Oct 192010
 

Ca nous arrive à tous. On fait des bourdes. Des petites, des pas importantes voire des grosses bourdes.

Et que ça soit au niveau perso ou au niveau boulot.

Et comme toujours, les bourdes arrivent dans les pires moments, les moments plein de stress, ou le temps manque où l’on est surchargé.

Mais faire des bourdes, c’est normal. Et même dans le contexte professionnel, c’est permis. (A condition de ne pas en faire tout les jours). Parce que même dans le contexte pro, on reste des humains, donc par définition, faillible.

Vos clients (ou vos fournisseurs) ne vous jetteront donc pas des pierres si par malheur, un jour vous veniez à faire une bourde. Par contre, suivant comment vous gériez les conséquences de la bourde, là ils pourraient vous jeter des pierres.

Donc, voyons comment gérer une bourde, en 5 points.

Déjà la découverte.

Le cas le pire, c’est votre interlocuteur (à partir de maintenant je vais partir du principe que c’est votre client, mais ça pourrait être votre fournisseur, votre partenaire, etc.) qui la découvre. Donc alors que vous étiez en train de faire tout autre chose, vous recevez un mail ou pire un coup de téléphone pour vous annoncer que ‘Houston, on a un problème’. Là nul besoin de vous mettre à courir en hurlant et en vous arrachant les cheveux, même mentalement. Restez serein, déjà ça tranquillisera le client. Prenez connaissance du problème, posez-lui des questions utiles (s’il est au tel), depuis quand, les symptômes, etc, etc. Si c’est un mail, traitez-le tout de suite en lui posant les mêmes questions.
Que ça soit par mail ou par téléphone, assurez-lui que vous allez étudier le problème au plus vite (voir immédiatement suivant la criticité) et que vous le tenez au courant. Important donnez lui un délai pour votre réponse, dans l’heure, avant la fin de la journée, sous 3 jours, mais donnez lui un délai précis.

Maintenant autre cas de figure, c’est vous qui découvrez la bourde. N’imaginez pas la cacher. Pourquoi ? Parce qu’effectivement si vous avez de la chance, personne ne s’en est rendu compte et donc vous allez peut-être même tout remettre en l’ordre sans que personne ne s’en occupe. Mais si jamais quelqu’un s’en est rendu compte, que vous réparez en catimini sans rien dire et que vous ne dites rien à personne, vous allez avoir une grosse étiquette (et à raison) ‘dissimulateur à qui on ne peut pas faire confiance’ accroché dans le dos. Donc si jamais c’est vous qui découvrez la bourde, vous tenez les gens au courant. Un mail ou un coup de tel avec la description du problème et pareil un délai maximal avant lequel vous vous engagez à revenir vers eux.

Le déni

C’est la chose à ne pas faire. N’essayez pas d’embrouiller votre interlocuteur. De lui expliquer que ce n’est pas de votre faute qu’en fait c’est lui. Que ce n’est pas un bug, mais une fonctionnalité normale, que c’est comme ça que c’est prévu.
Ou alors que c’est la faute du chien qui a mangé les câbles ou de Murphy qui joue au vaudou avec une poupée à votre effigie.
Non acceptez le fait que vous avez merdé. D’abord parce que le déni, ça fait très enfantin. Et que les gens n’ont pas envie de travailler avec un enfant de 5 ans. Et puis que bon, un jour ça sera peut être vraiment pas votre faute. Si à chaque fois que c’était votre faute, vous avez essayé de vous défiler par tout les moyens possibles, le jour ou il va vous falloir expliquer, la main sur le cœur, que non vraiment là ce n’est pas votre faute. Personne ne vous croira…

La réparation

Bon tout le monde sait qu’il y a eu merdouillage. Maintenant il faut réparer. Faites-le. Le plus vite possible. Vous allez me dire que vous avez peut-être d’autre chose à faire, que vous n’avez pas le temps, que vous n’avez plus de bras dispo. Débrouillez-vous. Faites avancer les choses, même un peu, dans la mesure de vos possibilités. Mais le plus possible. Et plus le problème est critique ou dérangeant, plus il faut vous dépêcher.

