Oct 312011
 

Jéremy a il y a quelques jours a publié un billet parlant de réponses à une offre de stage. Je suis globalement assez d’accord avec lui, mais je voulais rajouter mon petit grain de sel.

Concernant le format tout d’abord. Personnellement, pour ce qui est du CV, je vous dirais de fuir comme la peste le texte brut, le rtf et même le doc :

  • Le texte brut parce que c’est moche et pas lisible pour un CV
  • le rtf et le doc parce que bon, il y a une chance sur deux pour que la mise en page que vous avez passez des heures à faire soit complètement à la ramasse lorsque la personne qui le recevra l’ouvrira.  (et puis en plus le .doc, il y a une chance sur deux que vous laissiez l’historique des modifications accessibles)
  • Donc pour moi il n’y a que le pdf qui soit un choix viable.

Le pdf ou … la lettre papier. Je sais, je dois être un anachronisme vivant ou alors c’est parce que j’aime trop le papier et l’écriture manuscrite. Mais à l’époque où l’on commence à dire qu’un email, c’est pas forcément si écolo que ça (tiens il n’y avait pas une conf paris web la dessus… (pub inside) et où tout passe par un email, je ne suis pas insensible à la démarcation que représente une candidature papier. Et puis, la mesure de la motivation n’est clairement pas la même. Envoyer un email c’est appuyer sur le bouton Envoi. Une lettre papier, elle vous coûte, du temps, de l’argent…

Alors je sais que certains chef d’entreprise partent d’un principe qu’une candidature technique sous format papier ne mérite même pas d’être ouverte. Personnellement je pense que c’est de la connerie. Mais malheureusement, je pense qu’il y a plus de gens qui vont se gausser en disant ‘mais c’est quoi ce mec d’un autre temps, on est plus à la renaissance’ que de gens qui prendront au sérieux votre candidature.

Pour ce qui est de la lettre de motivation, j’ai une préférence pour directement dans le corps du mail. Pourquoi ? Parce que sinon vous allez devoir trouver de quoi remplir votre corps d’email et qu’en plus, vous allez devoir faire une lettre de motivation pdf ou autre, mais dans un fichier et qu’alors va falloir la présenter correctement votre lettre. Et c’est pas forcément trivial.

Ensuite, pour ce qui est du contenu. Je vais vous répéter ce que nous disait notre prof de com en école. ‘votre recruteur il s’en fout que vous vouliez apprendre le python, que vous pensez que sa boite va vous apporter un max et que grâce à lui vous allez devenir meilleur’. Lui il veut savoir ce qu’il a gagné en vous prenant en stage. Si ça va lui être un minimum utile. Écrivez la lettre en conséquence. Qu’est ce que vous allez pouvoir lui apporter ? En quoi vous lui serez utile ? (oui je sais les stages c’est fait pour vous former, pas pour que l’entreprise y gagne quelque chose, bla bla bla, … mais si en plus de vous payer et d’allouer du temps de tuteur à vous former, encadrer, aider,… au final le bilan de votre stage pour elle est nulle voir négatif, ben … voilà quoi).

[Ici, je m’auto met un bémol, il y a des stages que l’on accepte alors que l’on sait que le bilan sera nul, c’est par exemple les stages de troisième. Mais ce n’est que pendant 1 ou 2 semaines et c’est ‘pour la bonne cause’, c’est différent. Au boulot, on a déjà pris deux fois de tels stagiaires et on le refera, parce que là oui c’est rafraîchissant les petits troisièmes (et très rigolo d’avoir les mamans au téléphone qui demandent des stages pour leur enfants)]

Donnez des arguments sur ce que vous allez apporter et surtout justifiez les. Comment ? Servez vous de vos expériences précédentes et montrez en quoi elles vous serviront. Vous n’avez pas d’expériences précédentes, c’est votre premier stage ? Servez vous de vos expériences personnelles alors. Vous passez votre vie devant la TV et en boîte et vous avez aucune expériences personnelles ??? glissez un chèque dans votre lettre de motivation alors parce que là, c’est mal parti. (d’ou l’intérêt de la lettre papier).  Ha et s’il vous plaît, évitez le ‘je vais vous apporter ma curiosité et ma fraîcheur d’esprit…’

De même, et la je rejoins jérémy, les lettre de motivation qui débute par ‘Votre entreprise étant réputée dans son domaine d’activité…’ c’est bon, pour moi c’est direct un gros gros mauvais point. Autant il faut absolument que vous sachiez ce que fait l’entreprise que vous contactez, dans quoi elle bosse, etc, autant des phrases vides de sens comme ça… Ça montre exactement le contraire.

