Nov 272010
 

Ceux qui utilisent pidgin comme client de messagerie instantanée ont peut-être du des soucis avec un certain certificat omega (omega.contacts.msn.com pour être exact), lorsqu’ils ont voulu se connecter sur MSN.

Soucis qui empêchait la connexion.

Ce soucis a été réglé avec la version 2.7.7 de pidgin. Problème, elle n’est pas dans les repos ubuntu. (pour ceux qui sont sous Ubuntu).

Si vous voulez absolument installer pidgin en utilisant un repo, (vous pouvez l’installer directement en le téléchargeant sur le site de pidgin) vous pouvez utiliser gedep.

Pour ceux qui ne connaissent pas Getdeb, c’est un site permettant d’installer des versions super top blinding edge de logiciels.

Pour utiliser GetDeb, il existe deux façons :

  1. La facile vous installer un paquet deb qui va lui même vous permettre de rajouter les repository dans votre système de gestion de paquet. (le deb en question se trouve ICI)
  2. La plus compliquée, vous faites un joli :

deb http://archive.getdeb.net/ubuntu NOM_DE_VOTRE_UBUNTU-getdeb apps

suivi d’un joli :

wget -O- http://archive.getdeb.net/getdeb-archive.key | sudo apt-key add –

Ensuite un petit coup d’update des dépôts et vous pourrez installer le nouveau pidgin.

Et plus de problème d’alpha ou d’omega …


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Nov 262010
 

Aujourd’hui une interview un peu plus ‘geek’ que les précédentes, à savoir, @Karo, la taulière de Miss Geekette.net. @karo, je l’ai croisé, si je me souviens bien, sur twitter, lorsqu’ayant créer mon compte twitter, j’ai fait une recherche de gens proche pour trouver mes premiers gens à suivre. (oui j’ai les méthodes que je veux, pour trouver des gens à suivre, la proximité géographique en est une comme une autre). Je dois bien avouer que le fait de voir un nom de domaine avec miss et geekette dedans, au vu du galvaudage qui entoure l’utilisation du mot geekette, m’a presque refroidi. Mais au final, non. Et j’ai bien fait. Et bon, je pense qu’après avoir fini de lire son interview, vous serez du même avis que moi, la miss, elle ne l’a pas volé son qualificatif de geekette :)

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

En 3 phrases ? Ah bah ça en fait déjà une ! Et merde … 3 phrases.

Ta cyber life

2 — Tu tiens MissGeekette.net, pourquoi l’avoir lancé (et quand?), de quoi y parles tu ?

MG.net a “ouvert” en 2008, en mai, si je me souviens bien. Au départ j’avais envie de publier des news sur des gadgets sympas pour filles que je trouvais lors de mes loooooongues périodes de surfs. Car il faut savoir qu’à l’époque et encore maintenant, je n’utilisais pas de flux RSS. Je surf donc à l’ancienne, ça prend du temps et je découvre (et oublis aussi tôt) des tas de sites avec des tas de trucs inutiles et donc forcement indispensables.
Aujourd’hui et depuis maintenant pas mal de temps, la “ligne éditoriale” a complétement changé: je parle de ce que je veux, quand je veux, comme je veux.
MissGeekette.net est devenu au final ce que je souhaitais faire avec chninkel.net (tu n’imagines pas le nombre de noms de domaines que je possède …), 10 ans plus tôt. Si à l’époque les choses s’étaient passées un peu différemment, qui sait où j’en serais aujourd’hui …

2bis– tu tiens d’autres blog ? si oui ils parlent de quoi ? (ne dis pas non, je sais que oui :) )

J’ai un autre blog plus perso, karo.chninkel.net.

3– Comment as tu choisi le nom de ton blog ? et pourquoi ce nom là ?

Ce fut le fruit d’une longue réflexion. Environ 10 minutes et quelques whois après, missgeekette.net fut acheté. J’ai tenté au départ de trouver un truc sympa avec geek et girly, mais rien de bien intéressant. Et vu ce qui est sorti ensuite (les blogs “girly” …) je remercie cet éclair de lucidité qui m’a permis d’oublier cette idée. Bon, je n’ai pas eu le même éclair de lucidité avec Geekette. Parce que bon, il faut être honnête: Geekette ça fait un peu débile . Ca rime avec kekette ou caouette, tu vois le truc … Bref, missgeekette.net ça sonnait pas trop mal, c’était libre … tu connais la suite. Et en plus ça laisse croire qu’il va y avoir une élection de Miss.

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

Comme je l’ai expliqué, en 2002, oui c’était la préhistoire, j’ai tenté de créer un Webzine (le mot blog n’était pas encore sur toutes les pointes de doigts) mais ce fut un échec malheureusement. C’est là qu’on comprend qu’il est difficile de motiver tout un groupe quand on part de rien. C’est pourquoi je m’occupe en grande partie toute seule de MG.net, c’est beaucoup plus simple (même si parfois cela laisse le site pendant de longues périodes sans activité).

5– Plutôt twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Je twitte un peu, sans plus, pas comme certains acharnés (mais où trouvent-il tout ce temps ?!) et je suis sur Facebook mais sans grande conviction. Je suis assez peu web social, c’est mon côté Geek qui s’exprime en ayant une faible fibre sociale.

6– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Oui. Mais c’est assez difficile de trouver une anecdote …

Le problème avec le “Net” c’est qu’on y trouve tout est n’importe quoi. Souvent n’importe quoi. Alors, à cause (ou grâce) aux expériences passées, je prends tout avec du recule et j’en arrive même à plus trop m’étonner.

7– Sur le net on peut te trouver où ?

Sur Twitter (@karo), parfois, quand j’ai la fibre sociale, ou pour fanfaronner après une victoire de l’OM. Sinon, sur mes deux blogs …

Le boulot

8– Maintenant que tu as ton diplôme d’architecte, tu vas chercher du taff ou continuer les études ? pourquoi ?

L’année 2010 a été difficile sur le plan personnel. J’ai réussi à présenter et à avoir mon diplôme avec les félicitations du jury malgré tout. Il est possible que je continue mes études mais rien n’est sur. Je ferais mon choix en janvier. Toutefois poursuivre encore mes études dans le domaine de l’architecture me motive moyennement. Je me laisse jusqu’à Janvier pour faire le point, je ne suis pas pressée.

9– Tu aimerais bosser où ?

Chez Google. Donc rien à voir avec l’architecture.

10– Être un architecte pour moi c’est soit dessiner des maisons moches pour super cher, soit dessiner des immeubles moches pour super cher, je me trompe ?

Oui. Il ne s’agit pas que de dessiner des maisons ou des immeubles. Comme dans tout métier, il y a différentes “branches”, le dessin, c’est les larbins qui s’en occupent.

L’architecture est un art. Les immeubles remarquables ne sont pas moches mais ce sont des concepts qui s’apprécient quand on s’y intéresse et qu’on les comprend. C’est un peu comme l ‘art abstrait. Tant qu’on t’a pas expliqué, tu ne comprends pas.

Faire un HLM ou un lotissement de pavillons, ce n’est pas de l’architecture mais de la production. C’est comme les concepts cars de Renault et la production en série de la Clio. C’est moche, mais c’est pratique, moins cher et ça se vend bien.

11–  Ça t’es venu comment de vouloir devenir architecte, comment l’envie arrive ?

Par une mauvaise orientation grâce au magnifique système éducatif Français qui a su bien m’orienter dans mes choix lorsque j’étais au lycée. Après c’est de l’enlisement et de l’entêtement. Ça reste cependant un des plus beaux métiers.

Ta vraie life, quand tu es pas au boulot

12 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

C’est mon nid de Geek avec des bidouilles et des “trucs” qui trainent partout. 2 écrans, 3 portables. Et une cave remplie de pièces détachées “au cas où” (j’ai des lecteurs de disquettes, même des 5″1/4, des cartes ISA, des cartes son 16 bits SB compatible …) et des câbles, des câbles et encore des câbles, on ne sait jamais ce qui peut arriver !

13– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Non. Mes nons projets personnels m’occupent déjà beaucoup.

Geeker, ça prend du temps.

14– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Joker.

15– tu es roliste ?

Non.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 15 passe à la 16 sinon passe à la 17

16– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?

17– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Si j’en parle je vais passer encore plus pour une cinglée. Mais dans les moins “flippant”:

– Les BD
– Les BJD
– Les figurines (une fortune …)
– Le tuning, je suis une Jackie, le dimanche j’ai rdv avec mes potes sur un parking “Norauto”
– les zombies
– Les mini motos
– les boites
– la musique
– les robots

Bon, je blaguais pour le tuning, mais pas pour les mini motos, que je “tune”, bien évidement.

18– parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéos / jeux de rôle . (depuis quand, ça consiste en quoi, pourquoi tu aimes .. )

Je vais parler plus précisément des BJD car je crois que peu connaissent.

Les BJD ou Ball Joined Dolls pourrait se traduire par « poupée aux articulations sphériques ». Il s’agit de poupées articulées en résine aux finitions très élaborées, qui ne sont pas destinées aux enfants mais aux collectionneurs. Elles ont la particularité de pouvoir être personnalisées au goût de leurs propriétaires car leurs têtes, yeux, cheveux, mains… peuvent être vendus séparément. Leurs tailles, aspect, disponibilités, etc, sont variables.

Les BJD sont rares et chères. Il n’existe aucun distributeur, aucune boutique de BJD en France et très peu en Europe. Tout ou presque doit être commandé sur des sites spécialisés.

Les BJD sont des objets d’art qu’on prend en photo, qu’on customise à souhait, et font l’objet de beaucoup de créativité de la part de leurs propriétaires. De plus ce sont des objets dont la valeur peut augmenter suivant la rareté et les customisations apportées.

En résumé, ce sont des poupées pour les grands, qui coûtent très chères et qui sont très rares (elles sont faites pour la plupart à la main et en série limité !).

Les bouquins

19– Tu lis ? un peu , beaucoup , passionnément, à la folie ?

Ça dépend des moment. En ce moment c’est peu.

20– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sorts pas  ?

J’apprécie plus particulièrement les livres de SF et les thrillers.

21– SF, MedFan, Bitlit, c’est du chinois ou tu connais ? tu aimes ?

La SF oui, je suis une grande fan d’Asimov.

Le MedFan moyennement, voire, pas du tout en fait …

Billit ? Bilit Jean ?

22– En ce moment tu lis quoi ?

Spin, Robert Charles Wilson.

Et je n’ai pas encore terminé le dernier Bogdanov … je ne suis pas sure d’arriver au bout.

(nd Jmad, je l’ai pas encore lu Spin … il est bien ? )

23— Ton livre préféré ?

Le cycle des robots d’Asimov (je précise pour les incultes … ils sont plus nombreux que ce que l’on croit).

24– ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Des Walking Dead.  J’adore les Zombies. Ca m’endort.

25– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

Twilight. Histoire à l’eau de rose sans aucune action avec des vampires Barbie et Ken. Je me suis entêtée a lire les bouquins en me disant que l’action allait arriver, mais en fait, non.

Jeux vidéos

26– Tu as un style de jeux préféré, si oui lequel est-ce ?

Les points&clics. Style de jeu qui a presque totalement disparu. C’est le moment de nostalgie en pensant à toutes les productions Lucas Arts …

Sinon, je suis très FPS.

27– Tu joues souvent ? avec des potes/famille ou seul ? sur PC ou sur console ?

J’ai beaucoup de mal avec les jeux “solo”. Les productions de ces dernières années étant plutôt médiocres (sauf quelques rares exceptions …) alors je joue online. Souvent, tout dépend des périodes. Je me lasse vite d’un titre, pour y revenir quelques temps après … après m’être laissé d’un autre, etc …

La console ? Mouais, non, pas plus que ça, les titres étant presque tous … nases.

28– ton premier souvenir de jeux vidéos ?

Pong. Oui, je suis une ancêtre.

29– Actuellement tu joues à quels jeux ?

En ce moment je suis dans ma période où je ne joue pas, plus trop envie et moins de temps.

28– Ton jeu vidéo préféré et celui que tu as le plus détesté ?

Alors là … C’est quoi cette question ? On ne peut aimer qu’un seul jeu tellement il y a de perles ! Et les styles différents font qu’on ne pourra jamais comparer un Lucas Arts type Day of the Tentacles avec un Duke Nukem 3D. Deux titres, parmi des dizaines qui m’ont laissé d’énormes souvenir.

29– Tu pratiques un peu les MMORPG ? , si oui  lesquels actuellement ?

Oui, mais actuellement aucun. Je fais une cure de désintox en attendant GW2 et SWOTOR. Deux titres qui devraient être normalement de bons jeux. Il y a aussi D3 qui pourra sans doute se mettre dans la catégorie MEUPORG/H&S.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question précédente  passe à la  30 sinon à la 33

30– Tu as joué à quoi comme MMORPG ?

GW, que je classerais dans cette catégorie même si c’est un CORPG.

AoC, très bon souvenir, dommage qu’il ne soit pas sorti finalisé.

Le reste est anecdotique, soit par la piètre qualité soit parce que ce ne sont pas de bons souvenirs.

