Benoît, je le connais depuis… un ou deux ans. Depuis qu’un jour, je me suis retrouvé par hasard et pour mon plus grand bonheur pigiste de Plato (j’y tiens une chronique actualité du jdr et commets quelques critiques de jeux de plateau). Au gré des numéros de plateau, j’ai pu me rendre compte que le boulot de rédac chef devait vraiment être infernal et que les pigistes étaient vraiment pas sympa à envoyer leur textes toujours au dernier jour quand ce n’est pas en retard (comment ça il n’y a que moi qui fait ça ??) .. Du coup, pour me faire pardonner (et surtout parce que j’avais envie de lui poser plein de questions et d’en apprendre un peu plus sur comment on fait un magazine), je l’ai mad interviewé :) .

 

Bonne lecture.

1. Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais-tu ?

a) Physiquement je n’ai rien d’exceptionnel
b) Intellectuellement, je n’ai rien d’exceptionnel
c) mais j’essaie de vivre avec (ou sans)

Ta cyber life

2. As-tu des blogs ou des sites web ? Si oui,  lesquels (les liens sont acceptés) et de quoi parlent-ils ?

Non

3. En tenais-tu d’autres avant et si oui pourquoi les avoir arrêtés ?

J’en avais un : dilay.unblog.com, au sujet de l’achat et de la restauration d’une petite ferme en ruine. Je l’ai arrêté faute de temps et pour ne pas voir tous mes voisins visiter virtuellement ma maison. Je l’avais débuté, classiquement, pour faire participer la famille et les amis aux travaux et ne pas passer des heures au téléphone ou envoyer des mégas de photos pas toujours désirées.

4. Plutôt Twitter (identi.ca) ou Facebook ? Quelles utilisations as-tu des deux ?

Plutôt Fb, et encore, je regarde de temps en temps, j’échange qq messages et c’est tout. J’ai assez d’occupations réelles pour ne pas clavarder.

5. Es-tu addict au net ? Si oui, as-tu une ou deux anecdotes à ce sujet ?

Oui, je pense, puisque je lance et relance Firefox sans arrêt pour suivre un flux RSS, pour vérifier s’il n’y a pas un nouveau nouveau sujet sur un forum… un point de législation pour le boulot… Des anecdotes, non, mais les jours de neige, quand les lignes sont coupées, je ressens parfois un gros… blanc ! Mais avec un smartphone et un peu de réseau, ça n’arrivera plus :)

6.Sur le net où peut-on te trouver ?

Sur quel forum tu veux dire ? Celui de Plato pour faire le lien avec l’équipe et c’est presque le seul. Je regarde de moins en moins celui de Tric-trac, faute de temps !
Sinon mes sites de prédilection : mobi.eludique.com (agrégateur de flux ludiques) qui me permet de lire ce qui se passe ici ou là, BGG. J’apprécie les articles de Bruno Faidutti, je me force à lire quelques sites allemands pour ne pas trop perdre la main.

Le boulot

7. Tu bosses où ?

Je suis directeur d’une association qui gère un écomusée, une boutique de produits locaux et un service pédagogique d’éducation à l’environnement, dans le marais poitevin.
L’éducation à l’environnement, voilà un sujet encore plus chronophage que le jeu !

8.On va parler de Plato en détail, mais déjà comment tu arrives à concilier ton activité de rédac chef avec ton travail ?

Je dors très peu et ce sont des activités aux rythmes et aux déterminants complètements différents. Il y a certes toujours des clients (visiteurs, lecteurs) en bout de course mais les environnements professionnels sont totalement disjoints ! Cela me permet d’évoluer dans deux univers à part, ce qui m’aère l’esprit et m’évite de tomber dans la routine, d’un côté comme de l’autre. J’appuie sur un bouton off et je tourne la molette sur on, ou inversement.

9. Ton bureau au boulot il ressemble à quoi ?

C’est un open space, un ordi qui rame et des piles de dossiers. J’ai toujours eu un bureau et des ordi très foutraques, des papiers partout, des feuilles volantes, des blocs notes de partout. Des tasses de café, aussi. Paradoxalement, plus je m’étale, moins je range et plus je synthétise et je structure mes dossiers et les projets que je mène.

10. Ton entretien d’embauche, c’était comment ?

Avec des élus et quelques techniciens, une matinée ensoleillée, 45 minutes de discussion très cordiales.

11. Ton pire souvenir de boulot ?

Dans un précédent boulot, l’abandon de plusieurs années d’effort sur un simple conflit personnel, avec un élus qui voulait marquer son territoire face à une association culturelle. Le pouvoir peut rendre les gens mégalos et irresponsables. Une bonne leçon, mais très dure sur le coup.

12. Ton meilleur souvenir de boulot?

Le meilleur est à venir

13. Ta vraie life, quand tu n’es pas au boulot

Des jeux, des travaux à la maison, l’entretien du jardin, des confitures…

15. Ton bureau chez toi, à quoi ressemble-t-il ? (si tu as une photo…)

Je n’en ai pas. Canapé, table, fauteuil. Je vais où mes chats me laissent de la place. Ou plutôt je n’en ai pas encore, je bosse dessus cet hiver, une pièce à rénover de A à Z, sol à creuser, chapes à faire, murs à enduire, isolation, chauffage, peintures, fenêtres à poser. Tu fais des trucs pendant ces vacances.

16. Tu t’investis dans des trucs précis, hormis Plato (projets divers, art, asso… ?)

Mon projet de rénovation, j’essaie d’appliquer certains principes écolos (matériaux à l’ancienne : chaux, chanvre, chauffage au bois). Quand la maison sera finie je passerai au jardin, sans pesticide.  Je ne milite pas, mais je suis un sympathisant d’associations de protection de la nature (et pas du parti politique, qui est à l’écologie ce que BHL est à la philosophie…).

17. Parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéo, JDR, bouquins, jeux de plateau et Plato (depuis quand, en quoi ça consiste, pourquoi tu aimes…)

La photo, j’ai un peu mis ça de côté, mais j’ai toujours mon reflex, argentique pour faire snob et quelques vieux appareils des pays de l’est qui ont une optique extra, et un agrandisseur récupéré dans une MJC. Dès que j’ai le temps, je m’y remets.

18. Es-tu rôliste ?

Pas du tout !

19. A quel style de jeux joues-tu ? Plutôt joueur ou MJ ? Pourquoi aimes-tu jouer aux JDR ?

20. Tu as d’autres passions, loisirs ? Lesquels ?

Visiter des musées, des églises, des expos. Dès que je peux, je fonce, mais pas assez finalement. C’est proche de mon métier, mais c’est pour cela que je me suis orienté dans cette voie.

Le magazine Plato

21. Plato c’est quoi en fait comme magazine ?

C’est un magazine qui parle de jeux de société, avec des cartes, des pions, des plateaux et même des dés. Articles de fond, critiques de jeux, interviews… 64 pages tous les mois en vrai papier ! On essaie de procurer des bonus à nos abonnés à chaque numéro. On est donc un peu le Bonux du jeu, mais sans phosphate.

22. Il a été crée quand ? Comment ? Tu étais là au départ ? Si oui, l’idée est née comment, après une soirée de jeux de plateau ou une mémorable beuverie à la bière ?

Le mag est une idée de Didier Delhez, son éditeur. Il a lancé un appel sur un forum bien connu et quelques apprentis rédacteurs ont répondu, dont moi. Nous étions une dizaine au départ, en 2005. Il y eu des hauts et des bas et à présent nous sommes une bonne vingtaine, répartis un peu partout, et la plupart des rédacteurs ne se connaissent même pas, ne se sont jamais vus. Un vrai télétravail.

23. C’est quoi le plus dur dans la gestion d’un mag, trouver des rédacteurs, leur faire écrire leurs textes à l’heure, gérer le budget, trouver des points de vente, autre chose ?

Je ne m’occupe que du rédactionnel, pas du tout de la diffusion ou du budget. Le plus dur est en fait de coordonner une démarche éditoriale, une ligne générale sans trop brider la créativité et les idées des rédacteurs. Maintenir un niveau d’exigence aussi, ce qui peut générer des frictions quand des rédacteurs se laissent aller, parfois inconsciemment. Après, il y a des bouclages plus faciles que d’autres. Mais on a tous besoin d’urgence !

24. Pourquoi avoir décidé de ne publier Plato qu’en boutiques spécialisées et pas en kiosques ?

La diffusion en kiosque oblige à des tirages très importants et à mettre le doigt dans un système qui est casse-gueule pour des petites structures. Délais de paiement important, coût de pilonnage des invendus. Il faut être sûr de son coup ou être adossé à un groupe de presse qui a la trésorerie et les reins solides.

25. Si tu avais quelques conseils à donner à des petits jeunots qui veulent lancer un magazine, tu leur dirais quoi ? (la réponse «n’y penser même pas et retourner jouer aux billes» n’est pas permise)

Pensez aux filles ! C’est mieux que les billes. C’est possible, bien sûr dans une niche ou avec des coûts bien maîtrisés. Il faut de l’endurance et énormément d’exigence, ainsi qu’un bon fond de roulement. La passion et le talent, c’est presque plus simple à trouver !

