Knight Rider le retour, le revival de trop

Ce billet a bien failli ne jamais être écrit. Et pourtant, jamais aucun de mes billets n’a failli être écrit aussi souvent.

Je m’explique.

J’ai une caractéristique assez spéciale, j’adore regarder des navets. Que ce soit série ou film, j’adore ça. Mais quand je dis navet, c’est le vrai navet, pas juste le film pourri sans saveur. Non, le navet de classe internationale, par exemple la saison 4 de Prison Break (et les deux épisodes longs finaux) sont trop mauvais pour être de vrais navets, mais bon, j’ai tout regardé tout de même. C’est un vrai plaisir pour moi.

Et donc forcément, je n’ai pu m’empêcher de regarder toute la saison 1 et toute la saison 2 de Knight Rider. Et comme mon plus grand plaisir (après celui de regarder un navet) est de partager après chaque épisode, le lendemain au boulot je me faisais un plaisir de raconter par le menu, l’épisode de la veille. J’en étais venu à discerner les recettes de base des scénaristes (d’ailleurs ça me revient peu à peu là). Je les ai tellement gonflés au boulot, qu’ils voulaient que je chronique chaque épisode, sur un blog monté exprès pour, histoire qu’ils ne soient pas les seuls à souffrir. Mais au final, ça ne s’est pas fait. Et l’idée fut oubliée.

Et puis quand j’ai vu la chronique de genma sur le film “Chasse à l’homme” de John Woo (avec Van Damne… une perle ce film, je l’ai vu au moins trois fois),  l’idée m’est revenue. Ce fourbe de genma a d’ailleurs RT mon tweet à ce sujet.

Mais là encore, au final, je n’ai pas pris ma plume et mon OpenOffice. Après tout, je ne les avais plus les épisodes, et puis mon blog est un blog ‘sérieux’ plutôt orienté boulot, création d’entreprise et logiciel libre, je ne pouvais pas me mettre à écrire des billets sur des séries et des films miteux non ?

Et puis au final, ce soir, voilà. Je me lance. Ça ne sera pas, comme je l’avais au départ dit, un billet par épisode de Knight Rider, mais un billet général pour parler de cette magnifique série. 🙂

Et tant pis si j’écorne la réputation de sérieux de cet espace, après tout, il faut bien savoir ne pas se prendre au sérieux.

1- La genèse

Au début, il n’y avait rien. Et puis il y eu David Hasselhoff, ses pantalons en cuir et la fondation Knight. K2000 fut une série phare des années 80 et je dois bien avouer que j’ai du passer de nombreux après-midi, de weeks-end, à regarder l’épisode de la semaine, verre de lait et BN à la main.  Mais tout cela, c’était les années 80… Les temps ont changé, les séries ont changé, Xena et Hercule ont eu le temps d’avoir leur heure de gloire respective.

Et puis, un jour (un vendredi je crois, ou peut-être un jeudi, mais sûrement pas un mardi), un scénariste d’Hollywood eut une idée géniale. Faire un revival de K2000 qui s’appellerait Knight Rider. Je vois d’ailleurs dans cet événement, la preuve qu’une fois encore lorsqu’une idée géniale doit apparaître, elle est ‘dans l’air’ et qu’elle peut jaillir dans plusieurs cerveaux à la fois. Parce qu’après Knight Rider, c’est au tour de V d’être ramené à la vie, et je suis sûr que bientôt on va avoir droit à MacGyver et WonderWoman.

Une fois l’idée eut, il fallait la réaliser… Mais avant cela il fallait étudier son marché.

2- Étude de cible et cahier des charges

Le gentil scénariste qui avait eu son idée géniale pris l’initiative d’aller voir de gentils producteurs. Les gentils producteurs furent, bien entendu, emballés par l’idée du gentil scénariste. Mais avant de lancer la mise en boîte des épisodes, ils voulurent être sûrs que la série marcherait (ce qui en fait veut dire qu’il y aurait plein de spectateurs qui regarderaient plein de spots publicitaires permettant aux gentils producteurs de gagner plein d’argent, parce qu’ils n’en ont pas tant que ça, de l’argent).

Ils étudièrent donc leur cible de spectateur. Et ils durent trouver que les principaux spectateurs de Knight Rider nouvelle formule serait de jeunes adultes de sexe masculin.