31– Lesquels t’ont laissé les meilleurs souvenirs, pourquoi ?

AoC. Le système de combat a été une grosse claque. Là où tout les MEUPORG sont lents et répétitifs à mourir, AoC a apporté une dynamique incroyable dans les combats rendant chaque fatality jouissive à souhait.

(nd Jmad : je suis bien d’accord pour AoC, j’avais adoré y jouer mais les multiples bugs / plantage / problèmes ont finis par me faire fuir, malgré ma version collector … )

32– Tu peux nous donner deux trucs qui t’énervent prodigieusement dans les MMORPG actuels ?

Le système de combat ULTRA chiant: 1, 2, 3. 1, 2, 3. 1, 2 ah … le mob est mort. Mob suivant …

33– tu penses quoi des DLC ?

Que du bien quand ils sont gratuits.

Que du mal quand c’est une pitoyable tentative des éditeurs de jeux vidéos de s’offrir une nouvelle piscine en or massif alors que les ventes des boites leurs rapportent un maximum. Je ne suis pas contre acheter un DLC de temps en temps pour récompenser le travail des développeurs, comme par exemple Tripwire avec Killing Floor, voir, acheter une arme sur TF2 via le nouveau système de boutique mis en place par Valve … car ces deux éditeurs ont tellement offerts aux joueurs qu’il est normal à un moment donné de financer les prochains développements. Les développeurs mangent et ont aussi une famille (si si).

Mais quand il s’agit de filer 15€ pour de la merde à EA … je ne suis pas d’accord.

Et ce qui se prépare avec les jeux à fins “à acheter” est tout simplement scandaleux. Mais bon, aujourd’hui, heureusement, mes titres préférés et mes éditeurs de référence prennent encore soin de leur public. Les DLC payant sont pour le moment très, très généralisés sur console et encore souvent gratuits sur PC. De la à dire que les consoleux sont des pigeons sans cerveaux …

33bis et des DRM ?

Un truc inutile encore une fois. Tout le monde sait que ce n’est pas ce qui arrêtera le piratage. On a pu voir que certains éditeurs sans mettre de DRM pouvaient vendre des wagons de titres parce que le jeu était de QUALITE ! Alors, plutôt que de balancer du pognon dans des DRM qui ne servent à rien, autant rajouter une rallonge au budget du jeu. Ça sera tellement plus profitable pour tout le monde.

Comme tout le monde, j’ai et je télécharge des tas de trucs sur Internet. Mais, comme beaucoup, quand j’aime, j’achète. Je ne télécharge finalement que des titres (au sens large) que je n’aurais de toute façon pas acheté.

Le piratage est un faux problème. Les DRM une fausse solution.

34– quand tu joues, c’est quoi le plus important, la qualité graphique ou la qualité du scénar ?

Le gameplay. Je peux m’exploser sans problème les yeux sur des jeux qui sont ultras moches si le gameplay est là. La surenchère visuelle ne doit pas faire oublier ce que doit être un jeu avant tout: amusant et inventif.

Pour te donner un exemple, je m’explose les yeux actuellement de temps en temps sur Deus Ex sans les divers patch HD. Ça ne pose aucun problème, ce jeu étant une légende.

35– les jeux en mode texte, comme nethack ou autre, tu connais ? tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Oui je connais. Ça ne m’a pas passionné à l’époque. Mais le mode texte ne me gène absolument pas. Si le gameplay est là, aucun problème. Ça pourrait être des 0 et des 1 à l’écran, je prends.

36– Tiens, à ton avis, avec ton diplôme d’architecte, tu serais utile dans un studio de jeux vidéos ? si tu penses que oui, explicite le pourquoi du comment :)

Pas plus qu’une autre personne. Éventuellement ma créativité pourrait être exploitée pour la création des mondes, un architecte étant, avant tout, un artiste.

37– d’ailleurs tu aimerais bosser dans le monde des jeux vidéos ?

Non, pas spécialement.

Question pour me faire mousser

38– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Non. Enfin, oui. Comme je te l’ai dit, je n’utilise pas les RSS, je le fais “à l’ancienne”. Alors j’ai perdu ton blog à un moment donné … et je viens de le retrouver !

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre

39– Tu es plus George Clooney  ou Seth Rogen  ? pourquoi ?

Aucun des deux en fait… je suis plus Richard Dean Anderson ;)

40– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi  (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

  • Un bouquin, le cycle des Robots. Asimov, un auteur incontournable. Des robots. Le combo parfait ?
  • Un film, je vais te passer les Alien et Star Wars qui sont incontournables, pour Blade Runner.
  • Une série, Star Gate SG1, parce que c’est la seule qui m’a donnée envie de ne rater aucun épisode. La meilleure série de SF de tout les temps. En plus, il y a Richard Dean Anderson … on est proche de la perfection !
  • Une série pourrie, je crois que là je pourrais faire une liste, mais je te cherche un truc vraiment pourri pourri dont j’ai pu regarder quelques épisodes … Je ne vois vraiment pas. Comme Machette, je ne regarde pas les séries pourries.
  • Un nanard, là aussi la liste pourrait être longue… mais récemment Black Sheep … tient le haut du tableau. C’est une sombre merde, du gros n’importe quoi. J’ai rigolé de désespoir jusqu’à la fin du film.

41– Et si tu devais me conseiller un livre ? en français ? un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie ? et qui en plus me plaira ?

Te plaira… je ne sais pas. Mais tous les Asimov sont à lire (nd Jmad, comme je dois avoir quasiment tout les Asimov parus en Fr… je peux dire que oui, ils m’ont plus)

42– Ton pire souvenir scolaire ?

Joker.

43 — Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi comme métier ?

Pilote de chasse

44– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

A ma petite collection de chaussettes…

45– Tu es plus crêpes ou  gaufres ?

Crêpes. Avec du chocolat et des bananes.

Juste avant la fin, un peu de liberté

46– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Est-ce que tu aimes le Foot ? Et si oui, quelle équipe tu supportes ?

47– Et donc, la réponse ?

Oui. La seule, l’OM !!!

48– Un coup de gueule à passer ?

J’ai des coups de gueule sur tout les sujets. Je râle, c’est une spécialité. Du sud.

49– Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

J’ai bien un énorme coup de gueule sur les Geeks à passer. Mais si j’en parle, je ne vais pas me faire que des amis …

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Pourquoi 17 et pas 42 ? En tout cas, ce n’est pas la réponse à la question …


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Nov 242010
 

Histwi est un jeune logiciel gnome plutôt sympathique. Ce n’est pas un nouveau client twitter comme choqok, hotot ou turpial. C’est un logiciel de management de compte twitter.

Vous pourrez ainsi voir qui sont ceux que vous followez et qui ne vous follow pas, ceux qui vous follow et que vous followez ou enfin ceux qui vous follow sans que vous les followez. Vous pourrez également les follow ou les unfollow suivant les situations.

Enfin vos tweets seront sauvegardés et vous pourrez ensuite les exporter en html ou en txt.

Histwi vous permettra aussi de faire des recherches assez avancées. Vous pourrez rechercher des tweets en filtrant sur des critères mots :

  • contient tout les mots
  • contient la phrase exacte
  • contient un des mots
  • contient un hastag

ou sur des critère user :

  • provient de l’utilisateur
  • réponds à l’utilisateur
  • mentionne l’utilisateur

Et même rajouter des critères du style :

  • contient des urls
  • contient un smiley:) ou un smiley:(
  • pose une question
  • prendre en compte les RT

Pour l’installer, si vous êtes sous Ubuntu :

  • sudo add-apt-repository ppa:nikolay-blohin/histwi
  • sudo aptitude update
  • sudo aptitude install histwi

Sinon il faudra aller sur la page gtk-apps d’histwit ou vous trouverez un paquet debian et les sources.

Dernière précision, pour le lancer, il faut taper : python /usr/share/histwi/histwi.py


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Nov 212010
 

J’ai découvert l’existence de Plaguers en lisant la madinterview d’Eva. (Encore une preuve que les MadInterviews, c’est cool). Rien que de voir la couverture, j’ai su que je voulais le lire, ce bouquin.

Parce que oui, si il y a des livres dont les couvertures repoussent le lecteur (comme la première édition du dernier vœu, chez Bragelonne qui a été la raison qui a fait que je ne l’ai pas acheté (mais je l’ai acheté en poche ….:) ) ) il y en a qui l’appellent. Qui l’ensorcellent et qui lui donnent d’acheter le bouquin. Ce fut le cas pour Plaguers. (Cela ne veut pas forcément dire que le bouquin sera bon, La jeune détective et autres histoires étranges en est l’exemple parfait. Un titre et une couverture qui m’ont fait craqué et un recueil de nouvelles … que j’ai presque failli ne pas finir tellement je l’ai trouvé mauvais)

Du coup, quand au détour d’une boutade twitter, j’ai proposé de lire des bouquins l’Atalante et d’ensuite donner mon avis et que l’on m’a répondu oui.. j’ai tout de suite demandé Plaguers. (d’ailleurs si d’autres maisons d’éditions veulent m’envoyer des bouquins… surtout, ne vous gênez pas hein, ma boite aux lettres est grande, pas de soucis à ce niveau).

Et autant briser le suspense et spolier la conclusion de mon billet, j’ai bien fait. Parce que Plaguers est un bon bouquin, pour ne pas dire un très très bon bouquin. Suffisamment bon pour que je passe une bonne partie de la nuit suivant sa réception à le lire. Et que je lise en moins de 24h.

L’objet

J’aime bien les bouquins L’Atalante. J’aime bien leur dimension un peu étrange (plus grand que du poche, moins grand qu’un ‘vrai’ grand format), mais tellement plus facile à ranger dans une bibliothèque. Bon je dois avouer que je préférais leur ancienne méthode d’impression de couverture,  qui rendaient celle-ci légèrement rugueuse au toucher… Mais bon, ça doit être parce que je suis un vieux râleur.

La couverture, j’en ai déjà parlé. Elle est juste belle. Un grand symbole (ressemblant à un Pi) Orange qui barre le reste du visuel. Des tons gris et orange. La défense en arrière plan, plongé dans une atmosphère d’apocalypse et de fin du monde …

L’histoire

La folie et la cupidité des hommes ont plongé la Terre dans une catastrophe écologique complète. Il n’y a plus d’animaux sauvages, plus de flore, plus d’air respirable, plus rien à part des pluies acides, un air pollué et une humanité qui ne sait plus ce que veut dire la sentir l’odeur d’une brise d’été.

Pour le reste rien, malheureusement, n’a changé. Des politiques cupides, des hordes de pauvres qui manquent de tout tandis que les dernières ressources sont monopolisés pour le bien être des ‘gens importants’. Même la dernière source d’énergie,  les réacteurs Alyscamps sont rationnés et bien plus utilisés pour le confort des nantis que pour le bien-être de tous.

Et c’est dans ce contexte, ce futur morose et gris que sont apparus les Plaguers. Les plaguers sont ce que l’on pourrait appeler des mutants, des enfants ou des ados avec un pouvoir de création, pouvoir vu comme une malédiction et appelé la Plaie. Certains font apparaître des loups, d’autres des fleurs, des levures, de la lave ou des arbres. Mais tous, tous, font peur aux autres, aux normaux. Des réserves sont donc créer pour eux, de vraies prisons où ils sont parqués et d’où ils ne peuvent sortir que lorsque, ironique schizophrénie du monde,  les normaux ont besoin d’eux …

Les réserves, c’est à travers les yeux des deux principaux personnages du bouquin, Quentin et Illya, lui sympathique ado qui fait naitre des sources sous chacun de ses pas, elle véritable teigne qui fait pousser des fleurs et qui a tenté un changement de sexe pour résorber ses dons de plagueurs.

C’est à travers leur exploration de la réserve et de son mode de fonctionnement, leur relation avec les autres plagueurs et leur émoi d’adolescents que nous lecteur accroché à son bouquin, on découvrira le monde dans lequel ils vivent, ce qui arrivent aux ‘méchants’ plagueurs et quels dangers guettent l’humanité pour ne pas dire l’univers tout entier….

Mon avis

Plaguers est un bouquin d’anticipation (ou de SF). Mais c’est pour moi, avant tout un roman d’apprentissage, initiatique. On y retrouve même les trois phases qui découpent un tel roman à savoir :

  • jeunesse
  • apprentissage
  • maitrise

Et c’est au final cela qui le rend si attachant, si prenant. Bien plus que la déclinaison du thème de ‘ l’apocalypse qui menace notre planète et qui sera évité que grâce à l’action de quelques héros.’ Après tout, de tel bouquins, il suffit de soulever une caisse de bouquins pour en trouver une tripotée.   Et même si, je n’ai rien à dire, le thème en question est très bien traité, lui ajouter ce cheminement des héros, de l’enfance à l’age adulte, rend le bouquin vraiment plus accrocheur.