Jeux vidéo

26. Joues-tu ou as-tu joué à des jeux vidéo ?

Oui !

27. A quoi joues-tu ? Tu aimes quoi comme types de jeux ?

A présent je ne joue qu’à des casual, genre Hidden objects, si l’ambiance est intéressante, ou le graphisme. J’ai beaucoup aimé Pure Hidden, d’un studio d’Angoulême, par exemple.

28. Ton premier souvenir de jeux vidéo ?

Prince of Persia, sur un Goupil je crois. Le gars qui l’avait à l’école avait une cote incroyable. On lui mettait la misère en sport, juste pour se venger.

29. Ton dernier coup de cœur ?

Pure Hidden, mais j’ai décroché des « vrais » jeux. C’est plus du délassement qu’autre chose.

30. Atari 2600, Master System ou NES ?

Master system. Elle marche toujours !

31. Les jeux en mode texte, comme NetHack ou autre, tu connais ? Tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Je ne connais pas du tout !

Les bouquins

32. Tu lis ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?

Non, à part la presse, je ne lis plus.

33. Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sors pas  ?

C’est la honte, tu n’avais pas prévu de déviation à cette question ; Je suis donc un gros naze de ne pas lire !

34. SF, MedFan, Bitlit, tu as un préféré ?

Ah ben, non, toujours pas !

35. En ce moment tu lis quoi ?

Ah, si, un catalogue d’expo, sur la représentation des zones humides dans la peinture ! Il y a même des images ;)

36. Ton livre préféré ?

« La honte », ça existe ?

37. Le livre que tu as détesté lire et que pourtant tu as fini ?

Je l’ai adoré et détesté : A rebours de Joris-Karl Huysmans. Une écriture maniérée, une recherche de vocabulaire impressionnante mais aujourd’hui tellement datée que bon nombre de mots ne sont plus dans le dico. Pourtant, une ambiance, une histoire, un rythme tel qu’on s’accroche. Mais bon, c’était il y a longtemps !

38. Et si tu devais me conseiller un livre (en français) ? Un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir raté ma vie et qui en plus me plaira ?

Aucune idée, désolé, je crois qu’on a raté notre vie tous les deux, du coup !

Question pour me faire mousser

39. Est-ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi (que ça soit oui ou non) ?

Je l’ai regardé une fois ou deux et j’ai lu des trucs que je n’ai pas compris sur l’informatique !

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître

40. Tu es plus Hugh Jackman ou Robert Downey Jr ? Pourquoi ?

Qui sont ces gens ? Des acteurs ?

41. Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie, un nanard, tu choisirais quoi (choisis un de chaque et si possible donne une explication) ?

 

  • Encore un bouquin ?
  • Un bon film : L’homme des hautes plaines,
  • un western apocalyptique que j’adore.
  • Une série cool : « Agence no 1 des dames détectives » qui n’a pas duré et qui se passait au Botswana, l’héroïne étant une femme détective. Très sympa, une ambiance aux antipodes des séries actuelles !
  • Une série pourrie : pas d’idée !
  • Un nanard : pas d’idée non plus.

 

42. Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Le 11 septembre, on se souvient tous de ce qu’on faisait ce jour-là, et ce que je faisais me représente bien : j’étais en Creuse, sur un projet de fouille archéologique d’une abbaye, avec des étudiants et bénévoles de plusieurs pays, en alimentant une espèce de site-blog en html sur les découvertes qu’on faisait et ce jour-là, on avait mangé des andouillettes fabuleuses, faites par le boucher du village. Véridique. Et on n’a pas cru un instant à ce qu’on a entendu à la radio (on n’avait pas la télé, trop moderne).

43. Ton pire souvenir scolaire ?

Un devoir de physique en terminale, la prof s’était servi de ma copie pour corriger et montrer à quel point j’étais nul… J’ai fini avec un 17 au bac (niark, niark) et l’envie de ne plus jamais faire de physique.

44. Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Ecrivain, ce qui explique encore plus ma honte ci-dessus !

45. Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

À la carte bonus qu’on avait dans Plato pour le Donjon de Naheulbeuk (ça s’écrit comme ça ?).

46. Tu es plus hamburger ou sushi ?

Sushi ! J’adore ce qui est cru, j’adore aussi travailler le poisson et la viande ! Miam ! Mais bon, la bonne régression d’un hamburger surgelé paf dans le four… OK, Hamburger.

Juste avant la fin, un peu de liberté

 

47. Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Ce que j’écoute !

48. Et donc, la réponse ?

J’adore tout ce qui me rappelle Joy Division et chez les français, je suis fan de l’écriture de Dominique A et de son phrasé.

49. Un coup de gueule à passer ?

Rappelle-moi de ne plus jamais me lancer dans des interviews à 50 questions où tu racontes ta life !
Bouh à ces questionnaires, oui, monsieur, bouh !

50. Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Les bébés-phoques ? Le langage SMS qui tue la langue française ? Non, en ce moment ce qui me fait peur c’est l’impression d’être dans un pays qui part en sucette avec une apparence très solide et respectable mais des pans entiers de notre vie culturelle, sociale, économique qui sont jetés aux orties. J’habite à la campagne, près d’une ville et j’ai vraiment l’impression d’un pays qui se coupe en deux socialement.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin)

Merci de cette tribune libre ou presque et bravo aux lecteurs qui en ont du courage, eux !


 

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais-tu ?

Je dirais que je suis créative et imaginative. J’ajouterais angoissée. Heureusement, je terminerais par fidèle et gentille.

Ta cyber life

2– As-tu des blogs ou des sites web ?

Oui, un blog et un site.

3– Lesquels (les liens sont acceptés) et de quoi parlent-ils ?

Mon blog http://blog.charlotteboyer.fr me permet de traiter de la vie d’écrivain en général (galères, doutes, poussées créatives, etc…) mais aussi d’auteurs (amis ou célèbres), de « sites coup de pouce ». Pour finir, j’y parle de mes lectures.
Mon site officiel http://www.charlotteboyer.fr sert uniquement à mon actualité : promotion (vidéos, photos, interviews etc…) et à annoncer et présenter mes livres.

4– En tenais-tu d’autres avant et si oui pourquoi les avoir arrêtés ?

J’en ai tenu plusieurs qui étaient personnels. Il y a eu « Le monde de Carlota » où je parlais de ma vision du monde. Une sorte de journal intime mais pas vraiment privé finalement car si je parlais de notre société à travers mes expériences, je ne disais rien de bien personnel. Il a fermé car j’en ai simplement eu assez de le tenir. Ensuite, il y en a eu un autre qui n’a pas duré longtemps et j’en ai même oublié le nom. Je racontais sur un ton humoristique voir sarcastique les aventures de mes copines. Quand je parle d’aventures, je parle de péripéties dans la vie !
Côté blog plus sérieux, mon premier blog sur over-blog me servait à parler de ma vie en tant qu’auteur. Il a simplement déménagé et est devenu le blog.charlotteboyer.fr que je tiens aujourd’hui sur WordPress.

5– Plutôt Twitter (identi.ca) ou Facebook ? Quelles utilisations as-tu des deux ?

J’ai commencé à découvrir les réseaux sociaux avec Facebook. Actuellement, je découvre les bienfaits de Twitter. Je dirais donc que je suis plutôt Facebook mais que c’est sur le point de changer. Ça n’a rien à voir avec les fonctions proposées par chacun mais plutôt pour les relations que j’ai avec les gens. Pour l’écriture en général, je trouve que les gens partagent plus sur Twitter. Ils s’intéressent davantage.
Je me sers des deux pour faire circuler mon actualité mais avec Twitter, je découvre (et partage) des articles sur le monde de l’édition, son évolution, etc… Twitter me semble plus ouvert sur l’extérieur. Et Facebook semble se concentrer sur le nombril de chacun.

6– Es-tu addict au net ? Si oui, as-tu une ou deux anecdotes à ce sujet ?

Addict, oui ! Je me soigne d’ailleurs ! Je tente d’être plus mesurée, de me connecter moins longtemps et surtout moins souvent. Le moindre moment de battement est un prétexte pour vérifier les infos, mes mails, etc… Je n’ai pas d’anecdote.

7– Sur le net où peut-on te trouver ?

Sur Facebook, Twitter, mon blog et mon site donc. Mais aussi sur des sites que j’aime particulièrement comme http://www.enviedecrire.com/, http://lesoufflenumerique.wordpress.com/ ou encore sur les sites où l’on trouve Cendrine Marrouat qui est journaliste au Canada : http://www.examiner.com/user/2372751/articles, http://www.digitaljournal.com/user/919818/news et l’indispensable http://www.creativeramblings.com/. Pour finir, j’ai deux blogs fétiches : http://neilt44.wordpress.com/ et http://delphinesbooksandmore.fr/. Pour finir pour de vrai, je suis tous les jours sur Lemonde.fr. Ah et j’essaie LinkedIn. Cette fois, j’ai fini. On est addict ou on ne l’est pas !

