le droit d’user de son arme si le voleur essaie de s’échapper), l’histoire d’un couple de classes moyennes qui découvrent le Gigastore après s’être privés pendant des années. C’est également l’histoire de la guerre que se livre le rayon informatique et le rayon livre…

Alors effectivement il n’y a pas de vaisseaux spatiaux, pas de pirates informatiques, pas de grands héros, de grandes causes ni de discours vibrants.

Ce n’est en fait que le simple récit de quelques vies et d’une société qui déraille clairement, dont les symptômes de délitement sont mis en exergue par le gigastore.

Mais c’est un livre plus que plaisant à lire, attachant, et que l’on dévore avec plaisir.

(Et cela fait un peu peur de se rendre compte, lorsque l’on se penche plus de 30 secondes sur notre société actuelle, qu’en fait, on en est pas si loin…)

Faerie Thriller

J’ai donc découvert, la semaine dernière qu’il existait une suite à Faerie Hacker (de Johan Heliot), un des romans ‘claques’ que j’ai lu ces dernières années. Aussitôt découvert, aussi tôt commandé.

Après avoir fini Cercle Vicieux de de Mike Carey dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai eu le plaisir de découvrir un paquet dans ma boite aux lettres … Et oui c’était Faerie Thriller. Dire que je pensais ne rien avoir à lire du week-end (oui parce que les deux colis que je devais recevoir vendredi, dont un plein de livre.. ont … disparu…. Espérons que c’est le concierge qui les a gardé en oubliant de laisser un mot pour prévenir… espérons… )

Je me suis donc jeté sur Faerie Thriller et entre deux sessions boulot, je l’ai dévoré, le finissant il y a quelques couples de minutes.

Déjà, un bon point, j’adore la couverture. Oui, je sais, la couverture, cela ne veut rien dire. Et parfois même c’est trompeur. On peut passer à coté d’excellent bouquins en se laissant aller à une mauvaise impression donné par la couverture ou au contraire, se faire pigeonner …

Mais bon, c’est toujours un plus quand le flacon est à la hauteur de l’ivresse. Et donc la couverture est vraiment sympathique.

Quand à l’histoire, on retrouve Lil, la fey héroïne du premier tome. On retrouve également le presque dragon Obrasian ou le capitaine de la garde. (Tout petit bémol peut-être, Lil dans mon souvenir du premier épisode, me semblait plus ‘fantasque’, plus ‘tornade ébouriffée et ébouriffante’)

Dans ce tome, pas de déluge de haute technologie, pas d’informaticien et de démon, mais des meurtres horribles, en Faerie et dans le monde ‘normal’. Des meurtres qui semblent reliés….

Va commencer une enquête rebondissant entre Faerie et notre monde, au gré de meurtres de plus en plus étranges…

Si j’essaie de comparer cet opus à Faerie Hacker, j’aurais envie de dire qu’alors que FH (Faerie Hacker, suivez un peu) était bit-lit, FT était beaucoup plus polar et roman noir. Sans d’ailleurs émettre aucun jugement de valeur, vu que je lis des deux types de bouquins.

En tout cas, FT reste toujours autant que FH un plaisir à lire. On est happé par l’histoire, par cette description, à la mode ‘noire’ du monde littéraire, par le mélange entre monde moderne, Faerie et mythologie.

Et puis, il ne sont pas si nombreux, les livres dans lesquels j’apprends des mots (bon peut-être parce que je lis au final très peu de livres français et beaucoup de traduction). Et c’est toujours plaisant de lire un auteur qui manie bien la langue.

Mon seul regret ? Ne l’avoir jamais croisé en vrai lorsqu’il était aux imaginales !!! bouhhh !!! J’aurais pu lui proposer une MadInterview en plus:((

Waylander, T3 : Le Héros dans l’ombre

Le vieux dicton dit qu’il n’y a jamais 2 sans 3. Histoire de ne pas le faire mentir, je m’en voudrais, voici donc la review du Waylander tome 3 : Le Héros dans l’ombre. Il faut vraiment que les … ( je sais pas trop qui en fait ) arrêtent de mettre des Virgin devant mes pas, comment je résiste moi ?

