MadInterview de Krazy Kitty, docteur, geekette et globe trotteuse

Pour une fois, je ne vais pas dire que j’ai ‘rencontré’ Krazy Kitty sur twitter. Hé ben non. En fait je l’ai croisé indirectement, quand un de ses amis à parler d’elle et d’un problème qu’elle avait avec son PC sur linuxFr. La demoiselle était alors venue donner quelques explication supplémentaires et j’ai ainsi découvert son blog, que je lis depuis (ça doit bien remonter à 3 ans, peut-être même 4 tiens !). Et ce n’est au final que très récemment, quelques mois, que je me suis mis à la follower sur Twitter. Pourquoi l’interviewer ? Parce que son parcours me laisse admiratif. Pas parce qu’elle a eu son bac à 14 ans (encore que bon, c’est quand même une prouesse quoi), mais pour être partie s’expat’ pour faire une thèse, loin de tout, aux USA (oui, je sais, loin de tout aux USA, c’est un peu contradictoire, mais j’écris ce que je veux, c’est mon intro d’interview). Et que bon, ne pas avoir fait de thèse est un des rares regrets (ce n’est pas le seul, mais c’est l’un des rares regrets ‘logiques’ au vu de mon parcours) que je me permets d’avoir, mais bon faut bien choisir, on ne peut pas à la fois monter une boite et faire une thèse. Et puis j’aime beaucoup ce qu’elle écrit sur son blog, j’avais donc envie de lui poser quelques questions. J’espère que vous prendrez du plaisir à lire son interview. (Et oui après une ou deux interviews sans intro (ce dont je m’excuse auprès des interviewés) et d’autres avec de petites intros, j’ai décidé de faire des intros un peu plus longues, mais sans être trop chiant).

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais-tu ?

Sale gauchiste, athée, et féministe. Tellement dévouée à l’application de méthodes informatiques et statistiques à la recherche médicamenteuse que non contente d’avoir un doctorat sur le sujet, j’ai l’intention de poursuivre ma carrière dans cette voie. Geekette sur les bords et au milieu (mais je ne joue pas aux jeux vidéos et ne m’intéresse pas plus que ça à Star Wars). (nd Jmad : bon autant les jeux vidéos je comprends très bien qu’on accroche pas, autant starwars !!! boudhiou 🙂 )

Ta cyber life

2 — tu tiens amrhaps.net , pourquoi l’as tu lancé et qu’est ce que tu y racontes ?

J’ai commencé à bloguer sur American Rhapsody pour raconter mes aventures aux États-Unis, où je suis partie en 2005 pour faire ma thèse. Je compte bien continuer de raconter des bêtises ou de pousser des coups de gueules dessus maintenant que je m’apprête à travailler en Allemagne.

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

Oui, des trucs morts depuis, sur lesquels je me regardais un peu trop le nombril.

3– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Les deux mon capitaine (twitter et facebook). Twitter pour partager des liens ou des anecdotes rapides avec mes copains de la blogosphère, Facebook pour la même chose avec mes copains de la vraie vie. Plus les photos de soirées et, quand j’étais aux États-Unis, la gestion de ma vie sociale (des soirées entre amis aux événements locaux en passant par mes deux clubs de danse). L’intersection des deux ensembles est, je le précise, non vide.

4– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je supporte assez bien de ne pas avoir accès à Internet quand je suis en vadrouille, mais sinon, beaucoup moins…

5– Sur le net on peut te trouver où ?

Ben, http://amrhaps.net et http://www.twitter.com/krazykitty. Et d’autres endroits, mais sous mon vrai nom, ceux-là.

6– Ton pseudo a une signification, tu nous l’explique (j’ai pas tout compris à ton explication dans ta FAQ) ?

Hmm, je n’ai pas grand chose à rajouter… Ça vient de la BD Krazy Kat, qui met en scène un chat amoureux d’une souris (Ignatz the Mouse) qui passe son temps à lui jeter des briques qu’il interprète comme des preuves d’amour. Je m’y retrouve assez bien 😉

Le boulot

7– Ton bureau au boulot il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Alors là maintenant tout de suite j’ai pas de boulot, mais en thèse mon bureau ressemblait à ça : http://amrhaps.net/post/2010/08/17/L-antre-de-la-dissertatrice-en-herbe

8–tu es partie faire une thèse au USA, mais une thèse sur quoi (tu peux écrire un pavé, mais compréhensible par des béotiens:) ) ?

Comme je le dis plus haut, une thèse sur l’application de méthodes informatiques statistiques à la recherche médicamenteuse. Par exemple, un des problèmes sur lesquels je me suis penchée est celui du criblage virtuel : pour trouver des molécules qui agissent sur une certaine protéine (protéine qui affecte le développement d’une maladie, par exemple), on fait dans l’industrie pharmaceutique de grosses séries d’expériences très coûteuses, qui consistent à mélanger ladite protéine avec des centaines de milliers voire des millions de molécules différentes, et à observer ce qui se passe. Le criblage virtuel, c’est trouver le moyen d’utiliser des ordinateurs pour prédire, sans faire d’expérience en laboratoire, quelles sont, parmi ces millions de molécules, celles qui ont le plus de chances d’interagir avec la protéine en question. Dans mon projet, il s’agissait tout d’abord de définir une mesure de similarité entre molécules, basée sur le nombre de propriétés (faciles à déterminer) qu’elles partagent. Ensuite, il fallait définir la probabilité d’une molécule inconnue de réagir avec la protéine X connaissant son degré de similarité avec des molécules connues (c’est à dire pour lesquelles l’activité – ou non – sur la protéine X sont connues). En très très gros, plus une molécule ressemble à des molécules dont on sait qu’elles sont actives, plus elle a de chances d’être active elle-même, et inversement.

Et sinon, y a ça : http://amrhaps.net/post/2007/03/18/35-avec-de-vrais-morceaux-d-intelligence-artificielle-dedans

Et ma série interrompue (que je reprendrai peut-être un jour) : http://amrhaps.net/category/I-Know-A-Little-Bit-About-Biology

9– Ca veut dire quoi faire une thèse ? c’est différent faire une thèse en France et faire une thèse au USA ?

Ça veut dire passer des années à travailler sur un projet de recherche ; écrire un gros pavé sur le sujet ; et le présenter à un jury composé d’enseignants-chercheurs. Après ça, on est expert dans un domaine très pointu, et on est jugé capable de faire de la recherche tout seul par soi-même, et on a le droit de se faire appeler Docteur.
En informatique, faire une thèse aux USA, c’est surtout y passer plus de temps qu’en France, et donc avoir quelques années d’expérience de plus au final.

10– Pourquoi être partie là bas ?

Parce que je trouvais en France des labos qui voulaient bien de moi, mais qui n’avaient pas de financement. Celui qui est devenu mon directeur de thèse avait des sous, et en plus c’est une grosse pointure dans mon domaine.

11– Comment on gère le mal du pays quand on est expat ?

On ouvre un blog, pardi ! On chouine avec ses amis d’en France grâce aux merveilles technologiques que sont la VoIP, la messagerie instantanée, twitter, les blogs… et aussi, surtout, on se fait des amis sur place. Des amis expats, et des amis locaux. (C’est plus facile à dire qu’à faire dans certaines situations… mais sur un campus universitaire, il n’y a aucune excuse !)

12– Etre jeune, plus jeune que les autres, ca sert ou ca dessert ?

Dans 99% des cas ça ne change absolument rien. Mais ça fait joli sur un CV.

13– Tu t’imaginais les USA comment ? et, au final c’était comment ?

Comme un pays gigantesque, religieux, conservateur. Au final, c’était bien comme ça, mais avec des gens absolument formidables dedans. C’est un pays d’extrêmes !

13bis– Au niveau des différences USA / France, si tu en avais une ou deux à donner, les plus ‘criantes’, les plus marquantes, tu dirais quoi ?

L’absence de couverture santé, un gros gros gros problème selon moi.

Et le côté très prude et conservateur (du créationisme à la marginalisation des athées en passant par l’impensabilité d’avoir des enfants sans être marié).

13ter– tu garderas quoi comme souvenir marquant de la façon de vivre des américains ?

C’est un pays où un bol de céréales avec du lait est vraiment considéré comme un repas du soir digne de ce nom.

14– Si tu pouvais remonter dans le temps tu le referais, tu partirais de nouveau ?

Ouaip. En hésitant aussi peu que la première fois.

14bis– Si oui, tu te donnerais quoi comme conseil ?

Mets-toi sérieusement à la danse MAINTENANT au lieu d’attendre ta 4ème année !

16– Maintenant que tu as eu ta thèse (félicitation), ton boulot va devenir quoi ?

La même chose mais avec plus de responsabilités et moins de pression académique.

17– Ton meilleur et ton pire souvenir des USA ?

Pire souvenir : être en pleine rédaction de thèse et à 9000km de la France quand mon grand-père est décédé.

Meilleur souvenir : dur à dire… mais pour parler de quelque chose de typiquement américain, tous mes Thanksgiving ont été de grandes réussites et je crois que c’est un des trucs qui va le plus me manquer.

18– Pour de vrai, ils voient la France comment ?

Comme un pays de gens très raffinés qui passent leur temps à râler et à se mettre en grève.

18bis– et nous, quel est l’apriori que l’on est qui soit le plus ‘décalé’ sur les USA comparé avec la vérité ?

Ça ne répond pas directement à la question, mais j’ai été impressionnée de me rendre compte à quel point l’Amérique profonde correspond exactement aux gros stéréotypes véhiculés par les films… oui, les rednecks sont vraiment caricaturaux !

Sinon, quelqu’un sera-t-il vraiment surpris que j’annonce que parmi 300 millions d’Américains, j’ai réussi à en rencontrer des qui ne pensent pas qu’à eux-mêmes, ne roulent pas en grosse cylindrée pour aller au coin de la rue, et réussissent même à se nourrir correctement plutôt que d’avaler hamburgers et plats tout prêts réchauffés au micro-onde ?

18ter– Passer ta vie aux USA, c’était imaginable pour toi ? ou même pas en rêve ? y a des raisons précises à ça ?

C’était imaginable avant que j’y mette les pieds, j’essayais de n’avoir aucun a priori. J’y ai vécu 5 ans et c’était largement suffisant pour décider que non, ce n’est pas là que je veux faire ma vie.

Ta vraie life, quand tu n’es pas au boulot

19 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

En ce moment, j’en ai pas, mais sinon, il ressemblait pas mal à celui du boulot, en fait.

20– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

La danse et la photo.

21– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

22– tu es rôliste ?

Non.
Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 22 passe à la 23 sinon à la 24
23– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueuse ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?

24– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Hmm, comme à la question 20 ? Et la lecture, la musique (je suis altiste, même si ça fait longtemps que je ne pratique plus régulièrement, j’ai fort envie de m’y remettre… mais j’ai des goûts assez éclectiques, de toute façon).
Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 24 tu as répondu jeux vidéo va à la question 25 sinon au prochain branchement
25– tu joues à quoi ? tu aimes quoi comme type de jeux ?
25bis– ton premier souvenir de jeux vidéos ? , ton dernier coup de cœur ?
26– Ton jeu vidéo préféré et celui que tu as le plus détesté ?
Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 24 tu as répondu lire (ou livres) va à la question 27 sinon va à la question 29

27– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sorts pas ?

Très majoritairement de la fiction. Énormément de romans policiers (d’une qualité parfois discutable).

28– SF, MedFan, Bitlit, c’est du chinois ou tu connais ? tu aimes ?

Je connais, mais ce n’est pas mon genre de prédilection. Sauf si Terry Pratchett ça compte ? (nd Jmad, Pratchett ça compte oui:) )

29– La danse tu as découvert ça comment ?

Le gymnase de mon université proposait des cours de salsa, et j’ai tenté le coup. Je n’ai pas trop aimé, mais j’ai malgré tout retenté plus tard avec le swing (qui est devenu mon grand amour) et les danses de salon (où j’ai rencontré les gens qui m’ont poussée à essayer le tango).

30– Tu danses quoi exactement ?

Le swing (Lindy Hop surtout, West Coast Swing aussi, pour les connaisseurs), et le tango argentin.

31– C’est simplement pour pratiquer un sport ou c’est plus profond que ça, plus nécessaire ?

Ce n’est pas du tout pour pratiquer un sport, en fait… c’est pour me détendre, me défouler, me faire plaisir !

32– Parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéos / jeux de rôle. (depuis quand, ça consiste en quoi, pourquoi tu aimes .. )

Bon, ben la danse alors. Je ne m’y suis mise sérieusement que fort tard (il y a deux ans, en gros), hélas. Laisser son corps réagir à la musique, sans réfléchir, c’est magique… et encore plus quand on se synchronise à deux (ou plus) !
Il n’y a pas que le fait de danser, bien sûr ; il y a aussi tout l’univers social autour de la danse… j’ai rencontré des gens formidables grâce à ça. Particulièrement avec le Lindy Hop, parce que c’est une danse complètement déjantée. Les gens qui se font plaisir à faire les cons sur de la musique de big band des années 30 ont en général une personnalité qui me correspond assez bien.

Le logiciel libre

31– Tu utilises des logiciels libre dans ton quotidien (boulot ou chez toi ? )

Les deux, autant que faire se peut. C’est à dire la majeure partie du temps.

32– J’ai cru comprendre que l’univers de la recherche était pas forcément très orienté libre, en tout cas au niveau des résultats de recherche, je me trompe ?

Ça dépend vraiment des gens, des labos… et des projets.

33– D’ailleurs, ça serait imaginable pour toi, de publier du code ‘boulot’ en licence libre ?

Tout à fait. D’ailleurs, c’est déjà fait (du code, et des données).

Question pour me faire mousser

34– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Oui, à l’occasion.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître

35– Tu es plus Michael Douglas ou Sean Connery ? pourquoi ?

Sean Connery. James Bond, ça devrait suffire, comme raison, non ? Ou je rajoute The Hunt for Red October ?

36– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie, un nanard, tu choisirais quoi (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

  • Un bouquin : Pride and Prejudice, de Jane Austen. Parce que c’est tout sauf de la chick lit.
  • Un bon film : Arsenic et vieilles dentelles. C’est le film qui me fait le plus mourir de rire.
  • Une série cool : Hmm. Je vais être obligée de mettre Ally McBeal, parce que je n’ai pas regardé de séries depuis.
  • Une série pourrie : Sous le soleil. Le truc que tu continues à regarder tellement tu n’arrives pas à y croire.
  • Un nanard : Angélique, Marquise des Anges.

37– Et si tu devais me conseiller un livre ? en français ? un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie ? et qui en plus me plaira ?

Un seul ? L’Homme aux cercles bleus, de Fred Vargas, parce que c’est vraiment difficile de ne pas aimer Fred Vargas ? (nd Jmad : je ne connais pas du tout, mais comme j’aime bien lire les polars, je vais le lire et voir ce que j’en pense 🙂 )

38– Ton pire souvenir scolaire ?

Ma prof de sport de 4ème me détestait et me le faisait bien savoir. J’avais des nausées rien qu’à l’idée d’aller en cours.

39– j’imagine que ça doit t’énerver, le syndrome ‘phénomène de foire’ du fait d’avoir été en avance pour tes études ? Tu gères comment ?

Onze ans après le bac, ça c’est quand même tassé, faut le dire. Je gère en l’ignorant superbement.

40 — Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi comme métier ?

Plein de trucs. Dont bibliothécaire. Mais ça fait quand même super longtemps que je veux faire enseignant-chercheur (depuis une époque où je n’avais aucune idée de ce que c’était que la recherche). Enfin, j’hésitais entre ça et traductrice professionnelle. J’hésite encore parfois. (nd Jmad : tiens moi aussi j’ai voulu être bibliothécaire à un moment de mon enfance, et parfois même maintenant, je me dis que ça aurait pu être très cool comme boulot)

41– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Rayures.

42– Tu es plus chili con carne ou polenta ?

Polenta.

43– Ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Thud ! De Terry Pratchett. Parce que j’ai décidé il y a 6 mois de me faire toute la série du Disque-Monde.

44– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

La Peste de Camus.

Juste avant la fin, un peu de liberté

45– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posée ?

Quel est l’âge du capitaine ?

46– Et donc, la réponse ?

Ben, quarante-deux ans !?

47– Un coup de gueule à passer ?

Un seul ? Ça va être trop dur de choisir…

48– Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Le droit à l’avortement, tiens. C’est d’actualité, il y a eu des manifs, mais peu de gens en parlent… Le nombre d’IVG par an en France reste stable (200 000 environ), mais le nombre de centres les pratiquant ne fait que diminuer, en partie parce que c’est une pratique mal cotée par le ministère pour l’évaluation de la qualité des hôpitaux. Les listes d’attente s’allongent et les femmes ne peuvent alors plus avorter dans les délais légaux (12 semaines). Ai-je besoin d’expliquer en quoi cela est grave ?

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin…)

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
(The Doors)

(nd Jmad : alors là je suis scotché … )

Préparez un solide alibi, parce que nous savons que vous avez un mobile, un django-mobile

J’ai déjà fait un billet parlant d’une app de monsieur gregmuellegger, à savoir celui sur les websockets. Mais le monsieur étant prolifique, je me vois ‘obligé’ d’écrire à nouveau sur une de ses apps, à savoir django-mobile.

1- Où on le trouve, comment on l’installe, tout ça quoi (et la doc) ?

Alors on trouve django-mobile à la fois sur :

Pour l’installer donc, un petit coup de

  • easy install ou apparenté
  • git clone

et le tour est joué.

La doc quand a elle, est bien fournie. Avec une description ‘théorique’, des exemples précis et une explication pour chacune des variables de configuration utilisable

2- Mais au fait, à quoi ça sert ?

Comme son nom l’indique, django-mobile permet d’avoir un mode de visualisation mobile pour son site django. Mais en fait, pas seulement. Il permet en fait d’avoir X modes de visualisation pour son site :  mobile, Ipad, sans image, etc ….

3- Comment ça marche ?

Django-mobile fonctionne avec le concept de ‘flavour’.
Vous commencez par définir plusieurs ‘flavour’ pour votre site, tout simplement en les listant dans votre settings.py.

Chaque flavour se défini par son nom et surtout son jeu de template propre qui sont tous rangé dans un ou des sous-répertoires ayant le nom de la flavour en question.

Ensuite il suffit de passer d’une flavour à l’autre. Pour cela deux façon soit c’est une détection automatique (pour passer en mode mobile) soit vos visiteurs peuvent passer d’une flavour à une autre. La valeur de la flavour courante sera alors stockée comme une variable de session (dont le nom est paramétrable)

Le tout fonctionne assez simplement en se basant sur :

  • un middleware qui détecte automatiquement si vous venez d’un terminal mobile ou pas
  • un loader qui rajoute le nom de la flavour en répertoire préfixe pour vos templates
  • deux context processor qui injectent l’un le nom de la flavour courante et l’autre indique si on est en mode mobile ou pas
  • un middleware qui permet de changer la flavour courante.

Django-mobile, en plus d’être simple est pas mal customisable, presque à l’excès. On peut configurer le nom du paramètre de ssion qui stockera la flavour courante choisi par vos visiteurs, le nom du paramètre GET qui permet de changer la flavour courante. On peut également désactiver la possibilité pour l’utilisateur de choisir sa flavour ou choisir si on veut rajouter un répertoire préfix de plus à tout les répertoires de flavour (pour les ranger proprement tous dans un répertoire flavour par exemple).

Que du bon donc, et une petite app à utiliser sans modération (va falloir que je pense à l’intégrer pour histoire de rolistes tiens ). Et puis en plus, j’ai même pu faire un jeu de mot dont je suis excessivement fier dans mon titre de billet…:)

MadInterview de Mément0, gameur, blogueur et encore toute sa mémoire

Mément0, je crois que je l’ai d’abord croisé sur twitter. Preuve s’il en fallait encore, que twitter c’est vraiment l’endroit pour rencontrer des gens que si on ne les a pas rencontré avant 50 ans, on a raté sa vie. Je suis assez vite devenu un lecteur (et posteur de commentaire) assidu du blog qu’il tenait alors, New Game +. Un blog parlant de jeux vidéos, à travers des articles fleuves comme je les aime. (dommage que new game + est fermé).

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Je dirais que je suis passionné de jeux vidéo. C’est une partie de moi que j’aurais tendance à faire passer avant toute chose. Bien sûr dans le cas d’un entretien d’embauche, je dirais que « j’ai su développer certains compétences dans le domaine de l’informatique en me spécialisant très tôt dans ce domaine, mais qu’aujourd’hui j’ai très à cœur de devenir rédacteur ou journaliste pour exprimer mes compétences dans le domaine du jeu vidéo ». Un truc avec la forme un peu pompeux quoi.

Ta cyber life

2– Tu tenais new game +, (c’est d’ailleurs là que j’ai lu pour la première fois), pourquoi l’avoir lancé, de quoi y parlais tu  et pourquoi l’avoir arrêté ?

New Game + c’était un site que j’avais créé pour parler des jeux vidéo. J’en parlais au sens large, via des analyses industrielles, économiques, tout en m’efforçant de rester proche des joueurs. J’ai lancé ce site parce que j’estimais faire et proposer quelque chose qui n’existait pas et qui pourrait intéresser des gens : je pensais pouvoir apporter quelque chose et je l’ai fait le temps que ça a duré. Je l’ai fermé parce que la fréquentation et les retours étaient trop faibles au regard de l’investissement.

3– Console syndrome, c’est quoi ? tu y prends part comment ?

Console Syndrome c’est un site qui parle de jeu vidéo. J’ai rejoint l’équipe en tant que contributeur alors que le site venait de devenir LaPageJeuxVideo, début 2009 (redevenu Console Syndrome début 2010). Aujourd’hui j’y suis rédacteur mais également webmaster.

3bis– D’ailleurs comment est né Console syndrome ?

Vu la question, je suppose que tu n’ignores pas que les débuts n’ont pas été banals ! Console Syndrome c’est à la base un magazine créé par trois amis toulousains. Le site web a été fondé début 2007 (on peut retrouver le résumé de l’aventure ici).

4– tu tiens d’autre blog ?

Non.

5–  lesquels (les urls sont acceptées) et de quoi parlent-ils ?

6– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

New Game Plus, dont j’ai déjà parlé, et un autre blog plus anonyme sur lequel j’écrivais de courtes histoires, un peu absurdes.

7– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Plutôt Twitter, même si à mon sens ça reste deux réseau assez différents, fréquentés pour des raisons différentes.

8– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je ne me considère pas addict. Internet m’est un outil important, pour ne pas dire indispensable. Je me cultive, je m’informe, mais si je devais vivre sans, et je le fais bien quand je dois m’absenter ou partir en vacances, je le vivrais bien. Après, de savoir qu’on s’en passe provisoirement, c’est encore un peu différent.

9– Sur le net on peut te trouver où ?

Sur Twitter, Facebook, Console Syndrome, et sur nombre de forums où je ne m’exprime qu’assez peu.

Le boulot

10– Tu bosses ou ? tu  y  fait quoi ?

Je ne bosse par pour le moment.

10bis– Ton entretien d’embauche, ça s’est passé comment ?

11– Ton bureau au boulot il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

12– C’est ton premier boulot ? si non, tu faisais quoi avant ?

J’ai vécu pendant un temps de petits boulots. Aujourd’hui j’essaie de me réorienter professionnellement.

13– Tu as fait quoi comme étude ?

Des études d’informatique : un diplôme de Technicien  Assistant Informatique et par la suite un BTS Informatique de Gestion que j’ai quitté au bout d’un an.

Branchement dont vous êtes le héros : si tes études n’ont pas de rapport avec ton boulot actuel va en 14 sinon va en  15

14– Pourquoi as-tu changé de secteur, niveau boulot ?

Parce que soudainement je ne me voyais pas faire ça toute ma vie. J’ai vécu l’informatique comme quelque chose de très « utilitaire », pour moi c’était du réseau ou des lignes de codes. Je n’avais pas les compétences ou le talent pour devenir créatif.

15– Si je ne me trompe pas, tu rêves de bosser dans le monde des jeux vidéos ? ton boulot de rêve ça serait quoi ?

Effectivement. J’aimerais faire ce que je fais : écrire, donc je m’oriente vers un poste de journaliste spécialisé ou chroniqueur. (nd MrJmad : bon si jamais un rédac chef de magazine spécialisé jeux vidéos passe par là, promis je m’occupe de faire la mise en relation 🙂 Ça en jetterais un max, The Mad Blog, le blog qui vous trouve un boulot … 🙂  )

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu que tu aimerais bosser dans un studio de jeux vidéos va en 16 sinon va en  17

16– Qu’est ce qui te retient de te lancer avec des potes ?