Et puis ce n’est pas dur, il suffit de suivre un minimum l’actualité de la boite. Blog/Twitter/site de la boite, des produits, vous aurez toutes les infos nécessaire. Et je vous le promet finir une lettre de motivation en concluant que vous espérer que le salon qui se passe dans 1 mois et sur laquelle l’entreprise sera exposante se passera bien.. ça vous démarquera tout de suite. Et pas qu’un peu.

Quelques autres choses à ne surtout pas faire en plus de celles déjà listées (et toutes sont réelles, tirées des CV que l’on a reçu au boulot) :

  • Commencer par madame, monsieur quand vous savez a qui vous écrivez (et vous devez savoir). Bonjour Madame Truc, bonjour monsieur Bidule. C’est le minimum.
  • Envoyer un mail avec 50 adresses de destinations, toutes visibles. Là vous me donnez l’impression de vous foutre de moi et vous passez pour un con.
  • Envoyer comme CV un Scan en jpg d’un CV imprimé et/ou d’une lettre de motivation manuscrite
  • Si vous envoyez une lettre manuscrite, l’écrire sur une page quadrillée, surtout si c’est une page de classeur avec les trous à gauche. Le papier a lettre, ça existe !
  • Ne pas personnaliser votre CV. Normalement vous devriez avoir autant de CV que d’offre auxquels vous postulez. Ça peut aller de simplement changer l’intitulé mais vous pouvez aussi changer les expériences que vous mettez en avant en fonction des postes.
  • Penser que parce que vous êtes bon, ça va le faire tout seul. Parce qu’à part si vous êtes un core dev d’un projet réputé, le créateur d’une appli ou d’un site à succès ou autre, les gens qui recevront votre CV + lettre de motiv ne pourront pas le savoir. Et pour avoir droit de prouver votre valeur lors de l’entretien + tests techniques, faut déjà que vous soyez sélectionné pour un entretien.
  • Envoyer un mail vide contenant juste : ‘Lettre de motivation et CV en PJ’
  • Envoyer un mail se limitant à ‘voici mon CV, je cherche un stage, si vous êtes intéressé, répondez moi pour recevoir ma lettre de motivation’.
  • Ne pas relancer par mail ou téléphone. Mais uniquement si vous êtes sur d’avoir vraiment bien fait les choses au niveau du CV et de la lettre de motivation. Si vous m’envoyez un CV pourri avec une lettre moisie et que vous me relancez,  vous risquez de vous faire lister point par point pourquoi votre CV est pourri et votre lettre de la daube. Et je ne serais pas forcément d’une super humeur.
  • Ne pas essayer de faire jouer vos relations. Si vous avez ciblé une boite, que vous voulez y aller et que vous pourriez utiliser votre réseau de connaissance pour faciliter les choses et que vous ne le faite pas.. vous êtes un naïf.

En fait, au final, rechercher un stage, c’est une vraie démarche commerciale. Vous allez, peut-être pour la première fois, essayer de vous vendre, vous déguiser en commercial d’un produit que normalement, vous connaissez bien, vous-même. Et promis, ce n’est pas sale.


flattr this!

Oct 282011
 

Dernière semaine d’octobre, l’hiver arriveeeee (et n’oubliez ps de changer d’heure).

Les liens de la semaine :

 


flattr this!

 Posted by at 13:08
Oct 212011
 

Une nouvelle semaine, un nouveau billet rempli de liens sympas :


flattr this!