Les gentils producteurs cherchèrent alors dans leur grille de classement des spectateurs en fonction de leur centres d’intérêts et ils virent que les jeunes adultes de sexe masculin voulaient  :

  • des voitures qui vont vite et qui les ferraient rêver,
  • des effets spéciaux avec de gros boums souvent,
  • des filles à gros seins qui les ferraient rêver,
  • un héros bien musclé qui sortiraient toujours vainqueur de toutes les bagarres ce qui flatterait leur virilité de spectateur.

Histoire de tenter de séduire aussi quelques spectatrices filles, les gentils producteurs décidèrent de rajouter un peu de romance dans le cahier des charges du scénario.

Ils se rendirent compte aussi qu’il était impossible de garder David Hasselhoff comme héros principal. Trop gros, il ne rentrait plus dans la voiture. Trop vieux, il ne serait pas crédible dans une romance ou pire dans une bagarre…

Le cahier des charges devint donc :

  • avoir une belle voiture qui se transforme en plein de trucs,
  • trouver un jeune premier baraqué pas trop intelligent façon quaterback,
  • trouver des ressorts scénaristiques qui permettraient d’avoir des filles très courts vêtues partout,
  • mettre des effets spéciaux qui font boum,
  • rajouter un peu de romance, mais sans que cela bloque le héros dans sa course aux filles courts vêtues,
  • trouver des acteurs pas chers parce que les belles voitures et les filles courts vêtues ça coûte chers,
  • avoir des intrigues pas trop compliquées à mettre en œuvre pour la même raison financière que juste au-dessus.

3- Le résultat…

Le résultat, c’est l’un des plus beaux navets de l’histoire des séries télévisuelles.

3.1- Les acteurs

Là, le cahier des charges a été respecté, mais à la lettre. Les acteurs sont tellement mauvais que je me demande si ce n’était pas eux qui payaient pour avoir le droit de jouer. La palme du jeu le plus ridicule du monde allant au héros principal joué par Justin Bruening ainsi qu’au vieux physicien (le papa de la jolie fille amoureuse du héros) joué par Bruce Davison. Je n’ai vraiment pas pu les départager tellement ils sont… Enfin voilà quoi, même moi, je pense que je ferrais mieux.

3.2- Les belles voitures qui se transforment

L’ancienne Kitt n’avait qu’un mode de transformation, celle en mode ‘rapide’ quoi. Là, il fallait faire mieux. La nouvelle Kitt se transforme donc en voiture super rapide, bien entendu mais aussi en :

  • pickup,
  • sous-marin,
  • et le mieux du mieux : en utilitaire (dans l’un des épisodes les plus mauvais des deux saisons d’ailleurs de cette nouvelle version).

3.3- Les effets spéciaux qui font boum

Là aussi, objectif rempli à 100 %. Avec parfois un peu trop de ridicule tout de même.

L’un de mes préférés étant le coup de la roquette. Je m’explique. Un méchant méchant veut faire exploser Kitt et décide donc de lui tirer une roquette dans le buffet.  Mais heureusement notre super héros (qui s’appelle Mike Traceur d’ailleurs, au secours) a une super idée. Faire faire un dérapage avec plein de fumée à Kitt et ouvrir les fenêtres. La roquette rentre par la fenêtre avant passager et sort par la fenêtre avant conducteur, sans même décoiffer Mike. Et le méchant méchant, il est bien marrie…

Dans la catégorie effets spéciaux, je rajouterais aussi la super base super bien cachée. Parce que tout le monde le sait, il faut forcément une super base aux supers gentils. Bon je n’ai pas trop compris le concept de ‘cacher’ le sas d’entrée au fond d’un énorme entrepôt complètement vide, mais c’est parce que je ne suis pas un super gentil.

3.4- Des filles à gros seins partout et cela grâce à des scénarios crédibles

Là aussi, c’est un franc succès. Et en plus les scénaristes se sont creusés la tête pour trouver des moyens de rentre plausible ce déballage de peaux bronzées… Ben oui, ce n’est pas sa faute à Mike si les super méchants décident de se cacher dans un hot spot de surfeurs. Ou si le richissime trafiquant d’armes vit dans une maison qui ferrait rougir le manoir Playboy où se tient une fête perpétuelle. Sans parler du bar plein de jolies serveuses que le méchant veut absolument acheter pour y construire son complexe immobilier (ou exploiter un gisement de gaz qui se trouve juste en dessous du bar, je ne me souviens plus).

