J-Mad

Sep 302011
 

Tan Tan Tan Tan,

c’est la semaine de mes 31 ansssss (remarquez la rime)

Pour cette semaine, les liens coolos :

 

 


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Sep 242011
 

Suite à mon retard de train hier soir en rentrant de Paris et à la proposition de certains d’écrire un petit truc se passant dans un train. N’ayant pas vraiment le temps pour écrire un truc inédit je me suis souvenu d’une vieille nouvelle que j’ai commis il y a presque 10 ans.

En farfouillant dans mon disque dur, j’ai fini par la retrouver et c’est elle que je publie aujourd’hui.

Vert a été imaginé dans un train, le train de nuit qui relie Strasbourg à Marseille (les horaires de départ et d’arrivée dans la nouvelle sont les vrais horaires). Il faut savoir qu’à l’époque ma chérie habitait en Alsace alors que moi, j’étais à Marseille. Les trains de nuit allez et retour n’avaient alors pas de secret pour moi.

Et comme, il faut bien le dire, les couchettes seconde classe de la SNCF ne sont pas vraiment le meilleur des endroits pour passer une bonne nuit, il fallait bien que j’occupe mes longues nuits d’insomnies. Ce qui a donné des choses comme Vert et d’autres textes (et un nombre incalculable de bouquins lus).

 

Bonne lecture.


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Sep 242011
 

Pour l’explication du contexte et autre, voir le billet suivant :)

 

20 h 40

Thomas sort du taxi et referme la portière.
“Combien je vous dois ?”,
” 23 euros “.

Thomas tend 30 euros, son petit sac de voyage chargé sur l’épaule.
“Gardez la monnaie”,
“Merci Monsieur et bon week-end”,
“Merci, à vous aussi”

Thomas se retourne face à la gare de Strasbourg. Il aime cette belle et grande gare, bien différente de celle de sa ville, Marseille. Coup d’oeil rapide à sa montre, il lui reste quinze minutes pour trouver son train et sa couchette. Il entre dans la gare, examine le tableau des départs et trouve ce qu’il cherche. “Quai numéro 7″, murmure-t-il pour lui-même. Il composte son billet, monte les escaliers qui mènent au quai et salue le personnel de la SNCF.

Il fait froid, un peu. Thomas se dépêche de trouver son wagon, son compartiment et sa couchette. Il voyage toujours de nuit pour perdre moins de temps, toujours en couchette pour pouvoir dormir et toujours en première classe parce qu’il y a moins de monde et qu’il n’aime pas les compartiments bondés où il faut supporter la présence et les ronflements des autres voyageurs.

20 h 53

 

Le train va partir dans deux minutes. Thomas sourit, il sera seul dans son compartiment. Il a rangé son sac sous sa couchette. Il prend toujours la couchette du bas, pour pouvoir ranger son sac dessous et toujours la couchette de gauche, parce qu’il est droitier.

20 h 54

 

Le sifflement qui annonce le départ vient de retentir, les portes des wagons vont se fermer. Thomas est sorti de son compartiment, le dos à l’entrée de celui-ci prenant bien garde à ce que personne n’y rentre pour lui voler son sac, il regarde le quai à travers les vitres. Il remarque une petite blonde qui court, rentre dans le wagon juste avant que les portes ne se rabattent. Essoufflée, elle avance vers Thomas, regardant les numéros des compartiments. Elle va lui adresser la parole, il le sait, il le s’y prépare.

“Bonsoir, j’ai bien failli le rater”,
“Oui, vous l’avez attrapé juste à temps”.

Tout en parlant, Thomas la scrute discrètement, vérifiant qu’il n’a pas d’hallucinations, que sa folie ne se manifeste pas à travers elle. Mais non, rien.

“C’est bien la voiture 12 ?”,
“Oui “,
“Vous êtes dans ce compartiment ?”,
“Oui, couchette 11, en bas à gauche”,
“J’ai la couchette 22″,
“C’est celle du milieu, à droite”,
“Merci”.

Thomas, qui en a déduit par l’emplacement de la couchette qu’elle était gauchère, se pousse pour la laisser passer et rentrer dans le compartiment.

Elle pose son sac, tout au fond de la couchette, se retourne vers Thomas, engage à nouveau la conversation. Elle lui dit s’appeler Agnès et être institutrice en Avignon.

Il lui donne son prénom, lui dit qu’il habite à Marseille mais qu’il n’aime pas sa ville.

Elle rajoute qu’elle est venue voir sa soeur qui habite Strasbourg et vient d’accoucher de jumelles.

Il lui explique qu’il est commercial dans l’entreprise familiale d’emballages de cartons et qu’il est venu renégocier un contrat avec l’un de leurs plus gros client.

Elle demande si ça s’est bien passé.

Il ment, dit que oui, tout c’est très bien passé.

Ils discutent encore, parlant de tout et de rien, de leur vie. Il ne dit pas qu’il est fou, parce que d’habitude, ça fait fuir les gens quand il leur dit.

23 h 48

 

Elle est fatiguée. Elle se couche sur sa petite couchette, griffonne son numéro de téléphone sur un bout de papier, lui tend.

Il la remercie, glisse le papier dans la poche arrière de son pantalon. Il lui souhaite bonne nuit et éteint les lumières. Il se couche, sur le dos, comme toujours pour ne pas être asphyxié par l’oreiller.

02 h 13

 

Thomas se réveille, moite, tremblant. Il se tourne. Il y a quelqu’un dans le compartiment, deux personnes en fait. Il voit leurs jambes presque contre son visage. Il lève les yeux, ouvre la bouche pour demander des explications, manque hurler de peur, d’horreur.

Ce ne sont pas des humains. Ils n’ont pas de cou, pas de tête. A la place, il n’y a qu’un horrible foisonnement de tentacules vertes, puantes, humides, visqueuses. Les tentacules emmaillotent Agnès. Elles glissent autour de l’institutrice, l’enserrant dans un cocon de lianes vertes qui se resserrent avec de petits bruits de succions, de mastications.

Thomas va vomir, hurler. Il se rappelle qu’il est fou, que tout cela n’est qu’une nouvelle hallucination. Il se force à se retourner, à fermer les yeux, à nier ce que ses oreilles entendent, à se répéter qu’il est fou, que c’est un cauchemar. Il se le répète encore et encore jusqu’à ce qu’il s’endorme à nouveau.