Ta vraie life, quand tu es pas au boulot

17 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Il ressemble au bureau d’un mec qui le range trop peu souvent. J’ai souvent beaucoup de jeux qui trainent, mes consoles portables, des DVD, voire des biscuits. On se refait pas !

18– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Je m’investis pas mal dans le site auquel je contribue, et en même temps j’essaie d’exister en tant que rédacteur.

19– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Ouch, difficile question. Je dirais avoir fondé New Game Plus, car je l’ai fait pour des raisons auxquelles je crois encore aujourd’hui : qu’on peut parler du jeu vidéo autrement, qu’il manque quelque chose dans le web français, un ton, une manière de faire, un enthousiasme.

20– tu es roliste ?

Oui et non. J’aime beaucoup, mais j’en ai rarement l’occasion.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 20 passe à la 21 sinon à la 22

21– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?

J’ai joué à deux JDR : Vampire et In Nomine Satanis Magna Veritas. J’aime plus le second en vérité, parce qu’il mélange ce côté fantastique à beaucoup d’humour. Du coup je l’avais acheté, sauf que je ne me suis jamais lancé en tant que MJ, trop d’appréhension, pas sûr de savoir comment m’y prendre.

22– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Séries, animés, films, BD, mangas, des trucs assez classiques. Je prétends pas dévorer mais j’ai mes références.

23– parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéos ou  jeux de rôle . (depuis quand, ça consiste en quoi, pourquoi tu aimes .. )

Le tennis. Ça consiste à regarder les pro sans jamais faire soi-même du tennis. J’adore ce sport, mais par moment je m’en désintéresse quelque peu. Disons qu’en plus c’est pas évident à suivre toute l’année vu qu’à la télé ils diffusent un seul tournoi : Roland Garros. Donc faut faire avec les moyens du bord. Et puis les français c’est plutôt des footeux donc globalement on sent un peu seul quand on aime le tennis.

Jeux vidéo

24– Tu as un style de jeux préféré, si oui lequel est-ce ?

Les RPG, mais je joue à tout.

25– Tu joues souvent ? avec des potes/famille ou seul ? sur PC ou sur console ?

Je joue très souvent. Majoritairement seul et sur console, après ça m’arrive de jouer sur PC mais pratiquement jamais en ligne. Dès qu’un jeu le permet je le fais en coop avec des amis mais toujours en local, c’est mieux.

26– ton premier souvenir de jeux vidéos ?

La première Gameboy et Tetris. J’ai gardé le souvenir intact de mon frère me mettant au défi de « faire décoller la fusée », et qu’il me donnerait 10 francs si je réussissais. Comme j’étais assez jeune, c’était assez difficile pour moi, mais un jour j’ai réussi, et je suis allé le voir en lui disant. Sauf qu’il serait rappelait pas avoir dit ça et m’a rien donné ! J’étais quand même assez fier sur le coup. J’ai d’autres souvenirs assez confus de la Megadrive, de la Super Nes, sans aucun chronologie.

27– Actuellement tu joues à quels jeux ?

Je suis encore sur Vanquish et j’ai commencé Empire Total War. J’ai aussi Magna Carta en cours, ainsi que Persona 3 Portable et Half Minute Hero.

27bis Est ce que toi aussi tu penses que les jeux casual vont tuer les jeux hardcore ?

Du tout. Au début j’étais pas jouasse, comme beaucoup, mais je me suis ravisé. L’année 2010 a largement prouvé que les joueurs occasionnels et les joueurs réguliers peuvent cohabiter sans que ça n’impacte la qualité des jeux ou leur nombre. Ça m’agace, soit dit en passant, quand je vois des soi-disant « hardcore gamer » se considérer comme le centre du monde.

27ter Et puis au fait, c’est quoi pour toi un jeu casual et un jeu hardcore ?

C’est beaucoup plus nuancé qu’on le croit. En vérité certains jeux peuvent aisément satisfaire tous les publics, mais si je devais généraliser je dirais qu’un jeu « casual » privilégie les sessions courtes ou un gameplay accessible, tandis qu’un jeu « hardcore » repose sur des mécaniques connues et cherche à immerger le joueur.

28– Ton jeu vidéo préféré et celui que tu as le plus détesté ?

Je serais incapable de ne citer qu’un nom dans les deux cas. J’en ai adoré une tonne, qui sont autant de jeux complètement différents, et j’en ai détesté très peu. Récemment Dead Rising m’a pas mal tapé sur les nerfs mais je voulais le finir, et le dernier jeu que j’ai adoré serait… Brutal Legend peut-être, ou Bayonetta, si on remonte au début de l’année.

28bis Tu attends quels jeux avec impatience ?

Catherine, Ghost Trick, et sans doute Deux Ex 3, pour le côté sci-fi qui me rappelle Ghost in the Shell. (Nd MrJmad et même pas diablo 3 ???? )

28ter Heavy Rain tu en penses quoi ? (et plus généralement les jeux vidéos qui se tournent vers une façon très cinématographique de raconter une histoire?)

Je ne sais pas si tu me demandes ça parce que tu sais que je l’ai fait il y a peu, mais ce n’était pas le cas il y a un mois et demi vu que je n’ai pas de PS3. Je dirais que c’est un genre. Pour moi ce n’est pas l’avenir du jeu vidéo, pas une révolution, juste une belle manière de faire, une alternative intéressante. Maintenant c’est ni le dernier ni le premier jeu à raconter une histoire, les jeux vidéo empruntent de plus en plus au cinéma, trop explicitement parfois. Mais on commence à avoir ce côté narratif qui manque souvent, cette densité des personnages.

28quater– les jeux rétros qui fleurissent actuellement, tu aimes ? Tu penses que c’est un simple phénomène de mode ou un vrai courant ludique qui démarre ?

Je pense que ça a toujours été là, mais au fur et à mesure que l’industrie du jeu vidéo prend de l’ampleur, ça devient une valeur refuge, comme pour revenir « à des choses simples ». J’aime, bien sûr, je pense même qu’il est important que le jeu vidéo ne renie pas ses origines, qu’il en joue. Revoir du pixel et de la plate-forme en 2D aujourd’hui c’est à la fois une découverte, une redécouverte et quelque chose de nouveau, et je trouve ça totalement génial.

29– Tu pratiques un peu les MMORPG ? Si oui lesquels actuellement ?

J’ai pratiqué mais je ne pratique plus. J’aimerais, certains jeux me plaisant, mais l’investissement de temps est trop important, et je préfère désormais la diversité des jeux à la diversité d’un seul jeu. Je trouve ça plus enrichissant et plus intéressant.
Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question précédente passe à la  30 sinon à la 33

30– Tu as joué à quoi comme MMORPG ?

J’ai joué à World of Warcraft. J’ai un peu raté le phénomène Dark Age of Camelot parce qu’à l’époque je n’avais ni le PC, ni les finances pour y jouer. J’en ai testé une paire d’autres, mais sans rester dessus.

31– Lesquels t’ont laissé les meilleurs souvenirs, pourquoi ?

WoW m’a laissé de très bon souvenir. Les instances à 40 notamment, c’était l’immensité des lieux, des boss, s’organiser par groupes, les stratégies, le placement, les rôles, j’ai adoré.

32– Tu peux nous donner deux trucs qui t’énervent prodigieusement dans les MMORPG actuels ?

Qu’ils se comparent à WoW. Ca se fait moins aujourd’hui mais pendant un temps WoW c’était le MMO à abattre, le concurrent ultime. Sauf que WoW c’est une aberration statistique, un truc d’un autre monde. Les nouveaux MMO ne devraient pas essayer de faire « un truc un peu pareil et un peu différent », mais plutôt s’efforcer de rivaliser d’ingéniosité, de créativité, d’offrir un truc neuf.

33– tu penses quoi des DLC ?

Qu’ils sont mal utilisés et trop explicites. Je saurais pas donner un avis sur tous les DLC : certains sont intéressants, d’autres beaucoup moins. C’est une nouvelle réalité : on n’est pas obligé de les critiquer, pas obligé de les acheter, juste obligé de faire avec, et ça tombe bien puisque ça n’engage à rien. Après la critique sous-jacente c’est souvent « les jeux sont devenus moins bien ou plus courts depuis que les DLC existent ». Pour ma part, je ne trouve pas. Maintenant je vois beaucoup de critiques à leur égard, mais si ils existent toujours c’est que ça plait, c’est con à dire mais c’est vrai.

34– quand tu joues, c’est quoi le plus important, la qualité graphique ou la qualité du scénar ?

Je dirais le scénar, les personnages. Dans la mesure ou je joue encore sur de vieux supports, de mauvais graphisme ne m’incommodent pas, tant que la qualité est là. Mais j’apprécie les jeux qui un esthétisme particulier, une certaine originalité dans la patte graphique.

35– les jeux en mode texte, comme nethack ou autre, tu connais ? tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Je connais, surtout de réputation, vu que ce sont les ancêtres des jeux de rôles PC, mais je ne connaissais pas nethack en particulier. Du coup je l’ai pris, il est en téléchargement libre, et je suis assez curieux (ça répond à ta seconde question). (nd MrJmad tu vas voir c’est trop biennnnnn)

36– Si tu avais deux ou trois conseils à donner aux grosses boites actuelles qui font du jeux vidéos, tu leurs dirais quoi ?

Je leur dirais déjà merci, pour tous ces jeux. Sinon je leur dirais des choses très différentes : laissez libre court à votre imagination, et rapprochez-vous des joueurs. La distance entre les créatifs et les joueurs est à la source de beaucoup d’incompréhension.

37– Même question mais à un petit studio de 4 ou 5 personnes qui se lancent ?

C’est difficile de conseiller 4 ou 5 personnes, parce que si elles sont si peu c’est qu’elles savent ce qu’elles font. Comme c’est aussi une forme d’indépendance, je leur dirais de ne pas si fixer de limites ou de standard, d’aller chercher des choses du quotidien qu’on a encore jamais représenté dans les jeux vidéo.
Question pour me faire mousser

38– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Je le lis pour ce qui m’y plait : les jeux vidéo. Mais comme c’est rare, je le lis aussi pour sa pertinence, même si je me sens bizarrement pris en otage par Django et Linux, deux potes à toi.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre

39– Tu es plus Clint Eastwood ou  Jackie Chan  ? pourquoi ?

Jackie Chan, pour ce grain de folie qui le poussait à réaliser toutes ses cascades.

40– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi  (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

  • Ma pléiade de Ionesco, parce que c’est un de mes auteurs préférés et que je m’en lasse pas.
  • Pour le film j’allais dire « Memento », et ça serait assez logique, mais je vais plutôt dire « Les Acteurs », de Bertrand Blier, un espèce d’ovni totalement incohérent ou de nombreux acteurs jouent leur propre rôle : les dialogues sont exquis.
  • La série, je dirais Gilmore Girls, même des séries récentes comme Chuck auraient leur place. C’est une série assez méconnue, souvent jugée être « pour les filles », mais assez délicieuse au final, dans les tribulations assez normales d’une mère un peu folle et de sa fille au sein d’une ville riche en personnages.
  • Une série pourrie, mmm, je dirais la bouse qui passe actuellement à la télé, Samantha Oups, si on peut qualifier ça de série. Pour moi ça résume tout ce que la télé a de pire à offrir.
  • Et en nanard ça sera un Steven Seagal, n’importe lequel : toujours efficace. Ok, je commence à voir une corrélation entre tout ça, c’est bien joué.

41– Ton pire souvenir scolaire ?

Quand je me suis taillé l’ongle avec un taille crayon. J’étais énervé contre un autre gamin de la maternelle, et je me revois montrer à quelqu’un ce que je voulais lui faire, à savoir ça. Avec le recul c’est terriblement idiot, et je sais même pas comment j’aurais fait pour mettre son doigts dans le taille-crayon, mais ça m’a marqué surtout par l’image, parce que mon ongle ne faisait plus son job, à savoir protéger la chair de mon doigt.

41bis — Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Boulanger, parce que j’avais un oncle boulanger. Ça va rarement chercher plus loin. Par la suite j’ai su à quelle heure il fallait se lever.

42– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Pied. Je suis assez cartésien dans mon genre.

43– Tu es plus pizza ou tagliatelle ?

Pizza, pour les trucs complètement indécents qu’on peut y mettre, et la tonne de fromage.

44– ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Actuellement c’est « Astier et Rollin posent les bases de la pensée moderne – Entretien libre sur la transmission entre générations », parce qu’on me l’a offert et que c’est très intéressant. Le titre est assez pompeux mais faut voir ça comme deux types intelligents qui se posent la question très légitime de la transmission du savoir, de l’éducation, de la morale, etc.

45– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

J’en lis très peu donc je m’efforce de les choisir. En remontant un peu ça serait Le Chevalier au Lion, qui faisait partie du programme scolaire. Pas exactement le genre de récit auquel on accroche quand on est jeune, même si l’image du cheval qui se fait couper en deux m’a marqué à vie, dans le bon sens.

Juste avant la fin, un peu de liberté

46– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Qu’est-ce tu vas faire juste après avoir complété cette interview ?

47– Et donc, la réponse ?

Te la transmettre et regarder une série. En fait, au moment ou tu lis ces lignes, je l’ai déjà fait. Tu le sens le complexe temporel ?

48– Un coup de gueule à passer ?

Une certaine gêne, une certaine inquiétude à voir la France et le gouvernement français tellement derrière d’autres pays européens en matière d’opinions, d’innovation, d’intelligence. En particulier à l’aube du numérique. Ce n’est même pas une question de fierté, c’est une question d’épanouissement.

49– Un sujet qui te tient à coeur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

J’ai déjà dit tellement de choses. Qu’est-ce que je pourrais dire ? Un truc classe ? « Ne pensez pas tout savoir. » Et ça s’applique aux jeux vidéo.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Je remarque que le titre de mon livre de chevet fait dix-sept mots. Sacrée coïncidence, non ?

Bonus Track du DVD polar geek, les références des trois premiers épisodes

Bon alors, comme je n’ai pas eu le temps de beaucoup poster depuis lundi, un petit billet rapide listant les petites références plus ou moins obscures qui se sont glissées dans les trois premiers épisodes de mon PolarGeek.

Petites précisions à propos des références, quand c’est Alana qui les donne directement, à travers une pensée ou un dialogue, je m’oblige à n’utiliser que des références qu’elle peut avoir, histoire de rester un peu logique, tout de même.

L’épisode 1 était un peu trop court pour pouvoir s’amuser à mettre des clins d’œils (à part l’histoire des chocolatines ..:) ). Il n’y a donc qu’une référence aux fauteuils déco starwars.  Bon, en fait, je ne vais pas relever toutes les références à StarWars plus ou moins explicite, ça serait vous faire injure. Et rallonger artificiellement mon billet.

Pour l’épisode 2 :

  • Casey Pollard, c’est un petit clin d’oeil à Cayce Pollard, l’héroïne d’identification des schémas de William Gibson (un de ses chefs d’œuvres)
  • LearnMore, c’est directement relié à BuyMore, le magasin qui occupe une place centrale dans la série Chuck.
  • Le bonnet Domo Kun, je vous invite à aller le voir sur thinkgeek (le liens direct vers le bonnet) .

Pour l’épisode 3 :

  • Jack, qui apparaît dans le premier dialogue entre Alana et Mathieu est une référence, bien entendu, mais mystère, je ne vais pas non plus pas vous dévoiler tout de suite qui est Jack…
  • ‘Je ne dis pas que c’est pas injuste, je dis que ça soulage’ est une citation des tontons flingueurs, de Théo, pour être exact.
  • Evey, le nom de la chienne de Mathieu, c’est bien entendu tiré de V pour Vendetta.
  • La mention du scout ou du Alana was explosed by grenade → Team Fortress 2 (où je suis un très mauvais joueurs), mais ce n’est pas et de loin, la première fois qu’Alana en parle.
  • Tout plein de références directes à StarCraft 2, Zerg, Protoss et autres ..

Piratage en blouse blanche (épisode 3)

Quatre jours maintenant que j’étais plongée dans l’audit du code d’e-learning. Enfin disons plutôt cinq jours, si j’en crois le tac que j’ai entendu quand j’ai commencé mon dernier, enfin presque dernier, expresso.

Et mon dieu, j’ai rarement vu une application aussi mal développée. Quand je parlais de garagistes à propos de certaines SSII, je crois que j’étais en dessous de la vérité. J’ai déjà listé des dizaines de failles possibles, de trous de sécurité si grands qu’on pourrait y faire passer des troupeaux d’éléphants… J’avais vraiment l’impression de remonter un fleuve de merdes codifiques depuis que j’avais plongé mon nez là-dedans.

“Mais…”, je ne pus retenir une exclamation, m’attirant le regard courroucé de mon Dark Vador Bubble Head, réveillé en sursaut alors qu’il rêvait de conquérir la galaxie et de faire cuire à la broche des petits lutins verts.

Pourquoi, mais pourquoi celui qui avait codé cette appli avait trouvé intelligent de faire générer en javascript des bouts de requêtes SQL exécutées sans vérification sur le serveur ? Je n’avais plus qu’à rajouter un item dans mon long long long rapport de failles et faire un petit patch rapide.

De longs couloirs dégueulasses et sombres. A ma droite, Drak courait en clopinant, lâchant un juron douloureux de temps en temps, visiblement mal en point. A ma gauche, Risfil, qui n’a plus rien de l’elfe propre sur lui qu’il était encore il y a quelques heures. Je ravale mes larmes en pensant à Fyx, notre barde qui doit servir de festin aux créatures qui nous sont tombées dessus… J’entends encore son dernier cri lorsque ces monstres l’ont fait tomber à terre et ont commencé à le dévorer, alors qu’il était encore vivant… Nous n’aurions pas du accepter la mission que l’encapuchonné nous proposait. Dès le départ, je savais que c’était trop bien payé pour être honnête. Et les morts ne profitent pas de leur argent. Si je devais mourir, ça ne serait pas seule. Je me retournais écartant les bras tout en psalmodiant les premiers mots de mon plus puissant sortilège. Le pouvoir se rua dans mes veines, électrisant mes cheveux, tandis que la magie hurlait d’impatience, attendant que je prononce le dernier mot de mon sortilège, attendant d’être libérée et de…

Je reconnu rapidement la sonnerie qui me vrillait les tympans comme étant celle de mon smartphone. Le retrouver ne fut pas une aussi mince affaire.
“Allo ?
– Hum, excusez-moi Monsieur le zombie, j’ai du me tromper de numéro…
– Fais pas le con Mathieu, tu me réveilles.
– A 15 heures ?
– J’ai bossé tard.
– Ok, tu as le temps pour un ciné avec tes vieux potes ?
– Pas cette fois, non, faut que je m’y remette.
– Ok, tant pis, passe le bonjour à Jack.”

Avant que je n’ai pu répondre de la répartie la plus cinglante que j’eus été capable de trouver au saut du lit, ce fourbe avait déjà raccroché. Tant pis. Je trouverais bien l’occasion de me venger. En attendant, je récupérais Jack qui était tombé de notre lit, je l’adossais à nouveau aux coussins et rallumais la machine à expresso.

Je vous ai déjà dit que je détestais les lundi ? Et bien, c’est encore pire lorsqu’ils arrivent après un week-end passé à auditer l’un des logiciels le plus mal codé de l’histoire de l’humanité. Cette appli était une telle catastrophe que sur les dernières heures j’aurais préféré faire n’importe quoi, même des logiciels de gestion d’assurance en WinDev plutôt que continuer à explorer ce code…

“Bonjour Messieurs, j’ai donc procédé durant la semaine dernière à un rapide audit non exhaustif de votre application”. Carpendar n’avait malheureusement pas profité de la semaine pour redécorer son bureau. J’avais l’impression que chacune des photos de lui me regardait tandis que j’exposais le résultat de mes recherches au petit comité qui m’écoutait. “Je dis non exhaustif parce que vu la somme de problèmes que j’ai trouvée…”, petit signe vers le gros rapport posé sur le bureau du DG, “… je pense qu’il faudra que vous procédiez à un audit complet de votre application”.

Plus je parlais, plus l’heure tournait, plus je les voyais se décomposer. J’étais presque sûre que Carpendar réfléchissait à comment il allait pouvoir faire en sorte que mon rapport n’arrive jamais jusqu’aux dirigeants d’Horizon. Quant à Tave, il devait prier pour que mes conclusions ne soient pas trop violentes avec lui. “En conclusion, en ce qui concerne l’audit, je vous ai joint un patch corrigeant ou limitant chacun des problèmes que j’ai pu trouver. Je vous conseille d’ailleurs vivement de me laisser les mettre en place dès la fin de cette réunion”.

“Et concernant les piratages ? D’après Monsieur Tave, personne n’a tenté de se connecter d’une manière frauduleuse. N’est-ce pas ?” Le gugus avait un large sourire victorieux en répondant à son boss. Je préférais de loin lorsque quelques minutes plus tôt il suait à grosses gouttes en se demandant si j’allais citer les noms des responsables qui avaient commit le code que j’avais audité et s’il en ferait partie. “Effectivement, aucune tentative de connexion frauduleuse, comme je le pensais. Je pense que Mademoiselle Oscar a formulé des conclusions un peu hâtives la semaine dernière et que c’est bien, comme je vous l’avais dit, un piratage d’un élève.” J’enrageais. L’image rapide d’un clavier lui écrasant le crâne me traversa l’esprit. Le bougre continua sur sa lancée. “Il est fort probable que les corrections qui nous sont proposées régleront le problème. Est-il absolument nécessaire de garder le dispositif de contrôle que nous avons du mettre en place ? Il ralentit en effet notre applicatif et j’ai peur que les utilisateurs finissent par se plaindre”. Mais qu’est-ce qu’il avait à me descendre comme ça celui-là ? A croire qu’il veut absolument redorer son blason.

“Qu’en pensez-vous Mademoiselle ?”, me demande Carpendar. “Je pense qu’il est trop tôt pour en déduire quoi que se soit. Et que la plupart des protections que j’ai mises en place la semaine dernière sont de toute façon indispensables si vous voulez pouvoir dormir sur vos deux oreilles. Et qu’en cas de problèmes, elles vous donneront des informations qui vous permettront de réagir au mieux. Voilà ce que je vous propose : nous nous revoyons dans une quinzaine de jours et si vous souhaitez vraiment diminuer tout ce qui est logs et surveillance, je vous conseillerais sur ce que vous pouvez désactiver sans risque. Et je le ferais gratuitement. Mais en attendant, j’aimerais pouvoir patcher au plus vite votre application, certains problèmes sont vraiment critiques. Et j’aurais besoin de Monsieur Tave, son nom est cité à plusieurs reprises dans des portions de code  problématiques, il pourrait être utile que je lui explique quelques subtilités”. Le dit Tave se fit littéralement fusillé du regard par son patron. Œil pour œil, Monsieur le développeur. Et tant pis si je n’étais pas entièrement sûre que cela soit vrai, les auteurs ne figurant quasiment jamais en entête des fichiers. Il le méritait bien. Je ne dis pas que c’est pas injuste, je dis que ça soulage, comme dirait Théo.

“Merci Mathieu de m’avoir amenée, je ne sais pas comment j’aurais fait sinon.
– Tu sais que j’aime te rendre service ma grande, et puis peut-être que tu accepteras un dîner…
– Le jour où tes zergs arriveront à la cheville de mes protoss peut-être, pas avant…
– Tu es trop dure. Je me gèle les fesses pour t’amener en banlieue alors que j’aurais pu rester au chaud devant mon clavier et voilà comment tu me remercies.
– Tu aurais pu aussi penser à la nettoyer, j’ai des poils de chien partout maintenant.
– Evey ne perd pas ses poils”, commença-t-il à répliquer alors que je lui en tendais trois ou quatre accrochés à ma manche de manteau. “Ou alors presque pas”, finit-il en maugréant.
– “Je vais faire un tour dans le coin, appelle-moi quand tu veux que je te ramène.
– Tu es vraiment un amour Mathieu, promis la prochaine partie, je laisse 35 secondes d’avance à tes zergs”. Je ne comprends pas pourquoi, il démarra alors sans me répondre et en me tirant la langue… Les hommes…

Même sans mon bonnet, étrangement, la standardiste me reconnue. “Monsieur Carpendar vous attend, vous pouvez y aller”.