Enfin bon, donc après avoir lu le tome 2 et sachant qu’il y avait un tome 3, j’ai décidé qu’il était d’une importance vitale pour vous, mes lecteurs, que je lise et donne mon avis sur le dernier des tomes de Waylander.

Dans ce tome 3 on retrouve donc…. Waylander et oui, mais c’est tout. Sa fille est installée au loin avec son mari et il vit donc tranquillement, encore une fois incognito, riche grâce à l’argent qu’il a lentement amassé en tuant à tour de bras pendant de longue année.

Il s’est fait construire une espèce de palais comprenant une immense bibliothèque, un hôpital, ou il offre asile et connaissance à ce qui viennent le voir. Mais comme toujours, sinon il ne serait pas Waylander, il n’a pas de chance. Il s’est installé juste à coté des ruines d’une ancienne ville, ville dont les habitants ont été exilés dans une autre dimension il y a quelques milliers d’années et qui ont décidé de revenir et de remettre tout le monde à leur botte. Du coup, par le plus grand des hasards, presque à contre-coeur, et surtout à cause de la colère blanche qu’il lui arrive d’éprouver, Waylander va encore jouer au grain de sable et aider à sauver le monde.

C’est d’ailleurs intéressant de voir comment Gemmel arrive à faire en sorte (c’était déjà le cas dans le tome 2) que Waylander s’engage dans des quêtes ayant pour but de sauver le monde à contre-coeur, sans faire exprès et pour des raisons qui ne sont pas du tout ‘sauver le monde’.

Waylander, T2 : Dans le royaume du Loup

Me revoilà avec une review d’un autre Gemmell, la suite du précédent, à savoir donc Waylander 2, dans le royaume du Loup.

Je disais dans ma review du tome 1 que j’aimais bien les Gemmel mais que l’auteur avait toutefois tendance à ‘prendre le train’, synonyme légèrement péjoratif de ‘mener le scénario tambour battant’ n’empêche que j’avais maladivement envie de lire la suite. Le passage à la Fnac pour acheter un cadeau d’anniv à ma soeur (comme j’avais pas d’idée, des bouquins, 3 , et pour pas me mouiller et me prévoir de futurs cadeaux 3 débuts de cycle différents) fut l’excuse rêvée pour me l’acheter.

Aussitôt acheté, aussitôt lu, aussitôt apprécié. (si ça, c’est pas du slogan commercial ??)

Gemmel restant Gemmel, tout ce que j’ai dit sur le tome précédent reste vrai. Rythme un peu trop rapide, héros charismatique , des tonnes de méchants qui sont toujours à un cheveu de gagner, des personnages secondaires puissants et attachants.

Comme pour la review du premier tome (et celle du tome trois qui arrive tout tout bientôt), avant de clore ce billet, un petit résumé du bouquin.

Waylander, maintenant veuf (10 ans ont passé depuis le tome 1) vit seul avec sa fille adoptive, inconnu de tous dans son nouveau pays. Il traîne sa vie, pleurant sa femme morte et apprenant à sa fille à se défendre. Malheureusement pour lui, ou heureusement qui sait, quelqu’un a décidé de le liquider. Sa tête est mise à prix, une horde de tueur se lance à sa recherche. Le veuf qui pleure sa femme va devoir laisser sa place à Waylander, le plus redoutable des tueurs si celui-ci veut sauver sa vie et celle de sa fille. Et comme rien n’est simple avec le gentil tueur à la retraite, il va se retrouver en plein milieu d’une guerre, va devoir se battre contre des magiciens et tenter de sauver le monde… encore une fois.

La Lune seule le sait

J’ai découvert Johan Heliot il y a quelques années avec Faerie Hackers bouquin que a peine l’ai-je finis à tout de suite trôné dans mon panthéon des bouquins que j’adore. Un vrai régal ce livre. Il faudra que je le relise pour en faire une review d’ailleurs mais en attendant je le conseille à tous et à toutes.