05 h 55

 

La voix de la SNCF le réveille. “Bienvenue à Marseille Saint-Charles”. Il se lève, la jambe gauche d’abord comme toujours, pour ne pas se lever du mauvais pied. Agnès n’est plus là. Il commence à paniquer se rappelant son hallucination.. et si … murmure-t-il. Mais non, elle descendait à Avignon, elle le lui a dit. Il se rappelle qu’il est fou, sort du train, rentre chez lui.

17 h 50

 

Thomas sort de son travail, se dirige vers la station de métro la plus proche. La rame est bondée, comme toujours. Il soupire, rentre en croisant les doigts pour repousser les accidents, se serre un peu, tient bien fort sa sacoche avec sa main droite.
Station Castellane, un jeune couple d’amoureux entre dans le wagon. Serrés l’un contre l’autre, ils ont l’air de ne faire qu’un. Ils s’embrassent, comme s’ils étaient seuls,  oublieux des autres. Thomas sourit, les quitte du regard, distrait par un reflet. Lorsque ses yeux reviennent se poser sur les amoureux, il manque défaillir. Le couple n’a plus de cheveux. A la place il n’y a qu’une masse de tentacules vertes qui se mêlent, s’entremêlent dans une horrible et perverse parodie de baisers.

Thomas a beau essayer de se répéter que ce n’est qu’une hallucination, qu’il est fou, il ne peut supporter cette vision. Les portes du métro s’ouvrent enfin, ce n’est pas son arrêt mais Thomas s’en fout. Il jaillit du wagon, retenant à grand peine ses hauts le coeur, bousculant les gens. Sur le quai, il vomit de la bile, souillant ses chaussures, sa sacoche. Il rentre chez lui à pied, son regard fixé sur ses chaussures, se répétant que tout va bien, qu’il va chez son psychiatre le lendemain, qu’après la séance, tout ira mieux, comme toujours. Arrivé chez lui, avant d’ouvrir, il tape à sa porte, comme toujours, pour prévenir les cambrioleurs et les esprits.

14 h 55

 

Thomas a passé la nuit à cauchemarder. Ses rêves ont été peuplés de tentacules vertes qui s’entremêlaient, qui glissaient sur sa peau, le dévoraient, l’avalaient en riant. Angoissé, épuisé, il arrive devant le cabinet de son psychiatre. Il tape, trois coups longs puis deux courts, pour chasser les malheurs, et entre.
La secrétaire est là, à sa place, comme à chaque fois, tapotant sur son clavier. Il ne sait pas pourquoi mais ça le rassure.

“Bonjour Thomas”,
“Bonjour, le docteur a-t-il du retard aujourd’hui ?”,
“Juste quelques minutes, je lui dis que vous êtes là.”

Thomas se dirige vers la salle d’attente, s’assoit, prend un magazine. Il tourne les pages, lit sans retenir, juste pour s’occuper l’esprit, jetant parfois de rapide coup d’oeil pour vérifier qu’il n’y a pas de tentacules vertes.

15 h 10

 

Le docteur vient le chercher. A peine est-il rentré dans la salle d’attente, serré la main de Thomas, que celui-ci se sent déjà mieux. Le docteur ressemble au grand-père que tous rêveraient d’avoir.
Une barbe et des cheveux blancs, coupés courts qui adoucissent  son beau visage bien ridé respirant la compassion et la compréhension. De petites lunettes rondes, cerclés de métal chevauchent son nez et donnent un petit côté pétillant à son regard. Enfin, sa silhouette de Père Noël finit d’en faire un homme rassurant et à qui on aime se confier.

“Bonjour Thomas”,
“Bonjour Docteur”,
“Comment allez-vous, beaucoup d’hallucinations depuis notre dernière séance ?”
“Quelques-unes oui, mais moins, de moins en moins”
- “Venez, nous allons en parler”

Thomas suit le docteur, rentre dans le bureau, s’allonge sur le divan. Il parle, raconte tout, la rencontre avec Agnès, l’hallucination dans le train et dans le métro.

Le docteur ne le coupe pas, prend des notes sur un petit carnet, attendant que Thomas est finit de raconter. Quand celui-ci s’arrête de parler, le docteur propose une séance d’hypnose à Thomas qui accepte comme toujours. La voix du docteur se fait douce, envoûtante, apaisante. Thomas se laisse bercer et ne tarde pas à fermer les yeux, se sentant bien, plongé dans une obscurité de plus en plus verte, d’un vert chaud et rassurant. Thomas se sens à l’abri, en sécurité, comme dans un cocon. La voix du docteur lui parvient comme de très loin, une voix verte qui lui dit des choses que Thomas comprend, sans les entendre.

16 h 30

“Un, deux, trois, Réveillez-vous”.

Thomas ouvre à nouveau les yeux, il se sent bien, en forme. Il se lève. Le docteur lui sourit, lui serre la main, le raccompagne jusqu’à la porte du cabinet et lui dit de ne pas oublier le rendez vous de la semaine prochaine. Thomas le remercie et s’en va, l’esprit léger. Thomas aime son docteur.

16 h 40

Thomas arrive devant sa porte. Il toque à nouveau avant d’entrer. Il rentre dans son appartement, allume la télé sur la chaîne info. Il va dans la cuisine, ouvre le frigo, se sert un verre de jus de pamplemousse. Le présentateur parle d’une disparation, machinalement Thomas monte le son.

“La police est toujours sans nouvelle de la jeune institutrice de 33 ans, Agnès Luyan, disparue depuis 4 jours. Elle a été vu pour la dernière fois à Strasbourg alors qu’elle prenait le train de nuit pour rentrer en Avignon”.

Thomas sursaute, il a pris le même train que cette jeune femme. Elle a peut-être été enlevé et tué. Ils ont pris le même train… Ca aurait pu être lui et pas elle. Il éteint la télévision, ne voulant plus penser à ça, chassant le fait divers de son esprit. Le verre de jus de pamplemousse à la main, il marche jusqu’à ses fenêtres et observe la rue en contrebas. Son verre fini, il retourne à la cuisine. Sans savoir pourquoi, geste inutile, il fouille ses poches. Il ressort de sa poche arrière un petit bout de papier sur lequel figure un numéro de téléphone, juste un numéro. Il retourne le papier, pas de nom, rien, juste dix chiffres écrit par la main d’une femme. Il ne se souvient plus, hausse les épaules, ouvre la poubelle et jette le papier.