Il ne faudrait toutefois pas penser, parce que je dis cela, que ce n’est qu’un bouquin pour ado, qui pourront s’identifier facilement aux personnages. C’est vrai que ça sera surement le cas. Mais pas seulement. Ou alors David Copperfield, l’alchimiste et En terre étrangère (de Robert Heinlein) sont des bouquins pour ado …

Si je cite En terre étrangère, ce n’est d’ailleurs pas pour rien. Parce qu’en lisant Plaguers, je n’ai pu m’empêcher de penser à deux autres livres. Le premier de ces deux livres étant donc, En terre étrangère (qu’il faut absolument que vous lisiez si ce n’est pas déjà fait, c’est vraiment un des chefs-d’œuvre de Heinlein). Il me semble d’ailleurs que l’auteur de plaguers, y fait référence, lorsqu’un des personnages dit en parlant d’Illya que c’est une étrangère en terre étrangère. (le titre anglais d’en terre étrangère étant, étranger en terre étrangère).
Le deuxième c’est La Plaie, de Nathalie C. Henneberg, un bouquin dont j’ai l’une des rééditions, publiée, tiens coïncidence rigolote, par l’Atalante. La plaie du bouquin de Henneberg est, il est vrai, très différente de celle de plaguers. C’est une force d’origine inconnue qui rend les gens fous, les transformant en nocturne qui ne vivent que pour détruire et faire souffrir. Une équipe de mutant, voyant, télépathe, sensitif, va alors tenter de sauver la galaxie du mal. Peut de similitude avec plaguers me direz vous.. à part le mot Plaie. C’est vrai. Mais dans les deux bouquins, il y a la même sorte de poésie prenante. De poésie silencieuse, cachée, sans vers ni rime mais qui pourtant est là, bien présente, dans chaque situation, dans chaque description, dans le choix des mots, dans les souvenirs et les ressentis qu’ils font naitre …

Je crois que je pourrais continuer à écrire longtemps sur plaguers.
Parler des sujets de réflexions aborder à travers le ‘truc’ des discussions entre personnages, comme le problème de l’écologie ‘de riche’ qui en transformant des terres utilisées pour nourrir les populations locales en champ à biocarburant, génère famine et malheurs aux seins même des populations qui cultivent les dit champ.
Parler plus encore de l’histoire, de comment tout au long du bouquins, de petit indices sont déposés, pour préparer à la fin du bouquin, comment le style d’écriture est plaisant, fluide et agréable à lire.

Mais bon, j’ai assez écrit, assez parlé. Alors je ne dirais plus qu’une chose : Je vous conseille sincèrement de lire ce bouquin.


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Nov 202010
 

Un samedi pluvieux, c’est l’occasion de bosser, d’écrire des billets de blogs, de bouquiner ou de découvrir des nouveaux logiciels. J’ai décidé de faire les quatre. Le tout agrémenté de petits gâteaux et d’expresso adoucis d’un nuage de lait.

Et aujourd’hui, niveau découverte de logiciel, cela sera les trucs utiles qui tournent autour des pdf.

PDF Edit.


Pdfedit permet d’éditer des pdf existant. On peut modifier le texte, en rajouter, déplacer des éléments, rajouter des dessins, des rectangles, des flèches.
Alors l’interface est assez moche et parfois certaines manip ne fonctionnent pas très bien, pour une raison obscure… Il ne veut par exemple pas déplacer une sélection ou refuse de changer la taille de police d’un texte sélectionné (petite astuce dans ce cas là, cliquer sur l’icône, en haut à droite, de sélection de police / taille et la modification de taille qui refusait de s’appliquer, s’applique).

Mais à part ces petits désagréments, il fonctionne plutôt bien et même avec de gros pdf (j’ai fait le test avec dive into python qui fait presque 400 pages).

Un petit : sudo apt-get install pdfedit et vous pourrez le tester.

PDF Shuffler


Une petite appli toute simple qui permet de réagencer les pages d’un pdf ou de plusieurs pdf. Vous pourrez donc changez l’ordre des pages en drap and drop, supprimer des pages ou les faire tourner (paysage ou portrait) avec un simple clic droit. Et vous pourrez le faire en mélangeant plusieurs pdf. (il suffit des les importer les uns après les autres.

Pour l’installer : sudo apt-get install pdfshuffler

PDF Chain


Un petit utilitaire sympa mais nécessitant gcj (et d’autre paquet java) comme dépendance qui permet de merger plusieurs pdf en un seul.

sudo apt-get install pdfchain

pdf-presenter-console

Je dois bien avouer que quand je vois les outils que propose Keynote pour faire ses présentations, je suis un peu jaloux. Surtout que l’extension OpenOffice qui est sensée faire pareil ne fonctionne jamais correctement pour moi…

Mais maintenant, c’est fini, parce que j’ai trouvé pdf-presenter-console. Un petit utilitaire console qui fait ce que fait keynote. Vous le lancez avec comme argument un pdf et sur un de vos écrans vous avez votre pres, sur l’autre le slide courant, le slide suivant, un chrono qui vous indique le temps restant, un compteur qui vous dit à quelle slide vous êtes et combien ils vous en reste et un changement de couleur du chrono quand il ne vous reste  plus que 5 minutes. Tout cela étant complétement configurable, bien entendu. Seul petit point noir pour certains, peut-être, le passage d’un slide à un autre ne se fait plus qu’avec le clavier et pas la souris (où une télécommande usb qui simule un clavier).


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Wine 1.3.7 est sorti

 Linux  Comments Off
Nov 142010
 

La nouvelle version de wine est sortie avant hier.

Au menu :

  • Meilleure prise en charge de la zone de notification système.
  • Prise en charge améliorée des programmes d’installation utilisant des assemblies.
  • Nombreuses fonctions msvcrt  implémentées.
  • Un bon gros paquet de corrections dans le support GStreamer.
  • Nombreuses améliorations MSXML.
  • Mises à jour des traductions.
  • une flopée de corrections de bugs divers et variés.

Et pour ceux qui ont une Ubuntu, il y a un ppa spécial ICI. Pour les autres, il y a tout plein de paquet pour tout plein de distrib dans le partie Download du site de Wine.


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Nov 142010
 

Comme l’indique la roadmap officielle, django 1.3 c’est pour dans bientôt. La bêta avec freeze des fonctionnalités, c’est pour dans 15 jours et la release, pour le 17 janvier. Tout bientôt donc.

Il a de plus déjà été annoncé qu’il n’y aurait pas de nouvelles fonctionnalités dans cette version, que ce serait surtout une release de bugfix et de ‘on finit les choses que l’on a annoncé depuis X années et qu’on a jamais finies’… Enfin, il y a quand même quelque trucs très sympa, voir très très sympa que je vais rapidement lister

Mécanisme de logging

C’est l’un des deux points dont parle la new de la roadmap. A savoir intégrer la lib standard de logging python dans Django. C’est clairement une fonctionnalité sympa, mais il faut avouer que ce n’est pas très très sexy.

Les generics view en mode class based.

Cela permettra à Django de se rapprocher de certains framework web bien connu, avec 2 R dans leur nom (et un O). Et cela devrait aussi simplifier l’utilisation des generics views. De quoi peut-être donner envie à plus de gens de les utiliser. (doc du site officiel)

Choisir le comportement à adopter lors d’un delete d’une FK.

Jusqu’à présent, lorsqu’on supprime un enregistrement en BD et que cet enregistrement était lié à d’autre enregistrement par une FK (par exemple une fonction pour des contacts dans une entreprise), la suppression se faisait en cascade, sans possibilité de modifier cela (à moins d’aller bidouiller un peu profond). Du coup, op vous supprimiez la fonction Secrétaire et c’est toutes vos secrétaires qui passaient à la trappe .. Là, on va enfin pouvoir choisir entre les choix suivant :

  • CASCADE (le fonctionnement actuel)
  • PROTECT (la suppression ne se ferra pas)
  • SET_NULL (la FK sera mise à NULL)
  • SET_DEFAULT (la FK sera mise à la valeur par défaut)
  • SET ()  sera mise à la valeur qui sera passé à SET ( ce pourra être un callable )

Et ça, c’est tout simplement génial !!!  (doc sur site officiel concernant le on_delete des FK)


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Nov 132010
 

Attention, la suite du billet renferme des spoilers pour à la fois la nouvelle en cours mais les prochaines que je pourrais venir à écrire dans la même veine.

Souffre douleurs est le dernier texte que j’ai écrit, avant de reprendre la plume avec polar geek ; il y a maintenant au moins trois ans, voir quatre. (J’ai arrêté d’écrire bloqué par la nouvelle suivante que je ne suis jamais arrivé à finir… en fait je n’ai même jamais réussi à finir la première page).

Je me souviens très bien du moment où j’ai eu l’idée qui a débouché sur le texte. Je rentrais du boulot, assez tard, vers les 20H. C’était vers la fin de l’été, le moment de l’année où à20h, il ne fait pas encore nuit mais où il ne fait plus vraiment jour.

A l’époque, n’ayant pas de parking attitré pour la bagnole, je me retrouvais à devoir la garer, sur les places libre à coté des trottoirs. Ce qui me faisait parfois marcher plus ou moins longtemps. Ce qui fut le cas ce soir là. En marchant plongé dans mes pensées, d’un coup, je crus surprendre un mouvement orange, roux du coin de l’œil, quelque chose qui se déplaçait. M’arrêtant, je me rendis compte que ce n’était qu’un panneau de signalisation de travaux, les oranges et gris en plastique.

L’idée est née de ça. Juste de ce petit quiproquo visuel. En fait, j’ai commencé à gamberger la dessus, dés que je me suis rendu compte que ce n’était qu’un panneau posé sur le sol. Et à imaginer qu’en fait l’éclair que j’avais vu était une fée ou un lutin qui n’avait pas pris suffisamment de précaution. Et que quand j’avais regardé pour de vrai il avait soit disparu, soit s’était caché dans le panneau.

En tournant et retournant l’idée dans ma tête, j’en suis venu à imaginer un cadre pour différentes histoires. Histoires dans lesquelles, les héros péteraient un plomb à un moment ou un autre et où la raison de cette bascule dans la folie pourrait être soit ‘normale’, ‘classique’, soit du fait de l’action d’un membre du petit peuple, amusé à l’idée de voir souffrir les gens.

Souffre douleurs est la première de ces histoires.


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 Posted by at 18:30
Nov 132010
 

“Monsieur Paul, revenez s’il vous plait, nous devons revoir quelques détails du projet Brutek” La voix qui avait prononcé cette phrase était sèche, cassante, une voix de sadique digne d’un mauvais film d’horreur.

Monsieur Paul (car le trentenaire légèrement voûté qui venait de sortir du bureau de son supérieur, ses rouleaux de plan sous le bras était Monsieur Paul) grimaça sous une vicieuse attaque de son début d’ulcère et soupira intérieurement.

Il se retourna, faisant face à l’homme à qui appartenait la petite voix de sadique.

-“Le projet Brutek ? La réunion de travail à ce sujet n’est-elle pas prévue dans trois jours ?” répondit-il d’une voix lasse.
-“Que la réunion soit dans trois jours ne m’interdit pas de vouloir en parler avec vous Monsieur Paul. J’ai étudié certains des plans que vous m’avez remis et j’ai remarqué des erreurs, digne d’un débutant. C’est inacceptable. Corrigez les avant la réunion ! Et ne me dites pas que vous n’aurez pas le temps. Je ne suis pas responsable de votre inaptitude. Vous dormirez moins, cela ne vous ferra pas de mal de ne pas perdre autant de temps en ronflements.”

Monsieur Paul soupira à nouveau, un soupir presque muet pour ne pas que son supérieur ne l’entende et entra dans le bureau de celui-ci, s’apprêtant à subir à nouveau un long flot de remontrances et de menaces.

Paul Luksi travaillait depuis dix ans dans ce grand cabinet d’architecte. Lorsque quatre ans plus tôt, il a été affecté à l’équipe de Richard Krelme, il en avait été ravi. L’équipe de Krelme était en effet celle qui s’occupait des plus grands projets, à l’international. Barrages hydroélectriques, viaducs, grattes-ciel, tous les gros contrats étaient pour l’équipe de Krelme.

Bien sûr Richard Krelme avait une odieuse réputation. Sadique, irascible, lunatique, colérique, haineux, aucun mot n’était assez violent pour le qualifier. On racontait dans les couloirs du cabinet qu’il avait poussé plusieurs membres de son équipe à la démission ou pire, au suicide.

Paul n’avait pas écouté les rumeurs, les prenant pour les exagérations de jaloux et il avait accepté la mutation.

-“J’aurais mieux fait d’écouter les bruits de couloir et de ne jamais accepter cette putain de promotion” pensait-il en rentrant chez lui ce soir là, ou plutôt vu l’heure, ce matin là.

Furieux, il gara sa voiture dans le parking souterrain de son immeuble, manquant d’emboutir la voiture garée sur la place voisine lorsque son début d’ulcère lui envoya une longue onde de douleur qui le transperça.
“Cet ulcère finira par vous tuer” lui avait dit son docteur, mais nul doute qu’il ne pensait pas à un accident de voiture à ce moment là.