Faerie Hackers est une merveille.

 

Pourtant, j’avais hesité à relire du Heliot.

Il y a tellement d’auteur à lire, et puis après Faerie comment ne pas être ‘déçu’, les quatrième de couv ne m’accrochait pas vraiment.. Finalement je me suis lancé et j’ai choisi La Lune seule le sait. hé ben, je n’ai pas été déçu.

Ce roman est une sympathique uchronie basée sur la fin du XIXème siécle. Point de départ, en 1889 des extra terrestre ont fait irruption au dessus de Paris. Napoléon III tisse une alliance avec eux et grâce à la technologie des Ishkiss, dix ans après ( en 1899 donc ) , l’Europe n’est méconnaissable et Louis Napoléon y règne en maître suprême.

Pourtant la révolte gronde, et c’est d’Amérique que les artistes et écrivains rêvent à la liberté essayant par tout les moyens de renverser le régime tyrannique de l’Empereur.Une opération de la dernière chance est montée :  envoyer Jules Vernes en mission spéciale sur le bagne lunaire pour libérer Louise Michel héroine de la Commune de 1871.

 

En clair, je conseille donc vivement ce roman, court mais vraiment très prenant. Très rafraîchissant, très steampunk, avec de superbes passages descriptifs bien dans l’ambiance XIXème… Et puis, ce n’est pas tout le temps que le héros d’un livre, c’est le grand Jules Vernes.

Et puis, comme quoi écrire des reviews ce n’est pas totalement inutile, parce que comme ça j’ai découvert que le roman avait une suite , ‘La Lune n’est pas pour nous’, je me demande bien qui va l’acheter tiens….

Et .. Rahhh !!! Faerie Hackers a aussi une suite … Là par contre, je craque, op, Faerie Thriller est déjà commandé .. snif mon porte-monnaie …

La Nef des fous

La première chose qui m’a frappé en voyant ce bouquin, ce fut la couverture. Elle est tout simplement magnifique. C’est une couverture qui vous appelle, qui vous pousse à acheter le bouquin, qui vous promet de longs moment de bonheur en vous susurrant ‘un bouquin avec une aussi belle couverture ne peut pas être un mauvais bouquin.. il faut que tu découvre ce que je cache, achète moi …’

Bien entendu, j’ai craqué à l’appel de la sirène couverture. Surtout lorsqu’en lisant la quatrième de couv, j’ai vu que la Nef des fous avait reçu le prix Philip K Dick. En général, je me méfie des prix. J’ai encore en mémoire la désillusion occasionnée par  la jeune détective et autres histoires étranges, l’un des plus mauvais recueil de nouvelle que j’ai pu lire.  Mais le prix Dick, je lui fait confiance.

Et encore une fois, je n’ai pas eu tort. L’idée de base est toute simple, presque éculée. Un vaisseau spatial qui parcoure l’immensité de l’espace depuis… personne ne le sait. Personne ne se rappelle d’ailleurs plus non plus pourquoi le vaisseau parcours l’espace. L’Argonos, puisque c’est le nom du vaisseau, est devenu une sorte de hollandais volant, perdu, sans port d’attache voguant de planète en planète, dans une quête sans fin d’un … quelque chose.

A son bord, des milliers de personnes y vivent au sein d’une société presque féodale avec une ‘noblesse’, un ‘petit peuple’ et un capitaine dont la charge se transmet de père en fils. Au sein de l’équipe dirigeante, deux hommes luttent l’un contre l’autre depuis des décennies, l’évêque qui aimerait bien être à la fois évêque et capitaine et le capitaine, qui lui ne veut pas perdre son poste et son pouvoir.

Au milieu de tout cela, Bartoloméo, le conseiller du capitaine, qui compense son physique plus que déficient par une intelligence vive. Enfermé dans son exosquelette, il navigue dans les intrigues, essayant de survivre tant à ses ennemis qu’à ses amis.