Que du ressort scénaristique de qualité internationale, je vous le dit.

3.5- De la romance et du suspense

Là aussi, les scénaristes ont fait très fort. Ils ont inventé quelque chose que l’on avait jamais vu avant. Mike Traceur, le super dur, super baraqué qui fait craquer toutes les filles en bikini en pince pour Sarah Graiman, la fille du vieux scientifique. C’est son premier amour de lycée. Et d’ailleurs, elle aussi craque pour lui. Mais comme il faut ménager le suspense, ils ne se le disent jamais. Ou alors que dans les situations extrêmes et que l’autre ne peux pas entendre. Quand Mike (le héros, je rappelle) meurt, par exemple. Non, ne vous inquiétez pas, il meure plusieurs fois Mike. Mais à chaque fois c’est pas pour de vrai. Sarah le sauve. Ca me rappelle d’ailleurs un autre super effet spécial. Dans un des épisodes, Mike est empoisonné. Pour qu’il soit sauvé, il faut lui trouver l’antidote. Mais les gentils ne trouvent pas. Finalement 30 secondes avant que Mike meure, on découvre qu’il faut que l’antidote soit fait à partir du sang de Sarah (pourquoi je ne m’en souviens plus), sauf que Mike agonise sur le bitume et que Sarah est près de lui. Qu’importe, Kitt a un laboratoire dans sa boite à gants. Sarah se ponctionne un tube de sang qu’elle met dans la boite à gants de Kit. 30 secondes après, la boite à gants s’ouvre et hop Sarah en sort une seringue qui contient l’antidote. Comment Kitt a récupéré le sang du tube à essaie fermé, à synthétisé l’antidote, puis l’a mis dans une seringue fermée… J’en suis encore comme deux ronds de flan.

3.6- De l’intrigue, mais pas trop compliquée, parce que ça coûte cher

Je viens déjà de parler du ressort dramatique qui consiste à faire souvent mourir le héros. Mais de la romance et du drame, ça ne suffit pas. Il faut aussi des méchants. Mais de petites carrures les méchants, sinon ça coûte cher à mettre en oeuvre. Le pire étant, à un moment un mec, qui a un entrepôt plein de bidules informatiques, engage un assassin pour tuer l’ingénieur concepteur des bidules en question pour pouvoir après spéculer et se faire des sous en revendant son stock. Y a pas à dire, ça c’est du méchant.

Pour rajouter encore un peu de rebondissement, les scénaristes ont bien entendu ajouter l’incontournable geek looser qui ne comprend rien à la vraie vie et aux filles. Ça permet de faire rire facilement le spectateur viril et puis on peut même l’utiliser parfois dans le mode ‘on a toujours besoin d’un plus looser que soi’…

4- Et en conclusion ?

Cette série est un pur moment de bonheur si on aime les navets. J’ai rarement vu une aussi belle réussite. C’est tellement bien fait que je pense que les producteurs, scénaristes, acteurs n’avaient pas conscience de faire de la merde. Ils devaient être à fond dans leur truc. Je me demande si un jour ils sortiront des DVD… Ça vaudra le coup de les acheter sur eBay pour pouvoir les regarder, un jour, avec mes enfants ou mes petits enfants.

Bon allez, je ne résiste pas au plaisir de vous rajouter le générique de la saison 1…

Différents services que je teste

J’avais calé mon changement de PC boulot avec les vacances de Noël, histoire de simplifier la migration et de ne pas nuire de trop à ma productivité (3 ans d’utilisation d’un PC, ça ne se migre malheureusement pas en un jour). Bien que la réception de mon PC fut assez rocambolesque je finis par le recevoir (directement sur le lieu de mes vacances au final) et pu me lancer dans l’installation de ce nouveau petit bijou (un très joli, si on aime le design ‘industriel’, lenovo W500).

Cette installation (d’une petite Ubuntu au final, pour des raisons de simplicité) fut l’occasion de tester différents services et comme j’étais un peu en panne d’idées concernant le sujet de ce billet, j’en profite pour vous les faire découvrir.

1- Les todo list faciles avec Remember The Milk

Je l’ai dit dans un précédent post, j’utilisais Gtodo pour avoir un ‘truc’ rapide de gestion de todolist. En commentaire, Tristan répondait que lui utilisait Remenber The Milk. L’ayant testé moi-même il y a quelques temps (plus d’un an), je n’avais pas été convaincu du tout. Ma curiosité fut piquée et je refis donc un test.