-“Il me demande de refaire toute la partie ouest, à trois jours de la réunion, tout ça parce qu’il trouve le trait trop épais et mes notes explicatives illisibles. Quel connard, je vais devoir travailler jour et nuit. Je vais finir par lui dire ce que je pense de lui, vraiment, et ce jour là…” grognait Paul tandis qu’il rentrait dans son petit appartement. Il savait, bien entendu, que jamais il ne dirait quelque chose à son chef. Krelme était très bien vu de la direction. Un mot de lui pouvait faire virer n’importe qui. Il prétendait même pouvoir vous empêcher de retrouver un jour du travail.

Mais bien que Paul était conscient qu’il ne se rebellerait jamais, qu’il ne dirait jamais ses quatre vérités à son patron, ces douces rêveries étaient l’une des choses qui lui apportaient un bien maigre réconfort à son enfer quotidien.

L’après-midi était doux, presque chaud pour ce samedi printanier. Paul, de bonne humeur, marchait dans le centre ville en sifflotant. La réunion de la veille, pour le projet Brutek, s’était merveilleusement passée. Les clients étaient ravis, n’ayant rien à redire, félicitant même Paul pour son travail. Krelme s’était senti obligé de reconnaître qu’effectivement, les plans étaient parfaits. Mais en disant cela, il avait lancé un regard à Paul qui l’avait glacé. Le regard de Krelme était clair. Il ferait payer cher à Paul ce compliment, très cher.

Mais aujourd’hui, en se levant, Paul avait décidé d’oublier le boulot et cet enfant de putain de chef. Il avait décidé qu’il allait, pour une fois, passer l’après midi à faire ce qu’il adorait par dessus tout, chiner.

Avant d’être muté en Enfer, Paul, chaque samedi, arpentait les pavés des rues piétonnes du centre ville et explorait consciencieusement chacune des boutiques des brocanteurs, y découvrant ce qu’il appelait ses trésors. Parfois une vieille lampe ou un tableau poussiéreux, parfois un meuble mangé par les vers ou une vieille arme blanche toute rouillée. Cela faisait pourtant plus de six mois qu’il n’avait pas eu l’occasion de le faire.

Il avait déjà farfouillé dans ses trois magasins préférés. Il y avait déniché une vieille lampe qu’il trouvait superbe avec son abat jour en verre orangé et une vieille fourche de paysan, intégralement en bois et à demi édentée.

Il allait rentrer chez lui lorsqu’il aperçut une vitrine qu’il ne connaissait pas. Il s’approcha. Un grand panneau de carton, qu’une armure du Moyen-Âge tenait entre ses gants de fer, proclamait “Ouverture du magasin, Remise exceptionnelle de 20 % sur tous les articles”

La vitrine était encombrée d’un bric à brac invraisemblable. Chapeaux de l’époque coloniale, sabres d’apparat, petites commodes en bois précieux, vieux livres et au centre la grande armure qui portait un chapeau à plumes comme couvre-chef. Pour parachever ce décor et donner un sens au nom du magasin “La fée cabotine”, des dizaines de petites fées étaient accrochées au plafond de la vitrine par de fins fils de nylon et semblaient voleter un peu partout.

Paul sourit “une vraie caricature de vitrine d’antiquaire” pensa-t-il. “Allons voir si le patron est un vieux Monsieur presque chauve avec de petites lunettes et une bedaine de bon vivant.”

Il poussa la porte, lançant un sonore “Bonjour” de sa voix grave. La tintement de la petite clochette accrochée à la porte fut la seule réponse qu’il obtint.

Alors qu’il refermait la porte, il fut frappé par l’odeur qui emplissait le magasin. C’était un mélange de vieux bois, de poussière et d’une senteur qu’il m’y quelques temps à reconnaître. Finalement, il trouva. L’odeur lui rappelait la senteur des fleurs des bois. C’est alors qu’il remarqua les bâtonnets d’encens qui brûlaient un peu partout.
“Voilà pour les fleurs des bois” se dit-il.

Il s’avançait lentement, contemplant ce que contenait le magasin, lorsque une jeune femme fit irruption devant lui.
-“Bonjour cher premier client, avez vous besoin d’aide ?” La voix de la propriétaire était chaude, lumineuse, envoûtante.
-“Et voilà pour le vieux propriétaire”, se dit Paul un sourire aux lèvres.
-“Non merci, je me contente de regarder.”
-“Bien, si vous avez besoin de moi, je suis dans l’arrière boutique” répondit-elle, tournant les talons dans un tourbillon de mèches rousses.
-“Comme les feuilles des arbres en automne” pensa Paul.

Le magasin était grand, plus grand qu’il ne le semblait de l’extérieur. Alors qu’il était occupé à feuilleter de vieux livres, Paul jeta un coup d’oeil vers la vitrine et se rendit compte qu’il faisait déjà nuit.

“Il est l’heure de rentrer”. Il prit sous son bras les quelques volumes qu’il avait décidé d’acheter et se retourna.

La vendeuse était là. Il sursauta légèrement.
-“Je ne vous avais pas entendu”
-“Pardonnez-moi si je vous ai fait peur, je voulais vous prévenir que nous fermions”
-“Ha ? Je crois que je n’ai pas vu le temps passer”
La vendeuse esquissa un sourire “Vous prenez ces livres ?”
-“Oui, combien vous dois-je ?” répondit-il en lui donnant les livres qu’il tenait.

La vendeuse prit les livres, les feuilletant.
-“De bien jolis ouvrages” commenta-t-elle.
“Cela vous fait 130 euros” rajouta-t-elle en glissant les volumes dans un sachet en papier aux couleurs du magasins. Paul tendit les billets qu’il avait déjà sortis.
-“Voilà et merci.”
-“Merci à vous, n’hésitez pas à revenir et bonne soirée à vous Monsieur mon premier client”

Paul sourit, lui souhaita également une bonne soirée et se dirigea vers la sortie. Alors qu’il allait pour ouvrir la porte vitrée du magasin, un éclair roux attira son regard. Un rire de petite fille sembla tinter à ses oreilles.  Intrigué, il se retourna, cherchant du regard ce qu’il pensait être une petite fille qui courait entre les meubles.

Son coeur rata un battement. Là, du fond du magasin, Krelme le regardait.
“Monsieu..” commença Paul avant de se rendre compte que ce n’était pas son patron mais une tête d’élan empaillée qui le fixait.

Pourtant la ressemblance était frappante. Paul en oublia l’éclat roux, le rire enfantin et se rapprocha de l’élan.

“Stupéfiant” pensa-t-il. Les même bajoues ramollies qui pendent de chaque coté du visage, le même regard torve et haineux, la même forme de visage. Il avait vraiment l’impression de voir son chef.

-“Un très vieux trophée de chasse, venant d’un des anciens ducs de la région,  très bien conservé”
Paul sursauta à nouveau, encore une fois surpris par la vendeuse.
-“Saisissant oui, il me rappelle mon chef, combien coûte-il ?”
-“450 euros”
-“Trop cher pour moi” Paul laissa s’échapper un petit rire gêné “Et puis voir mon patron au boulot me suffit amplement. Vous m’aviez dit que vous fermiez, désolé de vous retarder.”
-“Ce n’est pas grave”
-“Au revoir”
-“Au revoir Paul”

Paul sortit du magasin, encore retourné par la tête d’élan. Il lança un dernier coup d’oeil à travers la vitrine. La vendeuse était déjà repartie dans l’arrière boutique et seule la tête empaillée lui renvoya son regard.
“Bizarre que je ne l’ai pas vu en entrant” se dit-il. Haussant les épaules, il prit le chemin de son appartement.

Les jours passèrent, l’enfer continua. Comme prévu, Krelme lui fit payer très cher le compliment qu’il lui avait dit. Les brimades se multiplièrent, les problèmes se succédèrent et à chaque fois que Paul manquait de s’énerver, son chef était là, prés à se saisir de la plus petite excuse pour le faire virer.

Pour couronner le tout, Paul n’arrivait plus à dormir. Il pensait sans arrêt à la tête d’élan. Elle peuplait chacun de ses rêves, hantait chacun de ses cauchemars. Parfois elle le poursuivait, parfois c’était son patron qui le poursuivait de ses injures. Mais dans ses rêves, son patron n’avait pas son vrai visage mais celui de l’élan.

Tout cela n’arrangeait pas son ulcère qui n’arrêtait pas de le lancer. Parfois, la douleur était si forte qu’il manquait d’en perdre conscience. Il ne pouvait alors rien faire d’autre que trembler de souffrance en fouillant ses poches ou son bureau pour chercher les comprimés que lui avait donné son médecin et qui soulageaient ses douleurs.

-“Je n’en peux plus”
Paul avait donné rendez vous à Marc, un de ses amis d’enfance, dans l’un des bars où ils avaient leurs habitudes. Assis tous les deux autour de l’un des tonneaux de chêne qui servaient de tables dans l’établissement, ils sirotaient lentement leur bières.
-“Toujours ton patron ?”
-“Lui oui et aussi l’élan.”
-“L’élan ?” demanda Marc, fronçant les sourcils d’incompréhension.
-“Oui, une tête d’élan empaillée que j’ai vu chez la nouvelle antiquaire que j’ai découvert il y a quelques temps.”
Et Paul raconta tout l’histoire, décrivant la tête d’élan, la ressemblance frappante avec son chef, les cauchemars qui l’empêchaient de dormir avec la tête d’élan, toujours présente.

-“C’est vrai que tu n’as pas l’air bien, tu es vraiment pâle et tu as de ces cernes, à faire peur”
-“Je ne dors presque plus Marc, je ne sais plus quoi faire.”
-“Tu sais quoi ? Je serais toi, je l’achèterais cette tête d’élan. Je l’accrocherais à un des murs de mon appartement et tous les soirs je l’insulterais en imaginant que c’est mon patron, je lui lancerais des fléchettes, je lui cracherais dessus. Tu vois le truc ?” répondit Marc en éclatant de rire, se moquant gentiment de Paul.
-“C’est peut-être une idée, tu as raison” répondit Paul, qui lui était sérieux.
-“Hé, je plaisantais. Tu devrais penser à prendre des vacances ou à changer de boulot”
-“Tu sais bien que je ne peux pas Marc”
-“Bon alors, trouve toi une fille. Tu sais, Sophie à une cousine qui vient de divorcer, je pourrais…”
-“Arrête avec tes conneries Marc, parle moi plutôt de ta fille, comment se porte ma petite filleule ?”
-“Bien, elle nous empêche juste de dormir vu qu’elle fait ses dents”

Pendant les jours suivants, la conversation avec Marc poursuivit Paul. Après tout, Pourquoi pas ? pourquoi ne pas acheter cette tête d’élan, se disait-il. Bien entendu, il n’allait pas lui cracher dessus ou l’insulter, ce serait puéril. Mais il pouvait l’acheter, juste pour l’accrocher dans son salon.

Le samedi suivant, dès neuf heure du matin, il était déjà devant la vitrine du magasin. Fouillant la vitrine du regard, il ne trouva pas la tête d’élan. Craignant le pire, serrant les dents pour ne pas se plier de douleur suite à une nouvelle crise de son ulcère, il ouvrit la porte d’une main tremblante.
La même odeur le frappa à nouveau. Délicate odeur de sous bois, de fruits rouges et de fleurs des champs qui lui emplissaient les narines.
-“Bonjour, est ce qu’il y a quelqu’un ?” demanda-t-il en s’avançant.
-“Bonjour Monsieur mon premier client”.
Il reconnut tout de suite la voix de la patronne. Elle apparut d’ailleurs, tenant la tête d’élan.
-“Vous venez l’acheter, n’est ce pas ?” ajouta-t-elle.
Paul, lorsqu’il vit la tête d’élan, laissa malgré lui échapper un long soupir de soulagement.
-“Oui, en regardant à travers la vitrine, je ne l’ai pas vu, j’ai cru que vous l’aviez vendu”
-“Non, je savais que vous reviendrez la chercher alors je l’avais mise dans l’arrière boutique.”
-“Oh…” Paul ne savait plus quoi dire, soudain bizarrement empli de joie. “Merci de l’avoir fait”
-“Ce n’est rien, mon premier client a bien droit à quelques petites faveurs” répondit la vendeuse, en laissant échapper un petit rire.

La tête d’élan trônait sur son mur, bien au centre. Paul se tenait devant elle, mains sur les hanches, fier de son travail. Il avait même réussi à l’accrocher droit.

“Alors salopard, ça fait quoi d’être accroché à mon mur ? Tu fais moins le fier là maintenant hein connard ?”
C’était sorti tout seul. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il avait insulté la tête d’élan. Il allait se traiter de fou lorsqu’il se rendit compte qu’il se sentait bien mieux maintenant, beaucoup moins stressé, que ses douleurs d’estomac s’étaient tues.

“Après tout, pourquoi pas” se dit-il.

Et les insultes se mirent à pleuvoir, encore et encore, jusqu’à ce qu’il n’est plus de salive, jusqu’à ce que sa gorge lui fasse mal. Ensuite, pour la première fois depuis des années, Paul dormit d’un sommeil de bébé, sans aucun cauchemars.