A mon sens, (mais là c’est personnel) à choisir, il vaut mieux avoir un peu de retard dans une livraison et corriger une bourde qui vient d’être découverte qu’être à l’heure pour sa livraison mais laisser quelqu’un dans l’embarras le plus profond (et donc la colère).
Bon bien entendu si votre livraison cela fait trois fois que vous la repoussez et que vous vous retrouvez avec deux bourdes à gérer (les multiples retards de livraison plus une bourde indéterminée) vous êtes dans le caca. Mais à ce niveau là, je pense qu’il y a un certain nombre de choses à revoir dans votre organisation du travail ….

l’information

Suivant les cas, cela peut être une bourde qui va prendre du temps à corriger. Dans ce cas là, tenez informés régulièrement vos interlocuteurs des avancées (ou pas) de la résolution ainsi que d’une estimation probable de retour à la normale. On râle tous assez après la SNCF quand l’information sur les trains annulés ou retardés n’arrive pas… Ne soyons pas la SNCF de nos clients.

Passer à autre chose.

Vous avez bien réagi à l’annonce de votre bourde, vous avez trouvé, rapidement, une solution que vous avez mis en place et en plus vous avez tenu informés votre client du déroulement de la résolution de votre bourde. Tout le monde est de nouveau content et serein. C’est le moment de passer à autre chose.

Faites un dernier point avec votre interlocuteur pour résumer la situation et profitez en pour lui exposer les mesures que vous avez prises ou que vous allez prendre pour que cela ne se reproduise pas. Ça lui fera plaisir. Et au passage, suivant la gravité de la bourde, faites un petit geste. (Pour une bourde de type ennuyeuse, le petit geste peut être de la traiter séance tenante, au moment où elle se déclare, comme si c’était une bourde critique).


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Oct 042010
 

Avant d’être vos clients, vos clients n’étaient pas vos clients. C’était des non-clients. Puis ils sont devenus des prospects puis des clients.

J’enfonce des portes ouvertes allez vous me dire. Oui, je sais.

Mais si je vous dis cela c’est pour mettre le doigt sur une chose bien précise. C’est que pour faire que des inconnus deviennent vos clients, vous avez du produire un certain nombre d’effort, plus ou moins grand. Et que ces inconnus, avant d’être vos clients, étaient les clients de quelqu’un d’autre.

Mais que finalement, vous avez réussi à faire en sorte qu’ils deviennent vos clients.

Maintenant qu’ils sont vos clients, quelle est votre démarche ? Je croise bien trop souvent des entreprises qui ne parlent à leur client qu’en deux occasions :

  • lorsqu’elles leur envoient leur facture
  • lorsqu’il y a un problème qu’elles doivent corriger.

Pour peu que l’entreprise est un peu de chance, il n’y aura pas souvent des bugs à corriger. Et donc elle pourra passer des mois sans aucun échange avec son client (autre que l’envoi de facture au service compta, ce que je ne compte pas comme échange).

Vous pensez que c’est une bonne solution ? Vous ne pensez pas que votre client va avoir l’impression d’être un petit garçon (ou fille), seul(e) dans le noir et sans veilleuse pour le rassurer ? Alors qu’il entend déjà le croquemitaine griffer le parquet sous son lit ?

Ne pensez vous pas, que ne jamais vous voir/recevoir de mails/ de coup de téléphone va faire que votre client va se sentir délaissé ? Va finir par oublier que si tout marche bien, c’est grâce à vous ? Et que si, à ce moment là, un de vos concurrents arrive et lui fait la cour encore et encore, il finira par succomber ?

Et que donc vous aurez perdu un client ?

Moi, en tout cas, je le pense.