Mais tout change lorsque le vaisseau croise la route d’une planète, Antioche comme la baptisera l’évêque. Antioche dont les habitants ont été effroyablement massacré. Un massacre qui devient alors un des personnages principal du livre. Il peuplera les cauchemars de certains, restera dans les mémoires des autres, ferra naitre de lancinantes questions ‘qui a fait cela, pourquoi ?’, un massacre qui réussira presque  à faire disparaître le vaisseau et ses occupants. Mais j’en dis déjà presque trop…

Très classique me direz vous. Et vous auriez raison, même le final n’est pas vraiment surprenant. Mais, n’empêche le bouquin est prenant. Il se dévore, page après page et l’on suit Bartoloméo, vivant avec lui chacune des épreuves qu’il traverse, suivant ses cogitations, partageant ses doutes et ses angoisses.

Exultant

Ce bouquin est le tome 2 du cycle des enfants de la destinée (le premier tome étant Coalescence).

On retrouve plusieurs ingrédient du premier tome à savoir les coalescence et le style très hard science de l’auteur. J’ai souvent peur quand je commence à lire un bouquin étiqueté hard science. J’ai parfois l’impression que les auteurs qui se prévalent de ce courant littéraire se sentent obligés de parsemer leur bouquins de paragraphe indigestes divaguant sur des points précis de théorie physique avant-gardiste. Et tant pis si les lecteurs n’y comprennent rien (à la fois parce que bon, pas tout le monde n’a un doctorat en physique et parce que bon un bon auteur de SF n’est pas forcément un bon pédagoque)

Mais là, Baxter arrive à ne pas être trop ennuyeux et on lit sans vraiment s’en rendre compte ses explications sur la théorie des cordes ou autre. Bon je suis pas sur que la plupart des lecteurs en retiennent grand chose (en tout cas ce n’est pas mon cas) mais ca ne nuit pas à l’immersion.

L’histoire de ce second tome se passe dans un très très lointain futur (plus de 20 000 ans dans le futur). L’humanité a conquit presque toute la galaxie, éradiquant toutes les races qu’elle a croisé sur son chemin. Elle se bat maintenant contre son dernier ennemi, les Xeelees. Cette guerre dure depuis plus de 3000 ans et cela fait bien longtemps que le front ne bouge plus. Les Xeelees sont retranchés dans le centre de Galaxie et déciment par millions la chair à canon humaine que la Coalition envoie sans discontinuer.

L’humanité est figée. Figée dans le présent, ayant oublié presque tout son passé et incapable d’imaginer un autre futur que celui qui se limiterait à  une répétition du présent.

C’est dans ce carcan étouffant qu’un événement, pourtant minime va tout changer. Un jeune pilote arrive à capturer un vaisseau Xeelees…

Le bouquin, vous l’aurez compris raconte donc l’histoire de l’enfant soldat pilote qui a réussit l’exploit de capturer le Xeelees. On va le suivre pas à pas, découvrir les faux semblant et les manœuvres politique de ceux qui , sur Terre, gouverne la Coalition. On le voit grandir, pas à pas, tandis que sa vision du monde et des choses changent peu à peu.

Pour finir, c’est un bon bouquin. Très différent du tome 1, que j’avais adoré (et qui se passe lui à notre époque), tout en restant très similaire. Un seul petit bémol, que je fais souvent à ce type de bouquin, on a parfois un peu l’impression que tout va trop vite, trop bien. Un problème, op tout de suite une solution. Une crasse, mais non voyons, on est les héros, il peut rien nous arriver, op, tout se résout sans trop de difficulté … Alors c’est un peu normal me direz vous. Oui, mais bon, voilà, c’était mon petit bémol pour la route.