Deux mois passèrent. Paul n’était plus le même homme. Au boulot, il était serein, toujours souriant, ne faisant plus aucun cas des colères ou des menaces de Krelme.

-“Allez Paul, dis nous comment tu fais, tu as des appuis hauts placés ?”
Paul était à la cafétéria de son cabinet d’architecte, attendant que son café soit prêt. Laurent et Matthieu, deux de ses collègues, le pressaient de questions depuis quelques jours. Ils voulaient savoir, connaître eux aussi le secret de son tout nouveau calme. Cette fois, c’était Laurent qui était revenu à la charge.
-“Mais non, vous vous imaginez des choses tous les deux. Il n’y a rien de changé, j’ai juste décidé de prendre les choses plus sereinement” répondit Paul.
-“Bien sûr, bien sûr” attaqua Matthieu. “Prendre sereinement les réflexions de Krelme. Arrête, on y croit pas. Ou alors tu t’es fait prescrire des cachets ? C’est ça ? Des calmants ou un truc dans le genre ?”
-“Mais non, puisque je vous dit qu’il n’y a rien”
Mais les deux comparses ne s’arrêtèrent bien évidemment pas. Chaque jour, ils continuèrent à poser questions sur questions, à espionner Paul, à l’épier, à tenter de le surprendre en flagrant délit de prise de cachets.

Si bien que Paul finit par craquer.
-“Bon vous avez raison, j’ai un truc. Si je vous le dit, vous me laisserez en paix ?  Et vous garderez cela pour vous ?”
Laurent et Matthieu échangèrent un regard. “Bien entendu Paul. Tu sais que nous ne sommes pas des commères.”
-“Bon, alors, voilà. Il y a quelques mois je fouinais chez un antiquaire et j’ai vu cette tête d’élan…”
Et Paul leur raconta tout. L’achat, la première fois qu’il avait insulté la tête empaillée puis les insultes quotidiennes, les crachats, les brûlures de cigarettes, les jets de fléchettes.

Lorsqu’il eut finit, les deux compères échangèrent à nouveau un regard.
-“Hé bien, qui aurait cru..” fut la seule chose que Laurent trouva à dire.
-“Ton antiquaire n’en aurait pas une deuxième par hasard ? Pour moi ?” demanda Matthieu en riant.
-“Non, elle n’en avait qu’une” répondit Paul qui regrettait déjà d’avoir parlé.
-“Vous me croyez fou” rajouta-t-il.
-“Mais non voyons, ce n’est pas commun comme histoire mais cela ne fait pas de toi un fou” répondit Laurent.
Inquiet, Paul rappela “Vous avez promis de ne rien dire. Si cela parvenait aux oreilles de Krelme, je suis fichu.”
-“Mais ne t’inquiète pas voyons, nous sommes amis n’est ce pas Paul ?” le rassura Matthieu.”Nous ne dirons rien” rajouta-il.
-“Oui nous ne dirons rien” appuya Laurent. “Mais, tu ne voudrais pas nous la montrer, ta tête d’élan ?”
Paul sentit son coeur s’arrêter et des gouttes de sueur froide lui couler dans le dos. C’était sa tête à lui, ils voulaient lui voler, sa tête à lui dont il avait tant besoin.
-“Non… Non, c’est la mienne. Je vous en ai déjà trop dit. J’ai du travail” Paul sorti de la cafétéria, oubliant son café, s’enfuyant plus qu’il ne sortait, sans comprendre pourquoi l’idée de montrer la tête d’élan à quelqu’un d’autre que lui était si intolérable.

Tout le service était en ébullition. La réunion finale du projet Brutek devait se tenir le lendemain. Paul savait qu’il allait devoir travailler toute la nuit. Krelme était en train de vérifier les derniers plans que Paul lui avait envoyé.

Paul se doutait que Krelme n’allait pas tarder à le convoquer pour lui demander de faire, encore, des modifications de dernières minutes. Mais cela ne le troublait plus. Ce matin, il avait patiemment enfoncé une douzaine de longues aiguilles à tricoter dans la tête d’élan, en imaginant qu’il faisait subir ce traitement à son chef, s’offrant ainsi une longue journée de calme olympien.

La pendule du bureau venait d’afficher 23h30. Il n’y avait plus que Paul et Krelme dans le bâtiment. Paul faisait les dernières modifications sur une partie mineure des plans. La sonnerie stridente du téléphone interne faillit lui faire raturer son trait.
-“Monsieur Paul, venez dans mon bureau je vous prie.” C’était Krelme, bien entendu.
-“J’arrive” Paul raccrocha, mal à l’aise. Son patron lui avait semblé joyeux, bien trop joyeux. Quelque chose n’allait pas. Pour se calmer, il pensa au stock d’aiguilles qui lui restait, aux insultes dont il pourrait bientôt abreuver la tête d’élan.

Lorsqu’il entra dans le bureau de Krelme, celui-ci se tenait debout, derrière son bureau, une grande tasse de café à la main.
-“Asseyez vous, Monsieur Paul”
Paul obéit, remarquant que la majeure partie des plans qu’il avait réalisé pour le projet Brutek se trouvaient étalés sur le bureau de son patron, essayant de voir de son fauteuil ce qui n’allait pas, ce qu’il allait devoir refaire dans l’urgence au cours de la nuit.
-“Ce sont bien vos plans ?” demanda Krelme avec une voix doucereuse, pleine de miel.
-“Oui, monsieur, ce sont mes plans”
Krelme vida alors sa tasse de café, lentement, sur la liasse de plan étalé sur son bureau, y prenant visiblement beaucoup de plaisir. Son regard brûlait de haine tandis qu’il détruisait ainsi le travail de Paul.
-“Mais que faites vous ?” hurla celui-ci

-“Je sais tout” répondit Krelme, froidement calme.
-“Je sais tout sur vous, sur votre ridicule tête d’élan, sur la façon dont vous l’utilisez.
Vous n’êtes qu’un fou, qu’un pauvre fou. Et vous allez être viré pour avoir saccagé les plan du projet Brutek.”
-“Mais, c’est vous qui venait de ..” tenta de contrer Paul.

Krelme rit, un long rire mauvais, cruel.
-“Prouvez le. Cela sera votre parole contre la mienne. Et quand tout le monde saura pour votre tête d’élan, votre parole ne vaudra plus rien”
-“Mais je ne vais pas m’arrêter à ça” poursuivit Krelme.
-“Je vous ferai virer, mais ensuite, je vous ferai interner comme le dangereux fou que vous êtes. Et je ferai brûler cette horreur de tête d’élan.”

Lorsqu’il entendit ces mots, quelque chose se brisa en Paul. Non, il avait trop besoin de la tête d’élan. Il ne pouvait pas vivre seul, sans elle.

Sans se rendre compte de ce qu’il faisait, il se leva, pris un des T d’architecte en acier posé contre le bureau et dans un rugissement de colère, frappa, encore et encore. Il frappa jusqu’à ce qu’il ait mal aux bras, jusqu’à ce qu’il soit recouvert de sang.

-“Monsieur Luksi, c’est la gendarmerie. Ouvrez où nous enfonçons la porte”
Un rire fou et une bordée d’insulte “Sale petit connard de fils de pute, tu voulais me faire virer. Tu pensais être plus fort que moi” fut la seule réponse que reçut l’équipe de la force d’intervention spéciale de la gendarmerie.

Monsieur et Madame Luksi, retraités, habitaient un petit pavillon cossu en campagne. Madame Luksi ne s’était jamais remise du départ de son fils pour la ville. Elle tenait donc propre la chambre de son ‘bébé’ pour les trop courts moments que Paul revenait passer à la maison. Noël n’était pas attendu avant  trois mois, mais déjà elle avait acheté et emballé les cadeaux pour son fils et les avaient déposés sous le lit de celui-ci.

Monsieur et Madame Luski avaient un emploi du temps journalier strict et qui ne souffrait pas de changement. Chaque jour, après le déjeuner qui se finissait vers 12h50, ils s’installaient devant leur poste de télévision, avec leur deux chats et une tasse de thé miel-citron. Ils regardaient alors le journal télévisé puis faisaient une légère sieste avant de jouer quelques parties de Scrabble, parties que Madame Luksi gagnait invariablement.

Pourtant pour la première fois depuis plus de dix ans, ils étaient en retard. Ce jour là en effet, la voisine était venue juste avant le repas pour leur raconter que son petit-fils allait devenir avocat, qu’il avait réussit un examen très difficile, qu’il serait bientôt riche et à n’en pas douter bientôt marié à une belle et intelligente femme. Il était donc 13h15 lorsque Madame Luksi alluma le poste de télévision, sa tasse de thé chaud à la main.

Comme à chaque fois qu’on l’allumait, le poste de télévision, antique machine qui aurait plus été à sa place dans un musée de l’audiovisuel plutôt que dans le salon d’une maison, même une maison de retraités, se mit en marche avec le volume sonore à zéro. Madame Luski ne vit donc que la photo de son fils en haut à droite de l’écran, tandis que le présentateur parlait sans être entendu.

“Papa, vient vite, Paul passe à la télévision.
Je savais bien qu’il allait être célèbre, je lui ai toujours dit.”

“Mais dépêche toi, tu vas tout rater” cria-t-elle de sa petite voix aigu en cherchant la télécommande, cachée sous un coussin, pour monter le son.
La télécommande retrouvée, la voix du présentateur se fit enfin entendre.

“Paul Luksi, l’architecte fou qui aurait tué son patron en le décapitant…”

Le bruit clair d’une tasse qui se brise et celui, sourd, d’un corps qui tombe résonnèrent alors dans le petit salon. Le présentateur, indifférent à ce qui se passait dans le petit salon de la petite maison continua tranquillement de parler, donnant de plus ample information sur ce meurtre plus qu’inhabituel.

“…aul Luski a été appréhendé ce matin à son domicile par les forces de police. La tête de son patron a été retrouvé sur les lieux. Paul Luksi, ayant apparemment cédé à la folie, avait fixé la tête de sa victime au mur, la couronnant de deux bois de cerf. Lorsque les forces de polices ont fait irruption chez lui, il était en train d’enfoncer des aiguilles à tricoter dans les yeux de la tête de son patron tout en l’insultant. Il a fallu toute la force des six gendarmes présents pour le ceinturer.

Nous passons maintenant à notre reportage sur les préparatifs d’Halloween”.

C’est le moment que choisit le poste de télévision pour se détraquer à nouveau et remettre le son à zéro.  Le reportage sur Halloween passa donc, en silence, sans que personne ne le regarde. Pendant ce temps, les chats se frottaient au corps de leur maîtresse en léchant le thé répandu sur le sol. On n’entendit plus que leurs ronronnement de bonheur jusqu’à ce que :
“Maman, tu sais ou j’ai mis mes appareils pour entendre, je ne les trouve plus, ils ne sont pas dans le petit placard…”

Lorsqu’ils enfoncèrent la porte, les gendarmes trouvèrent Paul Luksi en train d’enfoncer une longue aiguille à tricoter dans ce qu’ils prirent tout d’abord pour une tête d’élan accrochée au mur.

En fait, et la presse le lendemain ne se priva pas de donner tous les détails, Paul avait détaché la tête d’élan de son socle et lui avait sciée les bois.  Il les avait ensuite ficelés avec du fil de fer à la tête de Richard Krelme qu’il avait ramené avec lui . Il avait alors cloué la tête de son ancien chef au socle en bois et c’était celle-ci qu’il insultait en lui enfonçant une aiguille à tricoter dans l’oeil gauche lorsque les gendarmes l’appréhendèrent.


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Nov 122010
 

Pour une fois, je ne vais pas dire que j’ai ‘rencontré’ Krazy Kitty sur twitter. Hé ben non. En fait je l’ai croisé indirectement, quand un de ses amis à parler d’elle et d’un problème qu’elle avait avec son PC sur linuxFr. La demoiselle était alors venue donner quelques explication supplémentaires et j’ai ainsi découvert son blog, que je lis depuis (ça doit bien remonter à 3 ans, peut-être même 4 tiens !). Et ce n’est au final que très récemment, quelques mois, que je me suis mis à la follower sur Twitter. Pourquoi l’interviewer ? Parce que son parcours me laisse admiratif. Pas parce qu’elle a eu son bac à 14 ans (encore que bon, c’est quand même une prouesse quoi), mais pour être partie s’expat’ pour faire une thèse, loin de tout, aux USA (oui, je sais, loin de tout aux USA, c’est un peu contradictoire, mais j’écris ce que je veux, c’est mon intro d’interview). Et que bon, ne pas avoir fait de thèse est un des rares regrets (ce n’est pas le seul, mais c’est l’un des rares regrets ‘logiques’ au vu de mon parcours) que je me permets d’avoir, mais bon faut bien choisir, on ne peut pas à la fois monter une boite et faire une thèse. Et puis j’aime beaucoup ce qu’elle écrit sur son blog, j’avais donc envie de lui poser quelques questions. J’espère que vous prendrez du plaisir à lire son interview. (Et oui après une ou deux interviews sans intro (ce dont je m’excuse auprès des interviewés) et d’autres avec de petites intros, j’ai décidé de faire des intros un peu plus longues, mais sans être trop chiant).