Agnès vient de mourir une deuxième et dernière fois.


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 Posted by at 13:06
Sep 232011
 

Les liens de la semaine, op op op :


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 Posted by at 13:14
Sep 192011
 

(Note de l’auteur : ce billet a été écrit dans le TGV de retour, très tôt, à une heure ou les informaticiens ne devraient pas être réveillés… :) )

 

Ce week-end a eu lieu PyconFR. Et pour une fois, ce n’était pas à Paris, mais à Rennes. Moi qui suit pour avoir des events qui ne sont pas sur Paris, je ne vais donc même pas pouvoir râler que Rennes c’est loin de Marseille, que 6h de TGV, c’est le bordel, etc etc … (Faut dire que quand je parle d’event pas à Paris, je sous entends ‘si possible dans le Sud ou plus proche de Marseille que Paris.. oui je sais c’est bien fait pour moi).

C’était pour ma part mes deuxième PyconFR (les premiers étant ceux de 2009, lors desquels à germer l’idée des Djangocongs).

Cette année, c’est la Cantine numérique de Rennes qui accueilli le troupeau de geek que nous constituions.

Comment c’était ?

Bien.

Bon ok, je vais développer un peu. Une ville sympa, un lieu qui l’ait encore plus, déjà cela laisser présagé du bon. (Bon niveau du temps par contre, peu mieux faire… on se serait cru en Bretagne..:) ).

Ensuite, des conférences auxquelles j’ai pas forcément toujours accroché (ben oui, y a des sujets qui  me passionnent et d’autres moins, c’est comme ça), mais qui m’ont quand même appris plein de trucs.

Mais au delà des conférences, ce fut surtout deux jours de rencontre, de discussion avec certains des orateurs ou avec des gens croisés pour l’occasion. Chaque échange permettant d’approfondir certains choses entendues lors des confs ou de simplement découvrir des gens, d’échanger ..

D’où l’importance de l’afpyro du samedi soir (prolongé pour certains (les meilleurs les djangoconautes, cong) par un dîner d’anthologie dans une crêperie juste divine). Et puis en plus comme cela m’a permis de découvrir, en troisième partie de soirée (ben oui troisième, faut suivre, afpyro, repas, puis troisième partie) la rue saint michel appelé aussi rue de la soif. C’était .. comment dire … pittoresque :)

Un week end plus que bien rempli donc et un voyage à Rennes que je suis content d’avoir fait (même si la du coup, pour le coup, j’ai vraiment très hâte que mon TGV arrive en gare de marseille, parce que ma fillote, elle me manque grave… )

Juste quelques petits remarques  :

  • 30 minutes pour les confs, c’est trop long. La plupart des orateurs qui font des confs à pyconfr ne sont pas exactement ce que j’appellerais des orateurs renversants. Du coup, tenir une salle de 100 personnes pendant 30 minutes, c’est juste mission impossible. Sans compter que rester concentrer 30 minutes, c’est difficile. Et puis honnêtement, 30 minutes c’est de toute façon pas assez long pour aller dans le détails, présenter des choses pointues. Mais c’est largement suffisant pour que les gens qui ne sont pas intéressés s’emmerdent.
  • Il faut vraiment que les orateurs tentent au moins d’être de bons orateurs. On ne s’assoie pas quand on est fait un conf. On n’essaie de ne pas avoir une voix monocorde, on soigne un peu ses slides (12 lignes de textes pleins par slides, non ce n’est pas la chose à faire)
  • Le nowifi dans les confs, en fait, c’est appréciable. Ce n’est parce que l’orateur est barbant qu’il faut se mettre à coder ou autre …:)
  • 2 jours, c’est suffisament long pour permettre de varier les plaisirs, en tout cas à mon avis. Ateliers, Barcamp, coding party, je sais pas … mais pourquoi ne pas tenter de proposer un peu de nouveauté ?
  • Les rencontres entre les gens, c’est au final presque le principal intérêt de tel événement. (et je dis vraiment mon ressenti), la c’était super bien il y avait des pauses régulièrement, pour justement pouvoir échanger, mais, parce qu’il y a un petit mais, la taille du lieu rendait juste les choses un peu plus difficile ..

Bon en tout cas, Braco aux orgas, Merci à tous et surtout, A l’année prochaine les gens !


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Sep 162011
 

Et une nouvelle livraison de liens :


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Sep 152011
 

Je dois avouer quelque chose. Il y a une époque fort lointaine (5 ans c’est fort lointain nan?) où je n’avais jamais ouvert un Gaiman. Je savais,  d’après les rumeurs, que c’était un excellent auteur de fantastique. Mais je ne l’avais jamais lu. Pourtant il m’avait été fortement conseillé,

Du coup, lors d’une virée à Virgin (oui il y a cinq ans, je fréquentais Virgin), j’achetais trois bouquins du monsieur, Miroirs et fumées, Neverwhere et American Gods.

Je décidais de commencer par Miroir et fumées, me disant qu’il n’y avait rien de mieux qu’un recueil de nouvelles pour découvrir un auteur (et puis surtout c’était un des bouquins que je devais offrir une semaine après à ma sœur). Et puis, argument choc, la couverture me plaisait beaucoup.

Dés la préface, écrite par l’auteur, je fus conquis. La mini-nouvelle cachée à l’intérieur est juste sublime. Gaiman l’avait imaginé pour l’offrir comme cadeau de mariage à un couple d’amis, il ne l’a finalement pas fait. Il aurait du, je la trouve très romantique comme nouvelle.

Quand au recueil lui même, il est vraiment très bon. Composé de nouvelles ‘classiques’, mais aussi de textes très courts (moins de 100 mots) ou de poèmes, il est très plaisant à lire, même si il faut avouer que certains textes sont un peu déstabilisant ou difficile à lire.

La plupart des nouvelles du recueil sont des réécritures de mythes ou récits classiques, comme la première nouvelle qui raconte la quête du Graal façon Gaiman ou la sublime réécriture du conte de cendrillon.

Un bon bouquin donc, mais après avoir lu Neverwhere, dont j’ai parlé il y a peu de temps, ce n’est pas forcément miroir et fumées que je conseillerais pour découvrir Gaiman mais plutôt Neverwhere  qui est a mon sens plus accessible.