Le boulot

8– Une question de français d’abord, tu préfères «une auteure», «une auteur» ou «une autrice» (qui existe d’après Wiktionary : http://fr.wiktionary.org/wiki/auteur) ?

Aucun des trois ! Un auteur. Autant pour un homme que pour une femme. Je ne suis pas féministe au point de revendiquer un équivalent féminin pour tout. Je trouve que « Un auteur  pour une femme fait plus distinguer. Enfin tant que je n’ai pas droit à une écrivaine…

9– Écrire c’est ton unique boulot ou tu as un autre boulot à côté ?

J’ai un autre boulot à côté.

Branchement dont tu es l’héroïne : si tu as répondu «j’ai un autre boulot à côté» à la question 9 va en question 10, sinon 12

10– Quel est donc ton autre boulot ?

Je suis vendeuse dans une boutique réputée spécialisée dans les vêtements pour bébés et enfants.

11– Comment partages-tu ton temps entre tes deux boulots ?

J’ai une patronne incroyable qui m’a fait un planning pour me permettre de continuer d’écrire. Elle sait que j’écris mieux le matin alors je ne commence pas avant midi.

12– Tu penses qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio, de gagner sa vie avec sa plume ?

C’est possible. C’est comme de gagner au Loto. Ça arrive…

L’écriture

13– Quand as-tu eu envie d’écrire ? Quand as-tu commencé «pour de vrai» ?

J’ai eu envie d’écrire très jeune mais je n’étais pas très douée car j’écrivais comme je parlais (vite et tout attaché !). Je recopiais des livres pour ne pas écrire de monstruosités alors que j’avais 6 ans. Je peux donc me venter d’avoir écrit plusieurs fois l’histoire Pauvre Blaise de La Comtesse de Ségur ! Pour de vrai, j’ai commencé à 12 ou 13 ans.

14– Mais au fait, pourquoi écris-tu ?

Pour exprimer mes émotions. Mon corps me semble trop petit pour tout contenir.

15– Comment écris-tu ? As-tu un cérémonial précis : lieu, horaire, ou autre ?

J’écris à la main ou à l’ordinateur. Pas de cérémonial précis sauf que je pense être plus efficace le matin. Actuellement, j’écris beaucoup car je suis en congé. J’ai remarqué qu’en fin de journée, alors que la nuit tombe déjà grâce à l’automne, avec une bougie près de moi, j’écris beaucoup et rien ne peut me déranger ! Je pense que je peux écrire n’importe où mais le matin, je suis simplement plus tranquille car rien n’est encore venu polluer mon esprit.

16– Y a t-il des auteurs qui t’ont influencé, qui ont «modelé» ce que tu écris ? Lesquels et quels écrits plus spécifiquement ?

Amélie Nothomb m’a donné envie de lire et donc je pense m’a permis d’améliorer mon écriture car pour moi, un auteur qui ne lit pas n’est pas un véritable auteur. Anna Gavalda m’a permis de trouver mon style et de m’y tenir sans effort et enfin, Bernard Werber m’a aidé à creuser mes personnages et m’a donné envie de créer des univers. Les livres qui m’ont le plus influencé sont de ces trois auteurs : Cosmétique de l’ennemi de Nothomb, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part de Gavalda et Les Thanatonautes de Werber.

17– Et puis qu’écris-tu ? As-tu des univers précis que tu développes peu à peu ou alors c’est à chaque texte un monde différent ? Raconte nous.

J’écrivais jusqu’à présent sur des émotions et des moments particuliers. J’aime cette idée qu’une seconde peut tout faire basculer du bon ou du mauvais côté. J’aime aussi retranscrire l’émotion d’une personne dans le paysage. Mais maintenant que j’ai commencé mon premier roman, je m’éloigne de mes habitudes. Il y a toujours ce travail sur les émotions mais l’univers est nouveau pour moi. Il y a maintenant beaucoup plus de science fiction alors que je m’attachais au réalisme auparavant.

18– Et tes personnages ? Tu as des personnages fétiches que tu places régulièrement dans tes écrits ?

Je crois que mon personnage fétiche est Adrien Poche du nom de ma première longue nouvelle policière. Il aura une voir plusieurs suites et j’aimerais lui consacrer un roman. Aucun autre personnage n’est représenté plusieurs fois car ayant écrit beaucoup de nouvelles, leurs personnalités étaient assez succinctes.

19– Est-ce que toi, tu te mets en scène dans des textes ? Si oui, est-ce que c’est un personnage récurent, une sorte de métaphore de toi-même ou est-ce que c’est par trait de caractère ? Un pour ce personnage là, un autre pour celui-ci ?

Dans chacun de mes textes, je pense que l’on peut me retrouver mais ça reste discret sauf dans le premier livre où je me mets clairement en scène. On retrouve des traits de caractère très prononcé chez moi ou encore des choses que je ne dis pas mais que je ressens ou ressentirais si j’étais dans le cas de mon personnage. Si je ne le disais pas dans les remerciements, personne ne saurait que j’ai beaucoup de points communs avec Adrien Poche !

20– Les DRM tu en penses quoi ?

Que c’est une arnaque ! Surtout si on paye un produit ! Je trouve que ça ressemble à un gros piège.

21– Le numérique adapté aux bouquins, tu en penses quoi ?

Je pense que ça peut pousser les gens à lire plus car certains sont allergiques aux livres, ils sont dégoutés depuis l’école. Mais sinon, je suis encore trop attaché à mon livre papier. Il en faut pour tous le monde et je ne m’y oppose pas du tout même si pense que pour l’instant, la France est à la traine que ce soit pour le choix ou le prix.

22– Les licences libres, pourrais-tu imaginer publier des choses sous une licence libre comme la licence art libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre , que ce soit oui ou non pourquoi une telle réponse ?

Oui pourquoi pas. Avec un même début, on peut écrire un nombre presque illimité d’histoires. Avec Adrien Poche par exemple, je pourrais me laisser tenter. Ça me fait penser aux Fanfictions dont je ne suis pas particulièrement fan mais dont je trouve une utilité : pousser des personnes qui n’écrivent jamais à développer leur créativité.

Branchement dont tu es l’héroïne, si tu as répondu que tu ne pensais pas un jour publier en licence libre, va en question 23 sinon en question 24,

23– Est ce que tu as répondu non à la question 22 parce qu’il est difficile de transposer les business existant au niveau du logiciel libre dans le domaine de l’art libre ?

24– Revenons-en à l’écriture, comment te viennent les idées ?

Sans prévenir ! En vivant, tout naturellement.

 

25– Si tu avais un ou deux conseils à donner aux jeunes auteurs pas encore publiés (ou auto publiés) qui vont lire tes mots, tu leur dirais quoi ?

Avec le prix Goncourt remporté par Alexis Jenni, je pense que l’on peut se rassurer un minimum : les éditeurs ouvrent leur courrier et lisent les manuscrits ! Il faut persévérer que ce soit dans sa recherche d’un éditeur ou bien en apprenant toujours plus pour faire soi-même sa promotion et surtout ne jamais cesser d’écrire.

Branchement dont vous êtes l’héroïne : si tu as répondu «va plutôt chercher un vrai boulot» à la question 25, passe à la question 26 sinon va à la 27.

26– Bon, et à part ce conseil là, tu as pas un autre vrai conseil pour ceux qui voudraient écrire et finir par se faire publier ?

27– L’auto édition, après y avoir goûté, tu en penses quoi ?

Je pense qu’elle ne correspond pas à tous le monde. Si l’on édite son livre, c’est que l’on veut être lu. L’auto édition exige du temps et des connaissances qu’il nous faut bien trouver ! Je commence à me lacer de tout cela et vais chercher un éditeur. Ceci-dit, je pense que c’est une bonne chose que ça existe ne serait-ce que pour éviter l’édition à compte d’auteur.

Ta vraie life, quand tu n’es pas au boulot

28– Ton bureau chez toi, à quoi ressemble-t-il ? (si tu as une photo…)

A un support bien courageux. Entre les bouteilles d’eau, les piles de magazines, les piles de livres à lire, les piles de livres pour m’améliorer en anglais et les montagnes de papier, j’avoue que je peux avoir du mal à trouver mon ordinateur ! Surtout si mon chat s’ajoute à tout ça !

29– Tu t’investis dans des trucs précis (projets divers, art, asso… ?)

Je fais parti du collectif Bons Baisers De Partout qui réunis un bon nombre d’auteurs auto édités ou ayant trouvé un éditeur. Le but est de, chaque année, écrire un recueil de  nouvelles, de poésies et d’illustrations et de verser les fonds récoltés à une association de notre choix. Je vais y participer pour la troisième année consécutive.

30– Parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéo, JDR, bouquins (depuis quand, en quoi ça consiste, pourquoi tu aimes…)

La cuisine ! J’adore cuisiner et j’adore manger ! Je suis rarement les recettes car l’inspiration prend vite le dessus. Je n’ai que deux pêchés mignon : le chocolat et la mozzarela (mais pas ensemble !)