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais-tu ?

Sale gauchiste, athée, et féministe. Tellement dévouée à l’application de méthodes informatiques et statistiques à la recherche médicamenteuse que non contente d’avoir un doctorat sur le sujet, j’ai l’intention de poursuivre ma carrière dans cette voie. Geekette sur les bords et au milieu (mais je ne joue pas aux jeux vidéos et ne m’intéresse pas plus que ça à Star Wars). (nd Jmad : bon autant les jeux vidéos je comprends très bien qu’on accroche pas, autant starwars !!! boudhiou :) )

Ta cyber life

2 — tu tiens amrhaps.net , pourquoi l’as tu lancé et qu’est ce que tu y racontes ?

J’ai commencé à bloguer sur American Rhapsody pour raconter mes aventures aux États-Unis, où je suis partie en 2005 pour faire ma thèse. Je compte bien continuer de raconter des bêtises ou de pousser des coups de gueules dessus maintenant que je m’apprête à travailler en Allemagne.

4– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

Oui, des trucs morts depuis, sur lesquels je me regardais un peu trop le nombril.

3– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Les deux mon capitaine (twitter et facebook). Twitter pour partager des liens ou des anecdotes rapides avec mes copains de la blogosphère, Facebook pour la même chose avec mes copains de la vraie vie. Plus les photos de soirées et, quand j’étais aux États-Unis, la gestion de ma vie sociale (des soirées entre amis aux événements locaux en passant par mes deux clubs de danse). L’intersection des deux ensembles est, je le précise, non vide.

4– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je supporte assez bien de ne pas avoir accès à Internet quand je suis en vadrouille, mais sinon, beaucoup moins…

5– Sur le net on peut te trouver où ?

Ben, http://amrhaps.net et http://www.twitter.com/krazykitty. Et d’autres endroits, mais sous mon vrai nom, ceux-là.

6– Ton pseudo a une signification, tu nous l’explique (j’ai pas tout compris à ton explication dans ta FAQ) ?

Hmm, je n’ai pas grand chose à rajouter… Ça vient de la BD Krazy Kat, qui met en scène un chat amoureux d’une souris (Ignatz the Mouse) qui passe son temps à lui jeter des briques qu’il interprète comme des preuves d’amour. Je m’y retrouve assez bien ;-)

Le boulot

7– Ton bureau au boulot il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Alors là maintenant tout de suite j’ai pas de boulot, mais en thèse mon bureau ressemblait à ça : http://amrhaps.net/post/2010/08/17/L-antre-de-la-dissertatrice-en-herbe

8–tu es partie faire une thèse au USA, mais une thèse sur quoi (tu peux écrire un pavé, mais compréhensible par des béotiens:) ) ?

Comme je le dis plus haut, une thèse sur l’application de méthodes informatiques statistiques à la recherche médicamenteuse. Par exemple, un des problèmes sur lesquels je me suis penchée est celui du criblage virtuel : pour trouver des molécules qui agissent sur une certaine protéine (protéine qui affecte le développement d’une maladie, par exemple), on fait dans l’industrie pharmaceutique de grosses séries d’expériences très coûteuses, qui consistent à mélanger ladite protéine avec des centaines de milliers voire des millions de molécules différentes, et à observer ce qui se passe. Le criblage virtuel, c’est trouver le moyen d’utiliser des ordinateurs pour prédire, sans faire d’expérience en laboratoire, quelles sont, parmi ces millions de molécules, celles qui ont le plus de chances d’interagir avec la protéine en question. Dans mon projet, il s’agissait tout d’abord de définir une mesure de similarité entre molécules, basée sur le nombre de propriétés (faciles à déterminer) qu’elles partagent. Ensuite, il fallait définir la probabilité d’une molécule inconnue de réagir avec la protéine X connaissant son degré de similarité avec des molécules connues (c’est à dire pour lesquelles l’activité – ou non – sur la protéine X sont connues). En très très gros, plus une molécule ressemble à des molécules dont on sait qu’elles sont actives, plus elle a de chances d’être active elle-même, et inversement.

Et sinon, y a ça : http://amrhaps.net/post/2007/03/18/35-avec-de-vrais-morceaux-d-intelligence-artificielle-dedans

Et ma série interrompue (que je reprendrai peut-être un jour) : http://amrhaps.net/category/I-Know-A-Little-Bit-About-Biology

9– Ca veut dire quoi faire une thèse ? c’est différent faire une thèse en France et faire une thèse au USA ?

Ça veut dire passer des années à travailler sur un projet de recherche ; écrire un gros pavé sur le sujet ; et le présenter à un jury composé d’enseignants-chercheurs. Après ça, on est expert dans un domaine très pointu, et on est jugé capable de faire de la recherche tout seul par soi-même, et on a le droit de se faire appeler Docteur.
En informatique, faire une thèse aux USA, c’est surtout y passer plus de temps qu’en France, et donc avoir quelques années d’expérience de plus au final.

10– Pourquoi être partie là bas ?

Parce que je trouvais en France des labos qui voulaient bien de moi, mais qui n’avaient pas de financement. Celui qui est devenu mon directeur de thèse avait des sous, et en plus c’est une grosse pointure dans mon domaine.

11– Comment on gère le mal du pays quand on est expat ?

On ouvre un blog, pardi ! On chouine avec ses amis d’en France grâce aux merveilles technologiques que sont la VoIP, la messagerie instantanée, twitter, les blogs… et aussi, surtout, on se fait des amis sur place. Des amis expats, et des amis locaux. (C’est plus facile à dire qu’à faire dans certaines situations… mais sur un campus universitaire, il n’y a aucune excuse !)

12– Etre jeune, plus jeune que les autres, ca sert ou ca dessert ?

Dans 99% des cas ça ne change absolument rien. Mais ça fait joli sur un CV.

13– Tu t’imaginais les USA comment ? et, au final c’était comment ?

Comme un pays gigantesque, religieux, conservateur. Au final, c’était bien comme ça, mais avec des gens absolument formidables dedans. C’est un pays d’extrêmes !

13bis– Au niveau des différences USA / France, si tu en avais une ou deux à donner, les plus ‘criantes’, les plus marquantes, tu dirais quoi ?

L’absence de couverture santé, un gros gros gros problème selon moi.

Et le côté très prude et conservateur (du créationisme à la marginalisation des athées en passant par l’impensabilité d’avoir des enfants sans être marié).

13ter– tu garderas quoi comme souvenir marquant de la façon de vivre des américains ?

C’est un pays où un bol de céréales avec du lait est vraiment considéré comme un repas du soir digne de ce nom.

14– Si tu pouvais remonter dans le temps tu le referais, tu partirais de nouveau ?

Ouaip. En hésitant aussi peu que la première fois.

14bis– Si oui, tu te donnerais quoi comme conseil ?

Mets-toi sérieusement à la danse MAINTENANT au lieu d’attendre ta 4ème année !

16– Maintenant que tu as eu ta thèse (félicitation), ton boulot va devenir quoi ?

La même chose mais avec plus de responsabilités et moins de pression académique.

17– Ton meilleur et ton pire souvenir des USA ?

Pire souvenir : être en pleine rédaction de thèse et à 9000km de la France quand mon grand-père est décédé.

Meilleur souvenir : dur à dire… mais pour parler de quelque chose de typiquement américain, tous mes Thanksgiving ont été de grandes réussites et je crois que c’est un des trucs qui va le plus me manquer.

18– Pour de vrai, ils voient la France comment ?

Comme un pays de gens très raffinés qui passent leur temps à râler et à se mettre en grève.

18bis– et nous, quel est l’apriori que l’on est qui soit le plus ‘décalé’ sur les USA comparé avec la vérité ?

Ça ne répond pas directement à la question, mais j’ai été impressionnée de me rendre compte à quel point l’Amérique profonde correspond exactement aux gros stéréotypes véhiculés par les films… oui, les rednecks sont vraiment caricaturaux !

Sinon, quelqu’un sera-t-il vraiment surpris que j’annonce que parmi 300 millions d’Américains, j’ai réussi à en rencontrer des qui ne pensent pas qu’à eux-mêmes, ne roulent pas en grosse cylindrée pour aller au coin de la rue, et réussissent même à se nourrir correctement plutôt que d’avaler hamburgers et plats tout prêts réchauffés au micro-onde ?

18ter– Passer ta vie aux USA, c’était imaginable pour toi ? ou même pas en rêve ? y a des raisons précises à ça ?

C’était imaginable avant que j’y mette les pieds, j’essayais de n’avoir aucun a priori. J’y ai vécu 5 ans et c’était largement suffisant pour décider que non, ce n’est pas là que je veux faire ma vie.

Ta vraie life, quand tu n’es pas au boulot

19 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

En ce moment, j’en ai pas, mais sinon, il ressemblait pas mal à celui du boulot, en fait.

20– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

La danse et la photo.

21– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

22– tu es rôliste ?

Non.
Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 22 passe à la 23 sinon à la 24
23– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueuse ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?

24– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Hmm, comme à la question 20 ? Et la lecture, la musique (je suis altiste, même si ça fait longtemps que je ne pratique plus régulièrement, j’ai fort envie de m’y remettre… mais j’ai des goûts assez éclectiques, de toute façon).
Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 24 tu as répondu jeux vidéo va à la question 25 sinon au prochain branchement
25– tu joues à quoi ? tu aimes quoi comme type de jeux ?
25bis– ton premier souvenir de jeux vidéos ? , ton dernier coup de cœur ?
26– Ton jeu vidéo préféré et celui que tu as le plus détesté ?
Branchement dont vous êtes le héros : si à la question 24 tu as répondu lire (ou livres) va à la question 27 sinon va à la question 29

27– Tu lis de tout ou tu as des styles de prédilection dont tu ne sorts pas ?

Très majoritairement de la fiction. Énormément de romans policiers (d’une qualité parfois discutable).

28– SF, MedFan, Bitlit, c’est du chinois ou tu connais ? tu aimes ?

Je connais, mais ce n’est pas mon genre de prédilection. Sauf si Terry Pratchett ça compte ? (nd Jmad, Pratchett ça compte oui:) )

29– La danse tu as découvert ça comment ?

Le gymnase de mon université proposait des cours de salsa, et j’ai tenté le coup. Je n’ai pas trop aimé, mais j’ai malgré tout retenté plus tard avec le swing (qui est devenu mon grand amour) et les danses de salon (où j’ai rencontré les gens qui m’ont poussée à essayer le tango).

30– Tu danses quoi exactement ?

Le swing (Lindy Hop surtout, West Coast Swing aussi, pour les connaisseurs), et le tango argentin.

31– C’est simplement pour pratiquer un sport ou c’est plus profond que ça, plus nécessaire ?

Ce n’est pas du tout pour pratiquer un sport, en fait… c’est pour me détendre, me défouler, me faire plaisir !

32– Parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéos / jeux de rôle. (depuis quand, ça consiste en quoi, pourquoi tu aimes .. )

Bon, ben la danse alors. Je ne m’y suis mise sérieusement que fort tard (il y a deux ans, en gros), hélas. Laisser son corps réagir à la musique, sans réfléchir, c’est magique… et encore plus quand on se synchronise à deux (ou plus) !
Il n’y a pas que le fait de danser, bien sûr ; il y a aussi tout l’univers social autour de la danse… j’ai rencontré des gens formidables grâce à ça. Particulièrement avec le Lindy Hop, parce que c’est une danse complètement déjantée. Les gens qui se font plaisir à faire les cons sur de la musique de big band des années 30 ont en général une personnalité qui me correspond assez bien.

Le logiciel libre

31– Tu utilises des logiciels libre dans ton quotidien (boulot ou chez toi ? )

Les deux, autant que faire se peut. C’est à dire la majeure partie du temps.

32– J’ai cru comprendre que l’univers de la recherche était pas forcément très orienté libre, en tout cas au niveau des résultats de recherche, je me trompe ?

Ça dépend vraiment des gens, des labos… et des projets.

33– D’ailleurs, ça serait imaginable pour toi, de publier du code ‘boulot’ en licence libre ?

Tout à fait. D’ailleurs, c’est déjà fait (du code, et des données).

Question pour me faire mousser

34– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Oui, à l’occasion.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaître

35– Tu es plus Michael Douglas ou Sean Connery ? pourquoi ?

Sean Connery. James Bond, ça devrait suffire, comme raison, non ? Ou je rajoute The Hunt for Red October ?

36– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie, un nanard, tu choisirais quoi (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

  • Un bouquin : Pride and Prejudice, de Jane Austen. Parce que c’est tout sauf de la chick lit.
  • Un bon film : Arsenic et vieilles dentelles. C’est le film qui me fait le plus mourir de rire.
  • Une série cool : Hmm. Je vais être obligée de mettre Ally McBeal, parce que je n’ai pas regardé de séries depuis.
  • Une série pourrie : Sous le soleil. Le truc que tu continues à regarder tellement tu n’arrives pas à y croire.
  • Un nanard : Angélique, Marquise des Anges.