Donc faite des points régulier avec vos clients. Appelez les, tenez vous au courant de ce qu’ils font, de leur nouveau produits, …

Cela permettra deux choses :

  • Vos clients ne vous oublieront pas et se sentiront chouchoutés comme jamais.
  • Qui sait, peut-être que ça vous permettra de leur vendre de nouvelles prestations / produits sans avoir fait beaucoup d’effort (en tout cas beaucoup moins que si vous deviez convertir un prospect en client)

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Sep 102010
 

Fabien, je l’ai croisé, par mail, pour la première fois en début d’année. Je donnais alors, pour donner un coup de main, d’une rubrique dans Jeux de Rôle magazine. Fabien m’avait envoyé un texte de la bible du maitre du jeu pour qu’il paraisse en avant première dans le magazine. Je me souviens m’être dit qu’il devait être dingue ou en avoir une sacrée paire, pour se lancer comme ça dans l’édition dans le monde du jdr. On a un peu échangé par mail et on a fini par discuter par téléphone, à propos de divers projets qu’on pourrait monter ensemble. Au final, j’ai fini par décider qu’il n’était pas plus fou que n’importe quel entrepreneur.

Mais je vous laisse lire ses réponses. Et si jamais vous avez envie de lui serrer la pince, il sera jusqu’à dimanche (jusqu’au 12 donc), au monde du jeu, Portes de Versailles.

Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

3 phrases, mais c’est déjà beaucoup (et hop une première phrase de placée) ! Je m’appelle Fabien, j’ai 25 ans, je suis bloggeur, auteur, éditeur et entrepreneur. Pour résumer, je dirais que j’ai fait beaucoup de choses au cours de mon petit parcours, porté beaucoup de casquettes mais toujours avec ces 3 valeurs : la passion (au sens d’être passionné par ce que l’on fait), l’aventure et l’humain.

==== Ta cyber life ====

— tu tiens un blog sur le site de la bible du meneur de jeu mais tiens-tu d’autres blogs ? si oui lequels et qu’y racontes tu ?

En plus du blog de la Bible du Meneur de Jeu, j’ai également un autre blog plus personnel de voyages et d’humeur mais cela fait plusieurs mois que je ne l’ai pas mis à jour tellement j’ai été accaparé par d’autres projets.  Je suis également en réflexion et tests sur un autre blog dans le domaine du sport et de la forme, une autre de mes passions.

— Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Les deux ! Préférence pour Twitter tout de même qui est moins « fouilli » que Facebook. Facebook est tellement « vaste » qu’on s’y perd un peu je trouve. Twitter c’est un peu plus simple sur le principe. Je me sers des deux à la fois à titre personnel et à titre professionnel (pour mon auto-entreprise Footbridge) à la fois pour échanger des idées, rencontrer des gens et parler de mes projets, de mes livres et de ce que je fais.

— Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

J’ai deux addictions : internet et la salle de sport… à tel point que ce sont devenus mes deux critères de choix quand en déplacement je dois dormir à l’hôtel même si Internet prédomine. J’ai déjà dormi dans des hôtels sans salle de sport, mais avec connexion internet, par contre l’inverse ne s’est jamais produit ;-).

— Sur le net on peut te trouver où ?

Me lire ou en live ?

Pour me lire :

Pour m’avoir en live, le mieux c’est d’essayer Skype ou Facebook.

==== Le boulot ====

— Déjà, allez, profite en pour faire ta promo, explique nous ce que tu fais ?

Je suis auteur, créateur et éditeur de jeux de rôle, de jeux de société, de divertissement et de contenus informatifs en ligne. J’ai créé en septembre 2009 (un an déjà !) la structure Footbridge, mon auto-entreprise, sur laquelle je suis à plein temps depuis janvier 2010. Et les efforts ont payé car dans quelques jours sort la Bible du Meneur de Jeu, le premier ouvrage, un guide de conseils pour TOUS les meneurs de jeu de rôle sur table !

— Tu es diplomé des mines de Paris, tu as bossé en VIE en australie dans l’industrie optique et au final tu te lances dans l’édition de livre, c’est quand même un sacré grand écart non ? Il s’est passé quoi ? comment en es tu venu à plaquer un parcours pro qui apparement s’annonçait tout tracé pour partir à l’aventure ?