 Posted by at 12:28
Oct 142011
 

Après une semaine sans liens du fait de déplacement pro, revoici les liens de la semaine (en publication automatique, vu que je suis à ParisWeb)

les liens :

 

PS : oui je sais que Steve Jobs est mort, mais c’était la semaine dernière et je n’ai pas fait de billet sur les liens de la semaine dernière…

 


flattr this!

 Posted by at 13:10
Oct 122011
 

(NdA : pour la petite histoire, j’ai imaginé cette nouvelle, un été, alors qu’en vacances chez mes beaux parents, je rangeais le panier à linge de ma belle-maman et que je me demandais qui s’occupait de dessiner les petits motifs sur ledit panier).

 

Georges avait 41 ans. Il pensait être quelqu’un d’important. Chaque soir, lorsqu’il rentrait chez lui, après qu’il se soit lavé les mains et les oreilles, sa mère le lui répétait. Pendant tout le repas, et jusqu’à ce qu’ils aillent se coucher après avoir passé leur soirée devant la télévision, elle ne cessait de lui dire combien il était spécial, doué, talentueux. Georges en était lui-même convaincu. D’ailleurs, il avait fait les Beaux-Arts et si il n’avait jamais été remarqué, si ses oeuvres n’avaient pas eu de succès, il savait que c’était simplement parce que les grands artistes ne sont jamais reconnus de leur vivant.

En fait, Georges était un raté. S’il avait fait les Beaux-Arts, ce n’était pas parce qu’il avait du talent, mais bien grâce aux relations de sa mère. Elle avait même réussi tant bien que mal, à force de pressions et de menaces, à ce qu’il ne soit pas renvoyé avant la fin. Après une longue période de déconvenues et de déceptions toutes plus humiliantes les unes que les autres, Georges, grâce à un ami de sa mère, avait fini par trouver du travail dans une grande fabrique de paniers en plastique.

Son entreprise fabriquait toutes sortes de paniers, des paniers à linge, des petits, des grands, des paniers en forme de tube, de cube ou d’étoile. Et Georges avait la difficile tâche de dessiner les différents motifs qui seraient imprimés, troués ou gravés sur les paniers. Peu à peu, années après années, il avait finit par se convaincre qu’il était l’un des piliers de son entreprise. Il avait constamment peur de perdre l’inspiration. Georges se figurait en effet que sans lui et son talent, la fabrique de panier dans laquelle il travaillait, son entreprise comme il l’appelait serait vouée à la faillite. De même, pour ne pas risquer d’oublier une idée géniale, il ne se déplaçait jamais sans un petit calepin sur lequel il dessinait ses esquisses de motifs. Ayant conscience de sa valeur, il ne parlait plus aux autres employés, les considérant comme de simples outils jetables suivants les volontés du marché. Bien entendu son attitude hautaine en avait fait la cible de tous les quolibets. Pour Georges, les sarcasmes de ses collègues était la preuve parfaite de leur jalousie et donc de son talent. Mais cela ne l’empêchait pas de se lamenter à ce sujet auprès de sa mère. Comme il aurait aimé, disait-il souvent, que les gens moins doués que lui sachent rester à leur place, qu’ils se contentent de leur petitesse et l’admirent pour son talent.  Mais, soupirait-il, tandis que sa mère l’aidait aux mots croisés, les gens peu gâtés par la nature sont ainsi qu’ils n’éprouvent que colère et jalousie.

Georges était tellement certain d’être la force vive de son entreprise qu’il suivait les ventes de chacun des nouveaux produits et cela quotidiennement. Lorsqu’un des nouveaux types de paniers mis sur le marché se vendait mal, il le prenait comme un affront personnel, comme un déni de son talent. Lorsque  le modèle grand format de panier à linge rectangulaire sur lequel il avait dessiné des farandoles de petits cochons et de lièvres avait fait un monumental flop, Georges avait bien failli ne jamais s’en remettre.

Pourtant, malgré toute la satisfaction que lui apportaient l’importance de sa position sociale et sa vie parfaitement réussie, il n’était pas tout à fait heureux. Il rêvait en effet de partir en croisière avec sa mère, une longue croisière à la conquête des îles tropicales. Il économisait donc, petit à petit, afin de s’offrir son rêve.

