Dec 222012
 

J’ai fait quelques découvertes intéressantes que ce soit niveau bouquins, comics, jeux de plateau ou jeux de rôles. Je me suis dit que cela pouvait être intéressant de les partager. Et puis sait-on jamais, si jamais vous n’aviez acheté aucun cadeau de Noël, pensant que la fin du monde vous dispenserait de réveillon, vous allez vous retrouver en panique, demain, à courir partout pour trouver des cadeaux. Ma petite sélection pourra peut-être vous aider.

Les bouquins :

  • Contes désenchantés. Un livre sympa, très sympa. Une compagnie de troubadour s’arrêtent dans une auberge et échange contes contre bières. Chaque conteur a son univers, son type d’histoire préféré. Récit grivois, triste ou d’amour, les clients de l’auberge en auront pour leur bourse. En filigrane, entre chaque histoire, se déplie l’histoire, la vraie, celle d’un complot contre le royaume… Une excellente surprise que je n’avais acheté au départ que pour faire passer les trajet de TGV.
  • Magie Brute : Si c’est du l’Atalante, alors c’est forcément bien. Encore une fois, ce proverbe se vérifie. Une uchronie très sympathique qui se passe dans les années 30. Année 30, magie, zombies allemands, le cocktail parfait pour faire un grand moment de plaisir. Et c’est réussit. J’ai littéralement dévoré le bouquin, suivant un héros presque anti-héros, hard boiled comme je les aime.

Les comics :

  • Au bout des mondes, SandMan Tome 8, Neil Gaiman. Je savais que Gaiman avait écrit plusieurs scénars de comics. Je n’en avais jamais encore lu. Il a fallu que je tombe par hasard, à Nantes, sur une petite boutique de Comics, pour craquer et acheter le tome 8 de SandMan (Chaque tome se suffit à lui même et peut être lu indépendamment). Les protagonistes de Au bout des mondes sont chacun pris par surprise par une tempête de réalité et se retrouve tous dans une étrange auberge. Pour faire passer le temps, ils vont se raconter des histoires. (Oui encore un livre ou les personnages se racontent des histoires, je sais, je suis monomaniaque). Le dessin est très plaisant, le scénario et les dialogues aussi, à acheter les yeux fermés.
  • Fables, tome 1 : Légendes en Exil J’ai découvert Fables en lisant Casus Belli. Le principe de ce comics dont il existe déjà 17 tomes est simple. Les héros des contes de fée existent. Ils ont été chassés de leur royaume par l’Adversaire. Pour survivre ils ont donc été obligé de venir habiter parmi nous, au cœur de New Yotk… Ce premier tome, en plus de poser le décor et de nous faire découvrir les personnages verra Bigby, grand méchant loup repenti et shérif de Fableville, au prise avec une affaire de meurtre pas commune, celui de la sœur de Blanche Neige.

Jeux de plateau :

  • Dixit :  Dixit est un jeu découvert fin octobre et que j’ai totalement adoré. C’est en plus à mon avis un excellent jeu pour faire de l’initiation au jeu de plateau. Le principe est simple. A chaque tour, un des joueurs choisi (sans la dévoiler) une de ses cartes (qui sont magnifiquement illustrées). Il la pose face cachée sur la table et donne une phrase qui décrit plus ou moins bien la carte. Les autres joueurs choisissent eux aussi chacun une de leur cartes qui pourraient correspondre à la phrase donné par le premier joueur. On mélange ensuite les cartes, on les révèle et chaque joueur doit tenter de retrouver la carte du premier joueur (qui lui du coup ne participe pas à cette phase). Ensuite on compte les points. Le comptage des points est très bien fait. En effet, si personne ne trouve la carte du premier joueur, c’est que la phrase qu’il avait donné était trop alambiqué. Il ne gagne donc aucun point. Si trop de gens trouvent la carte, c’est que sa phrase était trop claire. Il ne gagne donc la aussi presque pas de point. Il faut donc que le premier joueur choisisse une phrase suffisamment incompréhensible pour que peu de joueur trouvent mais suffisamment claire pour qu’un moins un joueur trouve sa carte. Les autres joueurs marquent des points dés qu’un joueur se trompent et désignent leur carte comme étant celle du premier joueur. Bien entendu le premier joueur change à chaque tour.
  • Seasons : Mon gros coup de cœur de l’année. Vous jouez des archimages qui se battent en duel. Leur combat prendra place sur trois ans, soit douze saisons. A la fin du combat, l’archimage, qui aura le plus de cristaux (des points de victoires) gagnera. Pour se battre, les archimage pourront invoquer des cartes (avec un système de ressource similaire à Magic). Les ressources sont des énergies (eau/air/terre/feu) plus ou moins facile à récupérer en fonction des saisons. Pour ne pas gâcher le plaisir, il faut parfois brûler des cristaux pour invoquer des cartes et les énergies peuvent se cristalliser pour avoir plus de cristaux. Rajouter à cela du draft de dés à chaque tour (on lance N+1 joueur dés, et chaque joueur en commençant par le premier choisi un dés parmi les dés non encore choisi. C’est ce dés qui lui indiquera ce qu’il a le droit de faire pendant son tour ou combien d’énergie il gagne), la possibilité d’accélérer ou de ralentir le rythme des saisons, le fait que pour invoquer des cartes, il faut augmenter son compteur d’invocation et vous obtenez un jeu complet, très fun, très beau et qu’il faut absolument que vous ayez dans votre ludothèque.