37– Et si tu devais me conseiller un livre ? en français ? un livre qu’il faut que je lise pour ne pas avoir rater ma vie ? et qui en plus me plaira ?

Un seul ? L’Homme aux cercles bleus, de Fred Vargas, parce que c’est vraiment difficile de ne pas aimer Fred Vargas ? (nd Jmad : je ne connais pas du tout, mais comme j’aime bien lire les polars, je vais le lire et voir ce que j’en pense :) )

38– Ton pire souvenir scolaire ?

Ma prof de sport de 4ème me détestait et me le faisait bien savoir. J’avais des nausées rien qu’à l’idée d’aller en cours.

39– j’imagine que ça doit t’énerver, le syndrome ‘phénomène de foire’ du fait d’avoir été en avance pour tes études ? Tu gères comment ?

Onze ans après le bac, ça c’est quand même tassé, faut le dire. Je gère en l’ignorant superbement.

40 — Quand tu étais petite, tu voulais faire quoi comme métier ?

Plein de trucs. Dont bibliothécaire. Mais ça fait quand même super longtemps que je veux faire enseignant-chercheur (depuis une époque où je n’avais aucune idée de ce que c’était que la recherche). Enfin, j’hésitais entre ça et traductrice professionnelle. J’hésite encore parfois. (nd Jmad : tiens moi aussi j’ai voulu être bibliothécaire à un moment de mon enfance, et parfois même maintenant, je me dis que ça aurait pu être très cool comme boulot)

41– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Rayures.

42– Tu es plus chili con carne ou polenta ?

Polenta.

43– Ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Thud ! De Terry Pratchett. Parce que j’ai décidé il y a 6 mois de me faire toute la série du Disque-Monde.

44– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

La Peste de Camus.

Juste avant la fin, un peu de liberté

45– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posée ?

Quel est l’âge du capitaine ?

46– Et donc, la réponse ?

Ben, quarante-deux ans !?

47– Un coup de gueule à passer ?

Un seul ? Ça va être trop dur de choisir…

48– Un sujet qui te tient à cœur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

Le droit à l’avortement, tiens. C’est d’actualité, il y a eu des manifs, mais peu de gens en parlent… Le nombre d’IVG par an en France reste stable (200 000 environ), mais le nombre de centres les pratiquant ne fait que diminuer, en partie parce que c’est une pratique mal cotée par le ministère pour l’évaluation de la qualité des hôpitaux. Les listes d’attente s’allongent et les femmes ne peuvent alors plus avorter dans les délais légaux (12 semaines). Ai-je besoin d’expliquer en quoi cela est grave ?

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin…)

This is the end
Beautiful friend
This is the end
My only friend, the end
(The Doors)

(nd Jmad : alors là je suis scotché … )


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 Posted by at 13:30
Nov 122010
 

J’ai déjà fait un billet parlant d’une app de monsieur gregmuellegger, à savoir celui sur les websockets. Mais le monsieur étant prolifique, je me vois ‘obligé’ d’écrire à nouveau sur une de ses apps, à savoir django-mobile.

1- Où on le trouve, comment on l’installe, tout ça quoi (et la doc) ?

Alors on trouve django-mobile à la fois sur :

Pour l’installer donc, un petit coup de

  • easy install ou apparenté
  • git clone

et le tour est joué.

La doc quand a elle, est bien fournie. Avec une description ‘théorique’, des exemples précis et une explication pour chacune des variables de configuration utilisable

2- Mais au fait, à quoi ça sert ?

Comme son nom l’indique, django-mobile permet d’avoir un mode de visualisation mobile pour son site django. Mais en fait, pas seulement. Il permet en fait d’avoir X modes de visualisation pour son site :  mobile, Ipad, sans image, etc ….

3- Comment ça marche ?

Django-mobile fonctionne avec le concept de ‘flavour’.
Vous commencez par définir plusieurs ‘flavour’ pour votre site, tout simplement en les listant dans votre settings.py.

Chaque flavour se défini par son nom et surtout son jeu de template propre qui sont tous rangé dans un ou des sous-répertoires ayant le nom de la flavour en question.

Ensuite il suffit de passer d’une flavour à l’autre. Pour cela deux façon soit c’est une détection automatique (pour passer en mode mobile) soit vos visiteurs peuvent passer d’une flavour à une autre. La valeur de la flavour courante sera alors stockée comme une variable de session (dont le nom est paramétrable)

Le tout fonctionne assez simplement en se basant sur :

  • un middleware qui détecte automatiquement si vous venez d’un terminal mobile ou pas
  • un loader qui rajoute le nom de la flavour en répertoire préfixe pour vos templates
  • deux context processor qui injectent l’un le nom de la flavour courante et l’autre indique si on est en mode mobile ou pas
  • un middleware qui permet de changer la flavour courante.

Django-mobile, en plus d’être simple est pas mal customisable, presque à l’excès. On peut configurer le nom du paramètre de ssion qui stockera la flavour courante choisi par vos visiteurs, le nom du paramètre GET qui permet de changer la flavour courante. On peut également désactiver la possibilité pour l’utilisateur de choisir sa flavour ou choisir si on veut rajouter un répertoire préfix de plus à tout les répertoires de flavour (pour les ranger proprement tous dans un répertoire flavour par exemple).

Que du bon donc, et une petite app à utiliser sans modération (va falloir que je pense à l’intégrer pour histoire de rolistes tiens ). Et puis en plus, j’ai même pu faire un jeu de mot dont je suis excessivement fier dans mon titre de billet…:)


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Nov 052010
 

Mément0, je crois que je l’ai d’abord croisé sur twitter. Preuve s’il en fallait encore, que twitter c’est vraiment l’endroit pour rencontrer des gens que si on ne les a pas rencontré avant 50 ans, on a raté sa vie. Je suis assez vite devenu un lecteur (et posteur de commentaire) assidu du blog qu’il tenait alors, New Game +. Un blog parlant de jeux vidéos, à travers des articles fleuves comme je les aime. (dommage que new game + est fermé).

1– Si tu devais te présenter en trois phrases, que dirais tu ?

Je dirais que je suis passionné de jeux vidéo. C’est une partie de moi que j’aurais tendance à faire passer avant toute chose. Bien sûr dans le cas d’un entretien d’embauche, je dirais que « j’ai su développer certains compétences dans le domaine de l’informatique en me spécialisant très tôt dans ce domaine, mais qu’aujourd’hui j’ai très à cœur de devenir rédacteur ou journaliste pour exprimer mes compétences dans le domaine du jeu vidéo ». Un truc avec la forme un peu pompeux quoi.

Ta cyber life

2– Tu tenais new game +, (c’est d’ailleurs là que j’ai lu pour la première fois), pourquoi l’avoir lancé, de quoi y parlais tu  et pourquoi l’avoir arrêté ?

New Game + c’était un site que j’avais créé pour parler des jeux vidéo. J’en parlais au sens large, via des analyses industrielles, économiques, tout en m’efforçant de rester proche des joueurs. J’ai lancé ce site parce que j’estimais faire et proposer quelque chose qui n’existait pas et qui pourrait intéresser des gens : je pensais pouvoir apporter quelque chose et je l’ai fait le temps que ça a duré. Je l’ai fermé parce que la fréquentation et les retours étaient trop faibles au regard de l’investissement.

3– Console syndrome, c’est quoi ? tu y prends part comment ?

Console Syndrome c’est un site qui parle de jeu vidéo. J’ai rejoint l’équipe en tant que contributeur alors que le site venait de devenir LaPageJeuxVideo, début 2009 (redevenu Console Syndrome début 2010). Aujourd’hui j’y suis rédacteur mais également webmaster.

3bis– D’ailleurs comment est né Console syndrome ?

Vu la question, je suppose que tu n’ignores pas que les débuts n’ont pas été banals ! Console Syndrome c’est à la base un magazine créé par trois amis toulousains. Le site web a été fondé début 2007 (on peut retrouver le résumé de l’aventure ici).

4– tu tiens d’autre blog ?

Non.

5–  lesquels (les urls sont acceptées) et de quoi parlent-ils ?

6– est ce que tu en tenais d’autres que tu as arrêté ? Si oui lesquels et pourquoi les avoir arrêté ?

New Game Plus, dont j’ai déjà parlé, et un autre blog plus anonyme sur lequel j’écrivais de courtes histoires, un peu absurdes.

7– Plutot twitter(identi.ca) ou facebook ? quelles utilisations as tu des deux ?

Plutôt Twitter, même si à mon sens ça reste deux réseau assez différents, fréquentés pour des raisons différentes.

8– Es tu addict au Net ? si oui tu as une ou deux anecdotes sur le sujet ?

Je ne me considère pas addict. Internet m’est un outil important, pour ne pas dire indispensable. Je me cultive, je m’informe, mais si je devais vivre sans, et je le fais bien quand je dois m’absenter ou partir en vacances, je le vivrais bien. Après, de savoir qu’on s’en passe provisoirement, c’est encore un peu différent.

9– Sur le net on peut te trouver où ?

Sur Twitter, Facebook, Console Syndrome, et sur nombre de forums où je ne m’exprime qu’assez peu.

Le boulot

10– Tu bosses ou ? tu  y  fait quoi ?

Je ne bosse par pour le moment.

10bis– Ton entretien d’embauche, ça s’est passé comment ?

11– Ton bureau au boulot il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

12– C’est ton premier boulot ? si non, tu faisais quoi avant ?

J’ai vécu pendant un temps de petits boulots. Aujourd’hui j’essaie de me réorienter professionnellement.

13– Tu as fait quoi comme étude ?

Des études d’informatique : un diplôme de Technicien  Assistant Informatique et par la suite un BTS Informatique de Gestion que j’ai quitté au bout d’un an.

Branchement dont vous êtes le héros : si tes études n’ont pas de rapport avec ton boulot actuel va en 14 sinon va en  15

14– Pourquoi as-tu changé de secteur, niveau boulot ?

Parce que soudainement je ne me voyais pas faire ça toute ma vie. J’ai vécu l’informatique comme quelque chose de très « utilitaire », pour moi c’était du réseau ou des lignes de codes. Je n’avais pas les compétences ou le talent pour devenir créatif.

15– Si je ne me trompe pas, tu rêves de bosser dans le monde des jeux vidéos ? ton boulot de rêve ça serait quoi ?

Effectivement. J’aimerais faire ce que je fais : écrire, donc je m’oriente vers un poste de journaliste spécialisé ou chroniqueur. (nd MrJmad : bon si jamais un rédac chef de magazine spécialisé jeux vidéos passe par là, promis je m’occupe de faire la mise en relation :) Ça en jetterais un max, The Mad Blog, le blog qui vous trouve un boulot … :)  )

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu que tu aimerais bosser dans un studio de jeux vidéos va en 16 sinon va en  17

16– Qu’est ce qui te retient de te lancer avec des potes ?

Ta vraie life, quand tu es pas au boulot

17 — Ton bureau chez toi il ressemble à quoi ? (si tu as une photo …)

Il ressemble au bureau d’un mec qui le range trop peu souvent. J’ai souvent beaucoup de jeux qui trainent, mes consoles portables, des DVD, voire des biscuits. On se refait pas !

18– Tu t’investis dans des trucs précis ? projet divers / art / asso ?

Je m’investis pas mal dans le site auquel je contribue, et en même temps j’essaie d’exister en tant que rédacteur.

19– Si tu devais choisir un événement que tu as vécu, un seul, pour te définir, tu choisirais lequel ?

Ouch, difficile question. Je dirais avoir fondé New Game Plus, car je l’ai fait pour des raisons auxquelles je crois encore aujourd’hui : qu’on peut parler du jeu vidéo autrement, qu’il manque quelque chose dans le web français, un ton, une manière de faire, un enthousiasme.

20– tu es roliste ?

Oui et non. J’aime beaucoup, mais j’en ai rarement l’occasion.

Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question 20 passe à la 21 sinon à la 22

21– tu joues à quel style de jeux ? plutôt joueur ou MJ ? tu aimes jouer au jdr pourquoi ?

J’ai joué à deux JDR : Vampire et In Nomine Satanis Magna Veritas. J’aime plus le second en vérité, parce qu’il mélange ce côté fantastique à beaucoup d’humour. Du coup je l’avais acheté, sauf que je ne me suis jamais lancé en tant que MJ, trop d’appréhension, pas sûr de savoir comment m’y prendre.

22– tu as d’autre passion, loisir ? lesquelles ?

Séries, animés, films, BD, mangas, des trucs assez classiques. Je prétends pas dévorer mais j’ai mes références.

23– parle nous plus d’une de tes passions non jeux vidéos ou  jeux de rôle . (depuis quand, ça consiste en quoi, pourquoi tu aimes .. )

Le tennis. Ça consiste à regarder les pro sans jamais faire soi-même du tennis. J’adore ce sport, mais par moment je m’en désintéresse quelque peu. Disons qu’en plus c’est pas évident à suivre toute l’année vu qu’à la télé ils diffusent un seul tournoi : Roland Garros. Donc faut faire avec les moyens du bord. Et puis les français c’est plutôt des footeux donc globalement on sent un peu seul quand on aime le tennis.