Et je dois avouer que le service avait bien changé. Différentes listes pour les todo, alertes mail/SMS, système de tags en plus des listes et surtout, le critère indispensable pour moi, une API et des clients lourds qui permettent de ne pas être obligé de passer par le site web (actuellement j’utilise Tasque qui même s’il n’est pas parfait, fait son boulot en attendant que je trouve mieux).

Une autre fonctionnalité sympa est celle qui permet d’envoyer des tâches à d’autres utilisateurs de Remember The Milk, je n’ai pas encore testé, mais ça peut être rigolo (surtout associé à un téléphone et une mise à jour en temps réel de ces listes de tâches, quelle joie ça doit être de voir apparaître des tâches à faire, envoyé par d’autre, sur son téléphone…).

J’ai donc migré mes todo Gtodo et en suis très heureux.

2- Dropbox

Oui, je sais. C’était une honte de ne pas avoir de compte Dropbox. Bouhhh honte à moi. Je m’autoflagelle avec des orties. Mais c’est un oubli maintenant réparé. Dropbox permet, tout le monde le sait, d’avoir un espace de stockage online (2 giga pour les comptes gratuits). Un peu comme un serveur ftp que l’on se déploierait tout seul me dirait vous. C’est effectivement le cas. L’avantage là, c’est que ce n’est pas vous qui gérez le FTP. 🙂

Sinon, le fonctionnement est très simple, en tout cas sous Linux. Un petit démon tourne et scrute un répertoire pour en détecter les modifications. Dès qu’un nouveau fichier est mis dans ledit répertoire ou qu’un fichier existant est modifié, hop le fichier en question est automatiquement synchronisé. On peut, de plus, déclarer des répertoires comme étant publics (par défaut il y en a d’ailleurs un, nommé, très logiquement Public, sous-répertoire du répertoire spécial Dropbox). Les fichiers étant stockés dans un répertoire public étant librement accessible par tous. Pour les autres on peut définir s”ils seront accessibles à certains users de dropbox ou à personne.

3- Xmind

Je l’ai twitté, j’utilise de plus en plus Xmind comme outil de mind-mapping, histoire de poser mes idées quelque part et de les laisser décanter un peu. Si je l’utilise de plus en plus, c’est que je l’utilise depuis longtemps, logiquement. Pourquoi donc en parler dans un billet qui parle des nouveaux services que je teste ? Parce que je n’avais encore jamais essayé la partie webservices de Xmind. Qui dans la version non payante de ceux-ci se limite à peu de choses, à savoir pouvoir uploader ses cartes sur le site et choisir si les utilisateurs peuvent ou non les télécharger (un petit exemple ici avec une carte de test).

4- Instapaper

J’ai découvert ce petit service iPhone/desktop il y a seulement quelques jours, grâce à Twitter. Le principe en est tout couillon, pouvoir de son navigateur ou de son iPhone, sauvegarder le fait que l’on veut lire une page web, plus tard. Disons que c’est un peu comme un répertoire de bookmarks synchronisé entre son iPhone et son(ses) PC(s). Il y a en plus, la possibilité (en bêta) de dl une page instapapée pour la lire en pdf, ou avec un kindle ou un ePub, mais ça je ne l’ai pas encore essayé.

5- Les trucs, pour tester comme ça, inutile ou presque

5.1- Twittercounter

Je ne suis pas vraiment un grand fan de stats sur mon activité twiterrienne. Mais j’avoue que j’ai été surpris par, par exemple, le nombre de tweets par jour que je poste (en moyenne 4 par jour, je ne pensais pas autant). Donc pour l’instant, hop, je teste.

5.2- The whuffie bank

The whuffie bank est une tentative de créer une énième monnaie, pour les échanges sur les réseaux sociaux et qui se base sur la réputation. L’initiative a été lancée lors de la conférence TechCrunch50 et bon, j’ai trouvé l’idée rigolote. Comme en plus, je me suis toujours intéressé, même de loin, au phénomène des monnaies alternatives ou complémentaire (tout est la faute des dragons-dollars de dragon magazine),  je teste là aussi, pour voir.

6- Et vous ?

Vous utilisez quoi comme petits services web soit vraiment indispensables, soit inutiles, donc là aussi indispensables ?

Vous être en train de tester quels nouveaux outils ?

Procrastiner pour ne pas procrastiner

Non, non, je ne deviens pas fou.