Conan le Cimmérien – Premier volume (1932-1933)

Qui n’a pas lu un recueil de nouvelles de Conan quand il était petit ? Qui n’a pas rêvé aux batailles auxquelles le grand barbare à survécu ? cauchemardé en repensant aux monstres qu’il avait occis dans les catacombes qu’il se retrouvait assez souvent à arpenter ?
Moi, ce fut le cas. Je me souviens encore des petits recueils de nouvelles J’ai Lu, avec leur couvertures barbares et colorées, les nouvelles à l’intérieur qui avait l’air d’avoir été ordonnées complètement aux hasards, les moments passés à se plonger dans l’univers de Conan.
Comment donc résister à ce premier tome , premier des trois volumes qui rassembleront l’intégralité des aventures de Conan. (même son prix légèrement élevés (35 euros quand même) ne me retint pas longtemps.
Je finis donc par me l’offrir, peut avant Noël 2008, en passant à la Fnac. (Les Fnacs sont diaboliquement placées, toujours sur mon chemin… )

Que dire ?

Le livre est magnifique, parsemé de dessins bien dans le type des illustrations d’origine des nouvelles.
Les nouvelles tout le monde les connait, ou presque. Comme expliqué dans la préface, il y a deux types de nouvelles de Conan, les ‘alimentaires’ où il y a toujours une femme très faiblement vêtue et celle plus recherchées. Suivant son besoin d’argent Howard écrivait soit l’une soit l’autre. La période couvert par ce tome était une période ou il avait apparemment besoin de sous. Il y a donc une majorité d’histoires ‘à fille’. Toujours d’après la préface, la plupart des nouvelles n’ont jamais été publiées telles que Howard les avaient écrites. Elles ont été modifiées, réarrangés, etc… Peut-être. Mes souvenirs sont bien trop lointains pour pouvoir voir une différence entre celles que j’ai lu enfant et celles du présent livre.

Mais même si les versions du présent livre sont de meilleures qualités, ça reste tout de même du Conan.
En résumé,c’est un bon livre pour découvrir (mais est ce possible de découvrir conan en 2010 ? ) Conan ou pour se rappeler de doux souvenirs de son enfance.
Mais il est sur que si vous avez déjà lu Conan et que vous n’avez pas accroché, la meilleure qualité du texte ne suffira pas, à mon avis à vous faire changer d’avis alors.. passez votre chemin vous perdriez 35 euros.

Neverwhere

Jusqu’en fin 2006, je n’avais jamais lu Gaiman. Qui était pourtant, d’après les rumeurs, un excellent auteur de fantastique. Le nombre de gens me conseillant de le lire et me menaçant si je ne le faisais pas, des pires tortures augmentant dramatiquement, je me décidais, en octobre 2006, à me jeter à l’eau. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j’achetais trois bouquins du monsieur, Miroirs et fumées, Neverwhere et American Gods.

Je décidais de commencer par Miroir et fumées (dont je parlerais dans une prochaine review), pourquoi commencer par celui là ? J’en parlerais dans le billet qui lui sera consacré. J’avais donc commencé par lire Miroir et fumées, un bon recueil de nouvelle, agréable à lire avec quelques textes vraiment plaisants. Mais pas non plus un chef d’œuvre capable de me captiver suffisamment pour que je lise pendant de longues heures plutôt que de regarder un épisode de Battlestar Galactica. Neverwhere par contre, allait réussir ce tour de force (tout comme les honor harrington ou les livres de Jasper Fforde)
Petit résumé :
Richard est un jeune écossais qui part travailler à Londres. Il y vit une vie tranquille, métro boulot dodo, sa vie étant plus ou moins régie par sa fiancée riche et de bonne famille. Un soir, alors qu’il doit diner avec sa fiancée et le patron de celle-ci dans un grand restaurant londonien, il croise la route d’une jeune inconnu, blessée, l’épaule ensanglantée. Il décidera de l’aider … et c’est la que tout bascule. Il perd sa petite vie rangée, les gens ‘normaux’ ne le voient plus, tous semblent l’avoir oublier. En contrepartie, il découvre le monde où vit la jeune inconnue qu’il a aidé : le Londre d’en Bas, un monde onirique semblable au monde d’alice au pays des merveilles en bien plus dangereux. Un monde magique ou les stations de métros sont bien plus que des stations de métro, où l’on peut croiser le marquis de Carabas, où l’ont parle aux rats avec déférence. Un monde sombre, glauque, violent, terrifiant, mais aussi diablement envoûtant, excitant, attirant.