31– Es-tu rôliste ?

Non. Quand j’étais plus jeune, j’en faisais avec ma grande sœur. Je me retrouvais toujours en prison, dans les douves, jetée aux requins ou je ne sais quoi ! Mais, de découvrir ce blog m’a donné envie de retenter. Les seuls que je connais viennent des Livres dont vous êtes le héros.

Branchement dont vous êtes l’héroïne : si tu as répondu oui à la question 31 passe à la 32 sinon à la 34.

 

32– A quel style de jeux joues-tu ? Plutôt joueuse ou MJ ? Pourquoi aimes-tu jouer aux JDR ?

33– Tu as d’autres passions, loisirs ? Lesquels ?

Ma vie est actuellement surtout faite de lecture et d’écriture. J’apprends aussi la guitare avec le secret espoir d’écrire des chansons. Ensuite, vient la cuisine et les balades dans la nature.

Jeux vidéo

34–  Joues-tu ou as-tu joué à des jeux vidéo ?

Oh oui ! J’ai essayé beaucoup de choses mais ça ne dure jamais ! A part l’ordinateur, je ne reste que rarement devant un écran.

Branchement dont vous êtes l’héroïne : si à la question 34 tu as répondu oui va à la question 35 sinon va à la question 40  (les questions peuvent être au passé si tu as arrêtée).

35– A quoi joues-tu ? Tu aimes quoi comme types de jeux ?

Je joue à la Wii et la DS. Les jeux que j’aime sont très « mignons » : Les Simpsons, les jeux pour entrainer son cerveau ou faire du sport et Mario bien sûr. Quand j’avais une Gameboy, c’était les Schtroumpfs, Tétris et Kirby !

36– Ton premier souvenir de jeux vidéo ?

Mario avec la Super Nes !

37– Ton dernier coup de cœur ?

Aucun !

38– Atari 2600, Master System ou NES ?

NES !

39– Les jeux en mode texte, comme NetHack ou autre, tu connais ? Tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Oui je pense. Dès que c’est en 3D, je galère ! Je ne suis pas faite pour les jeux vidéos. J’ai honte de mes réponses (rire).

Les bouquins

40– Tu lis ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?

Beaucoup !

41– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sors pas  ?

Je n’ai pas de style particulier et je peux me laisser tenter assez facilement. L’horreur et surtout la BitLit par contre, j’évite.

42– SF, MedFan, Bitlit, tu as un préféré ?

SF sans hésiter !

43– En ce moment tu lis quoi ?

Clara des tempêtes de Daniel Pagés. C’est un livre très poétique qui se lit entre 10 et 110 ans !

44– Ton livre préféré ?

Les Thanatonautes de Bernard Werber.

45– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant tu as fini ?

Le voyage d’hiver d’Amélie Nothomb

46– Et si tu devais me conseiller un livre (en français) ? Un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie et qui en plus me plaira ?

Les fleurs du mal de Baudelaire. Qu’il te plaise ensuite, je ne peux pas le garantir ! (NdMrJmad : je l’ai déjà lu, il y a pas mal de temps et j’ai aimé :) )

 

Question pour me faire mousser

 

47– Est-ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi (que ça soit oui ou non) ?

Je viens de le découvrir alors je dirais : à peine. Il y a beaucoup de choses à lire et je ne sais pas par où commencer. Sans doute par les critiques de livres.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître

48– Tu es plus Daniel Radcliffe ou Michael J Fox  ? Pourquoi ?

Michael J Fox ! Plus naturel, plus talentueux ! Et puis il fait parti de nos vies avec la saga Retour vers le futur. C’est plus de ma génération qu’Harry Potter.

49– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie, un nanard, tu choisirais quoi (choisis un de chaque et si possible donne une explication) ?

 

  • Un bouquin : Écriture de Stephen King parce qu’on rit, on apprend et ça sert !
  • Un bon film : Ce que veulent les femmes de Nancy Meyers pour la musique et Mel Gibson qui n’aurait pu être remplacé dans ce film.
  • Une série pourrie : Rex parce qu’on est obligé de regarder jusqu’à la fin malgré nous !
  • Un nanar : Hitman le cobra parce que c’est le seul dont j’ai entendu parler mais bien sûr, si Transformers peut entrer dans la catégorie…

 

50– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Ma rencontre avec mon mari.

51– Ton pire souvenir scolaire ?

Le jour où mon prof de français a glissé de l’estrade. J’ai eu un fou-rire terrible sauf que j’étais la seule à rire. Bon j’étais en 6ème.

52– Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Archéologue.

53– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

A Zidane dans une pub d’eau minérale « Chaussettes, chaussures… »

54– Tu es plus brandade de morue ou cheesburger ?

Cheesburger.

Juste avant la fin, un peu de liberté

55– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Si tu étais un animal, lequel serais-tu ?

56– Et donc, la réponse ?

Une marmotte… Même si j’adore le froid.

57– Un coup de gueule à passer ?

Je ne supporte plus la sinistrose des médias !

58– Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Euh… Et si on souriait dans le métro, dans la rue ou bien parce qu’il fait beau ou bien parce qu’il pleut ? Bref, et si on arrêtait de tirer une tête d’enterrement même les jours où l’on ne va pas au cimetière ?

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin)

Je vous remercie d’avoir lu cette interview et vous invite à la commenter dans… les commentaires !


 

J’ai connu Neil Thomas sur Twitter, il y a pas mal de temps maintenant. Ayant eu envie d’interviewer plusieurs auteurs, je lui ai donc proposé il y a de cela de longs longs mois… De péripéties en péripéties, l’interview n’est publiée que maintenant, mais bon, les mad interviews ça passe après la gestion de la vie ‘réelle’ :) Et puis comme cela, Neil peut se vanter d’avoir été celui qui a mis le plus de temps pour répondre,  depuis la création des mad interviews. (Le plus rapide restant Philippe Méda avec moins de 8h pour répondre …)

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Romancier. Gémeaux. Aime le chocolat et les cookies. Sinon, j’écris, je lis.

Ta cyber life

2 — Tiens-tu des blogs ?

Ouep, le Neil’s blog

3 — si oui, lesquels (les urls sont acceptées) et de quoi parlent-ils ?

http://neilt44.wordpress.com Ca raconte un peu ma vie, mes aléas en tant qu’ateur, mes coups de coeur et mes coups de gueule, ce qui construit mon univers livresque, et façonne mon imaginaire… tout ce que j’appelle le “monde scriboïque” !

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

Non, c’est mon 1e blog !

5– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Les deux mon capitaine :
Twitter : https://twitter.com/neilt44
Facebook : http://www.facebook.com/pages/Neil-Thomas/54160938040
Toujours pareil, un peu de moi pour ceux que cela intéressent. Pour Facebook, c’est assez axé sur ma vie d’auteur et une façon de partager avec le plus grand nombre et surtout de pouvoir discuter avec mes (possibles( lecteurs et lectrices of course !
Pour Twitter, c’est idem mais en plus, il y a mes coups de cœur en direct, certains coups de gueule, des articles qui me frappent ou qui peuvent nourrir mon univers… et puis ce côté quasi instantané me donne l’impression d’être au plus près de ceux qui me lisent. Et j’aime !

6– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je me suis rendu compte il y a peu que j’y attachais pas mal d’importance et puis j’ai commencé un « sevrage » pour me rendre compte que c’est super chronophage… Et puis, lire la vie des autres et tout, ce n’est pas si important après tout, même si je m’en inspire par la suite parfois… le truc, c’est au niveau de l’actualité et comme je suis un grand curieux d’un tas de choses, j’ai développé un cerveau multi-tâches et je fouille partout.

7– Sur le net on peut te trouver où ?

Site : www.neilthomas.fr
Twitter : https://twitter.com/neilt44
Facebook : http://www.facebook.com/pages/Neil-Thomas/54160938040
Blog : http://neilt44.wordpress.com

Le boulot

8– Écrire c’est ton unique boulot ou tu as un autre boulot à coté ?

J’ai un autre boulot.

Branchement dont tu es le héros si tu as répondu ‘j’ai un autre boulot à coté’ à la question 8 va en question 9 , sinon 12

9– Quel est donc ton autre boulot ?

Je bosse toujours dans le milieu du bouquin car suis lecteur/correcteur dans une petite maison d’édition. Je fais aussi des interventions en milieu scolaire.

10–Comment partages-tu ton temps entre tes deux boulots ?

Je suis quelqu’un de très organisé, j’ai presque un planning hebdo comme les collégiens/lycéens peuvent avoir.

11– Tu penses qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio, de gagner sa vie avec sa plume ?

Non, aucunement. Il faut être vu, entendu et lu. Ou alors avoir un immense réseau, des amis par milliers, etc.

11bis– est ce que tes deux métiers se nourrissent l’un de l’autre ? si oui comment ?

Oui, ils se nourrissent l’un l’autre, je vois les erreurs des autres (plus facile que de voir les miennes), mon expérience d’auteur me permet de « comprendre » l’auteur qui envoie son manuscrit, je suis peut-être plus indulgent.