Et oui mes titres de posts veulent dire quelque chose. En fait, ce billet est un simple billet de bon sens, inutile donc au final, parce que tout le monde sait ce que je vais écrire, mais bon, quand même, parfois c’est bon de dire des trucs inutiles.

Le principe de cette catégorie de billet est de lutter contre la procrastination. Par tout les moyens et dans toute les situations.

Et mon billet du jour lui, est un billet pour vous pousser à procrastiner. Et je l’écris dans un espace dédié à la chasse à la procrastination.

Et non, je ne suis toujours pas fou.

Et non, ce n’est pas juste pour dire que la procrastination c’est un bon moyen pour faire de la sérépendité, que au hasard de vos procrastinations, vous allez apprendre des trucs nouveaux, découvrir la vérité sur le monde et ainsi devenir plus intelligent et plus riche (et donc plus beau).

Non, ce billet se limite à une seule chose. Un appel à la procrastination. Mais à la procrastination contrôlée. Parce que parfois on a besoin de faire décompresser son cerveau et qu’il est bon de pouvoir le faire sans, juste après, culpabiliser atrocement.

Donc, je maintiens ce que je dis, il faut savoir se laisser des moments de procrastination pure. Des moments où l’on fait des petites taches inutiles mais qui permettent de se vider le cerveau, de se rassurer, de se dire ‘voilà ça c’est fait, et bien fait’ et de repartir, le cerveau plus aéré que jamais sur des tâches ‘importantes’.

Moi, par exemple, j’aime bien ranger mes mails ou les millions de post-its que j’ai sur mon bureau. Je range tout ça, bien parfaitement, sachant que (en tout cas pour les posts-its) même pas 4h après il y en aura de nouveau plein sur mon bureau,  que j’aurais jeté une bonne partie de ceux que j’avais rangé, et que ca sera de nouveau un vrai capharnaüm mes post-its.

Mais parfois, ca fait vraiment du bien, de perdre son temps en futilité.

Donc procrastiner, un peu, avec modération, à des moments bien définis et pour des durées bien précises, vous verrez que tout ira mieux.

Django : Dict’s Rivers, toi aussi devient fan.

C’est benoitc qui en me parlant des dicts fournis par Django m’a fait découvrir les quelques classes bien utiles définis dans datastructures.py du module utils de django.

Ce sont donc, comme le titre de ce petit billet (plus mémo que billet) l’explicite bien des dicts.

1- Le MergeDict

On le construit en lui donnant plusieurs dict. Il en fait une espèce de gros dict virtuel qui contient tout les dicts. Si on tente une opération sur une clé (un has_key, un get ou un __get_item__ ) il la cherchera  dans tout les dicts. Par contre si elle est présente dans plusieurs dict, il utilisera la première occurrence qu’il trouve (pour le get par exemple).

Un dict qui peut être utile, surement.

2- Le MultiValueDict

Là encore, le nom parle de lui-même. C’est donc un dict qui permet d’avoir non pas une seule valeur, mais une liste de valeur par clé. En plus des fonctions classiques des dicts, elle offre donc getlist, setlist, setlistdefault et appendlist pour pouvoir interagir avec les instances de la classe.

3- Le DotExpandedDict

Ce Dict est un peu un OVNI. En fait la classe se contente de redéfinir un constructeur qui va vous permettre de construire des dicts qui contiennent eux mêmes des dicts et celant en passant en paramètres des chaînes de caractères construite d’une manière précise (en utilisant des .)

Un exemple (celui donné dans le code) sera surement plus parlant.

>>> d = DotExpandedDict({'person.1.firstname': ['Simon'], \
'person.1.lastname': ['Willison'], \
'person.2.firstname': ['Adrian'], \
'person.2.lastname': ['Holovaty']})
>>> d
{'person': {'1': {'lastname': ['Willison'], 'firstname': ['Simon']}, '2': {'lastname':['Holovaty'], 'firstname': ['Adrian']}}}
>>> d['person']
{'1': {'lastname': ['Willison'], 'firstname': ['Simon']}, '2': {'lastname': ['Holovaty'], 'firstname': ['Adrian']}}
>>> d['person']['1']
{'lastname': ['Willison'], 'firstname': ['Simon']}

4- Le SortedDict

C’est mon préféré, tout simplement parce que j’ai déjà du l’utiliser et qu’il m’a permis de ne pas avoir à le recoder moi-même. Il se contente de garder l’ordre dans lequel on insère des choses dedans. Pour être clair, lorsque l’on itère dessus, il va utiliser l’ordre d’insertion des données. Et ça, c’est vraiment cool.