Il y a eu un vrai tournant en janvier 2009, quand un ami m’a recommandé de lire « The Four Hour Work Week » de Tim Ferris, un livre très connu outre-Atlantique, mais qui n’a pas vraiment percé en France. Cela a été un vrai choc. J’ai ouvert les yeux sur ma vie et je me suis dit « je ne veux pas travailler dans une usine toute ma vie, je veux faire ce que j’aime vraiment, ce qui me passionne ». C’est la passion qui m’a toujours guidé, et qui me guide toujours  aujourd’hui et se lever tous les jours pour travailler pour quelqu’un d’autre, sur un sujet qui ne me motive que moyennement, ce n’était tout simplement pas possible. J’avais depuis plusieurs années l’idée de créer mon entreprise, mais je me disais « plus tard, quand j’aurai l’expérience… ». Lire ce livre m’a fait réalisé : il est inutile d’attendre un hypothétique plus tard. Notre vie, c’est ici, c’est maintenant et il faut la saisir. C’est le pari que j’ai pris et c’est pour cela que j’ai décidé de tenter l’aventure.

— Il y a des différences ou des points communs, entre ta vie de salarié et ta vie de patron d’une maison d’édition ?

Il y a un point commun : les journées sont trop courtes !!!! Avant comme maintenant, les journées sont chargées, j’essaie d’être sur tous les fronts à la fois, et c’est parfois crevant. La différence, c’est qu’avant je finissais ma journée épuisé et dégoûté, maintenant quand je vais au lit le soir, je suis crevé mais heureux… Aussi l’autre différence, comme je suis à mon compte, je choisis où je veux travailler et quand je veux travailler, ce qui est un point positif. Un avantage certes, mais l’inconvénient c’est qu’il n’y a quasiment plus de séparation entre ma vie personnelle et ma vie professionnelle…

— Quelle a été ta plus grande désillusion, ton plus grand coup de blues, ta plus grande galère au niveau de ta création d’entreprise ? tu les as surmontés comment ?

Des galères, il y a en a eu beaucoup !!! La création d’entreprise c’est un vrai parcours du combattant et il faut une détermination de fer pour y arriver. Il faut vouloir y arriver, car les obstacles sont nombreux, et donc aussi les opportunités de jeter l’éponge. Je pense qu’un moment de stress assez important a eu lieu quand j’ai eu mes devis définitifs pour l’impression de la Bible du Meneur de Jeu. J’avais eu des premiers estimatifs au mois de février et je m’étais basé sur ces chiffres dans mon business plan, avec un fournisseur bien précis sur lequel je comptais. Quand le livre était prêt à être envoyé à l’impression fin mai et que j’ai demandé une mise à jour des devis, le prix du papier avait augmenté, et le prix du fournisseur avec qui je voulais travailler initialement était passé du simple au double ! Un vrai coup dur. Pour le gérer, d’abord, j’ai médité bien calmement sur la situation, histoire de rester zen : dans ce genre de situation, mon premier réflexe normalement c’est de stresser et paniquer… c’est tout sauf productif ! Là j’ai donc essayé intérieurement de me calmer, j’ai relancé des demandes de devis, recalculé un peu mon budget et quelques semaine plus tard ai fini par conclure le deal avec un autre prestataire.

— Ta plus belle surprise, ton meilleur souvenir heureux, toujours au niveau de ta création d’entreprise ?

Le jour où j’ai été appelé pour faire ma première interview pour un site d’actualité sur les jeux de simulation (www.ikosa.net). C’était à peine plus d’un mois après le démarrage du blog et c’était vraiment la première fois que j’étais référencé par un gros site. A partir de là ça a attiré beaucoup plus de monde sur le blog et lancé la machine.

— Qu’est ce qui a changé entre la façon dont tu imaginais le boulot d’éditeur / chef d’entreprise le jour ou tu as pris ta décision de te lancer et aujourd’hui ?

Maintenant je suis beaucoup plus au fait des petits rouages de l’éditions et de comment fonctionne un projet éditorial. J’ai appris énormément lors du développement du projet et aujourd’hui je me considère plus comme un éditeur que comme un ingénieur.

— Si je te propose de remonter dans le temps et de tout changer, de rester salarié dans le domaine ou tu as eu ton diplôme, tu le fais ?