12– Tu penses qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio, de gagner sa vie avec sa plume ou alors ça lui sert juste à se payer un resto ?

 

Pareil mais un resto, c’est jouable ! ^^

L’écriture

13– Quand as tu eu envie d’écrire ? Quand as tu commencé ‘pour de vrai’ ?

Je ne sais pas trop quand j’ai eu envie mais je sais que j’écrivais déjà de la poésie vers 13/14 ans. Après les histoires que je voulais raconter sont devenues plus importantes et le roman est arrivé vers mes 27 ans. Réellement, mon premier bouquin publié était en 2002.

13bis Mais au fait, pourquoi écris tu ?

Je suis quelqu’un qui a besoin de comprendre, de se comprendre, de piger le monde dans lequel je vis. J’ai aussi ce besoin de me parfaire, j’y peux rien alors j’écris pour faire vivre des expériences à des personnages, des trucs que je ne pourrais pas essayé ou vivre. Ou que j’aurais aimé vivre. J’écris pour être lu aussi, évidemment, pour partager ce que j’ai au fond de moi.

13ter– Comment écris tu ? tu as un cérémonial précis, lieu, horaire, ou autre ?

Pour ma poésie, j’ai des petits carnets et je note des idées, des phrases à n’importe quel moment de la journée. Une fois que j’ai ce que je veux, je m’installe devant une feuille de papier ou devant mon PC et c’est parti. Pour le roman, c’est plus construit car c’ets beaucoup plus long et ça s’étale sur des mois. J’écris soit le matin, soit le soir, toujours dvt mon PC, à mon bureau.

14– il y a des auteurs qui t’ont influencé ? qui ont ‘modelé’ ce que tu écris ? lesquels et quels écrits plus spécifiquement ?

Oh purée, des auteurs, il y en a et je vais oublier à tous te les citer mais disons que Rimbaud, Baudelaire, Rilke, Hermann Hesse, Kerouac, St Exupéry, Coelho m’ont bien aidé…

14bis– Et puis qu’écris tu ? tu as des univers précis que tu développe peu à peu ou alors c’est à chaque texte un monde différent ? raconte nous

En poésie, je prends un thème précis et je déroule le fil….
En roman, je suis toujours versé  vers le roman dit « initiatique » mais je me penche de plus en plus vers le fantastique.

15– Les DRM tu en penses quoi ?

Je suis en pleine réflexion là, Internet depuis un ou deux ans s’est accéléré, l’explosion des réseaux sociaux a modifié notre façon de naviguer sur le Net et de plus en plus de contenu devient accessible, la démocratisation de tout un système…

16– Le numérique adapté aux bouquins, tu en penses quoi ?

Même chose, j’y réfléchis très sérieusement. Je pense tout de même que c’est une bonne chose, le droit à chacun de pouvoir lire, quel que soit le support auquel il est habitué. Les futures générations pianotent très tôt, dès le primaire et au collège aussi pour travailler.

17– Les licences libres, pourrais tu imaginer publier des choses sous une licence libre comme la licence art libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre , que ce soit oui ou non pourquoi une telle réponse ?

Comme je l’ai dit, je ne sais pas encore me positionner, enfin de là à franchir le pas. Mais je sais que très vite, il va falloir faire un choix, allier le numérique au livre papier, d’une façon ou d’une autre.

Branchement dont tu es le héros, si tu as répondu que tu ne pensais pas un jour publier en licence libre va en question 18 sinon en question 19

18– Est ce que tu as répondu non à la question 17 parce qu’il est difficile de transposer les business existant au niveau du logiciel libre dans le domaine de l’art libre ?

C’est une nouvelle façon de penser le monde et l’organisation de celui-ci, y compris pour la notion du travail. L’art qui se fait payer n’est pas tout à fait de l’art, non ?

19– Revenons en à l’écriture, comment te viennent les idées ?

J’ai mes carnets, j’ai des notes ça et là, j’ai des post-its un peu partout et j’ai une bonne mémoire, visuelle surtout. Alors je retiens et j’enregistre quelque part dans ma citrouille. Et puis, il y a les journaux, Internet, mes mais, ma famille, les inconnus que je peux passer des heures à observer…

20– si tu avais un ou deux conseils à donner aux jeunes auteurs pas encore publiés qui vont lire tes mots, tu leur dirais quoi ?

Ecrire, écrire, et écrire. Et lire, beaucoup lire. Pour savoir écrire, il faut savoir lire et pour avoir lire, il faut savoir écrire. Il faut également savoir être humble, tenace, plein d’abnégation, courageux, résistant, persévérant, travailleur, curieux.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu ‘va plutôt chercher un vrai boulot’ à la question 20 va en 20bis sinon va en 21

20bis– bon et à par ce conseil là, tu as pas un autre vrai conseil pour ceux qui voudraient écrire et finir par se faire publier ?

En fait, je crois que je viens d’en dire pas mal juste avant.

21– est ce que ce fut difficile de trouver un éditeur (enfin pour toi plusieurs) ? comment as tu fait ?

Eh bien, tu vois, la question se pose à nouveau : je cherche depuis presque 2 ans un éditeur pour un roman fantastique alors tu devines ma réponse.

21bis– Ca se passe comment d’ailleurs les relations avec un éditeur ? Est ce qu’il a un droit de regard sur le texte ? si oui, jusqu’à quel point ? Et  comment on gère en temps qu’auteur, d’avoir des gens qui demandent de modifier son texte ?

Leur choix est surtout dicté par le côté commercial, mercantile de la chose. Il faut donc sortir un texte de son côté « sentimental » et « subjectif » pour pouvoir prétendre le présenter au plus grand nombre.

22– l’autoédition tu en penses quoi ?

Je suis pour, notamment en poésie. En tout cas, c’est toujours mieux et préférable à l’édition à compte d’auteur !

23– Tu écris de la poésie, en quoi c’est différent l’écriture poétique de l’écriture de roman ? d’ailleurs est ce que c’est différent ?

Je crois l’avoir dit plus haut : en poésie, il faut être succinct, avoir un esprit de synthèse, saisir le moment, le capturer et chez moi, cela se fait par des prises de notes dans mes calepins surtout. Le roman, je le construis comme un scénario de cinéma, séquence par séquence. Et puis, il y a les personnages à créer, les univers, les « décors », le rythme à trouver et à maintenir… bref, un vrai boulot de cinéaste je m’en rends compte.

24 –Tu écris aussi des chansons, si je ne me trompe pas, là aussi est ce que c’est une démarche différente ? comment tu procèdes ?

Eh oui, j’écris quelques textes de chansons, je vois que tu es bien renseigné ! C’est une démarche très proche de la poésie pour moi et comme j’écris généralement la poésie avec un fond musical, la chanson n’est pas très loin derrière.

Les bouquins

25– Tu lis ? un peu , beaucoup , passionnément, à la folie ?

 

Jusqu’à la fac, je lisais très peu, très très peu et puis j’ai découvert Jules Verne, Kerouac, Hermann Hesse, Bernard Werber et Coelho et là, je ne me suis jamais arrêté. Un livre en remplace toujours un autre, en cache toujours un autre. J’ai une petite pile pour mes bouquins à lire.

26– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sorts pas ?

Tout dépend. Parfois, un livre m’en amène à un autre d’un genre différent. Comme je lis la bio des auteurs que je lis et leur influence, je puise parfois dans les leurs. Hélas (ou pas) pour moi, je lis très peu d’auteurs français et encore moins des livres contemporains, je veux dire de ces 10 dernières années.

27– SF, MedFan, Bitlit, tu as un préféré ?

SF pour le moment.

28– En ce moment tu lis quoi ?

« Le dernier vampire » de Claude Lafargue et ensuite, c’est un recueil de nouvelle fantastiques du XIXe siècle.

29— Ton ( ou tes, si tu n’en listes pas 34) livre préféré ? ton auteur préféré ?

Justement, ma liste s’agrandit à chaque livre……………………….

30– ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Pas un en particulier ces temps-ci.

31– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

Il y en a eu mais je ne me rappelle plus trop les titres, bizarre non ?! le truc, c’est que j’ai toujours envie d’y croire, que ça peut s’améliorer alors je vais jusqu’au bout du bouquin. Et puis en tant qu’auteur, je pense parfois à celui qu a écrit ces lignes que j’ai du mal à lire, à toutes ces heures, à cette foi qu’il avait quand il accouché de ses mots.

32– Et si tu devais me conseiller un livre ? en français ? un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie ? et qui en plus me plaira ?

« Jonathan Levingston Le Goëland » de Richard Bach, « Vol de nuit » ou « Terre des Hommes » de St Ex., « L’attrape-cœur » de Salinger, « L’Alchimiste » de Coelho, et tant d’autres… impossible de m’en tenir à un seul !

 

Ta vraie life

33– Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

34– tu es roliste ?

Non

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 34 passe à la 35 sinon à la 36

35– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?
36– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?
Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 36 tu as répondu, entre autre jeux vidéo (ou que tu y as pensé) va à la question 37 sinon va à la question 40

37– tu joues à quoi comme style de jeux, plutôt PC ou consoles ?