5- Le reste

il reste encore deux classes dans ce sympathique petit fichier.

Une ImmutableList, qui fonctionne comme un tuple et qui est complétement imutable (et l’on peut même choisir le message d’erreur qu’il vous envoie à la figure pour vous le dire qu’il est immutable.

Un DictWrapper qui permet de s’assurer que les valeurs contenues dans le dict seront passées à travers une fonction avant d’être donné à l’utilisateur, si la clé en rapport commence par un préfix donné.

Dragon Age Origins, ça c’est du jeu

Il y a des années que je n’avais plus joué à un jeu solo sur PC. C’est bien simple, à part Call of Duty premier du nom auquel j’avais joué pour m’entrainer avant de jouer en réseau, je crois que mes derniers jeux solos sont Warcraft 3, Morrowind et Neverwinter Night (quant au dernier Fallout, je n’y ai pas joué de peur d’y passer trop de nuits…). Même pour Red Alert, je n’ai joué que en réseau, sans même jeter un œil sur la campagne solo.

Parce que bien souvent, jouer en solo, ça me gonfle. Je m’ennuie super vite. Pour les RTS ça me gonfle de ne pas avoir toutes les unités dispos tout de suite et les IA sont bien souvent connes comme leurs pieds. Pour les FPS… Pareil. A part pour s’entrainer avant d’aller cribler de balles de vrais joueurs, je ne touche pas au mode solo.

Mais pourtant, pourtant j’ai commencé à jouer à Dragon Age. Parce que Baldur’s Gate, Neverwinter et Morrowind (sans parler de titres plus anciens que seuls les vieux briscards connaitront tels que Dagerfall, Ultima et Dungeon Master) font partie des jeux qui ont raccourcis mes nuits et qui m’ont fait oublié que je n’aimais que les jeux online. Et que je ne pouvais passer à côté de Dragon Age.

Et après quelques heures de jeux, je ne le regrette pas, mais alors pas du tout (même si c’est mes heures de sommeil qui vont le regretter).

1- Dragon Age Origins, qu’est-ce que c’est ?

Un jeu de rôle dans un univers med fan avec des humains, des nains et des elfes. Un univers sombre que l’on découvre peu à peu. Un univers où la magie est crainte, où les magiciens sont surveillés par un ordre de chevalier qui se charge de détruire toute menace de déviance, un univers où de vilains démons, contrôlés par un archidémon, essayent d’envahir le monde connu pour détruire, tuer et dévorer (comme tout bon démon qui se respecte quoi).

Un univers plein de royaumes, de trahisons, de sacrifices, d’intrigues et qui semble bien prêt de basculer dans la terreur et la mort.

Mais heureusement il y a un ultime espoir, la garde des ombres, qui se dresse contre le déferlement du mal et qui essaie tant bien que mal de lever une armée pour venir à bouts des vagues de démons et tuer l’archidémon.

Ce qui est plaisant dans l’univers de Dragon Age, c’est que tout n’est pas manichéen. Il n’y a pas les gentils qui vont gagner et les méchants qui vont perdre. On se retrouve plus dans des nuances de gris, assez souvent sombres d’ailleurs.

un petit feu de camp

Rencontre à l'auberge

2- Caractéristiques

Dans Dragon Age,  vous contrôlez un groupe (limité à 4) de personnages (sachant que cela peut être des animaux, comme un chien). Votre groupe de personnage aura un but assez simple au final : survivre. Mais comme ça n’est pas vraiment très glorieux comme but, en plus vous devrez sauver le monde (tout de même).

Vous pourrez choisir entre trois races  :

  • humaines
  • elfes
  • nains

et également entre trois carrières :

  • guerrier
  • mage
  • voleur

Chaque carrière permettant ensuite de se spécialiser dans des ‘sous-carrières’.

En plus de votre carrière, vous pourrez choisir des branches d’artisanat pour confectionner des pièges, des poisons, des soins, etc. Un petit exemple d’artisanat (herboristerie pour être exact) sur le screen juste en dessous.