Pour rien au monde ! Je suis extrêmement heureux d’avoir fait ce grand saut et de faire aujourd’hui ce qui me plait vraiment. Je prend un risque mais je l’assume complètement.

— Et si je te propose de remonter dans le temps pour te donner à toi même un conseil, un seul, ça serait quoi ?

Demander un maximum de devis à l’avance et de différents fournisseurs afin de bâtir le business plan et prévoir de la marge pour éviter les mauvaises surprises.

— A ton avis, un chef d’entreprise, il doit avoir quoi comme qualités ?

Etre capable d’avoir différentes casquettes, être très débrouillard et avoir une détermination à toutes épreuves.

==== Ta vraie life, quand tu es pas au boulot ====

— Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

J’ai pas de bureau ! Je suis sans bureau fixe. Quand je suis chez mes parents soit j’utilise le bureau de mon frère soit je m’installe sur la terrasse quand il fait beau (ce qui est rare dans le nord de la France).
Sinon quand je suis en déplacement il m’arrive de travailler vraiment n’importe où (cafés, fast-food…) j’ai appris à repérer les pancartes wi-fi sur les devantures.

— Tu es rôlistes, ça je le sais, tu joues à quoi comme type de jeux ?

A vraiment beaucoup de choses, en tant que MJ en ce moment c’est Mouse Guard (dont je rêverais de faire la VF un jour), Rippers, quelques univers maison.
En tant que PJ Ambre, Shadowrun, Vampire et INS.

— Et puis, pourquoi joues tu aux jdr ?

Parce que c’est le meilleur moyen de vivre la grande aventure avec quasiment rien : il suffit de son imagination. Cela me permet de faire ce que j’aime vraiment : raconter des histoires et faire rêver les gens.

— A part les jeux de rôles tu as quoi comme passion ?

Le théâtre, le sport, les jeux de société, les voyages et c’est déjà pas mal !

— Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

En jeu de rôle je suis secrétaire national de la FFJDR pour aider à faire connaître le jeu de rôle, je contribue également au site PTGPTB VF en les aidant à traduire les articles de fond.

— Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te definir, tu choisirais lequel ?

Je pense que ce serait ma participation à Fort Boyard tout récemment, même si la prestation de notre équipe n’a pas été exceptionnelle cela a été une expérience géniale et qui a rassemblé beaucoup de choses en moi : le goût du jeu, de l’aventure face aux caméras. Un moment dont je me souviendrais toute ma vie.

==== Question pour me faire mousser ====

— Est ce que tu lis le Mad Blog ou le jdr Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Pour être tout à fait honnête non, je l’ai parcouru avant de répondre à cette interview et je pense que je vais rattraper un peu mon retard.

==== Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre ====

— Tu es plus Val Kilmer ou Viggo Mortensen ? pourquoi ?

Incontestablement Viggo Mortensen, sans lui le Seigneur des Anneaux n’aurait pas eu la même saveur.

— Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi ?

  • Le Seigneur des Anneaux
  • Inception
  • Buffy contre les vampires
  • Bones
  • Les chroniques de Narnia

— Ton pire souvenir scolaire ?

La cantine du collège, c’était vraiment infect, je tairais le nom de ce collège par décence.

— Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Naheulbeuk mais je ne dois pas être le seul à vous avoir répondu ça.

— Tu es plus tripes à la mode de caen ou tartiflette ?

Ni l’un ni l’autre, mais à choisir ce serait Tartiflette.

— ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Une pile de JDR amateur, tous plus intéressants les uns des autres et que je dois dépouiller pour peut être ne sélectionner un à éditer bientôt.

— Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

J’ai commencé à pratiquer l’art de ne pas finir les livres que je déteste pour éviter de perdre trop de temps !
Le dernier en date que je n’ai pas fini était Getting things done, trop théorique, trop chiant et trop orienté business classique.

==== Juste avant la fin, un peu de liberté ====

— Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

As- tu envie d’écrire un autre livre, là maintenant ?

— Et donc, la réponse ?

Actuellement je préfèrerais faire une traduction ou une édition d’un autre auteur plutôt qu’écrire un livre complet.

— Un coup de gueule à passer ?