L’ambiance du jour, dans le bureau du DG, n’était pas du tout la même que celle de la semaine dernière. Carpendar était visiblement joyeux, un peu comme s’il venait d’être classé premier sur un championnat de TeamFortress. Il exsudait la confiance et l’autosatisfaction. Quant à Tave, il me semblait étrange. Un peu comme s’il était surpris. Un peu comme le dernier survivant d’un Saw. “Mademoiselle Oscar, vous aviez raison et cela depuis le début. D’ailleurs pour vous remercier de vos services…”. Le DG fit glisser une enveloppe vers moi. Sans trop comprendre je l’ouvrais. J’y trouvais un premier chèque, correspondant au paiement de la facture que j’avais envoyée pour les jours passés. Mais il n’était pas seul. Son petit frère, son frère jumeau en fait, se trouvait aussi dans l’enveloppe. “Oui, nous avons décidé de rajouter une prime pour l’efficacité de votre travail. Vous nous ferez une facture supplémentaire que vous pourrez envoyer à notre service comptabilité.” “Merci beaucoup mais je ne comprends…”, je dus prendre sur moi de ne pas sauter sur place de bonheur. Ces deux chèques m’envoyaient directement au paradis des situations financières.

“Comme je le disais, vous aviez raison depuis le début. Samedi, Monsieur Tave a détecté une intrusion par l’un de nos salariés. Un professeur, que nous avions embauché il y a peu, s’est connecté et a changé plusieurs questions de l’examen qui se tient en ce moment même. Autant dire que nous avons tout de suite supprimé tous ses accès et que nous avons entamé une procédure de licenciement pour faute grave.
– Voici donc la raison de votre bonne humeur ?
– Pas seulement. En fait, ce recrutement a été fait par le service de DRH du groupe Horizon qui n’avait pas vérifié qu’il y a quelques mois ce salarié travaillait pour l’un de nos concurrents. Je ne suis pas loin de croire qu’il s’agissait en fait d’un salarié infiltré par ce concurrent. C’est la thèse que je viens de soutenir pendant une longue réunion avec le directoire du groupe Horizon et les responsables de leur DRH. Autant dire que certains se sont fait remonter les bretelles.” Bien évidement, lui n’en faisait pas partie. Il n’eut pas besoin de le préciser, tout le monde l’avait bien compris. Et s’il était aussi heureux, c’est qu’il était apparu comme le pompier, l’homme qui avait géré la crise et réglé le problème, sans bavure, sans vague. De quoi asseoir sa position au sein d’Horizon. Je comprenais bien mieux sa bonne humeur.

Pourtant, tandis que j’attendais devant leur immeuble que Matthieu revienne me chercher, quelque chose me semblait louche. Une impression de trop facile, de truc qui ne collait pas. Un peu la même impression lorsque que je fais irruption avec mon scout dans la base ennemie et que je la trouve vide, sans personne. Et généralement, d’après mon expérience, cette sensation laisse rapidement place aux tirs en rafale, des points de vie en chute libre avant de se conclure par un rageant Alana was explosed by grenade.

Mon Mocha Grande me réchauffait lentement, après la rincée que j’avais du combattre pour arriver jusque là. Le siroter lentement, Netbook sur les genoux, dans l’un de mes Starbucks préférés au troisième sous-sol d’un centre commercial, en attendant que la séance du ciné d’en face finisse me plongeait presque dans une transe tranquille. Comme toujours, j’avais enlevé l’opercule de plastique qui m’empêchait de le savourer pleinement. Et comme toujours, la buée opacifiait légèrement mes lunettes. Encore 35 minutes avant d’aller commencer à faire la queue pour ma place. Tout le temps de finir mon café et d’envoyer quelques mails. Enfin c’est ce que je pensais. Parce que je n’avais pas fini de penser cela que mon téléphone se mettait à sonner vigoureusement.

Carpendar, indiquait-il. Alors que je décrochais, une pensée me traversa l’esprit rapidement. Les grenades venaient d’exploser.
“Bonjour Mons…
– Je n’ai pas le temps pour des politesses. Je pensais que vous étiez la meilleure ! Les piratages recommencent. Je vous veux dans mon bureau tout de suite, au plus vite. Si vous ne réglez pas le problème, vous ne trouverez plus jamais un seul client. Je vous le promets. Vous finirez au tribunal et dans 72 ans vous nous paierez encore des dommages et intérêts.”

Avant que j’ai eu le temps de dire un mot, rien qu’un petit mot, il avait déjà raccroché. Apparemment, ce n’était pas un bon jour pour aller se faire un ciné…

La créativité peut-elle naitre du confort ?

Épisode philo de comptoir du dimanche. Ce cher davidbgk a eu la fumeuse idée de poser la question qui tient lieu de titre de mon billet sur twitter. En disant ‘je ramasse les copies dans 12h’. Les doigts me démangeant, j’ai décidé de jouer le jeu et de faire comme si j’étais de retour en cours, les fesses endolories par cette foutu chaise en bois et de répondre à sa question. Voici ma modeste réponse.

Dans un premier temps, je voudrais faire une première remarque. A savoir que le sujet, en ces termes semble volontairement ou pas imprécis, du fait peut-être de la limitation à 140 caractères. En effet la créativité ne nait pas du confort. La créativité nait de l’esprit et des idées d’une ou plusieurs personnes. Personnes qui peuvent être, ou ne pas être dans une situation confortable. Reformulé le sujet deviendrait ‘le fait de se trouver dans une situation de confort est-il favorable ou pas à l’émergence de la créativité’. Ce premier point précisé, revenons-en au sujet principal.

Avant de pouvoir proposer une réponse et argumenter en faveur de celle-ci, il me semble nécessaire de définir plus précisément ce que l’on entend pas créativité. Définir simplement ce que l’on entend par créativité ne me paraît pas forcément évident. Comment trouver une définition qui, en effet, correspondra à la fois à un Picasso ou à l’invention de la roue ou du tire bouchon ? Ce sont pourtant deux purs produit d’une démarche créatrice ? Au final la meilleure des définitions que je pourrais donner est une définition en terme de caractéristiques fondamentales que doit avoir le résultat d’une démarche créatrice. A savoir :
le caractère nouveau, original, voir unique, du résultat. On peut aller plus loin en parlant de potentiel subversif ou choquant
le caractère d’utilité, d’adaptivité à une situation, à des contraintes précises, la pertinence.

On le voit bien, dans le cas d’un Picasso, c’est le premier champ de caractéristiques qui est important, bien que le second. Tout l’inverse du tire bouchon. Cette définition posée, on peut donc commencer à réfléchir à proposer une réponse à la question première.

Une situation confortable aide-t-elle ou étouffe-t-elle le processus créatif. Si l’on se fit à la sagesse populaire on serait tenté de répondre que nulle créativité n’est possible là ou existe le confort. L’artiste ne doit-il pas être, forcément incompris et affamé pour produire ? Le fait de vivre dans le confort n’est il pas un frein au dépassement de soi nécessaire à toute démarche créatrice ? Combien de fois n’a-t-on pas entendu ‘à ce réalisateur, depuis qu’il est riche, il ne produit plus que des navets, il n’a plus besoin de se sortir les doigts, il a déjà tout ce qu’il pourrait vouloir’ Si l’on se limite donc au poncif du bon sens de mamie, le confort nuit bien, voir rend impossible la créativité.

Mais aller parler à un auteur, qui tente d’écrire, laborieusement, un roman, tout en bossant 8h par jour au boulot ? De même, allez demander à celui qui un projet magnifique en tête, comme un jeu auquel il pense depuis des années, un super service internet qui va changer le monde, ou autre.. Allez demander à cette personne donc, si cela ne l’aiderait pas d’avoir un an de temps, pour pouvoir bosser sur son projet et laisser parler sa créativité ? Peut-on vraiment faire preuve de créativité lorsqu’on lutte de toutes ses forces pour simplement survire ? Pour juste manger, savoir ou dormir sans risquer de se faire bouffer par un ours de neige ? L’absence de confort n’est ce pas au contraire cela, le vrai frein à la créativité.

A ce niveau de ma réflexion, je vous vois hausser les épaules, l’air de dire ‘comment peut-il comparer le fait d’être riche à millions ou le simple fait d’avoir une grotte pour dormir tranquille ? Ce n’est pas la même chose, tout le monde s’en rend compte ‘

Ha bon ? Serais-je tenté de répondre. Qu’est ce qui différencie ces deux choses ? N’est ce pas deux composantes de ce que l’on pourrait appeler ‘un état de confort ?’En fait, peut-être faudrait-il définir ce qu’est le confort.

Est ce que c’est avoir un toit sur sa tête ? Un emploi et un salaire ? Être riche à millions ? Est ce qu’il y a deux types de confort. Le confort minimum et le confort ‘confortable’ ? Le confort minimum favorisant la créativité tandis que le confort ‘confortable’ y nuisant ?

Si on reprend les travaux de Maslow et sa pyramide des besoins, jusqu’à quel niveau de la pyramide doit-on monter pour parler de confort confortable ? D’ailleurs, si on continue à suivre la pyramide de Maslow, la créativité se trouve dans l’étage le plus haut, celui de l’accomplissement personnel. Est ce que cela sous-entend qu’il faut avoir gravit tout les autres échelons de la pyramide ? Et que donc il n’y aurait pas vraiment de confort ‘confortable’ ? Je donnerais une autre signification à la pyramide de Maslow utilisée comme réponse à notre question du moment. Si je devais répondre à la question en ne me basant que sur la pyramide j’aurais tendance à dire que ce qui nuit à la créativité, ce qui serait un ‘confort confortable’ ça serait la créativité elle-même, une fois qu’elle a abouti. En effet, une fois ce dernier palier de la pyramide atteint. Une fois ce niveau de l’accomplissement de soi même ‘validé’, il n’y a plus de besoins à remplir, plus rien à prouver à personne. Alors on peut se reposer sur ses lauriers.

Ca serait une réponse possible et argumentable. Mais ce n’est pas la mienne. Où alors ça ne serait qu’une partie de ma réponse.

Si pour finir, j’essaie de synthétiser et de proposer ma réponse. Je dirais que, on a tout d’abord vu que la créativité pouvait se juger à l’aune de deux critères que je pourrais définir comme étant le critère ‘artistique’ et le critère ‘amélioration d’une chose, utilitaire’. Dans tout les cas, ce n’est pas parce que le résultat d’un processus créatif n’est soit que artistique ou soit qu’utilitaire qu’il n’est pas une vrai création. On a vu aussi que la notion de confort est une notion floue. Que même s’il semblait plausible qu’un confort minimal aide à l’émergence de la créativité, ce n’était pas forcément nécessaire (j’ai bien envie de citer l’exemple de J. K. Rowling qui a écrit le premier tome d’Harry Potter alors qu’elle n’avait pas de boulot et vivait d’alloc et écrivait dans les cafés en promenant sa fille dans sa poussette) et que de même, rien ne prouvait qu’un confort confortable nuise à la créativité. Tout au plus, l’hypothèse que le fait qu’une démarche créative déjà mené à son terme pouvait réduire l’envie d’en mener une a pu être proposée.

Mais alors que répondre ? Je pense, qu’en fait, ce qui nuit ou au contraire qui aiguillonne la créativité, c’est le point commun entre tout les exemples que j’ai pu donner. A savoir l’homme. Celui qui lancera ou ne lancera pas la démarche de créativité. Qu’importe le confort, quelqu’un qui veut créer, trouvera les moyens de le faire, la plupart du temps. Et il ferra feu de tout bois. Et son confort confortable, si il a la chance de pouvoir en profiter, deviendra un vrai levier pour sa démarche créative. Par contre, celui-qui n’a pas la passion créative, même s’il pense en avoir l’envie, trouveras toujours le moyen de faire exploser sa créativité. Même dans les domaines les plus inutile, même si cela ressemble plus à de la procrastination qu’autre chose, comme ce billet que je suis en train d’écrire, par exemple, que je n’aurais pu écrire, si je ne bénéficiais pas d’un certain confort.

Django-qsstats, parce qu’en vrai,on adore tous faire des stats.

Ce mois-ci, j’aurais pu écrire plusieurs django-app du mois. Si j’avais eu le temps. Mais bon, le jour où j’aurais le temps, ça se saura. Du coup, alors que l’horloge tourne et qu’il ne me reste plus qu’un jour et demi pour écrire ma django app du mois et mon polargeek, j’ai décidé d’écrire ma django-app du mois pour parler de django-qsstats, une petite application comme je les aime.

C’est à dire, qui ne fait qu’une chose, une toute petite chose, mais qui la fait bien. Et qui du coup est facilement intégrable, sans remord.

1- Où on le trouve, comment on l’installe, tout ça quoi (et la doc) ?

On la trouve sur sa page github. Il me semble bien que le seul moyen d’installation soit à travers github. Mais bon, cloner un repository git hub, ce n’est pas le plus compliqué.

La doc, elle, se limite au fichier Readme et à la lecture des tests. Mais bon, honnêtement, cela suffit.