Artisanat

3- Dragon Age, pourquoi je l’aime

3.1- Un vrai JDR

Enfin, ai-je enfin de dire. Enfin, un jeu vidéo qui ressemble à un vrai jeu de rôle papier. Enfin un jeu où lorsque l’on va chez un marchand, il n’a pas toujours tout à vendre et où lorsqu’on lui achète tout son stock, il ne réapparait pas (le stock) dans la seconde après un bête je sors/je rentre du bâtiment.

Comme dans un JDR qui se respecte, vos personnages vont évoluer, gagner des sorts, des techniques de combats. Ils pourront également se spécialiser dans des branches précises de leur carrière (métamorphes pour les mages par exemple, templiers pour les guerriers, assassins ou duellistes pour les voleurs).

En pleine baston

3.2 Une liberté… qui pourrait presque faire peur et une histoire qui ‘bouge’

On n’est pas dans un MMO là, il n’y a pas d’assistanat. Lorsque l’on sort d’un village, la question “où aller maintenant ?” se pose vraiment. Et personne pour nous aider, non, il va falloir choisir seul, quitte à se tromper. Pareil pour les rencontres avec des PNJ. On peut tuer les PNJ et parfois (c’est le cas actuellement pour moi), on se rend compte que même si cela nous a défoulé de châtier ce lâche qui se cloitrait dans sa maison, maintenant qu’il faut repousser une attaque de zombies, on est bien embêté… (et que l’on va devoir, sans aucun doute, repartir d’une vieille sauvegarde).

Pareil pour le choix de son équipe. Le fait de garder ou pas certains PNJ dans son équipe, modifie vraiment le cours de l’aventure et pas que superficiellement.

En fait, chacun des choix que l’on fait, va modifier l’histoire, dès la création du personnage, le choix de sa race/carrière change le début du jeu. Le screenshoot suivant montre l’un de ses choix. Vais-je libérer cet homme de sa cage et le prendre dans mon groupe ou l’y laisser pourrir ?

Un homme, dans une cage

3.3 Un jeux sanglant

C’est un gadget, d’accord, mais c’est sympathique quand même. A savoir que Dragon Age est un jeu sanglant, très sanglant. Vos PJ se retrouveront très rapidement couverts de sang ennemi, que ce soit leur armure ou leur visage. Tâches sanglantes qui seront reprises dans les animations vidéos qui parsèment le jeu. Bon d’accord, à certains moments (changement de lieu ou autre), les persos redeviennent tout beau, tout propre… Mais c’est parce que c’est le lavage en machine est compris dans chaque changement de zones :).

Equipe de trois après combat cinématique avec chien Ce fut juste mais le vilain pas beau est mort

3.4 Une vraie part de tactique

Plusieurs points à mettre en avant. Le fait de pouvoir combiner des actions (principalement des sorts) pour avoir des effets supplémentaires.
Ensuite vos persos ont des tactiques. Une tactique qu’est-ce ? C’est un ensemble pouvant aller de 2 à 5 conditions qui va vous permettre de scripter le comportement de vos persos en combats. Taper l’ennemi le plus fort avec ce sort là, lancer un sort de soin sur votre pote dès que celui-ci à moins de X % de vie, etc etc. Plus le personnage en question sera doué dans la compétences tactiques, plus vous pourrez lui définir de tactiques de combats.

L’air de rien, c’est un point essentiel du jeu. Tout d’abord parce que peut-être que comme moi, vous n’avez pas envie de tabasser votre barre espace à chaque seconde pour définir les actions suivantes de vos persos. Mais aussi parce que c’est un vrai plaisir d’arriver à définir des tactiques qui vont vous permettre de venir à bout d’un combat sans jamais appuyer sur espace (eh oui, ça m’est arrivé de faire plusieurs fois le même combat, même si je le gagnais à chaque fois, pour peaufiner mes tactiques).

3.5 Des personnages avec un vrai comportement

Les PNJ que vous allez croiser, tout comme (et surtout) les personnages que vous gardez dans votre groupe vont avoir un vrai comportement ‘humain’. Ils ont chacun leur caractère, discutent parfois entre eux (et se vannent souvent entre eux), approuvent ou désapprouvent vos actes et vos paroles. C’est vraiment plaisant (et on apprend pas mal de choses sur leur passé) de les écouter discuter, se raconter leur vie ou se moquer les uns des autres.

On peut même leur offrir des cadeaux, ce qui permet d’augmenter l’approbation qu’ils ont de vous (et qui sait peut-être même de faire démarrer une romance entre personnages, il paraît que c’est possible). Attention toutefois à ne pas se tromper, il vaut mieux offrir les bijoux aux persos féminins et les pichets de bières aux persos masculins.