Je suis devenu un adepte de la Wii…. Suis pas trop jeux sur PC.

38– ton premier souvenir de jeux vidéos ?

C’était…

39– Actuellement tu joues à quels jeux ?

Là, aucun, plus le temps actuellement.

40– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Non, pas grand-chose, je suis en stand-by. Mais je suis ouvert à toute proposition artistique évidemment !

41– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

 

Difficile de te répondre sur un seul événement, j’y arrive pas.

Question pour me faire mousser

42– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Non, hélas, je ne connaissais pas avant de te connaître.

 

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître

43– Tu es plus Jim Parsons ou Steve Carrel ? pourquoi ?

Steve Carrel…….. l’humour ! Regarde « The Office » !

44– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

45– Ton pire souvenir scolaire ?

Mon année de 4e au collège.

46– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Euh…………………………

47– Tu es plus couscous ou tartiflette ?

Tartiflette

Juste avant la fin, un peu de liberté

48– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

« Non mais à part auteur, c’est quoi votre vrai métier ? » (question qui revient hélas souvent)

49– Et donc, la réponse ?

Eh bien, je suis auteur… tout court.

50– Un coup de gueule à passer ?

Non aucun, enfin si j’en aurais mais ils sont nombreux… disons qu’il serait sympa  de combattre la bêtise, la connerie, l’ignorance et que l’on comprenne qu’on peut penser par nous-mêmes (ça fait même pas mal en plus !) et qu’on a droit d’avoir des rêves et des désirs, et qu’il faut concentrer toutes ses forces pour avoir ce que l’on veut.

51– Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Pas vraiment un sujet précis mais j’invite tout lecteur à me contacter via mes sites et réseaux sociaux pour taper la discute, pour partager mon univers, etc.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Très sympa ton interview mais j’avoue que j’étais un peu essoufflé sur la fin. Merci.


 

Je connaissais Philippe Tessier de réputation, comme étant le créateur du monde de Polaris (même si je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer à Polaris, à mon grand regret). Aussi quand Jacques Martel m’a proposé de nous mettre en relation pour que je lui propose une MadInterview, j’étais le plus heureux des MadIntervieweurs. Voici donc sa MadInterview.

1 Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais-tu ?

Je suis un passionné de jeu, de littérature et de cinéma. La seule chose dont je ne manque pas est l’imagination. Sinon, j’aime beaucoup discuter de tout et de rien et cela me pousse souvent à me coucher tard quand je partage un repas avec des amis.

Ta cyber life

2 Tiens-tu des blogs ?

Non, mais j’ai un site internet consacré au jeu Polaris. Mes talents d’informaticien étant ce qu’ils sont, j’ai la chance d’avoir un ami qui s’en occupe pour moi.

3 Lesquels (les liens sont acceptés) et de quoi parlent-ils ?

Le site Polaris est principalement consacré au jeu de rôle et aux romans se déroulant dans cet univers mais j’y évoque aussi mes autres actualités quand il y en a. C’est une source inépuisable d’inspiration grâce à la participation active des membres du forum qui me soutiennent depuis des années.

4 En tenais-tu d’autres avant et si oui, pourquoi les avoir arrêtés ?

Non, c’est le premier.

5 Plutôt Twitter (identi.ca) ou Facebook ? Quelles utilisations as-tu des deux ?

Je n’utilise pas du tout Twitter . Quant à Facebook, ça se limite à garder le contact avec certains amis et à annoncer les sorties de mes romans. J’ai un peu de mal avec les « réseaux sociaux ».

6 Es-tu addict au net ? Si oui, as-tu une ou deux anecdotes à ce sujet ?

Non pas vraiment. J’utilise le net comme un outil qui facilite mon travail ou l’échange d’informations mais ça reste assez limité.

7 Sur le net où peut-on te trouver ?

Sur le site Polaris, le site du sden et celui de l’Atlas Polaris (http://www.atlas-polaris.com/) mais il est possible que je me mette cette année à fréquenter assidûment les sites proposant des jeux de plateau en ligne comme Brettspiel ou Vassal forge. Je fréquente aussi pas mal Tric trac.

Le boulot

8 Écrire, c’est ton unique boulot ou tu en as un autre à côté ?

Fort heureusement, j’en ai un autre car écrire ne me permet pas de gagner ma vie.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu «j’ai un autre boulot à côté» à la question 8 passe à la question 9, sinon à la 11.

9 Quel est donc ton autre emploi ?

J’ai d’abord œuvré dans la traduction de jeux de rôles et de jeux de plateau puis dans celle des jeux vidéo. Depuis cinq ans maintenant, je travaille pour un magazine de poker dont je traduis les articles.

10 Comment partages-tu ton temps entre tes deux boulots ?

Mon travail de salarié a toujours la priorité mais comme je m’organise comme bon me semble à partir du moment où le boulot est fait cela me laisse une certaine marge de manœuvre. Maintenant, je dégage aussi du temps pendant les soirées et les week-ends.

11 Penses-tu qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio de gagner sa vie avec sa plume ?

Grande question. Il est clair qu’un passage à télévision ou dans un grand quotidien aide considérablement à se faire connaître mais pour y arriver c’est horriblement difficile. Je crois cependant que c’est possible à partir du moment où l’on réussit à attirer l’attention. Mais le gros problème c’est qu’il y a tellement de titres qui sortent chaque année qu’il relève du chemin de croix de se faire remarquer dans la masse.

12 Ton premier boulot a été, je crois, de monter une boutique de jeux. Avec le recul était-ce une bonne expérience  ? Le referais-tu  ?

Oui, l’Arche perdue ! ça a été une bonne expérience mais j’aurais sans doute dû arrêter beaucoup plus tôt parce que je ne suis pas un très bon gestionnaire. Cependant, je ne suis pas certain que je le referais si on m’en donnait la possibilité car je pense que j’aurais dû choisir une autre voie qui m’aurait permis de me lancer plus rapidement dans l’écriture. Maintenant, ce commerce m’a permis de rencontrer des gens qui m’ont beaucoup apporté et aidé.

L’écriture

Je sais que tu écris à la fois des romans et que tu inventes des JDR. Les questions suivantes sont bien entendu pour tes deux facettes d’auteur, romans et JDR.

13 Quand as-tu eu envie d’écrire ? Quand as-tu commencé «pour de vrai» ?

J’ai commencé à écrire des petits trucs vers la fin de mon adolescence. J’avais vraiment envie de raconter mes propres histoires mais, au début, ce n’était pas très concluant. Le premier travail sérieux dans lequel je me suis lancé a été le Cinquième Âge en 1993. C’est un roman assez court sur une légende amérindienne. Après il y a eu un passage à vide de quatre ans et j’ai vraiment commencé à écrire avec Polaris et la Cité des âmes.

14 Mais au fait, pourquoi écris-tu ?

Par envie, parce que j’aime raconter des histoires et les partager avec les autres. Mais aussi par besoin car quand on a beaucoup d’imagination, plein de scènes et de situations qui se bousculent dans la tête, il faut trouver un moyen pour que ça sorte.

15 Comment écris-tu ? As-tu un cérémonial précis (lieu, horaire ou autre) ?

Pas vraiment. Cependant, j’écris généralement le matin et dans un endroit calme. Je serais incapable d’écrire dans un lieu public, comme certains.

16 Y a-t-il des auteurs qui t’ont influencé, qui ont «modelé» ce que tu écris ? Lesquels et quels écrits plus spécifiquement ?

Tout ce que je lis influe sur mon travail mais je dois en citer quelques-uns plus particulièrement l : Christian Grenier, car c’est lui qui m’a donné l’envie d’écrire quand j’étais gamin avec Le montreur d’étincelles. Terry Pratchett, Neil Gaiman et le réalisateur Tim Burton pour leurs univers à part et leur manière d’écrire (ou de filmer) si particulière. C’est vraiment vers ça que je veux tendre avec mes derniers livres comme Tire-d’Aile ou Sélénie des Terres Mortes. Enfin, je dois citer Victor Hugo et Baudelaire… difficile de faire mieux.

17 Et puis qu’écris-tu ? As-tu des univers précis que tu développes peu à peu ou alors c’est à chaque texte un monde différent ? Raconte-nous.

J’aime inventer des univers. J’écris donc pour l’instant des romans de science-fiction ou de fantasy mais j’ai quelques idées pour des livres plus concrets. Si l’on prend Polaris, par exemple, il est clair que c’est un univers que je compte détailler sur plusieurs livres car je commence à le connaître par coeur et parce qu’il y a beaucoup à dire. Mais je dois avouer que j’aime particulièrement inventer de nouvelles choses. C’est pour cette raison que mes nouveaux cycles se limiteront sans doute à trois tomes grand maximum. Je veux explorer d’autres mondes, d’autres situations.

18 Que penses-tu des DRM ?

La Gestion des droits numériques ? Je n’ai pas vraiment d’idée sur la question. En fait, je suis un peu enfermé dans ma bulle et je dois avouer que j’ai du mal à me faire des idées dans ce domaine.

