Sep 252010
 

je l’ai dit dans un précédent billet, j’ai décidé de tenter de m’autotracker mon temps précisément.

Pourquoi ?

Depuis quelques temps j’ai l’impression d’avoir moins de temps, d’être de moins en moins productif, d’être obligé de sauter du coq à l’âne sans arrêt.

Il faut dire qu’entre le code à faire, le tel qui sonne, les mails qui m’arrivent dans les dents, twitter, irc, les réunions de conceptions ou brainstorming impromptues, les tâches ‘administratives’ ou commerciales, etc … il y a parfois matière à ne plus savoir donner de la tête.

Et ce papillonnage continuel ne donnait l’impression de n’avancer sur rien, de perdre un temps important en reconcentration perpétuelle.

Et puis fouchet et darialalala ont tout les deux parlé, dans un intervalle de temps très courts de la méthode de gestion du temps du pomodoro (pomodoro pour tomate dans je sais plus quelle langue).

Cette méthode a été faite pour empêcher les gens de se plonger trop longtemps dans une même tâche. On utilise un minuteur en forme de tomate, le pomodoro qui sonne toutes les 25 minutes. Cela permet de limiter le temps que l’on passe sur une même tâche, de prendre 5 minutes de pause toutes les 25 minutes pour souffler et récupérer un peu d’énergie et d’idée fraiche avant de reprendre le turbin.

En découvrant cette méthode, j’ai eu une illumination. J’allais me chronométrer pour m’obliger à travailler avec le moins d’interruption possible pendant au moins 25 minutes. Pas de check de mail, pas de twitter, pas de discussion de conception sur irc, rien qu’une seule tâche sur laquelle je serais focalisé à 100% (bon ok pour les coups de tél client, ça fonctionne pas).

Ce que j’ai commencé à faire. Et comme j’ai toujours l’impression de ne jamais assez bosser sur mes side project (ou sur le boulot du boulot) le soir et les week-ends, j’ai décidé de faire pareil. Le but là étant de réussir à valider 2 ou 3 pomodoro par soirée normale et 7 ou 8 par jour de week-end.

Après quelques dizaines de jours d’expérimentation, j’en ai tiré plusieurs conclusions.

La première, j’ai l’impression d’avoir récupérer une marge de productivité et ça, ça fait plaisir. Ça s’explique d’ailleurs par deux raisons :
le fait que je suis plus concentré, moins éparpillé
le fait de comptabilisé précisément mon temps fait jouer à plein le phénomène de ‘mauvaise conscience’, ben oui, je chronomètre les pauses aussi …

La seconde, c’est que bon, arriver à tenir le rythme le soir/week-end c’est difficile, le stimulis de la mauvaise conscience étant moins fort que prévu (ben oui, de la mauvaise conscience du genre ‘quoi ça fait 1h30 que je papillonne sur le web alors que j’ai fait qu’un seul pomoro et qu’il est déjà minuit passé ??)

Enfin la dernière, ayant une impression de papillonnage, j’en étais venu à éprouver un sentiment de culpabilité pernicieux, ayant l’impression de ne ‘pas assez bosser’. Aujourd’hui, le fait de savoir précisément, jour après jour, pendant combien de temps j’ai fait quoi, me permet de me rendre compte que ça carbure…. (pour les curieux, sur de grosses journées, c’est à dire de 10h, 10h30, (8h30->19h) je passe entre 8h et 8h30 à faire des tâches boulots, dans lesquelles je compte veille et lecture de doc).
Donc moralité :
Ne vous éparpillez pas, concentrez vous sur des tâches en essayant de vous isoler le plus possible de tout les événements extérieur.

Et moralité 2 :
N’oubliez tout de même pas de vous aérer l’esprit de temps en temps.


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  2 Responses to “Gestion du temps”

  1. Pomodoro = tomate en italien, bien sur 😉

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