Le livre est un délice, plein de clin d’oeil de référence. Rebondissement après rebondissement, on ne peut qu’être envoûté par le monde à la fois moderne, féodal, gothique décrit par Gaiman. Un monde brillant de milles feux ou chacun des personnages est un vrai petit bijoux de description.
Pages après pages, on suit notre candide Richard qui lui même suit celle qu’il a sauvé, cherchant un moyen de retourner dans son petit Londres tranquille et douillé.
Roman d’apprentissage autant que conte autant que quête héroïque à la mode mythologique, voilà ce qu’est Neverwhere.
Le seul reproche qu’on pourrait lui faire, c’est d’être trop court. On le finit bien trop vite. J’aurais vraiment aimé que certains passages soient plus développé, que Gaiman prenne plus son temps. Et c’est vrai qu’il y a tout de même un bon grand nombre de rebondissement pour peu de pages (même si objectivement quand on lit, on s’en contrefiche, on lit et c’est tout).

Nota de fin de review : depuis 2006, de l’eau a coulé sous les ponts. Et la version poche que j’avais acheté alors n’est plus disponible. Heureusement les éditions Au diable Vauvert sont venues nous sauver et ont réédité le bouquin dans une superbe édition brochée. (Le comble étant que je l’ai déjà offert 2 fois ce … de bouquin mais que mon budget livre étant ce qu’il est, je dois choisir entre reacheter un bouquin que j’ai déjà ou acheter un bouquin que je n’ai jamais lu… Bordel !! )

Note personnelle : Neverwhere est définitivement un bouquin dont je suis amoureux. Je suis fan de Gaiman en général, (j’adore son recueil Des choses fragiles ) mais neverwhere fut vraiment un coup de foudre. Du coup, je ne suis pas forcément très impartial quand je vous conseille de le lire les yeux fermés. Mais n’empêche. Il vaut vraiment le détour.

Avant le petit widget amazon, les deux liens directs vers la boutique du diable (surtout que l’édition littérature générale est épuisée chez amazon ) :

Et maintenant le widget amazon :

Le Rasoir d’Occam

Noël est fini, demain je reprends le boulot et en plus on est dimanche. Donc c’est journée en berne aujourd’hui. Donc, en attendant de pouvoir de nouveau flirter avec l’indigestion et l’entorse de coude, je me suis dit que pour une fois j’allais publier une review d’un livre que je vous conseille de ne pas lire. Ça fait du bien d’être méchant un peu:). Et puis, comme ça en plus, on ne pourra pas dire que je ne fais que des critiques positives. (et comme j’en ai tout plein à faire des critiques positives… )

Donc aujourd’hui, une petite review négative sur le Rasoir d’Occam de David Duncan (et non je ne crois pas qu’il est de lien familiaux avec un écossais bien connu).

L’histoire se passe à une époque indéterminée mais que je situerais en pleine guerre froide, avant les premiers pas sur la Lune. Dans une petite île, un groupe de scientifique, protégée par l’armée travaille depuis des années à construire le Luna 1, un missile qui permettra d’aller sur la Lune et d’exploiter les mines d’Uranium qui s’y trouvent. Un des scientifiques de l’équipe, lunatique, asocial et génial travaille sur les enveloppes minimales en construisant des formes tarabiscotées en fil de fer qu’il plonge ensuite dans de l’eau savonneuse.
Un soir, une bizarre onde électrique se propage partout sur le monde ayant apparemment l’île comme épicentre. Les militaires de l’île penchent tout de suite sur un complot ennemi. Mais qui sont donc le couple d’étranger presque nus qui vagabondent sur l’île, la femme au forme parfaite et l’homme à corne, personnification du démon ?
Le scientifique aux bulles de savons aurait-il découvert le voyage interdimensionel ?
Je ne pourrais pas aller plus loin dans le résumé du bouquin, parce que je me suis arrêté la dans la lecture. L’idée est peut-être très bien, mais j’accroche pas. J’ai lu un tier du bouquin et je m’ennuie. Il y a plein de persos, tous différents, tous très bien décrits. Mais, ils m’ennuient. Je les trouve fade, sans saveur, sans réalité, pâlots.
Donc voilà, il paraît que le bouquin dissèque la propension des hommes à s’autodétruire tout ça.
Mais il est vraiment trop ennuyeux pour moi. Du coup, j’ai laissé mon marque-page ou il est, au premier tier du bouquin. Peut-être que dans 40 ans .. je le finirais.