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 Posted by at 22:12
Sep 092011
 

Et op, en cette belle semaine de rentrée des classes et de bouchons retrouvés sur les routes, voici les liens cools de la semaine :

  • Elveos, un portail de financement collaboratif pour les logiciels libres (article de linuxfr en parlant)
  • Camelot, un nouveau framework python pour faire des applis Desktop, qui s’inspire de django, ça à l’air terrible !!
  • MinuteBox, un site qui se lance avec comme principe d’acheter du temps (en minutes) à des experts pour qu’ils résolvent vos problèmes. (micropaiement inside)
  • une présentation sur les forms dans django (182 slides) via providenz

 

 


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Sep 022011
 

Et oui c’est déjà la rentrée, la fin de l’été, des vacances, de la plage et des barbecues …

Mais comme chaque vendredi, c’est le moment de publie le billet des liens de la semaine :


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 Posted by at 13:20
Aug 302011
 

En 2006 (et oui, ça remonte) , pendant les vacances d’été , j’avais acheté pas mal de bouquin, plus qu’habituellement. Parmi eux Thursday Next, Tome 1 : L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. Pourquoi donc l’acheter ? Je dois avouer que je ne sais plus. La couverture m’avait plus.

Et au final, bien m’en pris, ce bouquin est une tuerie. Je l’ai quasiment lu d’une traite, quelques jours plus tard, dans le train entre 21h et 1h ou 2h du matin (quasiment parce que j’avais lues 20 premières pages avant de m’allonger sur ma couchette de deuxième classe). Comme quoi, les voyages de nuit en train, ça sert parfois à quelque chose.

L’histoire donc. Tout se passe dans une Angleterre décalée ou le grand banditisme sévit dans la littérature (faux manuscrits d’œuvres connues, des œuvres modifiés, fausses suites de classiques), ou les dodos ont été recrées par manipulation génétique, ou la guerre fait rage depuis des dizaines d’années contre la Russie pour une petite péninsule méditerranéenne, ou les vampires, loup-garou existent, ou les gens peuvent parfois, voyager dans le temps ou l’arrêter.
Thursday Next est une agent spéciale. Elle fait partie de OS 27. Opération Spéciale service 27 (il y en effet 30 services d’Opération Spéciale), celui qui s’occupe des malversations littéraires. Son boulot est plutôt tranquille, mais ennuyeux.
Pourtant, elle va se retrouver à poursuivre l’un des hommes les plus recherché du monde, le bandit le plus dangereux qui soit doté de pouvoirs plutôt terrifiant et aussi, pas de chance pour Thursday, un de ses anciens professeurs.
Le vil malandrin en plus, kidnappera Jane Eyre, l’héroine d’un des livres préférés de Thursday. Notre agent secrète devra se débrouiller seule ou presque, pour capturer le méchant, sauvé son héroïne de roman et en plus mettre de l’ordre dans sa vie.

Je ne vais pas en dire plus, j’aurais peur de trop en dévoiler.

Le bouquin est excellent. le rythme rapide, le style léger, drôle, décalé. Les personnages, parfois drôles, souvent touchant, font sourire, mais l’auteur ne tombe jamais dans la facilité et le grand guignolisme. Pour finir, l’intrigue est sympa, prenante et la fin du bouquin arrive trop tôt, trop vite.

En clair, j’ai aimé, je vous le conseille. Lui et toute la série des aventures de Thursday dont les reviews arriveront bientôt ici.


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Aug 272011
 

La première chose qui m’a attiré en découvrant Les Experts récupérateurs, tome 1 : Les Disparus ce fut la couverture. Très cinquième élément (que j’adore), très prometteuse. Le sous titre , ‘Les experts récupérateurs’, a ensuite éveillé ma curiosité. Et voilà, c’était fait, je venais encore d’acheter un bouquin (en fait j’en ai acheté deux, pour pas qu’il se sente seul, l’autre étant Le Faucheur de David Gunn), je devrais vraiment avoir des actions chez la Fnac moi.

Et je n’ai pas été déçu. Au contraire même, d’ailleurs ça m’ennuierait presque, je ne peux jamais faire de review négative .. j’aimerais bien un jour pouvoir écrire une review vraiment bien négative, ça ferrait plus crédible. Enfin .. revenons à nos disparus.

Le livre part dans une direction peu souvent prise. L’humanité a rencontré des races extra-terrestres, plus bizarres les unes que les autres. Mais là où le livre innove c’est dans le traitement des relations entre humanités et ET. Ce n’est pas la guerre interstellaire, ni la paix et l’amour galactique. Non c’est des relations comme entre pays, entre juridictions légales différentes. Il y a des accords strictes qui régissent les différentes façon de juger les différentes espèces. Tout les accords résument à, en gros, une phrase ‘ les personnes sont jugées suivant la loi du pays ou les dites personnes se trouvent’.

Ce qui entraîne de multiples drames lorsque des hommes se rendent sur des planètes extraterrestres et commettent des crimes capitaux sans même le savoir. Surtout que les lois ET sont loin d’être tendre. Vous risquez la mort, le vol de vos enfants ou la torture pour des faits que vous jugeriez insignifiant.

Mais ces accords permettent de vivre en relativement bonne intelligence mais surtout de faire tourner les affaires. Et tant pis pour les dommages collatéraux.

Maintenant que le décor est planté, allons plus en avant dans l’intrigue. Ces bizarres dispositions juridiques ont crées de nouveaux métiers, le premier , les agences de disparitions qui en échangent d’une grosse somme d’argent se charge de vous effacer avant que les polices ET ne viennent vous chercher. Les seconds, les experts récupérateurs, sorte de super détective qui essaient de retrouver les disparus dans certaines situations précises, pour les aider à rentrer chez eux.

Miles Flint, le héros de ce premier tome, et sûrement du cycle, n’est pas un expert récupérateur, ni même un employé d’une agence de disparition. C’est simplement un flic des dômes lunaires qui essaie de faire son boulot. Et ce n’est pas tout les jours faciles, loin de là, surtout quand arrivent, en même temps, plusieurs disparus poursuivis par des ET. Autant de cas qui lui feront prendre conscience de certaine chose ce qui l’amènera à de profonds changements dans sa vie.

Ce premier tome est clairement un premier acte, un tome de présentation avant d’entrer vraiment dans le vif du cycle avec les tome suivant que j’attends avec impatience. Mais même si ce n’est qu’un tome de présentation, il est vraiment intéressant (oui je sais, c’est un adjectif de merde, mais là j’ai pas trouvé mieux)
Donc, clairement, je le conseille (encore une fois… mais quand pourrais-je faire une review un peu négative) et je sens que je vais conseiller tout le cycle.