Finalement, Georges eut assez d’argent. Consciencieusement, il prépara ses bagages et ceux de sa mère. Comme il était prévoyant et qu’il ne voulait pas risquer que l’une de ses géniales idées soit perdue en cas de naufrage, il avait acheté un petit scanner et un transmetteur par satellite. Ainsi, il pourrait envoyer à son bureau chacun de ses croquis et même s’il arrivait malheur au bateau, il continuerait, pour un temps, à soutenir les ventes de son entreprise.

Un matin, alors que la croisière touchait à sa fin et que Georges admirait son tout nouveau bronzage rouge brûlé, il eut une idée géniale, une véritable illumination. Pris de tremblements sous la beauté de son inspiration, il pris son calepin et dessina une frise de losanges, chacun des losanges étant constitué de petites spirales. Dès qu’il eut finit son croquis, il se précipita dans sa cabine et le scanna. Au moment d’envoyer le croquis numérisé, il fut pris d’un accès de paranoïa et décida d’utiliser les fonctionnalités de cryptage de son transmetteur. Celui-ci mis ce qui sembla une éternité à Georges pour crypter et envoyer le fichier à son bureau. Enfin, il émit une courte série de bips aigus, indiquant que l’envoi était fini. Georges s’autorisa alors à soupirer de soulagement. Plus que jamais, il avait la sensation qu’il était important et que ses actes auraient d’immenses conséquences. Et, malheureusement, pour la première fois, Georges avait raison.

Peu après l’envoi de Georges, sur la face cachée de la Lune.

Zggrtsu, le chargé des communications de la base avancée ZgrutStio dans ce système solaire courait de toutes ses 22 pattes le long des coursives pour aller prévenir le commandant.

Les ZgrutStio; cette race technologiquement très avancée était présente dans la majeure partie de la galaxie. Pourtant, ce n’était pas une race portée sur la recherche théorique et la science. Non, c’était plutôt des pirates, des pilleurs. Ils recherchaient avec avidité de jeunes civilisations pleine de vie. Une fois qu’ils en avaient trouvée une, ils attendaient, l’espionnant, jusqu’à ce qu’elle devienne mûre. Alors ils attaquaient, volant tout ce qu’ils pouvaient voler, réduisant les élites en esclavage, détruisant tout le reste. Cette fois-ci, les ZgrutStio s’estimaient plus que chanceux. La civilisation qu’ils surveillaient, bien que très jeune, était très prometteuse. Les ZgrutStio espéraient que les secrets qu’ils allaient pouvoir voler leur donneraient un avantage important contre les Dracvis. Les ZgrutStio étaient en effet en guerre contre les Dracvis et cette guerre ensanglantait la Galaxie depuis des milliers d’années. Les deux races avaient juré qu’elles se détruiraient l’une l’autre.

Mais revenons à Zggrtsu.

Ses longues tentacules dorsaux brillaient de l’écarlate le plus pur, signe de la terreur qui lui glaçait le sang. Il déboula dans la salle de réunion du conseil de la base alors que celui-ci était réuni au grand complet pour discuter des prochains objectifs à remplir. Les tentacules dorsaux du commandant en chef en devinrent vert de colère. Il ne retint d’ailleurs qu’avec d’immenses efforts le jet d’acide concentré qu’il aurait pu cracher sur le jeune Zggrtsu.

“Comment osez-vous déranger ainsi le conseil ? Vous voulez être déclassé et finir en nourriture pour larve ? Expliquez vous officier ?”.

Zggrtsu, tremblant, tenta de reprendre un peu d’aplomb “J’ai capté une transmission Dracvis de niveau 20, Monsieur”.

Les tentacules dorseaux du commandant s’agitèrent de surprise.

“D’où provenait cette transmission ? Et que disait-elle ?”

“Elle provient de la planète que nous surveillons, Monsieur. Il semblerait que les habitants de celle-ci soit sous la protection des Dracvis”.

Les membres du conseil déglutirent de surprise, tandis que les dos se teintaient de violine, couleur de la stupeur puis passèrent rapidement au bleu haineux.