Note de fin de review : Cela fait 4 ans que j’ai arrêté de le lire, je n’ai toujours pas eu le courage de reprendre ma lecture.

Waylander

Ce que j’aime dans les grandes villes comme Marseille, c’est que pas mal de truc sont ouverts le dimanche matin. Comme Virgin. Et que du coup, lorsque l’on se retrouve en panne de bouquin, un dimanche matin, on peut filer au Virgin le plus proche pour faire son stock. C’est ce qui est arrivé, entre autre, lorsque j’ai voulu acheté le livre dont cette critique parle, à savoir Waylander de Gemmell.  (Il y a d’autre avantage aussi, pouvoir trouver une souris sans prendre la voiture, un samedi soir à 19h, parce qu’il impossible de passer un samedi soir sans souris… )

Waylander, que j’ai lu entre le dimanche où je l’ai acheté et le mardi matin. Il faut dire que comme toujours avec les Gemmell, le livre est prenant. Il réutilise les recettes favorites de Gemmel à savoir :

  • Personnages sympathiques
  • Intrigue ‘simple’ : un héros (qui au départ pourrait être considéré comme un ‘méchant’) torturé par son passé, un peuple et un pays à sauver, un objet mythique qui sera la clé de la victoire si le héros est suffisamment fort pour aller le chercher.
  • Rythme rapide, presque haletant.

Un petit bémol toutefois, je trouve que tout va trop vite. En fait pour être précis le plantage de décor prend du temps, le temps de découvrir les personnages, de lancer l’intrigue et puis après … le scénar prend le train. Pour caricaturer je dirais que c’est limite du porte / monstre / trésor. Comme si le nombre de page était limité et qu’il fallait aller droit au but, par le chemin le plus court possible.  Et moi j’aime bien quand le scénar prend un peu plus son temps. Quand il y a des bifurcations ‘inutiles’ dans le flux de l’histoire, qui ne servent qu’à donner de la profondeur aux récit et aux personnages. Là, c’est bien plus rapide, limite un de film.

Mais ça reste toutefois un bon bouquin, un très bon bouquin (j’aime bien les Gemmel, pour ne pas dire que je les adore, d’ailleurs je n’ai même pas attendu qu’ils sortent en poche les trois waylander, je les ai en grand format, pour dire). Surtout si on aime les bouquins que je qualifierais d’épique, dans le style un homme seul contre tous. Un homme qui quoi qu’il lui arrive, quel que soit les coups qu’il prend, se relève et continue à avancer, coute que coute. Ca me fait penser aux héros ‘hardboiled’ (dur à cuire) des vieux polars tiens. Qui malgré les balles, les coups de batte dans les dents et les trahison, continuent à avancer, parce que si ils avancent plus ils meurent. Waylander c’est un peu pareil. Il avance. Parce que ne pas avancer c’est mourir.

Hum, mais je m’enflamme tellement que j’en oublierais presque de vous donner un petit résumé du bouquin :

Le roi de Drenaï a été assassiné alors que le pays était en guerre. Les envahisseurs déferlent donc sur le pays, pillant, rasant, brûlant, trucidant. Presque tout espoir est perdu, seul quelques petites poches de résistance permet de rêver à autre chose qu’une défaite totale dans le sang. Malheureusement la résistance est trop faible, presque abattue. Rien ne pourra être sauvé si l’armure de bronze, symbole de puissance et de gloire de l’avant dernier roi ( qui était le père du roi assassiné donc) n’est pas ramené au général qui guide la résistance. Et cette quête, un seul homme peut la mener à bien . Cet homme, Waylander. Celui-là même qui a tuer le roi.