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Aug 262011
 

Je connaissais Philippe Tessier de réputation, comme étant le créateur du monde de Polaris (même si je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer à Polaris, à mon grand regret). Aussi quand Jacques Martel m’a proposé de nous mettre en relation pour que je lui propose une MadInterview, j’étais le plus heureux des MadIntervieweurs. Voici donc sa MadInterview.

1 Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais-tu ?

Je suis un passionné de jeu, de littérature et de cinéma. La seule chose dont je ne manque pas est l’imagination. Sinon, j’aime beaucoup discuter de tout et de rien et cela me pousse souvent à me coucher tard quand je partage un repas avec des amis.

Ta cyber life

2 Tiens-tu des blogs ?

Non, mais j’ai un site internet consacré au jeu Polaris. Mes talents d’informaticien étant ce qu’ils sont, j’ai la chance d’avoir un ami qui s’en occupe pour moi.

3 Lesquels (les liens sont acceptés) et de quoi parlent-ils ?

Le site Polaris est principalement consacré au jeu de rôle et aux romans se déroulant dans cet univers mais j’y évoque aussi mes autres actualités quand il y en a. C’est une source inépuisable d’inspiration grâce à la participation active des membres du forum qui me soutiennent depuis des années.

4 En tenais-tu d’autres avant et si oui, pourquoi les avoir arrêtés ?

Non, c’est le premier.

5 Plutôt Twitter (identi.ca) ou Facebook ? Quelles utilisations as-tu des deux ?

Je n’utilise pas du tout Twitter . Quant à Facebook, ça se limite à garder le contact avec certains amis et à annoncer les sorties de mes romans. J’ai un peu de mal avec les « réseaux sociaux ».

6 Es-tu addict au net ? Si oui, as-tu une ou deux anecdotes à ce sujet ?

Non pas vraiment. J’utilise le net comme un outil qui facilite mon travail ou l’échange d’informations mais ça reste assez limité.

7 Sur le net où peut-on te trouver ?

Sur le site Polaris, le site du sden et celui de l’Atlas Polaris (http://www.atlas-polaris.com/) mais il est possible que je me mette cette année à fréquenter assidûment les sites proposant des jeux de plateau en ligne comme Brettspiel ou Vassal forge. Je fréquente aussi pas mal Tric trac.

Le boulot

8 Écrire, c’est ton unique boulot ou tu en as un autre à côté ?

Fort heureusement, j’en ai un autre car écrire ne me permet pas de gagner ma vie.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu «j’ai un autre boulot à côté» à la question 8 passe à la question 9, sinon à la 11.

9 Quel est donc ton autre emploi ?

J’ai d’abord œuvré dans la traduction de jeux de rôles et de jeux de plateau puis dans celle des jeux vidéo. Depuis cinq ans maintenant, je travaille pour un magazine de poker dont je traduis les articles.

10 Comment partages-tu ton temps entre tes deux boulots ?

Mon travail de salarié a toujours la priorité mais comme je m’organise comme bon me semble à partir du moment où le boulot est fait cela me laisse une certaine marge de manœuvre. Maintenant, je dégage aussi du temps pendant les soirées et les week-ends.

11 Penses-tu qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio de gagner sa vie avec sa plume ?

Grande question. Il est clair qu’un passage à télévision ou dans un grand quotidien aide considérablement à se faire connaître mais pour y arriver c’est horriblement difficile. Je crois cependant que c’est possible à partir du moment où l’on réussit à attirer l’attention. Mais le gros problème c’est qu’il y a tellement de titres qui sortent chaque année qu’il relève du chemin de croix de se faire remarquer dans la masse.

12 Ton premier boulot a été, je crois, de monter une boutique de jeux. Avec le recul était-ce une bonne expérience  ? Le referais-tu  ?

Oui, l’Arche perdue ! ça a été une bonne expérience mais j’aurais sans doute dû arrêter beaucoup plus tôt parce que je ne suis pas un très bon gestionnaire. Cependant, je ne suis pas certain que je le referais si on m’en donnait la possibilité car je pense que j’aurais dû choisir une autre voie qui m’aurait permis de me lancer plus rapidement dans l’écriture. Maintenant, ce commerce m’a permis de rencontrer des gens qui m’ont beaucoup apporté et aidé.

L’écriture

Je sais que tu écris à la fois des romans et que tu inventes des JDR. Les questions suivantes sont bien entendu pour tes deux facettes d’auteur, romans et JDR.

13 Quand as-tu eu envie d’écrire ? Quand as-tu commencé «pour de vrai» ?

J’ai commencé à écrire des petits trucs vers la fin de mon adolescence. J’avais vraiment envie de raconter mes propres histoires mais, au début, ce n’était pas très concluant. Le premier travail sérieux dans lequel je me suis lancé a été le Cinquième Âge en 1993. C’est un roman assez court sur une légende amérindienne. Après il y a eu un passage à vide de quatre ans et j’ai vraiment commencé à écrire avec Polaris et la Cité des âmes.

14 Mais au fait, pourquoi écris-tu ?

Par envie, parce que j’aime raconter des histoires et les partager avec les autres. Mais aussi par besoin car quand on a beaucoup d’imagination, plein de scènes et de situations qui se bousculent dans la tête, il faut trouver un moyen pour que ça sorte.

15 Comment écris-tu ? As-tu un cérémonial précis (lieu, horaire ou autre) ?

Pas vraiment. Cependant, j’écris généralement le matin et dans un endroit calme. Je serais incapable d’écrire dans un lieu public, comme certains.

16 Y a-t-il des auteurs qui t’ont influencé, qui ont «modelé» ce que tu écris ? Lesquels et quels écrits plus spécifiquement ?

Tout ce que je lis influe sur mon travail mais je dois en citer quelques-uns plus particulièrement l : Christian Grenier, car c’est lui qui m’a donné l’envie d’écrire quand j’étais gamin avec Le montreur d’étincelles. Terry Pratchett, Neil Gaiman et le réalisateur Tim Burton pour leurs univers à part et leur manière d’écrire (ou de filmer) si particulière. C’est vraiment vers ça que je veux tendre avec mes derniers livres comme Tire-d’Aile ou Sélénie des Terres Mortes. Enfin, je dois citer Victor Hugo et Baudelaire… difficile de faire mieux.