19 Le numérique adapté aux bouquins, tu en penses quoi ?

Pourquoi pas mais, honnêtement, je n’arrive pas à concevoir qu’on puisse lire sur un autre support qu’un bon livre en papier. Mais si c’est bien encadré et que ça incite les gens à se porter sur le livre traditionnel, ça peut être une bonne chose. Cependant, je crains que cela ne donne rien de bon. Il est encore trop tôt pour en juger. D’un coté, cela peut permettre de diffuser très rapidement une œuvre, de la faire connaître et de la rendre accessible au plus grand nombre. D’un autre, cela fait courir le risque d’enfoncer encore plus les libraires et les éditeurs traditionnels. Si la lecture se fait sur un écran de tablette, je crains que cela ne devienne un produit comme un autre, quelque chose de vite lu et de vite oublié… Il n’y a plus la magie d’une belle bibliothèque, d’un beau livre bien relié. Je crois que ça peut être un excellent outil de promotion surtout pour les jeunes auteurs qui cherchent à se faire connaitre mais il ne faut pas que ça aille trop loin.

20 Les licences libres, pourrais-tu imaginer publier des choses sous une licence libre comme la licence art libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre, que ce soit oui ou non pourquoi une telle réponse ?

Comme pour le DRM, ce n’est pas un sujet sur lequel j’ai vraiment réfléchi. Pour l’instant je répondrai non mais tout est possible. Inventer un univers et le laisser exploiter par les autres quand on n’a pas l’intention de le développer soi-même peut s’avérer une bonne idée.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu que tu ne pensais pas un jour publier en licence libre va à la question 21 sinon passe à la 22.

21 Est-ce que tu as répondu non à la question 20 parce qu’il est difficile de transposer les business existants au niveau du logiciel libre dans le domaine de l’art libre ?

Non, surtout parce que tout cela est assez confus pour moi.

22 Revenons-en à l’écriture, comment te viennent les idées ?

N’importe comment ! En fait c’est un vrai chaos et je dois souvent faire le ménage. Mes idées me viennent n’importe où, n’importe comment : au restaurant, en dormant, en discutant, en regardant les gens dans la rue ou un simple nuage (pour Tire d’Aile). Pour Le cinquième Âge, je me souviens que j’avais regardé Little big man la veille. Le lendemain à mon réveil j’avais en tête le roman. Bien entendu, le cinéma, les BD, la lecture ou les jeux sont autant de sources d’inspiration inépuisables.

23 Si tu avais un ou deux conseils à donner aux jeunes auteurs pas encore publiés qui vont lire tes mots, tu leur dirais quoi ?

Il faut être objectif, humble et ne pas craindre les avis des autres. Il est largement conseillé d’avoir une autre activité car ceux qui vivent de leur plume sont rares. Il y a énormément d’auteurs et très, très peu en feront leur métier principal. Cela n’empêche absolument pas d’espérer qu’un jour ce sera le cas. Trouver un éditeur est difficile et il faut se montrer patient. Ecrire est souvent frustrant et décourageant mais si vous croyez en ce que vous faites et que d’autres y croient aussi, n’abandonnez pas.
Autre solution : trouver un mécène… pas facile non plus !

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu «va plutôt chercher un vrai boulot» à la question 23 va à la question 24 sinon passe à la 25.

24 Bon et à part ce conseil là, tu n’as pas un autre vrai conseil pour ceux qui voudraient écrire et finir par se faire publier ?

Ben, je n’ai pas franchement répondu ça mais en substance… c’est en gros ça. Plus sérieusement, comme 99,99% des auteurs, écrire est une activité « en plus » d’un travail plus stable.

25 Est-ce que ce fut difficile de trouver un éditeur ? Comment as-tu fait ?

Pas difficile mais long. Enfin mon cas est assez particulier. En fait, je me suis fait éditer de deux manières. La première, avec Polaris, a été la plus simple car j’avais déjà un univers de jeu qui était publié donc je n’ai pas eu trop de mal à proposer les romans. Mais comme je voulais être certain d’intéresser d’autres personnes que les joueurs, j’ai cherché pendant de longues années un autre éditeur plus « classique ». Pour cela il me fallait écrire des romans détachés du jeu : Sélénie des Terres Mortes et Les chroniques de Tire-d’Aile. Là les choses se sont nettement corsées. On revient à la case envoi des manuscrits à tout le bottin et réception des lettres de refus que je collectionne. Cela m’a tellement découragé que j’ai failli arrêter. Puis j’ai reçu une lettre d’une dame au Québec qui gère une société d’édition et qui m’a dit qu’elle ne pouvait pas prendre mes livres (ce n’était pas ce qu’elle faisait) mais que je devais insister. Parallèlement j’avais sollicité l’avis des internautes sur le site Anicefiction et je n’avais eu que des retours extrêmement positifs. Un jour, je reçois même un coup de téléphone de la directrice littéraire de Plon jeunesse qui me dit qu’elle a aimé mes livres mais qu’elle ne pouvait pas les prendre pour une obscure raison. Ça a été à la fois désespérant (car généralement quand un auteur reçoit un coup de fil, c’est qu’il est édité) mais aussi particulièrement enthousiasmant puisqu’elle s’était donné la peine de m’appeler. Enfin, madame Christine Féret-Fleury d’Oskar a pris Sélénie et Tire-d’Aile a été choisi par Coralie de BBE.
Maintenant, il faut être bien conscient d’une chose : tant que vous ne vendez pas des milliers d’exemplaires, vous n’avez aucune certitude de voir votre prochain livre publié (et même en en vendant des dizaines de milliers). Cela signifie qu’il est fréquent de devoir tout recommencer à chaque fois.

26 Ça se passe comment d’ailleurs les relations avec un éditeur ? Est-ce qu’il a un droit de regard sur le texte ? Si oui, jusqu’à quel point ? Et comment on gère en tant qu’auteur d’avoir des gens qui demandent de modifier son texte ?

Ça dépend des éditeurs. L’éditeur a bien entendu un droit de regard mais ce n’est pas l’inquisition. C’est surtout un travail en commun. Par exemple, pour Sélénie, j’ai été publié dans une collection jeunesse. Aussi, la directrice de publication a revu mon livre en fonction de cette particularité et m’a soumis ses corrections. Après je peux dire ce que j’en pense, les accepter ou les refuser. Mais en règle générale ce sont souvent des conseils avisés.
Il faut bien se dire que lorsqu’un éditeur publie un livre, c’est qu’il y croit, aussi cela ne me pose aucun problème de modifier mon texte si cela ne fait que l’enrichir (ce qui est le plus souvent le cas). Ce qu’il y a de plus pénible à gérer, c’est de devoir supprimer des passages entiers parce que le livre est trop gros. Là, c’est vrai que ça fait mal au cœur. Il y a aussi des choses que j’ai refusées comme modifier radicalement un personnage pour qu’il plaise à une certaine tranche d’âge. Ça a été le problème posé par Tire-d’Aile quand il avait retenu l’attention de Plon.

27 L’autoédition tu en penses quoi ?

J’aime beaucoup ce que font les nouvelles sociétés numériques qui proposent de vous éditer à des coûts raisonnables ou de publier vos textes sur internet ou même de corriger ce que vous faites. C’est un outil précieux pour ceux qui veulent avoir des avis, des conseils ou qui veulent tout simplement écrire pour quelques amis et la famille. Le système de l’impression à la demande est intéressant.
Par contre, il existe beaucoup de petites sociétés d’autoédition particulièrement malhonnêtes qui font payer des sommes exorbitantes pour tirer quelques centaines de livres qui finiront au pilon. Dans l’édition classique, il faut fuir ce type de structure. Un auteur, s’il est choisi par un éditeur, n’a pas à s’acquitter de tous les risques financiers. Il n’a pas à débourser un seul centime diront certains.

28 Est-ce différent d’écrire des romans et d’écrire des bouquins de JDR  ? Si oui en quoi  ?

Un roman doit être structuré avec un rythme, avec une cohérence, un fil narratif qui tienne la route et des personnages qui intéressent les lecteurs. Un jeu, c’est avant tout une description de différents aspects d’un univers. C’est donc un travail très différent même s’il y a certains points communs. Alors que pour un livre j’ai besoin de progresser de manière assez linéaire, avec un jeu je peux m’intéresser un jour à tel aspect du monde puis le lendemain à un autre avant de revenir sur le premier deux mois plus tard. J’écris en ce moment le supplément République du Corail pour Polaris. La semaine dernière, je traitais des champs de Coraux, cette semaine des armures de combat de la République et dans deux semaines j’aborderai les personnages majeurs. C’est donc très varié. Si je bloque, je passe à autre chose. Pour un roman, j’écris chapitre après chapitre et si je bloque… ça n’avance pas.

Ta vraie life, quand tu n’es pas au boulot

 

29 Ton bureau chez toi, à quoi ressemble-t-il (si tu as une photo) ?

Pas de photo mais c’est un bureau simple aménagé dans le garage avec deux PC, une table toujours en fouillis et des étagères qui débordent de jeux et de dossiers.