Mort d’un sombre seigneur

Avec ce billet j’entame un cycle de publication de review de bouquin que j’ai lu il y a plus ou moins longtemps et sur lesquels j’avais préparé des reviews… J’indiquerais en chapeau de billet, lorsque les reviews seront ce que je pourrais appeler ‘des vieilles reviews’.

Avant de lire ce bouquin, je connaissais Laurel K. Hamilton uniquement à travers sa série Anita Blake, chasseuse de vampire dont j’ai tout les poches sortis à ce jour chez Milady (faudra que je fasse une review d’ailleurs). Anita Blacke est un cycle de bouquin pas trop mal mais très très Bit-Lit … (j’en dirais plus sur la review que je consacrerais au cycle, si un jour je trouve le temps, les reviews de cycle, c’est long à faire).

Mais donc j’avais un petit a priori en achetant Ravenloft – L’Alliance, tome 1 : Mort d’un sombre seigneur . A-priori pas du tout dissipé par la lecture de la quatrième de couv trop lapidaire pour donner une quelconque indication. La couverture par contre bien que super bizarre, voir incompréhensible semblait promettre quelque chose d’un peu noir, glauque…

Et effectivement, je ne fus pas déçu. J’avais peur d’un conte pour adolescente, j’ai eu le plaisir d’avoir droit à un bon cauchemar bien sombre. L’intrigue de départ est ‘simple’. Un monde qui redoute la sorcellerie, des chasseurs de mage qui passent leur vie à traquer les mages pour les occire. Mais même si tout semble simple, au fur et à mesure de la lecture, les choses se compliquent, et de plus en plus de question se posent :

  • Qui sont les vistani ?
  • Le pays de Kartakass est il vivant ?
  • Est ce lui qui corrompt la magie ?
  • Et tellement d’autre …

Mais revenons au petit résumé de l’histoire. Un pays qui déteste la magie, des monstres par dizaine, zombies, loup-garou, mage fou, des chasseurs de mages organisé dans une société secrète et … au milieu de tout cela, deux jumeaux, frère et sœur, Blaine et Elaine qui vivent plus ou moins paisiblement chez l’un des chasseurs de mages les plus réputés de la contrée. Tout se complique lorsque la jeune Elaine découvre qu’elle possède des pouvoirs magiques. Peut-elle faire confiance à sa magie ? Arrivera-t-elle à ne pas se faire rejeter par sa famille ? Sera-t-elle corrompu par ses pouvoirs ?

Le livre est une lente descente aux enfers pour tout les personnages. Désillusion, mort, trahison, parjure, doute, voilà quelques-unes des épreuves que devront affronter les pauvres héros de ce cauchemar et autant le dire tout de suite, la plupart s’y perdront.  D’ailleurs le ton est donné lorsque des les premières pages du livre le héraut de ‘Bien’, de la chasse au démon et à la magie noire, pactise avec celui qui pourrait être le diable, accepte d’utiliser la magie la plus sombre qui soit seulement pour pouvoir vivre un peu plus. Et quand, par hasard, l’espoir semble apparaître, ce n’est bien souvent que pour pouvoir démoraliser un peu plus un des personnages lorsque la réalité lui arrachera sans délicatesse.

Un livre à lire donc et vraiment différent de tout ce que j’avais pu lire avant de l’auteur.

Nota sur Ravenloft. Ceux qui parmi vous sont rôlistes ont forcément entendu parler de Ravenloft, le jdr Dark Fantasy édité aujourd’hui par Wizard and the Coast et qui prend place dans la cosmologie de Donjons et Dragons. Un certain nombre de bouquin prenant place dans l’univers de Ravenloft ont été publiés entre 95 et 98 par Fleuve Noir, dont Mort d’un sombre seigneur, publié en 98 et douzième des treize romans publiés par fleuve noir. (je trouve cela rigolo la coïncidence ayant fait que fleuve noir a publié 13 bouquins, pas un de moins, pas un de plus).