Zggrtsu continua, espérant que les hauts gradés qui l’entouraient ne déchargeraient pas leur haine sur lui.
“Le message est explicite, ils disent qu’ils savent que nous les espionnons, qu’eux-mêmes nous surveillent et qu’en écoutant nos transmissions, ils ont pu découvrir les coordonnées de notre planète mère.”

Zggrtsu, se laissa enfin aller à la panique, ses tentacules parcourant toutes les nuances de l’arc en ciel. “Comment ont-ils pu découvrir cela ? Si les Dracvis venaient à avoir cette information qu’adviendrait-il de nous ?”.

Le commandant en chef, sans répondre à Zggrtsu, appuya sur certains des boutons de la console qui se trouvait devant lui. Une grande image holographique apparu alors, au centre un ZgrutStio surpris salua.

“Salutation mon commandant, que puis-je pour vous ?”.

Le commandant rendit le salut puis donna ses ordres.

“Officier, je veux que vous armiez immédiatement tous les vaisseaux chasseurs avec les petits destructeurs et que vous attaquiez, j’ordonne la destruction immédiate de la planète bleue”.

Et tandis que des dizaines de petits vaisseaux chasseurs décollaient de la base ZgrutStio leurs soutes chargées de mort, Georges lui, montrait la frise à sa mère, lui assurant que ce motif là transformerait le monde.


flattr this!

 Posted by at 18:18
Oct 072011
 

J’ai connu Neil Thomas sur Twitter, il y a pas mal de temps maintenant. Ayant eu envie d’interviewer plusieurs auteurs, je lui ai donc proposé il y a de cela de longs longs mois… De péripéties en péripéties, l’interview n’est publiée que maintenant, mais bon, les mad interviews ça passe après la gestion de la vie ‘réelle’ :) Et puis comme cela, Neil peut se vanter d’avoir été celui qui a mis le plus de temps pour répondre,  depuis la création des mad interviews. (Le plus rapide restant Philippe Méda avec moins de 8h pour répondre …)

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Romancier. Gémeaux. Aime le chocolat et les cookies. Sinon, j’écris, je lis.

Ta cyber life

2 — Tiens-tu des blogs ?

Ouep, le Neil’s blog

3 — si oui, lesquels (les urls sont acceptées) et de quoi parlent-ils ?

http://neilt44.wordpress.com Ca raconte un peu ma vie, mes aléas en tant qu’ateur, mes coups de coeur et mes coups de gueule, ce qui construit mon univers livresque, et façonne mon imaginaire… tout ce que j’appelle le “monde scriboïque” !

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

Non, c’est mon 1e blog !

5– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Les deux mon capitaine :
Twitter : https://twitter.com/neilt44
Facebook : http://www.facebook.com/pages/Neil-Thomas/54160938040
Toujours pareil, un peu de moi pour ceux que cela intéressent. Pour Facebook, c’est assez axé sur ma vie d’auteur et une façon de partager avec le plus grand nombre et surtout de pouvoir discuter avec mes (possibles( lecteurs et lectrices of course !
Pour Twitter, c’est idem mais en plus, il y a mes coups de cœur en direct, certains coups de gueule, des articles qui me frappent ou qui peuvent nourrir mon univers… et puis ce côté quasi instantané me donne l’impression d’être au plus près de ceux qui me lisent. Et j’aime !

6– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je me suis rendu compte il y a peu que j’y attachais pas mal d’importance et puis j’ai commencé un « sevrage » pour me rendre compte que c’est super chronophage… Et puis, lire la vie des autres et tout, ce n’est pas si important après tout, même si je m’en inspire par la suite parfois… le truc, c’est au niveau de l’actualité et comme je suis un grand curieux d’un tas de choses, j’ai développé un cerveau multi-tâches et je fouille partout.

7– Sur le net on peut te trouver où ?

Site : www.neilthomas.fr
Twitter : https://twitter.com/neilt44
Facebook : http://www.facebook.com/pages/Neil-Thomas/54160938040
Blog : http://neilt44.wordpress.com

Le boulot

8– Écrire c’est ton unique boulot ou tu as un autre boulot à coté ?

J’ai un autre boulot.