Par contre attention, en plus de nécessiter django 1.1 à minimal, cette petite app a besoin de python-dateutil (une petite librairie qui ajoute pas mal d’extension plutôt puissante à datetime, si vous ne connaissez pas, je vous recommande vivement d’aller jeter un oeil (mais pas les deux, après vous ne pourrez plus lire la doc … ) )

2- Mais au fait, à quoi ça sert ?

A presque rien, mais c’est bien utile.:) Lorsqu’on veut faire un minimum de stats, de comparaison ou autre, on se retrouve assez vite à vouloir trouver combien il y a eu de nouveaux articles la semaine dernière, combien d’histoires ont été écrites par des rôlistes durant le mois dernier, ou d’utilisateur enregistré les 6 derniers mois…

Faire cela est très simple, un petit queryset puis des petits filters. C’est très simple, mais bon, c’est rapidement chiant, et puis c’est pas très DRY.

Donc on se retrouve assez vite à faire des petits fonctions pour avoir les dates du mois en cours, ou d’un mois précis..

Où alors on se dit que quelqu’un à surement du le faire à notre place, on cherche un peu et on tombe sur django-qsstats.

3- Comment ça marche ?

C’est vraiment tout simple. Il suffit de mettre l’app dans son python-path. Ensuite un peu l’utiliser. Rien à faire de plus. Même pas de syncb vu que c’est une app sans model. (il y a un fichier models mais il n’est là que pour les tests).
Ensuite, ben un exemple sera plus parlant (je reprend l’exemple du site officiel)  :

from django.contrib.auth import User
import qsstats

qs = User.objects.all()
qss = qsstats.QuerySetStats(qs, 'date_joined')

print '%s new accounts today.' % qss.this_day()
print '%s new accounts this month.' % qss.this_month()
print '%s new accounts this year.' % qss.this_year()
print '%s new accounts until now.' % qss.until_now()

Vous le voyez, c’est assez facile. On construit son queryset et ensuite on le passe à qsstats en lui indiquant le champ date qui devra servir au filtrage.

Déjà là, ça serait pas mal. Mais il y a mieux. Il existe la fonction time_series qui permet de récupérer une liste de valeur. Par exemple :

from django.contrib.auth import User
import datetime, qsstats

qs = User.objects.all()
qss = qsstats.QuerySetStats(qs, 'date_joined')

today = datetime.date.today()
seven_days_ago = today - datetime.timedelta(days=7)

time_series = qss.time_series(seven_days_ago, today)
print 'New users in the last 7 days: %s' % [t[1] for t in time_series]

qui donnera :
New users in the last 7 days: [3, 10, 7, 4, 12, 9, 11]

Si cela itère par jour, ce n’est pas magique, c’est parce jour (enfin day) est l’argument step par défaut. Mais on peu bien entendu changer la taille du pas.

Enfin, par défaut, toutes les fonctions utilise Count pour calculer les résultat. (et quand je dis Count, c’est effectivement la class Count des Aggregat de django) Mais on peut changer ce comportement en donnant une valeur au paramètre agregate_class du QuerySetStats.

4-Conclusion

Comme je le disais en introduction, j’aime beaucoup les petites apps qui font des petits trucs, mais qui le font bien. C’est bien souvent plus utile que les grosses apps qui font tout et le café et qui sont bien plus difficile à intégrer (ceci n’est pas une critique de pinax hein, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit).

Donc j’aime forcément, beaucoup qsstats.

Une petite information un fork de qsstats a été créé, sur bitbucket (et que vous trouverez sur pypi). Il s’appelle django-qsstats-magic. Il rajoute la gestion des heures et des minutes, une optimisation qui fonctionne avec mysql et modifie des trucs en interne. Mais effectivement, je n’ai pas poussé plus loin mes investigations.

TrueCrypt et Dropbox

Il y a quelques temps je demandais des conseils sur twitter à prpos de quels services utiliser pour du backup / partage de données ‘dans le cloud’.

J’utilisais alors en effet dropbox de façon épisodique sans vraiment savoir si c’était le mieux. Au final après quelque tests d’Ubuntu One, j’ai finalement décidé de faire confiance à dropbox (et en plus comme ça je peux échanger de manière facile des fichiers avec des gens sous windows.

L’un de mes critères de choix était que le système en question supporte les espaces chiffrés. Ce n’est pas tant que j’ai envie de mettre des données sensibles sur ma partition dropbox, mais bon, il est important que mes billets de blogs déjà publiés ou que mes nouvelles en cours d’écriture ne soient pas lisible par d’autre que moi…:)

Donc je voulais pouvoir chiffrer une partie de la partition expédiée dans le cloud. Avec par exemple TrueCrypt. @brunobord m’avait indiqué qu’il semblait que cela pouvait fonctionner. Et effectivement, après quelque test, j’ai pu valider que cela fonctionnait (sur Ubuntu One aussi d’ailleurs).

Suite à une demande sur twitter (encore), voici comment j’ai procédé.

1- L’installation

J’en profite pour préciser, avant de commencer les choses sérieuses, que nautilus-dropbox est un logiciel libre publié sous licence GPL et que TrueCrypt est lui aussi un logiciel libre, licencié sous la True Crypt licence Version 3.0

1.1- Dropbox

Vous pouvez aller le chercher sur le site web ww.dropbox.com (et vous pouvez aussi me demander que je vous parraine, ça me ferra 250 méga en plus dans le cloud:) )

Vous pouvez aussi directement l’ajouter dans vos repos de distribution, il y a un repo Ubuntu :

  • sudo apt-get update;sudo apt-get upgrade nautilus-dropbox
  • sudo apt-key adv –keyserver pgp.mit.edu –recv-keys 5044912E

ou un repo Fedora :

  • Create a file in /etc/yum.repos.d called dropbox.repo with this text:

[Dropbox]
name=Dropbox Repository
baseurl=http://linux.dropbox.com/fedora/$releasever/
gpgkey=http://linux.dropbox.com/fedora/rpm-public-key.asc

  • Run sudo yum install nautilus-dropbox. It may ask you to confirm a gpg key. Approve and you’ll be good to go.

Si vous utilisez une autre distribution, vous pouvez toujours récupérer les sources et op une petite compilation plus tard vous avez votre nautilus-dropbox.

1.2- TrueCrypt

Une fois dropbox installé, il faut installer TrueCrypt. Rien de plus facile, vous le récupérez sur son site et vous suivez la procédure d’installation.

Arrivé à ce niveau là, vous avez installé tout ce qu’il vous faut. On peut donc commencer à mettre en place les choses.

2- Créer l’espace chiffré.

Bon installer et configurer dropbox s’avère assez enfantin. Je ne vais donc pas m’attarder et je vais passer directement à la création de l’espace chiffré.

Lorsque vous lancez truecrypt, vous tombez sur cette fenêtre.


Il faut, bien entendu cliquer sur create volume qui se trouve en bas à droite (suivez la flèche rouge).


Une fenêtre s’ouvre alors pour vous demander si vous voulez utiliser un fichier qui servira de container à vos fichiers à protéger (il sera monté comme une partition) ou si vous voulez directement chiffrer tout une partition.

Pour notre utilisation vous devez choisir le premier choix soit Create an encrypted file container (logiquement c’est celui choisi par défaut) Et vous n’avez qu’à cliquer sur suivant.

Ensuite il vous demande si vous voulez un volume standard ou caché. Par défaut il est sur standard, je vous conseille de laisser ainsi et de cliquer sur suivant.

Ensuite arrive la fenêtre qui vous demande de choisir l’endroit ou votre fichier sera créé. N’oubliez pas de choisir un répertoire de votre dropbox et de donner un nom intelligent à votre fichier (ici test_blog). Ensuite cliquez Suivant.

Arrive le choix des algos. Lisez les descriptions et choisissez votre préféré. Puis suivant.

On vous demandera ensuite d’indiquer la taille de votre fichier container. Qui correspond à la taille maximale que vous pourrez donc stocker en chiffré. Ne choisissez pas plus grand que 2 giga, votre dropbox est limitée à 2 giga (et le fichier sera tout de suite créé avec sa taille maximale, alors ne choisissez vraiment pas une taille supérieure à 2 giga).

Il ne nous reste presque plus grand chose à faire pour créer notre fichier chiffré. A si, tout de même, à taper le mot de passe magique qui nous permettra de récupérer nos données. C’est l’objet de la fenêtre suivante.

Ensuite, on choisit le format de partition, FAT,Ext2, Ext3 ou Ext4.

On arrive à la dernière fenêtre, il faut bouger sa souris pour générer un random pool (et la bouger un max, bien entendu). Ensuite vous cliquez sur Format et là vous attendez, plus ou moins suivant la taille que vous avez choisi pour votre fichier.

Vous allez avoir une belle fenêtre d’information qui va vous dire que tout est ok puis une fenêtre qui vous propose de créer un nouveau volume ou de sortir. Choisissez Exit.

Et là, tout penaud, vous vous retrouvez sur la première fenêtre !! Tout ça pour ça ??

Mais non, ne vous inquiétez pas, il suffit maintenant de monter votre volume chiffré.

Cliquez sur Select File en bas à droite et allez chercher votre fichier chiffré. Une fois celui-ci sélectionnez cliquez sur Mount tout en bas.

Une belle petite pop-up va apparaître pour vous demandez de saisir votre mot de passe. Faites le.

Et là, miracle, votre fichier est monté comme une vraie partition. D’ailleurs dans nautilus vous le verrez comme une partition.

Vous pouvez maintenant y accéder comme si c’était une clé USB par le répertoire de montage (souvent /media/truecryptNUMEROVOLUMETRUECRYPT) ou par la liste des partitions de nautilus.

Comme quoi, ce n’était pas si compliqué que ça, au final.

Allez, amusez vous bien.

AJOUT ULTRA IMPORTANT.

Comme expliqué sur ce billet fait par monsieur Rangzen , vu comment fonctionne truecrypt et dropbox, vous pouvez de jamais avoir votre fichier container synchronisé. Ce qui est tout de même ballot, il faut l’avouer. Le billet de Rangzen explique comment passer outre en modifiant par un script maison, le timestamp du container, si il a été modifié.

Conclusion Bis

Avec ce problème de timestamp, je me demande vraiment si, dans les cas où c’est possible, il ne vaut pas mieux créer des dossiers EncFS (avec cryptkeeper par exemple) qui comme ils créent un fichier par fichier chiffré contenu dans le dossier, n’ont pas ce problème de timestamp

MadInterview de Silvae, un bibliothécaire très loin de rupert giles

Pour ceux qui ont compris la référence, sans aller chercher la réponse sur google… honte à vous 🙂

Pour tout le monde, voici donc l’interview de Silvère, que j’ai découvert sur twitter et dont je lis la TL avec plaisir (J’ai oublié de faire des présentations sur les deux dernières interviews, pris par le taff et le temps, je m’en excuse platement, ça ne s’est pas beaucoup arrangé mais là au moins j’y pense).

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Bibliothécaire engagé pour la diffusion des savoirs et les libertés numériques. Plus simplement un trentenaire qui croit fermement que le monde change par sérendipités (Chercher faux et trouver juste) par de subtils déplacements des horizons d’attentes et qui entend bien y contribuer via les bibliothèques !

Ta cyber life

2 — Tiens-tu des blogs  ?

Oui, bibliobsession, mon blog privessionnel c’est-à-dire à la fois privé et professionnel autour des bibliothèques et du web et un blog plus perso, Omnimata que j’ai sous-titré : facettes d’une mémoire omnivore (ou ça peut paraître obscur, faut aller voir !)

3 —  lesquels (les urls sont acceptées) et de quoi parlent-ils ?

Le premier est un blog de niche, qui s’adresse aux professionnels de l’information documentation et à ceux qui gravitent autour. Le second est une aide à enregistrer ma propre mémoire à m’extraire du flux pour mieux y revenir.

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrété ?

Non

5– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

En fait, j’aime beaucoup twitter pour la rapidité et la concision qu’il impose. Je considère les fameux 140 caractères comme une contrainte oulipienne. Je l’utilise de 3 manières : diffuser ma veille (chaque article jugé digne d’intérêt est partagé automatiquement depuis google reader vers twitter) ; exprimer quelques idées en passant et faire des comptes rendu en direct des évènement pro auxquels j’assiste. En général ça m’aide à fixer ce que j’entends ou ce que je vois des conférences et ça permet à ceux qui sont loin d’avoir l’écume de ce qui s’y passe. C’est un vrai défi que d’essayer d’être précis, efficace et clair en 140 caractères !