Les distributeurs qui sont débordés et qui sont très très long à répondre aux e-mails…

— Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

La découverte du jeu de rôle : il faut impérativement faire sortir le jeu de rôle de son “enveloppe geek” et le faire découvrir là on où ne l’y attend pas. Les actions de la fédé vont dans ce sens. J’appelle donc tous les rôlistes à supporter la FFJDR que ce soit financièrement, matériellement ou sur le terrain en se portant volontaire pour cela envoyez un mail vous présentant à Contact@FFJDR.org

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

On va essayer de le faire tenir dans cette plage, mais pas sur de vraiment y arriver.


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Jun 302010
 

Je twittais hier un lien parlant du décret d’application mettant en place les EIRL. Quelques discussions plus tard je me dis que je vais rapidement donner mon avis sur le sujet. Au risque de dire des bêtises en me trompant.

1- AutoEntrepreneur Vs le reste

Déjà je vais expédier rapidement la comparaison avec l’autoentrepreneur. Pour moi le statut d’AE reste un statut de complément ou un statut de test. On devient AE quand on est salarié (ou retraité mais bon c’est pour moi inique de devoir travailler pendant sa retraite) et que l’on veut soit tester un concept rapidement avant de se lancer soit avoir quelques compléments de revenus.

Donc AE c’est soit un statut transitoire soit un statut d’appoint. Alors que EIRL ou EURL c’est des statuts ‘sur le long terme’.

2- EIRL vs EURL

La, je vais être sincère, je ne vois pas vraiment l’intérêt du nouveau dispositif EIRL à part d’être un effet de communication qui permet de dépoussiérer l’EURL qui peut paraître lourd et craignos pour les fringants nouveaux créateur d’entreprise. Pourquoi je dis ça ? Parce que les statuts se ressemblent beaucoup.

2-1 Les ressemblances

Ce sont deux types de structures à responsabilité limité. Donc dans les deux cas, le créateur est sensé avoir ses biens personnels protégés en cas de faillite de son entreprise. (je dis sensé parce qu’il me semble avoir lu plusieurs fois que si la faillite vient d’une faute de gestion avéré du responsable, celui ci pouvait alors être responsable sur ses bien personnels, ça serait à vérifier).

Dans les deux cas, on peut être imposé sur l’IS et non l’IR.

Dans les deux cas, il y a dépôts annuels des comptes. Alors je pense qu’effectivement pour l’EIRL cela sera peut-être plus simple que pour une EURL, mais je n’en suis même pas sur.

2-2 Les différences

L’EURL est une vrai société. Il faut donc rédiger des statuts, la faire immatriculer et avoir des Assemblées générales tout les ans. C’est effectivement une charge à prendre en compte. Mais si on regarde bien les statuts on les écrit qu’une fois et on les modifie que très rarement. L’assemblée générale, faut la faire tout les ans, mais ça reste assez bateau (et puis il y a des conseils pour ça).

L’EIRL fonctionne par contre avec un principe de dépôt de déclaration des biens, droits ou autre que l’entrepreneur va affecter à son EIRL. Ce qui veut dire de la paperasse à faire et à déposer à l’organisme qui va bien. Et si c’est des biens immobilier il faut faire des actes notariés. De nouveau de la paperasse. Et on ne sait rien sur comment faire si on change l’affectation des biens. Cette affectation des biens doit donner lieu à une comptabilité autonome (et là moi je comprends gestion des amortissements pour tout ce qui est matériel) et dépôt des comptes annuels.

3- Zone d’ombre et conclusion

Il y a pour l’instant pas mal de choses que l’on ne sait pas sur l’EIRL. Comment est ce que cela fonctionne lorsqu’on veut rajouter des biens dans la déclaration d’affectation ? Genre la location d’un local, l’achat de nouveau PC, comment cela se passe ? Comment amende-ton notre déclaration ?

L’EURL permet à la fois d’être transformé en SARL ou alors d’avoir des salariés, est ce que cela sera possible avec une EIRL ?

Au final, la grande différence est, j’en ai l’impression de troquer la paperasse générée par l’immatriculation d’une société par celle dû à une déclaration d’affectation de ressources à son activité.