17 Et puis qu’écris-tu ? As-tu des univers précis que tu développes peu à peu ou alors c’est à chaque texte un monde différent ? Raconte-nous.

J’aime inventer des univers. J’écris donc pour l’instant des romans de science-fiction ou de fantasy mais j’ai quelques idées pour des livres plus concrets. Si l’on prend Polaris, par exemple, il est clair que c’est un univers que je compte détailler sur plusieurs livres car je commence à le connaître par coeur et parce qu’il y a beaucoup à dire. Mais je dois avouer que j’aime particulièrement inventer de nouvelles choses. C’est pour cette raison que mes nouveaux cycles se limiteront sans doute à trois tomes grand maximum. Je veux explorer d’autres mondes, d’autres situations.

18 Que penses-tu des DRM ?

La Gestion des droits numériques ? Je n’ai pas vraiment d’idée sur la question. En fait, je suis un peu enfermé dans ma bulle et je dois avouer que j’ai du mal à me faire des idées dans ce domaine.

19 Le numérique adapté aux bouquins, tu en penses quoi ?

Pourquoi pas mais, honnêtement, je n’arrive pas à concevoir qu’on puisse lire sur un autre support qu’un bon livre en papier. Mais si c’est bien encadré et que ça incite les gens à se porter sur le livre traditionnel, ça peut être une bonne chose. Cependant, je crains que cela ne donne rien de bon. Il est encore trop tôt pour en juger. D’un coté, cela peut permettre de diffuser très rapidement une œuvre, de la faire connaître et de la rendre accessible au plus grand nombre. D’un autre, cela fait courir le risque d’enfoncer encore plus les libraires et les éditeurs traditionnels. Si la lecture se fait sur un écran de tablette, je crains que cela ne devienne un produit comme un autre, quelque chose de vite lu et de vite oublié… Il n’y a plus la magie d’une belle bibliothèque, d’un beau livre bien relié. Je crois que ça peut être un excellent outil de promotion surtout pour les jeunes auteurs qui cherchent à se faire connaitre mais il ne faut pas que ça aille trop loin.

20 Les licences libres, pourrais-tu imaginer publier des choses sous une licence libre comme la licence art libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre, que ce soit oui ou non pourquoi une telle réponse ?

Comme pour le DRM, ce n’est pas un sujet sur lequel j’ai vraiment réfléchi. Pour l’instant je répondrai non mais tout est possible. Inventer un univers et le laisser exploiter par les autres quand on n’a pas l’intention de le développer soi-même peut s’avérer une bonne idée.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu que tu ne pensais pas un jour publier en licence libre va à la question 21 sinon passe à la 22.

21 Est-ce que tu as répondu non à la question 20 parce qu’il est difficile de transposer les business existants au niveau du logiciel libre dans le domaine de l’art libre ?

Non, surtout parce que tout cela est assez confus pour moi.

22 Revenons-en à l’écriture, comment te viennent les idées ?

N’importe comment ! En fait c’est un vrai chaos et je dois souvent faire le ménage. Mes idées me viennent n’importe où, n’importe comment : au restaurant, en dormant, en discutant, en regardant les gens dans la rue ou un simple nuage (pour Tire d’Aile). Pour Le cinquième Âge, je me souviens que j’avais regardé Little big man la veille. Le lendemain à mon réveil j’avais en tête le roman. Bien entendu, le cinéma, les BD, la lecture ou les jeux sont autant de sources d’inspiration inépuisables.

23 Si tu avais un ou deux conseils à donner aux jeunes auteurs pas encore publiés qui vont lire tes mots, tu leur dirais quoi ?

Il faut être objectif, humble et ne pas craindre les avis des autres. Il est largement conseillé d’avoir une autre activité car ceux qui vivent de leur plume sont rares. Il y a énormément d’auteurs et très, très peu en feront leur métier principal. Cela n’empêche absolument pas d’espérer qu’un jour ce sera le cas. Trouver un éditeur est difficile et il faut se montrer patient. Ecrire est souvent frustrant et décourageant mais si vous croyez en ce que vous faites et que d’autres y croient aussi, n’abandonnez pas.
Autre solution : trouver un mécène… pas facile non plus !

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu «va plutôt chercher un vrai boulot» à la question 23 va à la question 24 sinon passe à la 25.

24 Bon et à part ce conseil là, tu n’as pas un autre vrai conseil pour ceux qui voudraient écrire et finir par se faire publier ?

Ben, je n’ai pas franchement répondu ça mais en substance… c’est en gros ça. Plus sérieusement, comme 99,99% des auteurs, écrire est une activité « en plus » d’un travail plus stable.

25 Est-ce que ce fut difficile de trouver un éditeur ? Comment as-tu fait ?

Pas difficile mais long. Enfin mon cas est assez particulier. En fait, je me suis fait éditer de deux manières. La première, avec Polaris, a été la plus simple car j’avais déjà un univers de jeu qui était publié donc je n’ai pas eu trop de mal à proposer les romans. Mais comme je voulais être certain d’intéresser d’autres personnes que les joueurs, j’ai cherché pendant de longues années un autre éditeur plus « classique ». Pour cela il me fallait écrire des romans détachés du jeu : Sélénie des Terres Mortes et Les chroniques de Tire-d’Aile. Là les choses se sont nettement corsées. On revient à la case envoi des manuscrits à tout le bottin et réception des lettres de refus que je collectionne. Cela m’a tellement découragé que j’ai failli arrêter. Puis j’ai reçu une lettre d’une dame au Québec qui gère une société d’édition et qui m’a dit qu’elle ne pouvait pas prendre mes livres (ce n’était pas ce qu’elle faisait) mais que je devais insister. Parallèlement j’avais sollicité l’avis des internautes sur le site Anicefiction et je n’avais eu que des retours extrêmement positifs. Un jour, je reçois même un coup de téléphone de la directrice littéraire de Plon jeunesse qui me dit qu’elle a aimé mes livres mais qu’elle ne pouvait pas les prendre pour une obscure raison. Ça a été à la fois désespérant (car généralement quand un auteur reçoit un coup de fil, c’est qu’il est édité) mais aussi particulièrement enthousiasmant puisqu’elle s’était donné la peine de m’appeler. Enfin, madame Christine Féret-Fleury d’Oskar a pris Sélénie et Tire-d’Aile a été choisi par Coralie de BBE.
Maintenant, il faut être bien conscient d’une chose : tant que vous ne vendez pas des milliers d’exemplaires, vous n’avez aucune certitude de voir votre prochain livre publié (et même en en vendant des dizaines de milliers). Cela signifie qu’il est fréquent de devoir tout recommencer à chaque fois.