Branchement dont tu es le héros si tu as répondu ‘j’ai un autre boulot à coté’ à la question 8 va en question 9 , sinon 12

9– Quel est donc ton autre boulot ?

Je bosse toujours dans le milieu du bouquin car suis lecteur/correcteur dans une petite maison d’édition. Je fais aussi des interventions en milieu scolaire.

10–Comment partages-tu ton temps entre tes deux boulots ?

Je suis quelqu’un de très organisé, j’ai presque un planning hebdo comme les collégiens/lycéens peuvent avoir.

11– Tu penses qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio, de gagner sa vie avec sa plume ?

Non, aucunement. Il faut être vu, entendu et lu. Ou alors avoir un immense réseau, des amis par milliers, etc.

11bis– est ce que tes deux métiers se nourrissent l’un de l’autre ? si oui comment ?

Oui, ils se nourrissent l’un l’autre, je vois les erreurs des autres (plus facile que de voir les miennes), mon expérience d’auteur me permet de « comprendre » l’auteur qui envoie son manuscrit, je suis peut-être plus indulgent.

12– Tu penses qu’il est possible aujourd’hui pour un auteur qu’on n’invite pas à la TV ou à la radio, de gagner sa vie avec sa plume ou alors ça lui sert juste à se payer un resto ?

 

Pareil mais un resto, c’est jouable ! ^^

L’écriture

13– Quand as tu eu envie d’écrire ? Quand as tu commencé ‘pour de vrai’ ?

Je ne sais pas trop quand j’ai eu envie mais je sais que j’écrivais déjà de la poésie vers 13/14 ans. Après les histoires que je voulais raconter sont devenues plus importantes et le roman est arrivé vers mes 27 ans. Réellement, mon premier bouquin publié était en 2002.

13bis Mais au fait, pourquoi écris tu ?

Je suis quelqu’un qui a besoin de comprendre, de se comprendre, de piger le monde dans lequel je vis. J’ai aussi ce besoin de me parfaire, j’y peux rien alors j’écris pour faire vivre des expériences à des personnages, des trucs que je ne pourrais pas essayé ou vivre. Ou que j’aurais aimé vivre. J’écris pour être lu aussi, évidemment, pour partager ce que j’ai au fond de moi.

13ter– Comment écris tu ? tu as un cérémonial précis, lieu, horaire, ou autre ?

Pour ma poésie, j’ai des petits carnets et je note des idées, des phrases à n’importe quel moment de la journée. Une fois que j’ai ce que je veux, je m’installe devant une feuille de papier ou devant mon PC et c’est parti. Pour le roman, c’est plus construit car c’ets beaucoup plus long et ça s’étale sur des mois. J’écris soit le matin, soit le soir, toujours dvt mon PC, à mon bureau.

14– il y a des auteurs qui t’ont influencé ? qui ont ‘modelé’ ce que tu écris ? lesquels et quels écrits plus spécifiquement ?

Oh purée, des auteurs, il y en a et je vais oublier à tous te les citer mais disons que Rimbaud, Baudelaire, Rilke, Hermann Hesse, Kerouac, St Exupéry, Coelho m’ont bien aidé…

14bis– Et puis qu’écris tu ? tu as des univers précis que tu développe peu à peu ou alors c’est à chaque texte un monde différent ? raconte nous

En poésie, je prends un thème précis et je déroule le fil….
En roman, je suis toujours versé  vers le roman dit « initiatique » mais je me penche de plus en plus vers le fantastique.

15– Les DRM tu en penses quoi ?

Je suis en pleine réflexion là, Internet depuis un ou deux ans s’est accéléré, l’explosion des réseaux sociaux a modifié notre façon de naviguer sur le Net et de plus en plus de contenu devient accessible, la démocratisation de tout un système…

16– Le numérique adapté aux bouquins, tu en penses quoi ?

Même chose, j’y réfléchis très sérieusement. Je pense tout de même que c’est une bonne chose, le droit à chacun de pouvoir lire, quel que soit le support auquel il est habitué. Les futures générations pianotent très tôt, dès le primaire et au collège aussi pour travailler.