30 Tu t’investis dans des trucs précis (projets divers, art, asso…) ?

Non, pas vraiment, j’ai déjà du mal à m’occuper de tout ce que je dois faire. Et puis mes enfants me prennent pas mal de temps…

31 Parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéo, JDR, bouquins (depuis quand, en quoi ça consiste, pourquoi tu aimes…)

Les figurines/statuettes et les livres d’art/portofolios de peintre comme Siudmak, Chris Foss, etc. Pour les figurines, j’ai toujours adoré ça mais comme ce n’est pas donné, je me limite à quelques collections. Pour les livres d’art et les portfolios, j’ai malheureusement dû arrêter par manque de moyens.

Jeux vidéo

32  Joues-tu ou as-tu joué à des jeux vidéo ?

J’y ai beaucoup joué mais par manque de temps, désormais je me limite à deux ou trois jeux par an.

Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 32 tu as répondu «oui» va à la question 33 sinon passe à la 38 (tes réponses peuvent être au passé si tu as arrêté).

33 A quoi joues-tu ? Tu aimes quoi comme types de jeux ?

J’aime un peu tout mais j’ai un petit faible pour les grands jeux d’aventure comme Mass Effect ou Oblivion et les jeux très dynamiques comme Dead Space ou Crysis.

34 Ton premier souvenir de jeux vidéo ?

Un Might and Magic, le 3 je crois, Isles of terra.

35 Ton dernier coup de cœur ?

Dead space et Bioschock 2. Ce sont vraiment deux jeux que j’ai adorés et qui, en plus, sont assez rapides (beaucoup trop pour Dead Space).

36 Atari 2600, Master System ou NES  ?

Il me semble avoir joué sur la NES… pas certain.

37 Les jeux en mode texte, comme NetHack ou autre, tu connais ? Tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Je ne connaissais pas NetHack. Ça a l’air assez sympa. C’est bien entendu des choses auxquelles je pourrais jouer mais il y a tellement d’activités de nos jours qu’il faut faire un choix.

Les bouquins

38 Tu lis ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?

Je dirais modérément. J’ai un rythme de lecture assez lent car j’aime profiter à fond d’un bon livre. J’ai des amis qui sont capables de se taper deux livres par semaine, moi c’est, au mieux, deux par mois.

39 Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sors pas  ?

Je lis de tout mais j’ai une nette préférence pour les univers fantastiques ou pour la science-fiction.

40 SF, MedFan, Bitlit, tu as un préféré ?

Non pas vraiment. Cependant, je n’ai aucune attirance particulière pour la Bitlit (je ne crois pas en avoir jamais lu un).

41 En ce moment tu lis quoi ?

Grâce à l’excellente série télévisée du même nom, j’ai récemment découvert Le trône de fer. J’hésitais à le lire… à tort.

42 Ton livre préféré ?

Je ne peux pas avoir un livre préféré. Il y en a tellement de bons. Je parlerai donc des livres qui m’ont le plus marqué et qui me viennent immédiatement à l’esprit. En vrac : La maison des damnés, Le seigneur des anneaux, Dune, Les misérables, Les travailleurs de la mer, Des fleurs pour Algernon, Demain les chiens, Je suis une légende, 1984, Le disque-monde, etc.

43 Le livre que tu as détesté lire et que pourtant tu as fini ?

Aucun si l’on ne prend pas en compte ceux qu’on nous donne à lire à l’école. Là, il y en a pas mal.

44 Et si tu devais me conseiller un livre (en français) ? Un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir raté ma vie et qui en plus me plaira ?

Je dirais les Misérables… Des fleurs pour Algernon aussi… en fait, toute la liste de la question 42 et d’autres encore. (ndMrJmad : le seul que je n’ai pas lu de ta liste étant les travailleurs de la mer, je vais tenter de le lire :) ).

Jeux de rôles

Si nécessaire, parce que tu ne joues plus, tu peux répondre au passé aux questions suivantes.

45 Tu joues à quel style de jeux ? Plutôt joueur ou MJ ?

Aujourd’hui je me consacre uniquement aux jeux de plateau. Sinon, avant, c’était plutôt en tant que MJ. Je jouais absolument à tout que le système soit simple ou compliqué : post-apo, médiéval, SF, horreur, etc.  Mais ce sont certainement DD, Gamma World, Runequest, Shadowrun, Rift, l’Appel de Chtulhu et Jorune qui m’ont le plus marqué.

46 Pourquoi aimes-tu jouer aux JDR ?

Pour l’aventure et surtout pour le côté convivial de cette activité. J’aime retrouver régulièrement mes amis autour d’une table pour partager un moment d’évasion mais aussi une franche partie de rigolade.

47 Le premier JDR auquel tu as joué  ? Quel âge avais-tu  ?

DD je pense et je devais avoir une quinzaine d’années.

48 Le type de tes personnages  ? Brun ténébreux, femme fatale à forte poitrine, vieux papy chauve ou tout autre  ?

De tout. Je n’ai aucun personnage de prédilection. Par contre, j’ai toujours essayé d’en trouver qui soient originaux, qui soient différents des standards de base.

49 DD4 tu en penses quoi  ?

J’ai les livres mais je n’y ai jamais joué. Je suis assez nostalgique du premier ADD qui reste pour moi, globalement, le meilleur jeu de rôles qui ait été fait. J’ai entendu à la fois beaucoup de mal et beaucoup de bien de DD4 mais je ne le connais pas assez pour avoir un avis. S’il attire de nouveau joueurs, c’est l’essentiel. Si ce n’est pas le cas, il faut passer à autre chose.

50 Ton personnage actuel, qui est-ce   (background, description, faits d’armes, amuse toi ☺) ?

Ben, je n’en ai plus vraiment. Je peux donc uniquement parler de mon vieux sorcier à Runequest que j’ai joué une dizaine d’années et dont je suis particulièrement fier car il n’a pas eu la vie facile dans cet univers où les gens comme lui sont mal vus.

51 Un souvenir de partie qui t’a spécialement marqué  ?

Il y en a tellement qu’il faudrait des pages et des pages pour tous les évoquer. En tant que MJ c’est certainement une partie de Gamma dans le scénario The cleansing war of Garrick Blackhand. Il y a une scène à la Mad Max avec camions et voitures absolument délirante. On y a passé la soirée mais je me suis rarement autant amusé.

52 Est-ce que tu connais http://histoiresderolistes.com  ? Le site, géré par moi-même, qui permet de partager ses histoires de rôlistes  ?

Non mais maintenant je vais pouvoir aller voir ça de plus près.

Question pour me faire mousser

 

53 Est-ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi (que ça soit oui ou non) ?

Ben, je le découvre en fait. Je vais donc de ce pas me mettre à l’éplucher et il est bien évident que je le lirai régulièrement.
Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître…

 

54 Tu es plus Nathan Fillion ou Felicia Day  ? Pourquoi ?

Aucun des deux. Je ne jure que par Sean Bean depuis le Trone de fer. Il était déjà impérial dans le Seigneur des Anneaux mais là il devient…. mémorable.

55 Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie, un nanard, tu choisirais quoi (choisis un de chaque et si possible donne une explication) ?

 

  • Les Misérables pour le livre (le meilleur livre que j’ai lu),
  • Alien pour le film (est-ce nécessaire de l’expliquer ,),
  • Battlestar Galactica pour la bonne série (à moins que ce ne soit le trône de fer… ou bien encore Farscape),
  • la première série Galactica pour la pourrie,
  • Rayon Laser pour le nanard (au fait dans l’interview de Jacques Martel, il s’est trompé sur le titre de son film, ce n’est pas Excalibret mais Dungeonmaster).

56 Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Ça c’est une question particulièrement difficile. Franchement, je n’en sais rien du tout.

57 Ton pire souvenir scolaire ?

L’école ! Jusqu’en première. C’set là que j’ai commencé à rencontrer des professeurs qui ont beaucoup compté pour moi dont une prof de français à qui je dois beaucoup, mademoiselle Richetin.

58 Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Astronaute… j’ai même passé des tests dans un hôpital, militaire pour savoir si c’était envisageable… Les toubibs ont beaucoup rigolé.

59 Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Aux annales du Disque monde de Terry Pratchett. Dans le Père Porcher, il y a une créature qui vole les chaussettes.

60 Tu es plus hamburger ou sushi ?

Ni l’un ni l’autre.

Juste avant la fin, un peu de liberté

61 Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posée ?

Euh… là comme ça je ne vois pas trop.

62 Et donc, la réponse ?

Ben ça dépendrait d’une éventuelle question à laquelle j’aurais pensé mais comme ça n’a pas été le cas il n’y en a pas.

63 Un coup de gueule à passer ?

J’évite les coups de gueule, ça n’avance pas à grand-chose…

64 Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Achetez des livres et jouez.

 

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin)

Mais comment diable voulez-vous que je fasse pour conclure cette interview en seulement dix-sept mots ? (le compte y est non ?)


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