D’un point de vue personnel, je ne suis pas vraiment sur que les créateurs d’entreprise soit gagnant au change. En fait, là comme ça, la création du statut EIRL me fait plus penser à un effet d’annonce, le statut spécial pour ‘les gens de l’internet’ et j’ai vraiment du mal à voir son intérêt réel comparé à une EURL. Surtout tant qu’on aura pas plus d’info sur les transformation possible en autre type de structure ou sur comment se passe les embauches. Mais je peux me tromper. Et si j’ai loupé une info qui ferrait que le statut d’EIRL serait vraiment top moumoute, j’espère qu’on m’en informera à travers les commentaires 🙂


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Être endetté, c’est bien

Cela faisait pas mal de temps que je n’avais pas écrit de billet orienté gestion d’entreprise. Quoi de mieux qu’un titre volontairement accrocheur pour changer cela ? Donc oui, pour une entreprise, être endettée, avec modération, c’est bien. J’irais même plus loin, je dirais que lorsque l’on est, en temps qu’entreprise, pas endettée du tout, c’est […]

Comment définir un prix de vente ?

Je vais continuer sur mes billets de ‘vulgarisation de la gestion d’entreprise’ en parlant un peu de comment on fait pour définir le prix de vente d’une prestation. Parce qu’après tout, c’est quand même important le prix de nos prestations. Trop cher, on ne vend rien, pas assez cher, on vend mais on finit par […]

Le juste prix ou comment placer ses prix face à la concurrence.

Retour d’un billet parlant plus d’entrepreneuriat que de technique avec pour sujet l’un des points les plus difficiles qui soit, quel prix donner à ses produits/services. Je resterais assez ‘vague’ dans ce billet qui se limite à parler du positionnement de ses offres par rapport à celle de la concurrence. Le calcul ‘précis’ du prix […]

L’entreprena-zen-itude

Un horrible néologisme comme titre pour faire un petit billet listant des conseils (que je ne respecte pas du tout, et oui voici le premier, mais surement pas le dernier, billets faites ce que je dis, pas ce que je fais), qui peut-être vous éviteront de péter un plomb un jour et de courir dans […]

Où s’installer ? ou ‘à plusieurs, on est plus fort que seul’

Où s’installer ? C’est l’une des grandes questions récurrentes d’un créateur d’entreprise. Hormis les entrepreneurs individuels qui ont parfois la possibilité de travailler de chez eux (est-ce une bonne idée, je suis assez partagé sur la question d’ailleurs, ça demande une volonté d’acier en tout cas), les autres créateurs, sont eux bien obligés de trouver un local pour héberger leur entreprise.

Trois raisons de créer sa boite

J’ai lancé ce blog avec un post un peu déprimant, visant à réduire en miettes les beaux rêves des futurs entrepreneurs. Je vais donc continuer avec un post un peu plus optimiste. Parce qu’il ne faut pas croire, tout n’est pas sombre et douloureux dans le joli monde de la création de l’entreprise. Il faut simplement avoir en têtes certaines vérités peut-être un peu désagréables. Mais une fois ces vérités assimilées, il y a tellement de raisons de créer une entreprise, qu’il ne faut pas hésiter à se lancer.

J’ai donc choisi pour ce nouveau post de lister trois raisons de créer une entreprise. Trois raisons parmi toutes celles que je pourrais lister soit parce que ce sont les miennes soit parce ce sont celles d’autres créateurs avec qui j’ai pu échangés. Ce sont des raisons personnelles, que je ne partage pas forcément avec tout les créateurs que j’ai pu croisé, ni même d’ailleurs, peut-être, avec mes associés.

Trois raisons qui sont en fait des besoins que l’on peut combler en devenant entrepreneur.

Les trois pires illusions de la création d’entreprise

On a  tous été, à une époque plus ou moins reculée, jeune et innocent. Quelle belle époque que celle-là et quelle tristesse d’en être sorti. L’époque radieuse et dorée où la vie était simple, pleine de rêves et d’illusion, où le linge sale se téléportait magiquement du panier à linge jusqu’à l’armoire (en se lavant, […]