26 Ça se passe comment d’ailleurs les relations avec un éditeur ? Est-ce qu’il a un droit de regard sur le texte ? Si oui, jusqu’à quel point ? Et comment on gère en tant qu’auteur d’avoir des gens qui demandent de modifier son texte ?

Ça dépend des éditeurs. L’éditeur a bien entendu un droit de regard mais ce n’est pas l’inquisition. C’est surtout un travail en commun. Par exemple, pour Sélénie, j’ai été publié dans une collection jeunesse. Aussi, la directrice de publication a revu mon livre en fonction de cette particularité et m’a soumis ses corrections. Après je peux dire ce que j’en pense, les accepter ou les refuser. Mais en règle générale ce sont souvent des conseils avisés.
Il faut bien se dire que lorsqu’un éditeur publie un livre, c’est qu’il y croit, aussi cela ne me pose aucun problème de modifier mon texte si cela ne fait que l’enrichir (ce qui est le plus souvent le cas). Ce qu’il y a de plus pénible à gérer, c’est de devoir supprimer des passages entiers parce que le livre est trop gros. Là, c’est vrai que ça fait mal au cœur. Il y a aussi des choses que j’ai refusées comme modifier radicalement un personnage pour qu’il plaise à une certaine tranche d’âge. Ça a été le problème posé par Tire-d’Aile quand il avait retenu l’attention de Plon.

27 L’autoédition tu en penses quoi ?

J’aime beaucoup ce que font les nouvelles sociétés numériques qui proposent de vous éditer à des coûts raisonnables ou de publier vos textes sur internet ou même de corriger ce que vous faites. C’est un outil précieux pour ceux qui veulent avoir des avis, des conseils ou qui veulent tout simplement écrire pour quelques amis et la famille. Le système de l’impression à la demande est intéressant.
Par contre, il existe beaucoup de petites sociétés d’autoédition particulièrement malhonnêtes qui font payer des sommes exorbitantes pour tirer quelques centaines de livres qui finiront au pilon. Dans l’édition classique, il faut fuir ce type de structure. Un auteur, s’il est choisi par un éditeur, n’a pas à s’acquitter de tous les risques financiers. Il n’a pas à débourser un seul centime diront certains.

28 Est-ce différent d’écrire des romans et d’écrire des bouquins de JDR  ? Si oui en quoi  ?

Un roman doit être structuré avec un rythme, avec une cohérence, un fil narratif qui tienne la route et des personnages qui intéressent les lecteurs. Un jeu, c’est avant tout une description de différents aspects d’un univers. C’est donc un travail très différent même s’il y a certains points communs. Alors que pour un livre j’ai besoin de progresser de manière assez linéaire, avec un jeu je peux m’intéresser un jour à tel aspect du monde puis le lendemain à un autre avant de revenir sur le premier deux mois plus tard. J’écris en ce moment le supplément République du Corail pour Polaris. La semaine dernière, je traitais des champs de Coraux, cette semaine des armures de combat de la République et dans deux semaines j’aborderai les personnages majeurs. C’est donc très varié. Si je bloque, je passe à autre chose. Pour un roman, j’écris chapitre après chapitre et si je bloque… ça n’avance pas.

Ta vraie life, quand tu n’es pas au boulot

 

29 Ton bureau chez toi, à quoi ressemble-t-il (si tu as une photo) ?

Pas de photo mais c’est un bureau simple aménagé dans le garage avec deux PC, une table toujours en fouillis et des étagères qui débordent de jeux et de dossiers.

30 Tu t’investis dans des trucs précis (projets divers, art, asso…) ?

Non, pas vraiment, j’ai déjà du mal à m’occuper de tout ce que je dois faire. Et puis mes enfants me prennent pas mal de temps…

31 Parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéo, JDR, bouquins (depuis quand, en quoi ça consiste, pourquoi tu aimes…)

Les figurines/statuettes et les livres d’art/portofolios de peintre comme Siudmak, Chris Foss, etc. Pour les figurines, j’ai toujours adoré ça mais comme ce n’est pas donné, je me limite à quelques collections. Pour les livres d’art et les portfolios, j’ai malheureusement dû arrêter par manque de moyens.

Jeux vidéo

32  Joues-tu ou as-tu joué à des jeux vidéo ?

J’y ai beaucoup joué mais par manque de temps, désormais je me limite à deux ou trois jeux par an.

Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 32 tu as répondu «oui» va à la question 33 sinon passe à la 38 (tes réponses peuvent être au passé si tu as arrêté).

33 A quoi joues-tu ? Tu aimes quoi comme types de jeux ?

J’aime un peu tout mais j’ai un petit faible pour les grands jeux d’aventure comme Mass Effect ou Oblivion et les jeux très dynamiques comme Dead Space ou Crysis.

34 Ton premier souvenir de jeux vidéo ?

Un Might and Magic, le 3 je crois, Isles of terra.

35 Ton dernier coup de cœur ?

Dead space et Bioschock 2. Ce sont vraiment deux jeux que j’ai adorés et qui, en plus, sont assez rapides (beaucoup trop pour Dead Space).

36 Atari 2600, Master System ou NES  ?

Il me semble avoir joué sur la NES… pas certain.

37 Les jeux en mode texte, comme NetHack ou autre, tu connais ? Tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Je ne connaissais pas NetHack. Ça a l’air assez sympa. C’est bien entendu des choses auxquelles je pourrais jouer mais il y a tellement d’activités de nos jours qu’il faut faire un choix.

Les bouquins

38 Tu lis ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?

Je dirais modérément. J’ai un rythme de lecture assez lent car j’aime profiter à fond d’un bon livre. J’ai des amis qui sont capables de se taper deux livres par semaine, moi c’est, au mieux, deux par mois.

39 Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sors pas  ?

Je lis de tout mais j’ai une nette préférence pour les univers fantastiques ou pour la science-fiction.

40 SF, MedFan, Bitlit, tu as un préféré ?

Non pas vraiment. Cependant, je n’ai aucune attirance particulière pour la Bitlit (je ne crois pas en avoir jamais lu un).