17– Les licences libres, pourrais tu imaginer publier des choses sous une licence libre comme la licence art libre : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre , que ce soit oui ou non pourquoi une telle réponse ?

Comme je l’ai dit, je ne sais pas encore me positionner, enfin de là à franchir le pas. Mais je sais que très vite, il va falloir faire un choix, allier le numérique au livre papier, d’une façon ou d’une autre.

Branchement dont tu es le héros, si tu as répondu que tu ne pensais pas un jour publier en licence libre va en question 18 sinon en question 19

18– Est ce que tu as répondu non à la question 17 parce qu’il est difficile de transposer les business existant au niveau du logiciel libre dans le domaine de l’art libre ?

C’est une nouvelle façon de penser le monde et l’organisation de celui-ci, y compris pour la notion du travail. L’art qui se fait payer n’est pas tout à fait de l’art, non ?

19– Revenons en à l’écriture, comment te viennent les idées ?

J’ai mes carnets, j’ai des notes ça et là, j’ai des post-its un peu partout et j’ai une bonne mémoire, visuelle surtout. Alors je retiens et j’enregistre quelque part dans ma citrouille. Et puis, il y a les journaux, Internet, mes mais, ma famille, les inconnus que je peux passer des heures à observer…

20– si tu avais un ou deux conseils à donner aux jeunes auteurs pas encore publiés qui vont lire tes mots, tu leur dirais quoi ?

Ecrire, écrire, et écrire. Et lire, beaucoup lire. Pour savoir écrire, il faut savoir lire et pour avoir lire, il faut savoir écrire. Il faut également savoir être humble, tenace, plein d’abnégation, courageux, résistant, persévérant, travailleur, curieux.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu ‘va plutôt chercher un vrai boulot’ à la question 20 va en 20bis sinon va en 21

20bis– bon et à par ce conseil là, tu as pas un autre vrai conseil pour ceux qui voudraient écrire et finir par se faire publier ?

En fait, je crois que je viens d’en dire pas mal juste avant.

21– est ce que ce fut difficile de trouver un éditeur (enfin pour toi plusieurs) ? comment as tu fait ?

Eh bien, tu vois, la question se pose à nouveau : je cherche depuis presque 2 ans un éditeur pour un roman fantastique alors tu devines ma réponse.

21bis– Ca se passe comment d’ailleurs les relations avec un éditeur ? Est ce qu’il a un droit de regard sur le texte ? si oui, jusqu’à quel point ? Et  comment on gère en temps qu’auteur, d’avoir des gens qui demandent de modifier son texte ?

Leur choix est surtout dicté par le côté commercial, mercantile de la chose. Il faut donc sortir un texte de son côté « sentimental » et « subjectif » pour pouvoir prétendre le présenter au plus grand nombre.

22– l’autoédition tu en penses quoi ?

Je suis pour, notamment en poésie. En tout cas, c’est toujours mieux et préférable à l’édition à compte d’auteur !

23– Tu écris de la poésie, en quoi c’est différent l’écriture poétique de l’écriture de roman ? d’ailleurs est ce que c’est différent ?

Je crois l’avoir dit plus haut : en poésie, il faut être succinct, avoir un esprit de synthèse, saisir le moment, le capturer et chez moi, cela se fait par des prises de notes dans mes calepins surtout. Le roman, je le construis comme un scénario de cinéma, séquence par séquence. Et puis, il y a les personnages à créer, les univers, les « décors », le rythme à trouver et à maintenir… bref, un vrai boulot de cinéaste je m’en rends compte.

24 –Tu écris aussi des chansons, si je ne me trompe pas, là aussi est ce que c’est une démarche différente ? comment tu procèdes ?

Eh oui, j’écris quelques textes de chansons, je vois que tu es bien renseigné ! C’est une démarche très proche de la poésie pour moi et comme j’écris généralement la poésie avec un fond musical, la chanson n’est pas très loin derrière.

Les bouquins

25– Tu lis ? un peu , beaucoup , passionnément, à la folie ?