Jeux vidéo

24– Tu as un style de jeux préféré, si oui lequel est-ce ?

Les RPG, mais je joue à tout.

25– Tu joues souvent ? avec des potes/famille ou seul ? sur PC ou sur console ?

Je joue très souvent. Majoritairement seul et sur console, après ça m’arrive de jouer sur PC mais pratiquement jamais en ligne. Dès qu’un jeu le permet je le fais en coop avec des amis mais toujours en local, c’est mieux.

26– ton premier souvenir de jeux vidéos ?

La première Gameboy et Tetris. J’ai gardé le souvenir intact de mon frère me mettant au défi de « faire décoller la fusée », et qu’il me donnerait 10 francs si je réussissais. Comme j’étais assez jeune, c’était assez difficile pour moi, mais un jour j’ai réussi, et je suis allé le voir en lui disant. Sauf qu’il serait rappelait pas avoir dit ça et m’a rien donné ! J’étais quand même assez fier sur le coup. J’ai d’autres souvenirs assez confus de la Megadrive, de la Super Nes, sans aucun chronologie.

27– Actuellement tu joues à quels jeux ?

Je suis encore sur Vanquish et j’ai commencé Empire Total War. J’ai aussi Magna Carta en cours, ainsi que Persona 3 Portable et Half Minute Hero.

27bis Est ce que toi aussi tu penses que les jeux casual vont tuer les jeux hardcore ?

Du tout. Au début j’étais pas jouasse, comme beaucoup, mais je me suis ravisé. L’année 2010 a largement prouvé que les joueurs occasionnels et les joueurs réguliers peuvent cohabiter sans que ça n’impacte la qualité des jeux ou leur nombre. Ça m’agace, soit dit en passant, quand je vois des soi-disant « hardcore gamer » se considérer comme le centre du monde.

27ter Et puis au fait, c’est quoi pour toi un jeu casual et un jeu hardcore ?

C’est beaucoup plus nuancé qu’on le croit. En vérité certains jeux peuvent aisément satisfaire tous les publics, mais si je devais généraliser je dirais qu’un jeu « casual » privilégie les sessions courtes ou un gameplay accessible, tandis qu’un jeu « hardcore » repose sur des mécaniques connues et cherche à immerger le joueur.

28– Ton jeu vidéo préféré et celui que tu as le plus détesté ?

Je serais incapable de ne citer qu’un nom dans les deux cas. J’en ai adoré une tonne, qui sont autant de jeux complètement différents, et j’en ai détesté très peu. Récemment Dead Rising m’a pas mal tapé sur les nerfs mais je voulais le finir, et le dernier jeu que j’ai adoré serait… Brutal Legend peut-être, ou Bayonetta, si on remonte au début de l’année.

28bis Tu attends quels jeux avec impatience ?

Catherine, Ghost Trick, et sans doute Deux Ex 3, pour le côté sci-fi qui me rappelle Ghost in the Shell. (Nd MrJmad et même pas diablo 3 ???? )

28ter Heavy Rain tu en penses quoi ? (et plus généralement les jeux vidéos qui se tournent vers une façon très cinématographique de raconter une histoire?)

Je ne sais pas si tu me demandes ça parce que tu sais que je l’ai fait il y a peu, mais ce n’était pas le cas il y a un mois et demi vu que je n’ai pas de PS3. Je dirais que c’est un genre. Pour moi ce n’est pas l’avenir du jeu vidéo, pas une révolution, juste une belle manière de faire, une alternative intéressante. Maintenant c’est ni le dernier ni le premier jeu à raconter une histoire, les jeux vidéo empruntent de plus en plus au cinéma, trop explicitement parfois. Mais on commence à avoir ce côté narratif qui manque souvent, cette densité des personnages.

28quater– les jeux rétros qui fleurissent actuellement, tu aimes ? Tu penses que c’est un simple phénomène de mode ou un vrai courant ludique qui démarre ?

Je pense que ça a toujours été là, mais au fur et à mesure que l’industrie du jeu vidéo prend de l’ampleur, ça devient une valeur refuge, comme pour revenir « à des choses simples ». J’aime, bien sûr, je pense même qu’il est important que le jeu vidéo ne renie pas ses origines, qu’il en joue. Revoir du pixel et de la plate-forme en 2D aujourd’hui c’est à la fois une découverte, une redécouverte et quelque chose de nouveau, et je trouve ça totalement génial.

29– Tu pratiques un peu les MMORPG ? Si oui lesquels actuellement ?

J’ai pratiqué mais je ne pratique plus. J’aimerais, certains jeux me plaisant, mais l’investissement de temps est trop important, et je préfère désormais la diversité des jeux à la diversité d’un seul jeu. Je trouve ça plus enrichissant et plus intéressant.
Branchement dont vous êtes le héros : si tu as répondu oui à la question précédente passe à la  30 sinon à la 33

30– Tu as joué à quoi comme MMORPG ?

J’ai joué à World of Warcraft. J’ai un peu raté le phénomène Dark Age of Camelot parce qu’à l’époque je n’avais ni le PC, ni les finances pour y jouer. J’en ai testé une paire d’autres, mais sans rester dessus.

31– Lesquels t’ont laissé les meilleurs souvenirs, pourquoi ?

WoW m’a laissé de très bon souvenir. Les instances à 40 notamment, c’était l’immensité des lieux, des boss, s’organiser par groupes, les stratégies, le placement, les rôles, j’ai adoré.

32– Tu peux nous donner deux trucs qui t’énervent prodigieusement dans les MMORPG actuels ?

Qu’ils se comparent à WoW. Ca se fait moins aujourd’hui mais pendant un temps WoW c’était le MMO à abattre, le concurrent ultime. Sauf que WoW c’est une aberration statistique, un truc d’un autre monde. Les nouveaux MMO ne devraient pas essayer de faire « un truc un peu pareil et un peu différent », mais plutôt s’efforcer de rivaliser d’ingéniosité, de créativité, d’offrir un truc neuf.

33– tu penses quoi des DLC ?

Qu’ils sont mal utilisés et trop explicites. Je saurais pas donner un avis sur tous les DLC : certains sont intéressants, d’autres beaucoup moins. C’est une nouvelle réalité : on n’est pas obligé de les critiquer, pas obligé de les acheter, juste obligé de faire avec, et ça tombe bien puisque ça n’engage à rien. Après la critique sous-jacente c’est souvent « les jeux sont devenus moins bien ou plus courts depuis que les DLC existent ». Pour ma part, je ne trouve pas. Maintenant je vois beaucoup de critiques à leur égard, mais si ils existent toujours c’est que ça plait, c’est con à dire mais c’est vrai.

34– quand tu joues, c’est quoi le plus important, la qualité graphique ou la qualité du scénar ?

Je dirais le scénar, les personnages. Dans la mesure ou je joue encore sur de vieux supports, de mauvais graphisme ne m’incommodent pas, tant que la qualité est là. Mais j’apprécie les jeux qui un esthétisme particulier, une certaine originalité dans la patte graphique.

35– les jeux en mode texte, comme nethack ou autre, tu connais ? tu pourrais y jouer aujourd’hui ?

Je connais, surtout de réputation, vu que ce sont les ancêtres des jeux de rôles PC, mais je ne connaissais pas nethack en particulier. Du coup je l’ai pris, il est en téléchargement libre, et je suis assez curieux (ça répond à ta seconde question). (nd MrJmad tu vas voir c’est trop biennnnnn)

36– Si tu avais deux ou trois conseils à donner aux grosses boites actuelles qui font du jeux vidéos, tu leurs dirais quoi ?

Je leur dirais déjà merci, pour tous ces jeux. Sinon je leur dirais des choses très différentes : laissez libre court à votre imagination, et rapprochez-vous des joueurs. La distance entre les créatifs et les joueurs est à la source de beaucoup d’incompréhension.

37– Même question mais à un petit studio de 4 ou 5 personnes qui se lancent ?

C’est difficile de conseiller 4 ou 5 personnes, parce que si elles sont si peu c’est qu’elles savent ce qu’elles font. Comme c’est aussi une forme d’indépendance, je leur dirais de ne pas si fixer de limites ou de standard, d’aller chercher des choses du quotidien qu’on a encore jamais représenté dans les jeux vidéo.
Question pour me faire mousser

38– Est ce que tu lis le Mad Blog ? Pourquoi ? (que ça soit oui ou non)

Je le lis pour ce qui m’y plait : les jeux vidéo. Mais comme c’est rare, je le lis aussi pour sa pertinence, même si je me sens bizarrement pris en otage par Django et Linux, deux potes à toi.

Allez, on a presque fini, quelques dernières questions pour vraiment te connaitre

39– Tu es plus Clint Eastwood ou  Jackie Chan  ? pourquoi ?

Jackie Chan, pour ce grain de folie qui le poussait à réaliser toutes ses cascades.

40– Si tu devais choisir un bouquin, un bon film, une série cool, une série pourrie , un nanard, tu choisirais quoi  (tu dois choisir un de chaque et si possible donner une explication) ?

  • Ma pléiade de Ionesco, parce que c’est un de mes auteurs préférés et que je m’en lasse pas.
  • Pour le film j’allais dire « Memento », et ça serait assez logique, mais je vais plutôt dire « Les Acteurs », de Bertrand Blier, un espèce d’ovni totalement incohérent ou de nombreux acteurs jouent leur propre rôle : les dialogues sont exquis.
  • La série, je dirais Gilmore Girls, même des séries récentes comme Chuck auraient leur place. C’est une série assez méconnue, souvent jugée être « pour les filles », mais assez délicieuse au final, dans les tribulations assez normales d’une mère un peu folle et de sa fille au sein d’une ville riche en personnages.
  • Une série pourrie, mmm, je dirais la bouse qui passe actuellement à la télé, Samantha Oups, si on peut qualifier ça de série. Pour moi ça résume tout ce que la télé a de pire à offrir.
  • Et en nanard ça sera un Steven Seagal, n’importe lequel : toujours efficace. Ok, je commence à voir une corrélation entre tout ça, c’est bien joué.

41– Ton pire souvenir scolaire ?

Quand je me suis taillé l’ongle avec un taille crayon. J’étais énervé contre un autre gamin de la maternelle, et je me revois montrer à quelqu’un ce que je voulais lui faire, à savoir ça. Avec le recul c’est terriblement idiot, et je sais même pas comment j’aurais fait pour mettre son doigts dans le taille-crayon, mais ça m’a marqué surtout par l’image, parce que mon ongle ne faisait plus son job, à savoir protéger la chair de mon doigt.

41bis — Quand tu étais petit, tu voulais faire quoi comme métier ?

Boulanger, parce que j’avais un oncle boulanger. Ça va rarement chercher plus loin. Par la suite j’ai su à quelle heure il fallait se lever.

42– Quand je dis chaussette, tu penses à quoi en premier ?

Pied. Je suis assez cartésien dans mon genre.

43– Tu es plus pizza ou tagliatelle ?

Pizza, pour les trucs complètement indécents qu’on peut y mettre, et la tonne de fromage.

44– ton livre de chevet actuel ? Pourquoi ?

Actuellement c’est « Astier et Rollin posent les bases de la pensée moderne – Entretien libre sur la transmission entre générations », parce qu’on me l’a offert et que c’est très intéressant. Le titre est assez pompeux mais faut voir ça comme deux types intelligents qui se posent la question très légitime de la transmission du savoir, de l’éducation, de la morale, etc.

45– Le livre que tu as détesté lire et que pourtant, tu as fini ?

J’en lis très peu donc je m’efforce de les choisir. En remontant un peu ça serait Le Chevalier au Lion, qui faisait partie du programme scolaire. Pas exactement le genre de récit auquel on accroche quand on est jeune, même si l’image du cheval qui se fait couper en deux m’a marqué à vie, dans le bon sens.

Juste avant la fin, un peu de liberté

46– Une question à laquelle tu aurais aimé répondre et que je ne t’ai pas posé ?

Qu’est-ce tu vas faire juste après avoir complété cette interview ?

47– Et donc, la réponse ?

Te la transmettre et regarder une série. En fait, au moment ou tu lis ces lignes, je l’ai déjà fait. Tu le sens le complexe temporel ?

48– Un coup de gueule à passer ?

Une certaine gêne, une certaine inquiétude à voir la France et le gouvernement français tellement derrière d’autres pays européens en matière d’opinions, d’innovation, d’intelligence. En particulier à l’aube du numérique. Ce n’est même pas une question de fierté, c’est une question d’épanouissement.

49– Un sujet qui te tient à coeur et dont tu veux parler à ceux qui lisent ton interview ?

J’ai déjà dit tellement de choses. Qu’est-ce que je pourrais dire ? Un truc classe ? « Ne pensez pas tout savoir. » Et ça s’applique aux jeux vidéo.

Le mot de la fin, en 17 mots ? (ce qui fait les 17 mots de la fin … )

Je remarque que le titre de mon livre de chevet fait dix-sept mots. Sacrée coïncidence, non ?


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