41 En ce moment tu lis quoi ?

Grâce à l’excellente série télévisée du même nom, j’ai récemment découvert Le trône de fer. J’hésitais à le lire… à tort.

42 Ton livre préféré ?

Je ne peux pas avoir un livre préféré. Il y en a tellement de bons. Je parlerai donc des livres qui m’ont le plus marqué et qui me viennent immédiatement à l’esprit. En vrac : La maison des damnés, Le seigneur des anneaux, Dune, Les misérables, Les travailleurs de la mer, Des fleurs pour Algernon, Demain les chiens, Je suis une légende, 1984, Le disque-monde, etc.

43 Le livre que tu as détesté lire et que pourtant tu as fini ?

Aucun si l’on ne prend pas en compte ceux qu’on nous donne à lire à l’école. Là, il y en a pas mal.

44 Et si tu devais me conseiller un livre (en français) ? Un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir raté ma vie et qui en plus me plaira ?

Je dirais les Misérables… Des fleurs pour Algernon aussi… en fait, toute la liste de la question 42 et d’autres encore. (ndMrJmad : le seul que je n’ai pas lu de ta liste étant les travailleurs de la mer, je vais tenter de le lire :) ).

Jeux de rôles

Si nécessaire, parce que tu ne joues plus, tu peux répondre au passé aux questions suivantes.

45 Tu joues à quel style de jeux ? Plutôt joueur ou MJ ?

Aujourd’hui je me consacre uniquement aux jeux de plateau. Sinon, avant, c’était plutôt en tant que MJ. Je jouais absolument à tout que le système soit simple ou compliqué : post-apo, médiéval, SF, horreur, etc.  Mais ce sont certainement DD, Gamma World, Runequest, Shadowrun, Rift, l’Appel de Chtulhu et Jorune qui m’ont le plus marqué.

46 Pourquoi aimes-tu jouer aux JDR ?

Pour l’aventure et surtout pour le côté convivial de cette activité. J’aime retrouver régulièrement mes amis autour d’une table pour partager un moment d’évasion mais aussi une franche partie de rigolade.

47 Le premier JDR auquel tu as joué  ? Quel âge avais-tu  ?

DD je pense et je devais avoir une quinzaine d’années.

48 Le type de tes personnages  ? Brun ténébreux, femme fatale à forte poitrine, vieux papy chauve ou tout autre  ?

De tout. Je n’ai aucun personnage de prédilection. Par contre, j’ai toujours essayé d’en trouver qui soient originaux, qui soient différents des standards de base.

49 DD4 tu en penses quoi  ?

J’ai les livres mais je n’y ai jamais joué. Je suis assez nostalgique du premier ADD qui reste pour moi, globalement, le meilleur jeu de rôles qui ait été fait. J’ai entendu à la fois beaucoup de mal et beaucoup de bien de DD4 mais je ne le connais pas assez pour avoir un avis. S’il attire de nouveau joueurs, c’est l’essentiel. Si ce n’est pas le cas, il faut passer à autre chose.

50 Ton personnage actuel, qui est-ce   (background, description, faits d’armes, amuse toi ☺) ?

Ben, je n’en ai plus vraiment. Je peux donc uniquement parler de mon vieux sorcier à Runequest que j’ai joué une dizaine d’années et dont je suis particulièrement fier car il n’a pas eu la vie facile dans cet univers où les gens comme lui sont mal vus.

51 Un souvenir de partie qui t’a spécialement marqué  ?

Il y en a tellement qu’il faudrait des pages et des pages pour tous les évoquer. En tant que MJ c’est certainement une partie de Gamma dans le scénario The cleansing war of Garrick Blackhand. Il y a une scène à la Mad Max avec camions et voitures absolument délirante. On y a passé la soirée mais je me suis rarement autant amusé.

52 Est-ce que tu connais http://histoiresderolistes.com  ? Le site, géré par moi-même, qui permet de partager ses histoires de rôlistes  ?

Non mais maintenant je vais pouvoir aller voir ça de plus près.

Question pour me faire mousser

 

53 Est-ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi (que ça soit oui ou non) ?

Ben, je le découvre en fait. Je vais donc de ce pas me mettre à l’éplucher et il est bien évident que je le lirai régulièrement.
Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître…

 

54 Tu es plus Nathan Fillion ou Felicia Day  ? Pourquoi ?

Aucun des deux. Je ne jure que par Sean Bean depuis le Trone de fer. Il était déjà impérial dans le Seigneur des Anneaux mais là il devient…. mémorable.

55 Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie, un nanard, tu choisirais quoi (choisis un de chaque et si possible donne une explication) ?

 

  • Les Misérables pour le livre (le meilleur livre que j’ai lu),
  • Alien pour le film (est-ce nécessaire de l’expliquer ,),
  • Battlestar Galactica pour la bonne série (à moins que ce ne soit le trône de fer… ou bien encore Farscape),
  • la première série Galactica pour la pourrie,
  • Rayon Laser pour le nanard (au fait dans l’interview de Jacques Martel, il s’est trompé sur le titre de son film, ce n’est pas Excalibret mais Dungeonmaster).

56 Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Ça c’est une question particulièrement difficile. Franchement, je n’en sais rien du tout.

57 Ton pire souvenir scolaire ?

L’école ! Jusqu’en première. C’set là que j’ai commencé à rencontrer des professeurs qui ont beaucoup compté pour moi dont une prof de français à qui je dois beaucoup, mademoiselle Richetin.

58 Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Astronaute… j’ai même passé des tests dans un hôpital, militaire pour savoir si c’était envisageable… Les toubibs ont beaucoup rigolé.

59 Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Aux annales du Disque monde de Terry Pratchett. Dans le Père Porcher, il y a une créature qui vole les chaussettes.

60 Tu es plus hamburger ou sushi ?

Ni l’un ni l’autre.

Juste avant la fin, un peu de liberté

61 Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posée ?

Euh… là comme ça je ne vois pas trop.

62 Et donc, la réponse ?

Ben ça dépendrait d’une éventuelle question à laquelle j’aurais pensé mais comme ça n’a pas été le cas il n’y en a pas.

63 Un coup de gueule à passer ?

J’évite les coups de gueule, ça n’avance pas à grand-chose…

64 Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Achetez des livres et jouez.

 

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin)

Mais comment diable voulez-vous que je fasse pour conclure cette interview en seulement dix-sept mots ? (le compte y est non ?)


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