Jeu de rôle :

  • Donjons. Donjons est une petite merveille. L’idée d’origine est simple (et géniale). Pourquoi ne pas combiner du dungeons crawling bien oldscholl avec une bonne dose de principe narrativiste ? Et voilà, vous avez Donjons. Les règles sont simples et claire. EN fait tout pourrait presque se résumer à ‘une réussite, un fait’. Vous tentez des actions, vous lancez des dés, chaque réussite vous donnes le droit de décrire une des conséquences de votre action. Simple et efficace.

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Jan 052010
 
Ayant offert à mon frère le tout nouveau (en tout cas en VF, vu qu’il est sorti en novembre) jeu de plateau MUNCHKIN QUEST à Noël, j’ai eu l’occasion de le tester dans une longue partie débridée (que j’ai fini, bien entendu, par gagner malgré le fait que tous les autres se soient ligués contre moi dès qu’ils leur aient apparu que j’étais le plus fort…  Les vils).

Et qui dit test, dit petit billet pour en parler. J’avais prévu de commencer par un billet sur la version deux joueurs des Colons de Catane (qui se transforme pour l’occasion en jeu de cartes), ça sera pour une prochaine fois.

MUNCHKIN Quest est donc l’adaptation 3D et en mode plateau du jeu de cartes du même nom. On y retrouve donc l’humour potache, les blagues débiles, les monstres ridicules (comme le monstre nez flottant ou encore mieux l’ombre du nez flottant) et les cartes à la description totalement déjantée. C’est d’ailleurs une partie importante du fun du jeu, s’amuser à lire la description des cartes ou à regarder les dessins des monstres (bon faut avoir le sens de l’humour Munchkin, moi ça me fait beaucoup rire).
Les règles sont en fait assez simples, surtout si l’on connait le jeu de carte. Le but est d’arriver le plus rapidement possible à être niveau 10 (niveau que vous comptabiliserez sur la roue des niveaux).

Pour cela il convient d’explorer un donjon qui se construit aléatoirement et d’occire tous les monstres que l’on croisera. Le donjon se construit petit à petit grâce à des tuiles (représentant de salles) qui sont piochés aléatoirement par les joueurs. Les salles sont séparées par des couloirs, portes, passages secrets qui là aussi sont agencés aléatoirement. Chaque salles ont des caractéristiques bien précises, comme les salles marché où l’on peut vendre et acheter son équipement, mais aussi la salle fosse puante, la salle de torture ou au trésor, etc.

Pour tuer un monstre, rien de plus simple. Si le niveau du Munchkin est plus élevé que celui du monstre, le monstre est mort. Pour augmenter son niveau, on peut utiliser de l’équipement (armes, armure, collier, casque, chaussures, main en plus pour pouvoir utiliser encore plus d’armes). Et pour ajouter un peu de piment le joueur et le monstre lance un ou plusieurs D6 qui s’ajouteront à leur niveau respectif. Et comme Munchkin est un jeu hautement coopératif, les autres joueurs pourront vous aider à rendre votre combat plus palpitant… Après tout, se battre contre une pinacolata niveau 2, ça serait trop facile et hop elle passe niveau 12 grâce à l’intervention d’un joueur…

Remporter un combat contre un monstre vous ferra gagner des niveaux mais aussi des trésors. Trésors qui vous permettront de vous équiper ou d’augmenter votre argent de poche.

Comme dans le jeu de cartes, on peut également choisir une race et une classe, si on a les bonne cartes qui vont bien (la classe voleur qui permet de poignarder un autre joueur dans le dos pendant un combat, j’adore). Il y a cependant quelques différences comparé au jeu de cartes.

Tout d’abord, alors que dans le jeu de cartes on peut jouer à N joueurs, on sera ici limité à 4 joueurs. Quelques autres points de règles ont également changé. Les Munchkins ne peuvent s’aider que lorsqu’ils sont dans des salles adjacentes (ou dans la même salle) .
Enfin, les monstres ne sont plus défaussés lorsque l’on déguerpit. C’est d’ailleurs un des points importants du jeu et stratégiques. Les monstres que l’on ne tue pas restent dans le donjon et errent de pièces en pièces, se regroupant parfois en meute. Gare alors au Munckin qui croisera une meute de monstres aux abois…

Au final Munchkin Quest est un excellent jeu de plateau, si vous êtes rolistes ou geek et que vous avez le sens de l’humour. Pour les autres, vous vous ennuierez assez vite surtout que les parties sont plutôt longues (comptez plus 4 h que 2/3 h comme c’est indiqué sur la boite) et que la mécanique du jeu, assez simpliste, pourrait paraître répétitive.


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