Facebook est moins pro pour moi, je l’utilise un peu comme tout le monde, pour y poster quelques trouvailles rigolotes ou insolites et me tenir au courant de l’actualité de mes contacts.

6– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Alors j’aime pas trop le terme addict, parce que le net n’est pas un substance qu’on ingère, mais oui c’est certain j’y passe de nombreuses heures chaque jour.

7– Sur le net on peut te trouver où ?

Ici : http://www.bibliobsession.net/

Le boulot

8 — Ton bureau au boulot il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Pas de photo sous la main, mais c’est pas très glamour, on est 4 dans un seul bureau. J’attache très peu d’importance au lieu, du moment qu’il y a une (bonne) connexion et un PC qui marche. Mon vrai bureau en fait, c’est un peu mon compte google !

9–être bibliothécaire, ca veut dire quoi ? tu fais quoi de tes journées ?

Ça veut dire essayer de se lever le matin pour faire avancer des projets et des idées de dispositifs de médiation, contribuer à rapprocher des gens et des informations pour susciter de la connaissance ! Mon rôle c’est ça, et c’est aussi de l’accompagnement à la recherche documentaire pour un public qui va de bac – 20 à bac + 20 à la Bpi !
Plus généralement, j’essaie d’agir de manière à toujours être efficace et jamais enfermé dans un établissement ou une seule activité, c’est la raison pour laquelle j’ai pas mal d’activité de formation et dans le milieu associatif lié aux bibliothèques.

10– comment on devient bibliothécaire ?

Vaste question ! Il y a plein de possibilités, voir ici : http://www.bibliopedia.fr/index.php/Formation
Pour ma part, j’ai un parcours plutôt classique pour ce domaine. (Voir ici )

11–tu t’es dit, un jour, ‘moi ce que je veux faire de ma vie, c’est être bibliothécaire’, c’était quand ?

Ben oui, je m’en souviens très bien, j’étais en Khâgne et je commençais à me dire que je ne souhaitais pas être prof et comme je fréquentais les bibliothèques municipales parisiennes, je suis un jour tombé sur une brochure d’une formation sur les métiers du livre, je me suis renseigné et hop !

12– Il y a des différences entre ce que tu imaginais de ton taff et ce qu’il est vraiment ?

Ben au début il y en a eu oui puisque j’ai commencé par gérer une réseau départemental de bibliothèques. je n’étais donc pas directement en contact avec des livres et des gens. Mais c’est aussi à cette occasion que j’ai crée mon blog et que j’ai découvert que le métier de bibliothécaire était bien autre chose qu’un rapport aux livres. En fait, je crois que j’ai vraiment réalisé ce que je voulais faire dans ce métier avec mon premier choc numérique qui a été d’installer le logiciel de p2p Emule et de voir ce que l’on pouvait faire avec ! Depuis je travaille à faire comprendre aux bibliothécaires non pas qu’ill faut télécharger, mais que, puisque les gens téléchargent, la question n’est plus celle de la difficulté d’accéder à des contenus mais de savoir à quels contenus accéder ! Autrement dit j’essaie de faire comprendre qu’il leur faut propulser leurs trouvailles dans les flux du web. Cela implique de faire de la “médiation des contenus” une véritable activité.

13–comment tu choisis les bouquins qui seront dans les rayons de ta bibliothèque ?

J’ai été acquéreur en sciences humaines dans mon précédent poste. Pour faire simple, disons que c’est une alchimie entre la connaissance des éditeurs et des auteurs d’un domaines, les besoins perçus de la population à laquelle la bibliothèque s’adresse et mes propres références culturelles…

14– Ton pire souvenir de boulot

Quand j’ai appris que pour d’obscures raisons administratives je ne pourrait peut-être pas aller travailler dans la bibliothèque où je voulais aller alors que j’avais été sélectionné comme le meilleur candidat pour le poste. Heureusement, le situation s’est retournée en ma faveur 6 mois après.

14bis– ton meilleur souvenir de boulot?

Ah y en a plein ! Peut-être quand j’ai débuté et que j’ai organisé des lectures itinérantes en dehors des bibliothèques, dans la vraie vie, dans des bus RATP ! Je me souviens d’un moment où le comédien lisait un texte d’amour particulièrement intense pendant qu’un jeune homme et une jeune femme du bus en ont profité pour échanger des regards de braise ! Je me dis que c’est le texte qui a provoqué ça et que j’ai fait partie du dispositif…

14ter– Ton entretien d’embauche, ça s’est passé comment ?

Bien, merci !

15– Les DRM tu en penses quoi ?

C’est un réflexe compréhensible, ça emm…. tout le monde et c’est cher. C’est un tout petit moment très désagréable dans l’Histoire des hommes.

16– Le numérique en général adapté aux bouquins, tu en penses quoi ?

Ah ben c’est juste une révolution de l’envergure de celle de Gutenberg. C’est presque un cliché de le dire comme ça, mais c’est vrai. Tout est en train de se réinventer, par glissement, par petites touches, c’est exaltant ! Les bibliothèques sont le lieu idéal pour participer et observer cette mutation, on est au coeur de l’articulation entre le lieu, et le web, entre les objets et les contenus, le connecté et le déconnecté. On est aussi au coeur d’une incroyable diversité des  logiques d’usages et des modes d’accès qui est proprement passionnante.

17– mais d’ailleurs tu bosses où ?

A la Bibliothèque Publique d’Information, Centre pompidou, Paris. J’ai vu beaucoup de bibliothèques plus belles et mieux aménagées, mais celle-ci j’y suis très fortement attaché comme beaucoup de bibliothécaires qui y travaillent. C’est assez inexplicable, les gens, la richesse des collections, l’atmosphère !

18– j’ai toujours pensé que les bibliothécaires, s’étaient des gens d’un certain âge qui ne sortaient pas de leur biblio, j’ai  tord alors ?

Oui, complètement ! C’est des gens de tous âges, en général assez cultivés, généreux et ouverts mais souvent assez peu pragmatiques… (bon ça aussi ça change petit à petit).

19– Il y a des congrès de bibliothécaires ? genre congrès de dentistes mais là, avec des bouquins à la place des fraises de torture ?

Oulala oui plein ce secteur professionnel est très “journées d’études”, colloques, congrès… C’est un sport de bibliothécaire, au point que certains en font une overdose ! Pour ma part, je donne beaucoup de formation alors j’assiste rarement à des conférences, que j’essaie de bien choisir. C’est souvent une très bonne occasion d’entretenir et de développer son réseau professionnel.

20– Entre bibliothèques, vous vous échangez des infos, vous bossez parfois ensemble ou c’est chacun dans sa tour d’ivoire  ?

Oui les bibliothécaires échangent beaucoup entre eux ! Il y a deux ans, la liste de diffusion historique des bibliothécaires qui existait depuis 1993 et comptait 17 000 abonnés s’est arrêtée brutalement, ça a été un traumatisme pour plein de bibliothécaires ! Nous sommes en train de créer un outil de remplacement… 🙂

Ta vraie life, quand tu es pas au boulot

21 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Pas de photo, mais c’est une table en bois avec un écran 20 pouces et un PC ubuntu.

22– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Dans le domaine de l’information documentation, ça me suffit pour l’instant parce que j’y trouve une forme d’engagement politique en lien avec ce que je sais faire alors…

23– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Un jour une pensée dans le métro à propos des habitudes des gens (volontairement cryptique)

24– tu es rôliste ?

non.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 24 passe à la 24bis sinon à la 25

24bis– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?
25– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 25 tu as entre autre répondu jeux vidéo va à la question 26 sinon va à la question 35

26–  tu aimes quoi comme type de jeux ?

27– Tu as un style de jeux préféré, si oui lequel est-ce ?

28– Tu joues souvent ? en famille ou seul ? sur PC ou sur console ?

29– ton premier souvenir de jeux vidéos ?  ton dernier coups de coeur ?

30– Actuellement tu joues à quels jeux ?

31– Ton jeux vidéos préférés et celui que tu as le plus détesté ?

32– tu penses quoi des DLC ?

33– quand tu joues, c’est quoi le plus important, la qualité graphique ou la qualité du scénar ?

34– les jeux en mode texte, comme nethack ou autre, tu connais ? tu pourrais y jouer aujourd’hui ?
35–

Question pour me faire mousser

36– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Non, je te suis sur twitter, mais pas sur ton blog. ça va changer !

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre

37– Tu es plus  Matt Damon ou  Ben Affleck ? pourquoi ?

Matt Damon, inoubliable dans Will Hunting (entre autres).

38– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi  (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

  • un bouquin : Sous les vents de Neptune de Vargas, parmi des milliers d’autres. C’était mon premier Vargas et j’ai eu la bonne idées de l’écouter en livre audio en vacances lu par l’excellent François Berland prenant un délicieux accent québecquois.
  • un bon film : Nobody Knows est un film japonais réalisé par Hirokazu Kore-Eda. Tapez ça dans google et regardez le, faut pas trop en savoir pour apprécier !
  • une série pourrie : Persons Unknows, vraiment nul, mais j’ai regardé, vidage de cerveau garanti, indispensable de temps en temps !
  • un nanard : La cité de la peur, c’est un nanard mythique, mais à ce niveau là ça devient bien plus !

39– Ton pire souvenir scolaire ?

Une bagarre au collègue, je lui avais mis une sacrée raclée. 🙂

39bis — Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Vétérinaire !

39ter– Ton prénom (Silvère) il a une signification, une histoire ?

C’était le prénom d’un pote de mes parents. Il vient du latin Silvae, la forêt et je sais pas pourquoi tout le monde veut y mettre un µ$µ£:1& de Y alors que dans le calendrier c’est un i et ça se fête le 20 juin, nom d’une pipe ! A bon entendeur ! C’est un prénom qui n’a jamais été à la mode, même quand il y avait un Pape qui s’appelait Silvère. Amen.

40– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Euuuh… rouge et jaune à petit poids, #enfant_de_la_tv

41– Tu es plus daube de taureau ou civet de lapin  ?

Civet de lapin parce que la Daube ça donne pas envie et que j’aime bien les lapins, surtout à la moutarde !

42– ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Le dernier Houellebecq parce que j’aime beaucoup son cynisme.

43– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

Ah alors ça c’est un truc dont j’ai pas envie de m’en rappeler toujours eu une relation assez intuitive aux textes, en toute conscience des efforts à faire pour certains incontournables… 🙂

Juste avant la fin, un peu de liberté

44– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Si je collectionne un truc ?

45– Et donc, la réponse ?

Ben je l’avoue ici devant ceux qui liront ce texte. Je suis un collectionneur de robinets anciens. Ne pensez pas à vos robinets de salle de bain couleur chrome, pensez à des robinets en laiton ou en cuivre, des robinets de barriques, de cuve, plein de robinets quoi! Ya pas de raison particulière à ça, juste un jour je me suis levé en me disant que je voulais collectionner les robinets. J’en ai presque 30. Dès que j’ai un peu de temps j’ouvre un site et je fédère la communauté des…. mais comment on dit ?

46– Un coup de gueule à passer ?

Contre les gens qui se prennent au sérieux et font semblant de tout savoir toujours tout, sans dire qu’ils doutent.

47– Un sujet qui te tient à coeur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Oui, il faut lutter contre ACTA et HADOPI, ce sont des projets qui reposent sur la peur et qui sont dangereux pour la liberté de chacun sur le web, pour la liberté tout court. Toutes les infos sur le site de la Quadrature du Net.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Ce sera un Haiku anonyme trouvé sur internet (parce qu’ils font 17 syllabes) :

Tatoué sur sa fesse
On a trop tapé dessus
Haïku tané

Prince of Persia, les sables du temps.

Alors je vous préviens tout de suite, ce film est un nanard, une belle bouse qui n’a comme intérêt que de faire rire. Et comme la chose amusante avec les nanards c’est de les raconter, ce billet sera donc un nid à spoiler. Si vous aviez l’inimaginable projet de voir ce film, arrêtez vous tout de suite de lire.  (Et si vous continuez, tant pis pour vous, je vous aurais prévenu).

Les sables du temps donc. En fait, ce film a une qualité. Faire passer 2h06 lorsque vous êtes en pleine insomnie. C’est parfait pour cette tranche horaire inutile, entre 3 et 5h du matin. C’est d’ailleurs à peu près à ce moment là que j’ai eu le plaisir de le voir.

On est donc dans un Disney. Ce qui en soit n’est pas forcément un défaut. Je n’ai rien contre les films Disney. Au contraire même. Certains Disney sont parmi mes films fétiches (comme TRON par exemple).