 

Jusqu’à la fac, je lisais très peu, très très peu et puis j’ai découvert Jules Verne, Kerouac, Hermann Hesse, Bernard Werber et Coelho et là, je ne me suis jamais arrêté. Un livre en remplace toujours un autre, en cache toujours un autre. J’ai une petite pile pour mes bouquins à lire.

26– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sorts pas ?

Tout dépend. Parfois, un livre m’en amène à un autre d’un genre différent. Comme je lis la bio des auteurs que je lis et leur influence, je puise parfois dans les leurs. Hélas (ou pas) pour moi, je lis très peu d’auteurs français et encore moins des livres contemporains, je veux dire de ces 10 dernières années.

27– SF, MedFan, Bitlit, tu as un préféré ?

SF pour le moment.

28– En ce moment tu lis quoi ?

« Le dernier vampire » de Claude Lafargue et ensuite, c’est un recueil de nouvelle fantastiques du XIXe siècle.

29— Ton ( ou tes, si tu n’en listes pas 34) livre préféré ? ton auteur préféré ?

Justement, ma liste s’agrandit à chaque livre……………………….

30– ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Pas un en particulier ces temps-ci.

31– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

Il y en a eu mais je ne me rappelle plus trop les titres, bizarre non ?! le truc, c’est que j’ai toujours envie d’y croire, que ça peut s’améliorer alors je vais jusqu’au bout du bouquin. Et puis en tant qu’auteur, je pense parfois à celui qu a écrit ces lignes que j’ai du mal à lire, à toutes ces heures, à cette foi qu’il avait quand il accouché de ses mots.

32– Et si tu devais me conseiller un livre ? en français ? un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie ? et qui en plus me plaira ?

« Jonathan Levingston Le Goëland » de Richard Bach, « Vol de nuit » ou « Terre des Hommes » de St Ex., « L’attrape-cœur » de Salinger, « L’Alchimiste » de Coelho, et tant d’autres… impossible de m’en tenir à un seul !

 

Ta vraie life

33– Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

34– tu es roliste ?

Non

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 34 passe à la 35 sinon à la 36

35– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?
36– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?
Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 36 tu as répondu, entre autre jeux vidéo (ou que tu y as pensé) va à la question 37 sinon va à la question 40

37– tu joues à quoi comme style de jeux, plutôt PC ou consoles ?

Je suis devenu un adepte de la Wii…. Suis pas trop jeux sur PC.

38– ton premier souvenir de jeux vidéos ?

C’était…

39– Actuellement tu joues à quels jeux ?

Là, aucun, plus le temps actuellement.

40– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Non, pas grand-chose, je suis en stand-by. Mais je suis ouvert à toute proposition artistique évidemment !

41– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

 

Difficile de te répondre sur un seul événement, j’y arrive pas.

Question pour me faire mousser

42– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Non, hélas, je ne connaissais pas avant de te connaître.

 

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître

43– Tu es plus Jim Parsons ou Steve Carrel ? pourquoi ?

Steve Carrel…….. l’humour ! Regarde « The Office » !

44– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

45– Ton pire souvenir scolaire ?

Mon année de 4e au collège.

46– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Euh…………………………

47– Tu es plus couscous ou tartiflette ?

Tartiflette

Juste avant la fin, un peu de liberté

48– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

« Non mais à part auteur, c’est quoi votre vrai métier ? » (question qui revient hélas souvent)

49– Et donc, la réponse ?

Eh bien, je suis auteur… tout court.

50– Un coup de gueule à passer ?

Non aucun, enfin si j’en aurais mais ils sont nombreux… disons qu’il serait sympa  de combattre la bêtise, la connerie, l’ignorance et que l’on comprenne qu’on peut penser par nous-mêmes (ça fait même pas mal en plus !) et qu’on a droit d’avoir des rêves et des désirs, et qu’il faut concentrer toutes ses forces pour avoir ce que l’on veut.

51– Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Pas vraiment un sujet précis mais j’invite tout lecteur à me contacter via mes sites et réseaux sociaux pour taper la discute, pour partager mon univers, etc.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Très sympa ton interview mais j’avoue que j’étais un peu essoufflé sur la fin. Merci.


flattr this!

 Posted by at 16:49