4- Dragon Age : ce qui fait que, bon, il aurait pu être mieux

4.1 La rigidité des déplacements

Alors autant l’histoire évolue au gré des actions du joueur autant les déplacements des personnages au sein d’une carte, là par contre, faut pas trop en demander. Les zones sont clairement délimitées par des murs invisibles. Vous aimeriez bien aller voir de l’autre coté de la colline là, ah ben non, vous êtes bloqués au sommet, impossible d’aller plus loin.

Vous aimeriez bien nager pour traverser plus rapidement ce put*** d’étang au lieu de faire le tour ? Là aussi impossible, vos personnages ne sachant pas nager, apparemment, mais seulement marcher et courir. De même, on ne leur a jamais appris à sauter, même des hauteurs ridicules de quelques dizaines de centimètres… S’il n’y a pas un escalier ou un plan incliné, impossible de passer.

C’est là, vraiment déstabilisant. Surtout quand on a l’habitude de pouvoir sauter, courir, nager un peu partout.

4.2 Les temps de chargements

Ca devient rapidement agaçant. Chaque zone, boum, un temps de chargement qui, sur mon PC qui est tout de même un peu un bon gros PC pour jouer, sont d’autant plus ennuyeux.

Du chargement (court mais quand même) à chaque fois que l’on rentre dans un bâtiment.
Du chargement, long, très long, à chaque changement de zone …

5- En conclusion

Un très bon jeu, que je conseille, malgré ses petits défauts. Si vous avez aimé Neverwinter et Baldur, vous pouvez foncer les yeux fermés.

Son principal problème au final, si on oublie le temps que vous allez passer à raler après les temps de chargement, va surement être le temps que vous allez passer à y jouer.

(Si on veut vraiment raler, on pourrait aussi regretter l’absence de mode ‘en réseau’ comme il y avait dans Neverwinter, ce qui avait permis de monter des serveurs privés pour jouer en petit comité à des jeux qui n’était plus Neverwinter mais des aventures de JDR persos).

Mettre à profit les courtes durées

“Mon prochain rdv est en retard de 5 minutes, j’ai plus qu’à attendre, la pause de midi est dans 10 minutes, il faut que j’appelle dans 20 minutes, réunion dans 2 minutes…”

Qui n’entend pas une phrase de ce genre au moins une fois par jour ? Et la plupart du temps, à ce moment là, on se dit en 5 minutes, je ne peux rien faire” ou10 minutes, si peu, ça ne vaut pas le coup que je commence à coder ce ticket, j’aurais à peine le temps de commencer”. Et résultat, on se retrouve à attendre, les yeux dans le vague à chercher ce qu’on pourrait faire pendant ces quelques minutes ou pire à attendre que le temps passe.

Alors niveau sérépendité, c’est excellent. On ne sait jamais, on risque de tomber sur un truc super utile. Mais niveau productivité, c’est loin d’être ça. Et puis c’est un appel à la procrastination ou je m’y connais pas.

Je dois d’ailleurs avouer que bien souvent, je suis dans ce cas là, et au bout des 5 ou 10 minutes, je me rends compte que j’ai passé ce temps à… rien.

Pour essayer de contrer cela, j’ai mis en place une tactique simple. J’ai une liste de tâches courtes à faire. Des tâches qui naissent alors que j’en fais une autre plus longue et que je ne fais pas tout de suite pour ne pas interrompre ce que je fais. Ça peut être écrire un mail à quelqu’un, rédiger la partie description d’un ticket, classer un répertoire de mon PC. J’ai du coup toujours une liste de tâches courtes, qui se vide aussi vite qu’elle se remplit.

Dès que j’ai un trou de quelques minutes, hop, j’en profite, je sors ma todolist et je fais 1 ou 2 ou 3 tâches. Pour que ça soit intéressant, il faut toutefois que la manière de noter une tâche de ce type soit super rapide. Tout comme celle de la noter comme faite. Pour ces tâches là, j’utilise gToDoList, l’outil de gestion de tâches de Gnome. Un clic sur le bouton ajouter, un titre, une description (non obligatoire) et un clic sur le bouton de validation. Pour la signaler comme faite, un simple clic sur une case à cocher. Et il est configuré pour se lancer au démarrage, tout seul comme un grand.