Mais là… J’avoue qu’avoir l’impression de voir un cosplay amateur d’Aladin, ça n’aide pas.  Enfin, je m’échauffe et je vous livre des bouts de conclusion avant d’avoir réellement écrit mon billet.

Donc, commençons par le commencement.

Il était une fois …  (tiens même celui là de Disney, il est mieux, pour vous dire…) Il était une fois un royaume gouverné par un roi et son frère. Enfin le frère est plus conseillé du roi, un pas en arrière, mais c’est presque pareil. Forcément, comme on est dans une histoire et que le film s’appelle Prince of Persia, on est en Perse.

Donc un beau jour, le roi de perse vagabonde en ville, à dos d’éléphant. Et il croise le chemin d’un voleur de pomme, acrobate et un peu robin des bois sur les bords. Le roi décide alors (mais pourquoi?) d’adopter ce jeune voyou et d’en faire son troisième fils. Histoire d’avoir une famille complète nous explique la voix off. Bon, je n’ai pas encore compris le truc de la famille complète, à part peut-être pour avoir la carte famille nombreuse ? Sinon non, je vois pas…

Enfin bon, le vaurien devient prince. Et 20 ans passe. On se retrouve devant le siège d’une ville sainte. Le roi n’est pas là, il a piscine (enfin presque il est parti méditer et prier .. mouais … je suis sur qu’il écume les salons de massage moi le vieux grigou .. enfin). Il y a donc les trois fils ainsi que l’oncle. L’ainé n’est pas sur de vouloir, attaquer. C’est une ville sainte qui a toujours eu de bonne relation, etc etc … Mais l’oncle a envoyé un espion qui a rapporté que la ville forgeait des armes pour attaquer la Perse (est ce qu’elles sont de destructions massives les armes ?? l’espion ne le dira pas). L’ainée convaincu, ordonne donc l’attaque.

S’ensuit un épisode ridicule d’acrobatie et de combat pseudo ninja grâce auquel le jeune prince toujours aussi acrobate permet la conquête de la ville super vite et presque sans perte. Et c’est là qu’intervient la princesse. Parce qu’il y a forcément une princesse. Princesse qui bien entendu est aussi la grande prêtresse de la religion du coin et qui garde précieusement une relique sacrée.

Alors là, Disney a voulu faire différent. Pour prouver que bon, Disney c’était pas les contes de mamies avec les princesses toutes gentilles. Donc ils ont mis une princesse chiante. Casse couille au possible. Qui s’est pas faire grand chose d’autre qu’être chiante, mais qui le fait bien. On aura compris que les princesses c’est pas des potiches qui suivent les héros en roucoulant. Non. Maintenant, grâce à Disney on sait aussi qu’elles savent super bien faire chier leur monde. Merci monsieur Disney.

Enfin bon, passons.

Donc tout le monde est très content. Sauf le roi qui revient en hurlant. Parce qu’il voulait pas qu’on attaque la cité lui. Et qu’en plus les armes, personne ne les trouve (Mais dit moi monsieur Disney, tu aurais pas pris un certain George W comme consultant scénaristique ? )

Donc il râle. Mais comme il y a une grande fête il râle un peu moins. Et pour que tout rentre dans l’ordre, il a une super idée. Marier le prince à la princesse.

Et comme c’est la fête, on doit lui offrir des cadeaux au roi. Le jeune prince est bien embêté, parce qu’il a rien prévu. Mais son frère ainé heureusement lui sauve la mise en lui donnant une espèce de cape brodée.

Le roi a donc un cadeau de son jeune fils. Sauf que … la cape est empoisonnée. Et elle brule à mort le Roi.

Tout le monde pense que c’est le jeune prince qui a fait le coup. Il est donc obligé de s’enfuir et embarque la princesse et une jolie dague.

La jolie dague, qui d’ailleurs à un gros rubis rouge sur le haut de la garde qui ressemble pas du tout à un bouton, est bien entendu magique. Et c’est bien entendu la relique que devait protéger la princesse.

C’est à partir de ce moment que cela devient grand guignolesque. Le héros va d’abord croire que ses ses frères les meurtriers et tenter de les démasquer. Sauf que manque de bol, c’est pas eux. Et que manque de bol bis, notre crétin de prince va demander de l’aide à son oncle, qui est en fait, le grand méchant.

Grand méchant qui enverra contre eux des supers ninjas assassins super méchants et tout bizarre, déformés de partout et qui parlent aux serpents (si c’est pas une preuve qu’ils sont méchants ça ..)

Dans leur fuite, ils croiseront l’élément comique du film, un escroc, organisateur de course d’autruche faux méchant au grand cœur (c’est un peu le pendant humain du perroquet d’aladin, au niveau de l’élément comique). Et bien entendu le héros se rendra compte que sa dague de pacotille, elle a un super pouvoir, quand on appuie sur le bouton, on remonte dans le temps de quelques dizaines de secondes.

La dague sera d’ailleurs le prétexte pour le second effet comique. A savoir une espèce de benny hillerie entre la princesse qui essaie de se faire la malle avec la dague et le prince qui finit toujours par la rattraper.

Mais revenons à l’histoire. Le prince a découvert le pouvoir de la dague, il a aussi découvert qui était le vrai méchant. Il doit convaincre ses frères. Pour le premier, manque de pot, il se fait tuer par les vilains ninjas juste après avoir été convaincu. Et en voulant convaincre l’autre, le héros perd la dague.

Le méchant est bien prêt de gagner. De gagner quoi d’ailleurs ? Le héros l’apprend alors. En plantant la dague dans une colonne de cristal qui se trouve dans le sous sol de la ville du début, il pourra revenir dans le temps, aussi loin qu’il le voudra. L’oncle a pour projet de revenir au temps de son enfance. En effet, lorsque lui et le roi était enfant, l’oncle (qui est maintenant un méchant) a sauver son frère (qui deviendra roi) des griffes d’un tigre. L’oncle veut donc remonter le temps pour empêcher son lui jeune de sauver son frère. (vous suivez?) En effet, si le frère se fait gober par le tigre, l’oncle sera donc fils unique et deviendra roi.

Au final, cela se terminera dans un face à face, forcément dantesque entre l’oncle et le héros. Après moult rebondissement, c’est le héros qui plante la dague dans la colonne et qui remonte le temps.

Il arrive juste après la prise de la ville. Il décide donc de faire éclater la vérité devant tous. Ce qu’il fait, en faisant un émouvant discours. Personne ne le croit, forcément, mais l’oncle décide quand même, bêtement, d’essayer de le tuer. Toujours devant tous. Il est donc, forcément démasqué.

Et comme les gentils qui sont morts dans le futur ne sont pas encore mort, tout est bien qui finit bien.

Enfin …

Pas tout à fait. Parce que tout le monde le sait, les contraires s’attirent. Et toutes ses péripéties partagées entre la princesse et le héros ont fait que bon, ils iraient bien faire la bête à deux dos dans les royales bottes de foin du palais.

MAIS !!! parce qu’il y a un mais. On est de nouveau dans le passé. La princesse ne connait pas le prince.

Et comme il n’y aura pas de péripéties partagées, vu que le méchant est mort, il n’y aura pas de galipette … Le héros va-t-il resté malheureux ? Le pantalon tendu ?

Ça serait là ne pas connaître monsieur Disney. Qui a trouvé un truc

Le héros est revenu dans le passé, grâce à la dague magique. Il la donc encore. Logique. Il peut donc la rendre à la princesse.

Qui étonné ne comprend pas comment ce gougnafier peut posséder sa relique. Mais c’est une princesse intelligente, on a pu le voir tout le long du film, quand elle a fait non stop sa chieuse.

Elle réfléchit donc. Et comprend que si le héros a la dague, c’est parce qu’il revient du futur, et qu’ils ont donc forcément du vivre plein d’aventure. Et op, elle tombe instantanément follement amoureuse.

Et op un bel échange de salive pour finir le film en beauté.

Que dire de plus … Que si vous pensez que vous serez fan d’un cosplay aladin avec une dague à la place du génie, une princesse super chieuse à la place d’une princesse et un escroc à la petite semaine à la place d’un perroquet, alors foncez

et sinon ?

Ben, ça peut toujours occuper 2h d’insomnie.

0 A.D. Alpha 2 dispo pour Ubuntu

0 A.D est un jeux développé par Wildfire Games qui rappellera aux plus vieux d’entre nous des souvenirs plus que nostalgiques … (non je ne pense pas du tout aux premier Ages of Empires, voyons, pas du tout).

Pour ceux qui n’aurait pas encore entendu parler de  0 AD, un petit résumé : OAD est un jeu de stratégie historique temps réel dev par Wildfire. Son éditeur a libéré le code l’année dernière. Mais là ou c’est vraiment fort, c’est que non seulement ils ont mis le code en GPL V2, mais toutes les ressources (sons, graphismes, etc..) sont en Créative Commons BY-SA. Et là, là, moi je dis chapeau.

Et donc, ce beau projet vient de sortir en Alpha 2 (et c’est tout récent, c’est sorti le 19 octobre).

Pour ne rien gâcher, on peut y jouer sous plein de distributions Linux (voir ce lien pour comment l’installer sous 8 distros ou le compiler ou cet autre lien pour frugalware) mais aussi sous Mac ou sous Windows.

Et que bon, il a l’air tout de même très sympa comme jeu. Pas aussi beau que starcraft 2 mais bon, bien plus rigolo (et puis en plus, je suis mauvais à Starcraft 2.. micro management de me…)

Alors amusez vous bien.

http://trac.wildfiregames.com/wiki/LatestReleaseWindows

Monkey Patching, une petite astuce

Vous connaissez surement cette astuce de dev qu’est le Monkey Patch (voir article wikipedia). En résumé, ça permet d’étendre ou de modifier le code sans modification du code original. Bien entendu, on ne peut monkey patcher que des langages dynamiques.

En python, pour monkey patcher une classe, par exemple, on fait :

class NewKlass :
…..
…..

from project.apps import modtest
modtest.Klass = NewKlass

Rien de bien difficile. Mais compliquons un peu les choses. Imaginons que notre classe Klass soit une classe qui nous convient en partie, mais pas complétement. Certaines fonctions nous conviennent parfaitement, mais pas d’autre. Et pour corser le tout, il faudrait qu’on rajoute des données membres à la classe. On ne peut donc pas ‘juste’ monkey patcher les fonctions qui ne nous plaisent pas…

Comment faire ?

Il faudrait pouvoir dériver de la classe qu’on veut monkey patcher, avant de la monkey patcher.. Mais ce n’est surement pas possible non ? Et ben si. Et c’est très facile.

On commence par écrire notre nouvelle classe :

from project.apps.modtest import Klass as OldKlass

class NewKlass(OldKlass) :
….
….

et ensuite on monkey patch, comme précédemment :

from project.apps import modtest
modtest.Klass = NewKlass

Une précision par contre, lorsque vous allez définir les fonctions dans NewKlass, vous alelz peut être vouloir appeler la fonction mère de la fonction que vous définissez (par exemple dans les models django, on appelle souvent le save de la fonction mère, dans le save de notre fonction)

sauf que là, il faut faire attention si vous faites :

class NewKlass(OldKlass) :
….
….

    def save(self, *args, **kwargs) :
        super( NewKlass,self).save(*args, **kwargs)

vous avez droit à une bonne récursion infinie. Parce que oui, la fonction mère de NewKlass c’est OldKlass, qui est en fait NewKlass, vu qu’on la monkey-patchée.

Il faut donc appeler utiliser la classe grand-mère de NewKlass, en faisant un

class NewKlass(OldKlass) :
….
….

    def save(self, *args, **kwargs) :
        GrandMereNewKlass.save(self,*args, **kwargs)

Petit Rajout : On me demande qui est GrandMereNewKlass. GrandMereNewKlass est en fait MereOldKlass. ou comme le propose @daks_ OldKlass.__base__ (D’ailleurs la question de ‘est ce que ça marche avec de l’héritage multiple qu’il pose dans le même tweet, reste entière 🙂 ).

Bon alors, on sait tous que le monkey Patching, c’est à utiliser avec de grande précaution. Et que bidouiller ainsi en dérivant de la classe que l’on veut monkey patchée c’est tout sauf safe. Mais bon, c’était la question du jeudi de la semaine dernière. ‘Peut-on monkey patcher une classe par une de ses classes filles ?’.

La réponses est donc oui.

Mais ce n’est pas à mettre entre toutes les mains.